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La Lettre d'Information 21/01 du CEACH.

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La Lettre d'Information 21/01
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.
La bibliothèque en ligne du CEACH

Le lundi 4 janvier 2021 à 12H00

Vœux du Président du CEACH.

Lundi, 04 Janvier 2021 12:55

Mesdames , Messieurs, chers amis
 

Après pas mal de péripéties en fin et début d'année, je m'adresse à vous pour vous souhaiter mes meilleurs vœux de bonheur, de joie, santé, également pour vos proches et amis pour 2021.

J'ai conscience que nous nous perdons de vue, que le moral est atteint en raison de ce covid19.

Nous perdons le goût de vouloir, de nous rencontrer, de faire perdurer. Reprenons, retrouver cet enthousiaste que nous avions avant ce covid, reprenons ce goût du bien vivre tous ensemble.

Néanmoins, redoublez de prudence car une troisième vague risque de nous tomber dessus incessamment sous peu, j'espère la dernière et que les gens sans scrupule en prennent cette fois-ci bien consciences. Prenons garde et ne prenez rien à la légère. J'espère que bientôt nous nous retrouverons




Michel COTTIGNIES

Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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www.asafrance.fr

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 21/01

« Opinion publique et engagements de nos armées »

Le caractère formel que revêtent souvent les échanges de vœux ne peut plus être de mise compte tenu des temps que nous vivons ; aussi l’équipe de rédaction de l’ASAF veut, avec une vigueur toute particulière, souhaiter aux membres de l’association et au-delà à tous nos amis et lecteurs, force, courage et perspicacité :

  • force pour résister à la tentation de « l’à quoi bon ?» que peut générer en nous le spectacle quotidien d’une crise de civilisation qui touche un Occident oublieux du tragique de l’Histoire et dont l’actuelle pandémie n’est qu’un des volets, révélatrice de nos peurs profondes et interrogatrice de nos idéaux ;
  • courage pour affirmer « hic et nunc» notre attachement à la souveraineté de la France, à son rayonnement et à la puissance nécessaire de ses armées et de son industrie d’armement ;
  • perspicacité, à l’ère du cybermonde et dans le tourbillon de l’information et de la communication, pour faire la part entre le fond des choses et ce qui est de l’ordre de l’éphémère et in fine pour déterminer ce qui va nourrir et féconder pensées et actions.

Ce n’est d’ailleurs pas l’actualité nationale et internationale qui viendra remettre en cause la nécessité, pour les citoyens qui se veulent éclairés, d’user de ce triptyque. En ce début d’année, les morts et blessés de nos forces engagées dans l’opération Barkhane sont venus rappeler à des gouvernants et à une opinion publique polarisés par la circulation du virus que l’Histoire continuait et qu’elle ne cessait d’imposer des devoirs précis à ceux qui ont en charge le destin de la Nation.

Il s’agit de fixer des buts de guerre ou « l’état final politique », de les définir et de les expliquer à la Nation, non dans la perspective d’échéances électorales mais en fonction des intérêts supérieurs du pays. Or, au-delà d’une vision simpliste ramenant le problème à la lutte contre des bandes djihadistes, les enjeux politiques et stratégiques au Sahel semblent mal connus pour beaucoup de nos concitoyens. Si par ailleurs, comme le déclarait la ministre des Armées, Mme. Parly, interrogée sur les opérations au Mali par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale mardi 12 janvier 2021, la Russie et la Turquie cherchent à nous discréditer dans cette partie du monde et qu’« il existe une guerre de l’information », on voit mal comment dans un tel contexte une opinion publique aussi peu informée sur le fond du dossier pourrait de toute façon soutenir durablement l’effort consenti dans la bande sahélienne.

Dès lors, le sondage de l’IFOP publié dans le Figaro du 13 janvier indiquant que, pour la première fois depuis les débuts de l’opération Barkhane, celle-ci n’est plus appuyée par une majorité de Français, sonne comme un premier et sérieux avertissement ; il pourrait hélas donner raison à Georges Clemenceau, déclarant en février 1925 : « Nous, Français, nous partons, nous courons comme un enfant qui se flatte d’atteindre, le soir, les bornes de l’horizon ; puis le lendemain, découragés, nous plantons tout là… »[1] Puisse l’avenir démentir le Tigre alors que, selon le général Marc Conruyt, actuel commandant de Barkhane, l’ennemi reste fort, structuré, déterminé et très accrocheur et que, surtout, « ce n’est qu’à l’horizon de 18 mois que pourra se poser la question de l’avenir de Barkhane »[2].

Près d’un quart de siècle après le début de la professionnalisation des armées et huit ans après les débuts de l’intervention française au Sahel, se profile à court terme le risque de voir nos forces privées du soutien de la Nation alors que leur engagement est jugé essentiel par les plus hautes autorités de l’État. Dans cette bataille de l’information à laquelle nous n’échapperons pas, il faut regretter l’absence de condamnation officielle des propos ignominieux tenus par un groupuscule racialiste à l’encontre des deux militaires du 2e régiment de hussards tués le 2 janvier dernier dans le nord-est du Mali.

En conclusion, au long de cette année pré-électorale et alors que l’horizon international a peu de chances de s’éclaircir, il importera de rester des veilleurs attentifs à l’évolution des grands dossiers dont dépend notre sécurité présente et future et des éveilleurs soucieux de sensibiliser nos contemporains au caractère vital de la Défense et des questions éminentes qu’elle présuppose : l’unité de la Nation, l’identité de la France, son socle de valeurs, sa puissance, ses alliances…

La RÉDACTION de l’ASAF
www.asafrance.fr

[1] Entretiens avec Clemenceau. Éditions Prométhée, 2e édition 1930.

[2] Audition du 25 novembre 2021 devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale.

L’équation de la mort - Huit ans de guerre d’usure au Sahel

Lundi, 04 Janvier 2021 15:44

https://lavoiedelepee.blogspot.com/
 
Décider d’une guerre, c’est signer des actes de décès dont les noms de soldats sont encore en blanc. Non que le décideur politique souhaite que ces actes soient remplis, bien au contraire, mais il estime nécessaire d’en passer par là pour imposer la volonté de la France. Faire la guerre, c’est combattre afin de rendre impuissant un adversaire politique et le placer devant le dilemme de se soumettre ou de périr.

On peut combattre en cherchant à détruire les forces armées ennemies et s’il s’agit d’organisations non étatiques en s’efforçant de réduire les raisons qui font que des gens aient décidé de prendre les armes contre un État. La première manière est le fait des soldats, qui essayent de tuer des soldats ennemis tout en acceptant de l’être éventuellement, la seconde est le fait de nombreux acteurs et en particulier des autorités politiques locales des pays souverains au cœur desquels nous combattons.

Ajoutons cette évidence que la guerre se fait au moins à deux, même s’il suffit d’un seul pour établir cet état de fait et de droit. La France de la Ve République a mené beaucoup de guerres et contre des organisations non étatiques le plus souvent même si elle a toujours préféré les qualifier de groupes « criminels » ou, plus récemment, de « terroristes », plutôt que d’« ennemis ». Cela équivaut à policiariser un phénomène politique, ce qui n’a guère de conséquence si l’ennemi est suffisamment réduit pour être détruit ou traité sans faire appel aux forces armées, mais ce qui en a toujours lorsqu’il est nécessaire de faire appel aux soldats.

La France est actuellement en guerre au Sahel contre l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et la coalition formant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Elle est en guerre d’abord parce qu’AQMI lui a déclaré depuis longtemps et ensuite parce que les États de la région le lui ont demandé. La France, comme de nombreux pays, a considéré qu’il était dans son rôle de répondre à cette demande d’autant plus que la déstabilisation des États de la région pourrait avoir de nombreuses conséquences néfastes sur ses intérêts et sa sécurité, dans la région ou même en Europe. En lançant l’opération Serval en 2013, devenue Barkhane l’année suivante, le président de la République a décidé de signer des actes de décès au nom de ce qu’il croyait être, à tort ou à raison, les intérêts supérieurs de la nation.

Dans cette guerre, la France n’a que peu de prises sur les causes profondes de l’existence de groupes djihadistes, qui dépendent de la volonté et des capacités des autorités locales. Elle ne peut véritablement avoir une action efficace qu’en s’attaquant aux forces armées, en espérant au mieux les détruire et au pire les affaiblir assez pour que les forces de sécurité locales puissent prendre le combat à leur compte. De leur côté, les organisations djihadistes ne peuvent pas vaincre la France sur le champ de bataille, mais peuvent l’obliger à renoncer à son action. Ces objectifs différents aboutissent à des stratégies identiques visant à tuer le maximum de combattants adverses. Ce qui n’est alors normalement qu’un moyen de s’imposer devient une fin en soi.

Pour les groupes djihadistes, le centre de gravité de l’ennemi est le taux d’approbation des Français à l’engagement militaire au Sahel. En dessous de 50 %, le retrait devient inévitable à court terme. Infliger des pertes est le moyen le plus simple, peut-être le seul, qui leur est offert pour atteindre cet objectif.

Les morts ennemis n’ont cependant pas toujours la même valeur stratégique. Pour les familles et les proches, le sacrifice sera toujours irréparable. Pour la nation tout entière, il peut être compensé par ce qu’il a permis d’obtenir. Six soldats français tombent d’avril à mai 2013 au début de l’engagement français au combat au Mali, mais les Français peuvent alors voir le bilan qui accompagne chacune de ces pertes : offensive djihadiste stoppée, libération des villes de Gao, Tombouctou et Kidal, destruction des bases ennemies, libération d’otages. La forte prise de risques, et donc mécaniquement des morts et des blessés, permet à ce moment-là d’avancer vers une victoire même floue.

L’erreur française a sans doute été à ce moment-là de ne pas se contenter de cette victoire relative mais de poursuivre la quête d’une victoire totale. À la fin de l’opération Serval, on entre dans une forme de combat plus diffus, où les bilans associés aux combats sont différents. Il n’y a plus de villes à libérer mais seulement des hommes à tuer.

Si ces hommes sont des émirs auxquels on peut reprocher beaucoup de choses graves, cela peut encore avoir une valeur symbolique, et même pratique, forte, encore que dans une vision criminalisée de la guerre, à la fois pour des raisons différentes par l’exécutif et son opposition, cela peut passer pour des exécutions extrajudiciaires. S’il s’agit d’anonymes et de chiffres, même en les qualifiant de « terroristes », cela devient de la comptabilité à la fois morbide et abstraite, et de plus en plus au fur et à mesure que cela se répète et devient de la statistique.

Mourir pour des statistiques passe alors nettement moins bien que pour libérer une ville surtout si on ne voit pas bien comment une victoire va émerger au bout de cette accumulation de chiffres. Le doute finit par s’installer quant à l’intérêt de chaque sacrifice. À ce moment-là intervient généralement l’argument du « il ne faut pas qu’ils soient morts en vain », ce qui signifie le plus souvent qu’effectivement ils meurent en vain, mais on continue quand même et parfois très longtemps. Lorsque survient enfin la perception que les soldats tombent vraiment pour rien ou pour un bilan négatif, le retrait est alors irrévocable et généralement rapide.

Ce processus classique d’usure peut accélérer considérablement avec le nombre de soldats tués en un seul combat. Un seul soldat qui tombe fait l’objet d’un communiqué. De deux à trois, l’évènement suscite des articles et des débats dans les médias. À partir de quatre, l’enjeu devient clairement politique, les armées peuvent être remises en cause sur la conduite de l’opération et le chef des armées appelé à se prononcer sur leur sens. À partir de dix, c’est une crise majeure qui impose une inflexion forte. Cela est arrivé quatre fois depuis 1962 : en octobre 1970 au Tchad, en octobre 1983 à Beyrouth, en août 2008 en Afghanistan et en novembre 2019 au Mali. Avec cinq soldats tués en moins d’une semaine au tournant de 2021, huit ans après le premier soldat tombé et sans bien voir ce qui pourrait ressembler à une victoire, nul doute qu’il y aura de profondes interrogations en France sur le sens du combat.

Notons que par un biais classique qui veut que l’impact émotionnel des pertes soit toujours plus fort que celui des gains, à beaucoup plus forte raison lorsque ces pertes et des gains sont des vies humaines, on s’interroge assez peu sur l’effet sur l’ennemi des pertes que nous lui infligeons. On demandera si « Barkhane n’est pas en train de s’enliser » ou « s’il n’est pas temps de partir », mais jamais si l’ennemi n’est pas en train de craquer. Pourtant la pression qu’il subit est très supérieure à la nôtre.

Cette pression peut même être mesurée par une sorte d’équation de la mort : taux de survie pour soi + taux de pertes de l’ennemi/2. Le nombre de tués et blessés français en 2019 représente sans doute nettement moins de 1 % du contingent déployé au Sahel, chez l’ennemi ce pourcentage doit être de l’ordre de 30 à 40 %. Cela donne un taux de pression sur l’ennemi de l’ordre de 65 à 70 % (99 + 30-40/2). C’est énorme. C’est comme si nous-mêmes déplorions entre 1 000 et 2 000 soldats tués ou blessés chaque année. Nul doute que l’on aurait craqué depuis longtemps, mais l’ennemi non. Les enjeux, vitaux pour lui, juste importants pour nous, et un autre rapport à la mort font qu’il tient toujours, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il ne souffre pas, ne doute pas et ne franchit pas le même processus d’acceptation-doute et refus. La demande de négociations de certains membres de GSIM peut être l’expression d’une profonde lassitude, voire d’un découragement qui serait enfin le début de cet effet émergent que l’on recherche à coups de raids, de traques et de frappes.

Descendons d’un échelon. Une fois définie cette stratégie d’usure par ailleurs très discutable, il faut la mettre en œuvre sur le terrain avec le maximum d’efficacité, c’est-à-dire en faisant en sorte que le taux de pression soit le plus élevé possible en fonction des moyens dont on dispose. Le chef opérationnel s’efforce donc de réduire au maximum ses propres pertes tout en augmentant celles de l’ennemi. Le problème est que ces deux objectifs peuvent être contradictoires. Frapper un adversaire clandestin en touchant le moins possible la population, un enjeu presque aussi important que la préservation de ses troupes, implique de prendre des risques en allant le chercher et l’attaquer avec le maximum de précision. Autrement dit pour infliger des pertes à l’ennemi, il faut souvent en accepter soi-même.

Dans une première phase de l’engagement, de janvier à avril 2013, six soldats français tombent, mais l’engagement est suffisamment important en volume et la prise de risques telle que la pression sur l’ennemi, entre les pertes et les défections, dépasse sans doute 70 %. Les groupes ennemis ne sont pas détruits, ni soumis, mais neutralisés. Ils sont chassés du Nord-Mali et obligés de se dissimuler avant de se réorganise et de s’adapter à la nouvelle donne. Cet état de neutralisation dure pratiquement jusqu’en 2015.

À partie de l’été 2013 commence une longue période, où tout en maintenant un dispositif sur place, baptisé Barkhane en 2014, on en réduit considérablement le volume. Dans une incohérence totale nous sommes alors en pleine réduction des forces armes tout en accumulant les engagements qui se révèlent à chaque fois plus exigeants que l’on imaginait, en Centrafrique, en Irak/Syrie puis en métropole avec Sentinelle. Même si on l’avait voulu, il n’y a plus en 2015 de quoi renforcer l’engagement au Sahel qui reste alors insuffisant.

Descendons encore d’un échelon. Au niveau tactique, on s’efforce alors de limiter les pertes par la protection des bases et des blindages. Cela paraît logique, cela ne l’est qu’en partie. De fait, ces pertes sont effectivement relativement contenues et étalées dans le temps, avec un homme perdu en moyenne tous les trois mois jusqu’en novembre 2019. C’est terrible à chaque fois au niveau individuel, c’est acceptable au niveau d’une nation pourvu que l’on ait le sentiment que cela sert à quelque chose.

Sur 23 soldats français tués au Sahel de juillet 2013 à novembre 2019, neuf ont été victimes d’accidents, une proportion hélas incompressible malgré les précautions prises et qui s’étale sur toute la durée, mais neuf autres ont été tués sur les routes avec des engins explosifs improvisés, plus connus sous l’acronyme anglais IED. L’ennemi s’est adapté à notre système de protection en s’attaquant aux bases, et même parfois massivement comme à Tombouctou en avril 2018, mais toujours sans succès, puis surtout aux axes dont nous sommes dépendants pour la logistique et la manœuvre avec les engins les plus lourds. On a compensé en partie ce risque croissant par l’emploi le plus important possible de l’aéromobilité, qui nous permet à la fois d’éviter les IED et de disposer d’une grande capacité d’action/réaction sur de grandes distances. Les hélicoptères, et notamment les appareils de transport lourds fournis seulement par les Alliés, restent cependant limités en nombre.

Durant la même période de six années, seuls quatre soldats français ont été tués par des balles ennemies, dont deux pendant une libération d’otages au Burkina Faso. Il y a eu en réalité peu de combats rapprochés, ceux où les ennemis se tirent dessus à courte distance. La plupart d’entre eux ont été à l’initiative des Français à partir de renseignements. Dans tous les cas, les Français ont eu le dessus grâce à un niveau tactique très supérieur. Les pertes françaises survenues dans ces occasions sont presque toujours survenues lors de la phase de recherche et avant même de voir l’ennemi. Après le contact, les forces ennemies ont toujours été vaincues avec de lourdes pertes. Ce n’est pas tant le blindage qui protège que d’avoir l’initiative du combat et si possible aussi du feu.

Au bilan pendant toute cette période, on a payé, avec du sang, les conséquences de la longue crise des moyens militaires avec le manque de drones, d’hélicoptères lourds ou véhicule modernes de reconnaissance en particulier, mais on a contenu malgré tout les pertes dans une zone d’acceptabilité. L’ennemi a échoué à saper l’approbation de l’opération Barkhane par l’opinion publique française, dont les perceptions sur les engagements ont, il est vrai, été modifiées par les attentats de 2015 en France.

Cela peut suffire à satisfaire l’échelon politique, mais en réalité c’est un leurre, car s’il y a peu alors peu de pertes françaises, il y a aussi peu de pertes ennemies. En valeur relative, celles-ci sont très supérieures à celles des Français, de l’ordre de 45 pour 1, mais assez faibles en valeur absolue, et donc par rapport à l’ensemble des forces djihadistes en pleine croissance. Le taux de pression ne dépasse pas 30 %. C’est suffisant pour stimuler l’ennemi qui apprend et innove en nous combattant mais insuffisant pour l’écraser et l’empêcher de se développer, se diversifier et multiplier les attaques contre les États locaux toujours aussi faibles et des populations toujours aussi vulnérables.

Le problème de l’emploi des hélicoptères, est que même si prendre un hélicoptère est peut-être statistiquement moins risqué que prendre la route et risquer de rencontrer un IED, lorsqu’un d’entre eux est abattu ou s’écrase, cela devient tout de suite un « évènement ». Lorsque le 25 novembre 2019, deux hélicoptères français se percutent au cours d’un combat, les pertes sont telles, 13 soldats tués, l’ébranlement est de suite stratégique et sert de prétexte à un changement de stratégie, qui aurait dû sans doute survenir de toute façon tant la situation générale autour des Français devenait critique.

Une nouvelle phase commence donc début 2020 avec le renfort de 600 soldats supplémentaires, ce qui permet à Barkhane d’atteindre un volume double de celui de 2014 et qui n’augmentait jusque-là que par « petits paquets ». Il y a aussi des moyens nouveaux très importants comme les drones Reaper armés, dont on ne peut que se scandaliser que la France n’ait pas réussi à en concevoir elle-même d’équivalent et depuis longtemps.

Avec ce surcroît de volume, d’activité et de prise de risques, les pertes françaises augmentent aussi forcément. De décembre 2019 à janvier 2021, treize soldats tombent à nouveau, dix par engins explosifs, deux par accident et un dans combat rapproché. Cela ne veut pas dire que les choses vont plus mal, au contraire car les pertes ennemies augmentent bien plus et, ce qui est plus important, suffisamment pour atteindre des résultats stratégiques.

À la fin de cette période, le rapport des pertes est redevenu proche de celui des premiers mois de 2013, avec 80 ennemis tués pour un Français, au lieu de 1 pour 45 dans la période intermédiaire, et le taux de pression est remonté à 70 %. Les résultats opérationnels ont été mécaniquement au rendez-vous avec la neutralisation de l’État islamique au Grand Sahara, aidée par sa guerre avec le GSIM, et des coups sévères portés à cette coalition. À la fin de 2020 et alors que le potentiel d’acceptabilité de l’opération Barkhane se réduit très vite, il y avait de quoi proclamer une victoire, relative comme toujours, qui nous aurait permis de changer de posture pour quelque chose de moins visible et de plus endurant.

Grâce à une excellente organisation du renseignement et l’arrivée des drones armés, 80 % des pertes ennemies sont désormais le fait des forces aériennes et des forces spéciales. En continuant à nous appuyer sur cette capacité, il aurait été possible de transférer hors du Mali le groupement aéromobile et de transformer le « groupement désert » en force d’accompagnement des troupes locales, sans doute plus efficace que la Task Force Takuba, dont on sait que les membres européens ne combattront pas. On a peut-être trop tardé à saisir cette opportunité et en parvenant à tuer cinq de nos soldats en quelques jours, l’ennemi a réussi à réintroduire le doute. Il faut désormais réattaquer durement pour retrouver une marge de manœuvre politique.

La concentration des efforts est un des « principes de la guerre » de Foch que l’on inscrit dans tous les documents de doctrine militaire. Ceux-ci n’ont visiblement jamais été lus par un exécutif politique qui a toujours préféré être présent partout avec ses soldats si faciles à déployer, plutôt qu’efficace quelque part. La liberté d’action est un autre principe. Il sous-entend que l’on conserve l’initiative de nos actions et qu’on ne se contente pas de réagir aux évènements, en changeant par exemple de politique de défense parce qu’il y a eu des attentats (prévisibles) en France en janvier 2015, ou de posture opérationnelle au Sahel seulement parce qu’on a eu plusieurs soldats tombés le même jour. Là encore, ce principe est visiblement mal connu sinon on aurait mieux conduit cette guerre.

Le but d’une opération militaire n’est pas d’avoir aucun mort, sinon le meilleur moyen pour y parvenir est de ne pas la déclencher, mais de faire en sorte que ces morts presque inévitables ne l’aient pas été pour rien. Nous sommes actuellement sur le fil du doute, il est temps de changer de posture sur une victoire avant de basculer dans la certitude de l’échec.

Barkhane : décès du BCH Tanerii MAURI, du 1 CL Dorian ISSAKHANIAN et du 1CL Quentin PAUCHET du 1er régiment de chasseurs.

Lundi, 04 Janvier 2021 14:03

https://www.defense.gouv.fr/
 
Le lundi 28 décembre 2020, au cours d’une mission d’escorte de convoi, le BCH Tanerii MAURI, le 1 CL Quentin PAUCHET et le 1 CL Dorian ISSAKHANIAN du 1er régiment de Chasseurs de Thierville-sur-Meuse sont décédés lorsque leur véhicule blindé léger a été touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

L’Armée de Terre adresse ses plus sincères condoléances à leur famille, à leurs proches et à leurs camarades.

Brigadier-chef Tanerii Mauri


Né le 26 mai 1992 à Papeete (Tahiti), le brigadier-chef Tanerii MAURI a rejoint le 1er régiment de chasseurs à Thierville-sur-Meuse le 4 juin 2013.

Engagé le 2 août 2011 au sein du régiment d’infanterie de marine du Pacifique – Polynésie, il demande par la suite son affectation au 1er régiment de chasseurs. Particulièrement motivé par le métier des armes, il démontre d’emblée d’excellentes aptitudes, et un comportement remarquable pour lequel il est félicité en 2014. Toujours volontaire, il est engagé sur le territoire national dans le cadre de l’opération Sentinelle en 2016. Il est ensuite déployé en mai 2017 aux Émirats Arabes Unis au sein de l’escadron blindé du 5e régiment de cuirassiers. Capitalisant sur une riche expérience, il est déployé en République de Côte d’Ivoire d’octobre 2018 à février 2019 en qualité de pilote de véhicule blindé léger (VBL).

Il est projeté au Mali le 15 novembre 2020 dans le cadre de l’opération « BARKHANE » au sein du groupement tactique désert Lamy en tant qu’adjoint chef de patrouille. Le 28 décembre 2020, au cours d’une mission d’escorte de convoi, le brigadier-chef Tanerii MAURI est décédé dans la région de HOMBORI lorsque son véhicule blindé léger est touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.
Décoré de la médaille de la Défense nationale avec échelon « bronze » le 1er janvier 2012, de la médaille de la protection militaire du territoire en 2016 et de la médaille Outre-Mer avec agrafes Moyen-Orient en 2017 et Sahel en 2018, le brigadier-chef Tanerii MAURI était célibataire et sans enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.

 

1re classe Dorian Issakhanian


Né le 3 avril 1997 à Périgueux, le chasseur de 1re classe Dorian ISSAKHANIAN a accompli toute sa carrière au sein du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse.

Engagé le 4 décembre 2018 au sein du 1er régiment de chasseurs, il se distingue immédiatement par sa combativité et son excellent état d’esprit lors de sa formation générale initiale. Affecté au 2e escadron comme tireur blindé, il est élevé à la distinction de chasseur de 1re classe le 4 juin 2019.

Enthousiaste et toujours volontaire, il est projeté au Mali le 15 novembre 2020 dans le cadre de l’opération « BARKHANE » au sein du groupement tactique désert Lamy en tant que tireur anti-char. Le 28 décembre 2020, au cours d’une mission d’escorte de convoi, le chasseur de 1re classe Dorian ISSAKHANIAN est décédé dans la région de HOMBORI lorsque son véhicule blindé léger est touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

Décoré de la médaille de la Défense nationale avec échelon « bronze » le 1er janvier 2020, le chasseur de 1ère classe Dorian ISSAKHANIAN était célibataire et sans enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.
 

1re classe Quentin Pauchet


Né le 16 mai 1999 à Doullens, le chasseur de 1re classe Quentin PAUCHET a accompli toute sa carrière au sein du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse.

Engagé le 2 octobre 2018, il se distingue par son allant lors de sa formation initiale et fait preuve d’emblée d’un très fort potentiel. Affecté au 2e escadron comme tireur blindé, il est élevé à la distinction de chasseur de 1ère classe le 3 avril 2019.

Toujours motivé, il réussit brillamment sa formation générale élémentaire et cherche en permanence à se surpasser. Il accède alors à la fonction de pilote blindé le 15 juillet 2019.

Animé du plus bel état d’esprit, il est projeté au Mali le 24 novembre 2020 dans le cadre de l’opération « BARKHANE » au sein du groupement tactique désert Lamy en tant que pilote de véhicule blindé léger (VBL). Le 28 décembre 2020, au cours d’une mission d’escorte de convoi, le chasseur de 1ère classe Quentin PAUCHET est décédé dans la région de HOMBORI lorsque son véhicule blindé léger est touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

Décoré de la médaille de la Défense nationale avec échelon « bronze » le 1er janvier 2020, le chasseur de 1ère classe Quentin PAUCHET était célibataire et sans enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.

Barkhane : décès du sergent Yvonne HUYNH et du brigadier Loic RISSER du 2e régiment de hussards

Lundi, 04 Janvier 2021 13:53

https://www.defense.gouv.fr/

Engagés dans le cadre de l'opération Barkhane, ils sont décédés dans la région de Ménaka suite à l'explosion d'un engin explosif improvisé sur leur véhicule blindé léger.

 

Biographie du sergent Yvonne HUYNH

Née le 18 avril 1987 à Trappes (Yvelines), le sergent Yvonne HUYNH a rejoint le 2e régiment de hussards stationné à Haguenau le 1er août 2017.

Après avoir servi sept mois en tant que réserviste au sein du 5e régiment du génie, elle s’engage le 7 novembre 2006 au sein du 3e régiment d’artillerie de marine. Elle est projetée au Tchad, en 2007, dans le cadre de l’opération EPERVIER, mission pour laquelle elle est récompensée d’un témoignage de satisfaction. Après un séjour de 2014 à 2017 à la Réunion, en tant que chef de groupe au sein du régiment du service militaire adapté, elle est affectée à sa demande, après avoir passé avec succès les tests de sélection, au 2e régiment de hussards pour servir en tant qu’équipier appui recueil au sein d’une équipe de recueil de l’information. Déterminée et particulièrement travailleuse, elle est promue sergent le 1er août 2018, pour ses excellentes dispositions et ses qualités militaires. Déployée en 2019 au Mali dans sa spécialité, elle accomplit une très belle mission.

Elle est projetée au Mali le 24 septembre 2020 dans le cadre de l’opération BARKHANE. Le 2 janvier 2021, le sergent Yvonne HUYNH est décédée dans la région de Ménaka lorsque le véhicule blindé léger, dont elle était chef de bord, est touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

Décorée de la médaille de la Défense nationale échelon « or » en 2018, de la médaille de la protection militaire du territoire, de la médaille Outre-Mer avec agrafes Tchad et Sahel en 2019, le sergent Yvonne HUYNH était mère d’un jeune garçon.

Elle est morte pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.



Biographie du brigadier Loïc RISSER

Né le 24 novembre 1996 à Saint-Louis (Haut-Rhin), le brigadier Loïc RISSER sert au 2e régiment de hussards de Haguenau depuis le 5 avril 2016.

Particulièrement motivé par le métier des armes et la recherche humaine, il démontre d’emblée un grand investissement dans l’accomplissement des missions qui lui sont confiées et un esprit particulièrement curieux. Excellent camarade et toujours volontaire, il est engagé sur le territoire national dans le cadre de l’opération SENTINELLE en 2017, mission pour laquelle il est félicité. Capitalisant déjà une riche expérience opérationnelle, il est déployé à trois reprises au Mali dans le cadre de l’opération BARKHANE, en 2018, en 2019 et depuis l’automne 2020 en tant qu’observateur en patrouille.

Il est projeté au Mali le 11 novembre 2020, dans le cadre de l’opération BARKHANE. Le 2 janvier 2021, le brigadier Loïc RISSER est décédé dans la région de Ménaka lorsque son véhicule blindé léger est touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

Décoré de la médaille de la Défense nationale échelon « bronze » en 2018, de la médaille Outre-Mer avec agrafe Sahel en 2018, de la médaille de la protection militaire du territoire en 2019, le brigadier Loïc RISSER était célibataire et sans enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.

Décès du dernier calédonien du Bataillon du Pacifique

Mardi, 05 Janvier 2021 09:12

http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/
 

Louis Kasni Warti avait 101 ans. Il est décédé dimanche dans l’Essonne, où il vivait avec son épouse. Né le 1er novembre 1919 à Nouméa, d’origine javanaise, il s’engage au printemps 1940 en Nouvelle-Calédonie au sein du Bataillon d’infanterie coloniale puis se rallie au général de Gaulle et part, en 1943, pour la Libye. Il servira ensuite au sein du Bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique. Une unité formée de Polynésiens, de Néo-Hébridais et de Calédoniens. Ceux-ci seront engagés dans la campagne d’Afrique au sein de la 1ère Brigade française libre du général Koenig. Louis Kasni Warti sera blessé en Italie en mai 1944 par un tir de mortier. Il sera toutefois du débarquement de Provence et des combats pour la Libération de la France. Retourné en Calédonie, il reviendra rapidement en métropole et s’y établira. En 2010, il avait reçu la Légion d’honneur.

L'Ancien Combattant du Ministère de l'Intérieur N° 33

Mardi, 05 Janvier 2021 08:23

Le nom du père - LE SOUVENIR FRANÇAIS

Lundi, 04 Janvier 2021 14:13

Espérer pour la France

Jeudi, 21 Janvier 2021 19:05

https://www.lesbelleslettres.com/

C’est l’un des derniers compagnons de la Libération qui témoigne dans cet ouvrage. « Je vais avoir besoin de vous », dit simplement le général de Gaulle au jeune Hubert Germain lorsque celui-ci arrive en Angleterre en juin 1940, parmi les premiers Français libres. Hubert Germain a 19 ans, sera chevalier de la Légion d’Honneur à 21, Compagnon de la Libération deux ans plus tard : « Quand vous êtes reçu comme Compagnon, c’est comme si la foudre vous tombait dessus » résume-t-il. Légionnaire de la mythique 13e DBLE, Hubert Germain combat à Bir Hakeim, El Alamein, en Italie où il est blessé, puis durant toute la campagne de libération de la France. Il sera aussi maire, député puis ministre de Georges Pompidou. « Vous m’emmerdez avec Germain ! », rétorque le général de Gaulle alors qu’on le presse, vingt ans plus tard, d’écouter celui qu’on a envoyé rencontrer les émissaires des généraux putschistes d’Alger. Hubert Germain pardonne tout à celui qu’il considère comme son deuxième père.


À cent ans, Hubert Germain n’a jamais cessé de résister. « Quand le dernier d’entre nous sera mort, la flamme s’éteindra. Mais il restera toujours des braises. Et il faut aujourd’hui en France des braises ardentes ! » C’est le message que veut laisser Hubert Germain dans ce témoignage inédit, recueilli par Marc Leroy. Le siècle y défile, de l’inacceptable défaite de 1940 pour ce fils d’officier supérieur, à la mort du général de Gaulle – « l’enterrement d’un grand prince médiéval d’occident » – jusqu’aux épreuves vécues par la France aujourd’hui.

L'équilibre est un courage

Jeudi, 14 Janvier 2021 08:49

https://www.fayard.fr/

S’inspirant de sa carrière militaire comme des multiples rencontres que lui ont valu le succès de ses précédents livres, le général de Villiers dresse le portrait sans ambiguïté d’une France divisée, déboussolée, dépourvue de vision d’avenir dans un monde instable. Les Français ressentent à l’unisson qu’ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d’un équilibre entre ceux qui exercent l’autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C’est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l’unité et de l’espérance. Il y a urgence.

« À la fin d’une conférence, une femme d’une cinquantaine d’années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu’elle a peur. “Peur pour samedi prochain.” Son mari, Gilet jaune convaincu, prévoit d’aller manifester à Paris. Or l'unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l’ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre ? À cet instant, j’ai ressenti le déchirement qui s’opère dans notre nation, l’impérieuse nécessité d’une véritable réconciliation nationale. »

Après ses deux premiers livres, Servir et Qu’est-ce qu’un chef ?, le général Pierre de Villiers a pris le temps d’une plongée passionnante dans la France, celle des Gilets jaunes, des habitants des villes et des banlieues. Il y a vu une nation profondément divisée et menacée par ses tensions internes, mais aussi par les ruptures d’un monde instable et dangereux. Il y a rencontré des femmes et des hommes entre angoisse et envie de s’en sortir. L’union nationale ne va plus de soi. Les Français ressentent à l’unisson qu’ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d’un équilibre entre ceux qui exercent l’autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C’est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l’unité et de l’espérance. Il y a urgence.

La Lune est claire

Lundi, 04 Janvier 2021 12:58

https://www.lesbelleslettres.com/

Ils sont neuf officiers de la Légion étrangère à avoir pris la plume pour raconter la dernière décennie de combat de cette unité de légende. Pour la première fois, le lecteur accompagne les hommes au képi blanc en Afghanistan, en Guyane, en République centrafricaine, au Mali. « Monsieur légionnaire » était partout où la France a décidé de se battre. De l’entraînement aux combats les plus âpres, c’est le quotidien de ces hommes venus du monde entier pour servir une autre patrie que la leur qui est retracé ici, au plus près du terrain.
Durant ces dix dernières années, certains d’entre eux ont eu rendez-vous avec la mort. Ils venaient du Népal, de Serbie, d’Afrique du Sud, de Slovaquie souvent avec une certaine idée de la France mais surtout attirés par le mythe de cette troupe unique au monde, sa devise – honneur et fidélité – et aussi le « baroud » que célèbre leur chant « La lune est claire ». C’est à eux que leurs camarades légionnaires ont voulu rendre hommage en écrivant ce livre.

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