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2021

La Lettre d'Information 21/05 du CEACH.

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La Lettre d'Information 21/05
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

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Réponse du Président du Comité National d'Entente.



ATTITUDE FACE À LA POLÉMIQUE



 
Depuis une dizaine de jours, plusieurs d’entre vous nous ont contactés, chacun au titre de sa propre association, pour savoir ce qu’il fallait penser de la prise de position de plusieurs camarades sur le site «Place d’Armes » et si notre CNE envisageait une prise de position commune.


Je ne compte pas organiser une quelconque réunion de notre Comité, que ce soit en présentiel ou en distanciel à ce sujet, ni diffuser un éventuel communiqué, en raison de l’ambiguïté de cette prise de position.


En effet, sur le fond, nul ne peut nier que le collectif aborde des sujets qui préoccupent aujourd’hui le plus les Français qui seront certainement au cœur des prochaines élections : la fragmentation de la communauté nationale, surtout pour nous qui sommes particulièrement sensible à la notion de fraternité d’armes ; l’apparition de zones non contrôlées dans notre pays, surtout pour nous qui sommes souvent intervenus pour rétablir l’état de droit dans des zones grises, voire en guerre ; et l’augmentation de la violence quotidienne en France, surtout pour nous qui avons si souvent veillé à maitriser la force pour rétablir la paix.

Ce sont autant de sujets de préoccupations, qui, d’ailleurs, ne concernent pas que les militaires.


Mais cette préoccupation ne justifie pas l’erreur attendue de cette prise de position et surtout ses différentes ambiguïtés :


* la première d’entre elles concerne l’affichage du grade de chaque signataire : ou l’on agit et écrit en tant que citoyen, et dans ce cas on « oublie » son grade ; ou on veut mettre en avant son côté « ancien combattant », et dans ce cas, on se doit de respecter le devoir de réserve ;


* la deuxième ambiguïté est la récupération politique, qui n’a pas manqué : et cela à tel point que l’environnement médiatique et social ne fait plus état des raisons de cette pétition, mais essentiellement de l’état d’anciens militaires et surtout de la présence d’une vingtaine de généraux parmi les signataires ;


* et l’ambiguïté sans doute la plus importante est que cette pétition ne rend pas service à nos camarades d’active, à peine quelques mois après la lettre du Chef d’État-major des Armées au monde combattant, qui mettait à l’honneur notre fraternité d’armes, quelle que soit notre condition !

Dans ces situations complexes, je vous invite à laisser le dernier mot à Saint-Exupéry : « Puisque je suis l’un d’eux, je ne renierai jamais les miens quoiqu’ils fassent… et quoique je pense alors sur eux, je ne servirai jamais de témoins à charge ! »
GAR (2S) Bruno Dary
Président du CNE

Allocution COMLE - Camerone 2021 - 30 avr. 2021

Récit du combat de Camerone - 30 avr. 2021

La Lettre d'Information 21/04 du CEACH.

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La Lettre d'Information 21/04
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Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

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Robert BAYLE, président de la section Languedoc sud et vice-président national des DPLV a rejoint le dernier bivouac.

Ses obsèques auront lieu jeudi 29 avril, en l'église Saint-Benoît au Cap d'Agde (info de Michel BAIN).
Je vous tiendrai informés dès que possible de l'horaire et des modalités de la cérémonie.
A bientôt.
Amitiés.
Jacky HUILLET

La Lettre d'Information 21/03 du CEACH.

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Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

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Le dimanche 18 avril 2021 à 14H00

Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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www.asafrance.fr

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 21/03

« L’EUROPE, L’EUROPE, TOUJOURS L’EUROPE … »

Les incertitudes qui, il y a encore quelques semaines, planaient sur l’avenir à moyen terme de l’opération Barkhane, semblent avoir été levées lors du sommet du G5 Sahel à N’Djamena le 15 février dernier. Pour autant, la question de la suffisance des moyens dédiés à ce qui est aujourd’hui l’engagement majeur de l’armée française reste posée et ne paraît pas devoir être résolue rapidement d’autant qu’elle revêt une dimension européenne.

Si l’on s’arrête au problème des hélicoptères, vitaux en bande sahélo-saharienne (BSS) compte tenu des dimensions du théâtre et de la nature des opérations, l’observateur ne peut que s’étonner de leur faible nombre : seize français (transport et combat) et cinq gros porteurs (trois britanniques et deux danois). Cela amène à s’interroger sur le rapport, qui a tout de même une valeur indicative, entre le montant actuel des dépenses annuelles de défense des pays de l’Union européenne, soit environ 280 Md€, et le niveau de leur engagement au Sahel.

D’évidence, ce constat reflète, du point de vue des opérations en Afrique, une inégalité dans le partage du fardeau qui, hormis des pétitions de principe et des regrets de circonstance, ne suscite en réalité pas grand débat chez nous comme chez nos partenaires de l’Union, si ce n’est peut-être dans quelques cénacles experts.

Or, cette réalité malgré tout dérangeante tranche avec les incantations sur la Défense européenne dont nous sommes bercés depuis très longtemps. À cet égard, il faudra suivre avec beaucoup d’attention l’évolution du dossier du Système de Combat Aérien du Futur (SCAF). En effet, celui-ci, par les ruptures technologiques qu’il comporte, sera un élément essentiel de la capacité aérienne européenne à l’horizon 2040, moment à partir duquel devrait s’effectuer le remplacement des Rafale et des Typhoon. Encore dans ses prémisses, ce programme, qui devrait coûter à la France de 50 à 80 Md€ selon le Sénat, a vu ces dernières semaines les deux partenaires principaux, français et allemand, via leurs industriels Dassault et Airbus, s’opposer notamment sur la question des droits de propriété intellectuelle.

Dans la mesure où la réalisation de ce type de programme est dorénavant hors de portée dans un cadre uniquement national, il y a donc un caractère impératif à trouver un accord, de même que pour les programmes relatifs au futur char de combat (MGCS), à l’Eurodrone et au Tigre Mark 3, et ce avant l’entrée de l’Allemagne en période préélectorale en juin prochain, une Allemagne dont le Parlement s’impliquera dans ces «grandes manœuvres militaro-industrielles» via le suivi régulier de la gestion des programmes SCAF et MGCS. Compte tenu de la dimension stratégique et économique de ces derniers, il ne serait pas incongru d’imaginer que notre représentation nationale s’inspire de cet exemple d’outre-Rhin et s’investisse dans un suivi qui aille au-delà des traditionnelles auditions en commissions ou de l’examen a posteriori des documents budgétaires.

Ainsi, les mois à venir seront décisifs pour l’avenir de ces programmes alors même que l’actualisation stratégique conduite par le ministère des Armées et que nous évoquions le mois dernier fait, avec force, état de la communauté d’intérêts des pays de l’UE et de son impact sur les politiques de défense. Une actualisation dont il faut vivement souhaiter qu’elle contribue à alimenter les débats qui devraient, dans le pays de l’Union européenne le plus concerné par les questions militaires, accompagner les préliminaires d’une campagne présidentielle où il faudra bien, enfin, évoquer sans ambages ni tremblements la défense de la France et les moyens qu’on doit y consacrer. Or, force est de constater que si, selon les enquêtes d’opinion, les Français sont attachés à leur armée et la placent haut dans leur estime, ils ne sont pourtant jamais enclins, dans les mois qui précèdent l’élection à la magistrature suprême, à transformer cet attachement en questionnement incisif et vigoureux relatif à la Défense auprès des prétendants à l’Élysée. Pourtant, le vainqueur ne tarde jamais à mesurer l’importance de la puissance militaire dans l’affrontement permanent des États et de leurs intérêts.

Dans ce contexte, le pays n’aurait rien à gagner du silence de ceux qui ont directement en charge les armes de la France et qui voient monter les risques d’affrontements à haute intensité aux périphéries de l’Europe. En revanche, en partageant avec simplicité et lucidité les problèmes qu’ils ont à affronter, ils pourraient donner à beaucoup de Français le souci de leur défense.

POLITIQUE DE RECONNAISSANCE ET DE RÉPARATION EN FAVEUR DU MONDE COMBATTANT 2019 - 2022

Mardi, 06 Avril 2021 11:47

Analyse du rapport de Benjamin Stora par Jean Jacques Jordi, historien, docteur en histoire.

Mardi, 06 Avril 2021 12:09

Analyse des préconisations du rapport Stora par le Gal Fournier (SOLDIS)

Mardi, 06 Avril 2021 12:17

Lettre du Président de la République adressée, le 5 avril 2019, à M. Vincent Duclert.

Mardi, 13 Avril 2021 01:37

Arrêté du 6 avril 2021 portant ouverture d’archives relatives au Rwanda entre 1990 et 1994

Mardi, 13 Avril 2021 01:53

Commission de recherche - Exposé méthodologique

Mardi, 13 Avril 2021 01:54

Note intermédiaire remise au Président de la République le 5 avril 2020

Mardi, 13 Avril 2021 01:55

La France, le Rwanda et le génocide des Tutsi (1990-1994) - Rapport remis au Président de la République le 26 mars 2021

Mardi, 13 Avril 2021 01:57

Notes du Rapport remis au Président de la République le 26 mars 2021

Mardi, 13 Avril 2021 01:58

Communiqué du Général Jean Claude Lafourcade Commandant de l’opération Turquoise

Mardi, 13 Avril 2021 01:59

RWANDA. - PARTIEL ET PARTIAL, LE RAPPORT DUCLERT. Par le Colonel (er) Jacques Hogard, Commandant du Groupement Sud de l’Opération Turquoise (été 1994) au Rwanda.

Mercredi, 14 Avril 2021 11:15

8 avril, 02:32

Le rapport « Duclert », commandé par le président de la République pour tenter de faire la lumière sur la responsabilité supposée de la France dans le génocide rwandais de 1994, fait couler beaucoup d’encre depuis sa remise le 26 mars dernier à Emmanuel Macron par le Pr Vincent Duclert, patron de la commission de 14 historiens réunis depuis deux ans à cette occasion.

Très sévère pour la France -qu’il exonère toutefois de « complicité de génocide »-, ce rapport accable le pouvoir en place à l’époque en soulignant ce qui selon lui caractérise sa politique : un « aveuglement continu » dans le soutien au « régime raciste, corrompu et violent » alors au pouvoir au Rwanda, une « lecture ethniciste alignée sur celle du pouvoir rwandais de l’époque héritée d’un schéma colonial ».

Nonobstant les prises de position, dans l’ensemble très favorables, à l’encontre de ce rapport de 1000 pages, j’ai quant à moi une position dissonante :

Pour moi en effet, ce rapport très fouillé et très volumineux, est paradoxalement partiel, et partial. Partiel, car il ne se penche sur les relations franco-rwandaises et sur l’histoire du Rwanda que pour la période de 1990 à 1994.

Partiel parce qu’il marginalise l’importance du contexte historique du début des années 1990 : fin de la guerre froide et du monde bipolaire où les rapports de force sont redistribués. Pendant la guerre froide, la France était « le gendarme de l’Afrique » et nos alliés américains la soutenaient alors. La donne a par la suite subitement changé.

Et puis on ne peut faire abstraction de l’histoire contemporaine du Rwanda « moderne », de la chute de la monarchie, de l’avènement de la république en même temps que de l’indépendance (1959/61).

De même pour ce qui concerne les relations franco-rwandaises qui se formalisent à partir de 1975 au travers de la signature des accords de coopération signés au nom de la France par Valéry Giscard d’Estaing.

De même pour la période dramatique qui s’ouvre fin 1994 et qui dure encore, impliquant toute la région des Grands Lacs.

Il me semble que l’on ne peut rien comprendre au génocide des Tutsis de 94 si l’on occulte tout ce contexte et en particulier, les massacres des Tutsis par les Hutus en 1959/60, le génocide des Hutus du Burundi par les Tutsis en1972, les massacres des Hutus par les Tutsis du FPR entre 1990 et 1994 (qui provoquent l’afflux d’un million de réfugiés devant Kigali durant cette période: des « gueux » qui seront massacrés par la suite par le FPR dans leur fuite éperdue vers et à travers le Zaïre (1995/96/97...). Ces massacres durent encore.

Tout ceci figure dans le Rapport Mapping de l’ONU (du moins dans sa version d’origine, non édulcorée), gardé en réalité sous le coude pour ne pas offenser Kagamé.
 

Partiel aussi car il n’évoque pratiquement pas les graves responsabilités de l’ONU, des USA et autres puissances impliquées (GB, Israël...). Et pourtant ! Il y aurait tant à dire.

Tandis que là, cette présentation partielle focalise sur la France seule. Qui a peut-être commis des erreurs d’appréciation. Mais pas au point d’être ainsi accablée face à l’opinion publique mondiale, et notamment face au Rwanda de Kagamé, très largement responsable de la situation dramatique des Grands Lacs depuis 25 ans.

Alors que la France est la seule puissance à avoir tenté quelque chose pour enrayer ce processus sanglant.


Il n’y a qu’à en parler avec le Pr Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix. Privilège qui m’a été donné une fois et que je n’oublierai pas, tant la lucidité, le courage et la haute stature morale de cet homme m’ont impressionné.

Partial, car nonobstant l’abandon du chef de « complicité de génocide », ce qui me parait le minimum, ce rapport accable la France à travers son président de l’époque et certaines de ses personnalités politiques et militaires, soulignant en termes très durs leur cécité, leur aveuglement idéologique (complexe de Fachoda!) face à un régime raciste, totalitaire et in fine génocidaire. Tout n’est pas faux peut-être dans cette vision. Mais elle est aisée après coup quand tout s’éclaire avec le recul du temps.

Et puis surtout, cela procède - comme pour l’Algérie avec le rapport Stora - d’un esprit de repentance aussi obstiné que contre-productif, qui, je dois le dire, ne me fait pas vibrer. C’est la France qui est ainsi humiliée à la face du monde et beaucoup d’amis africains depuis quelques jours me demandent quelle mouche a piqué Macron pour s’auto-flageller ainsi ? « Vous êtes vraiment masos, vous les Français ! » me disent un certain nombre de mes correspondants ! Ils n’ont pas tort.

Le pire est ce faisant que la France s’humilie devant un régime totalitaire et ethniciste auprès duquel son prédécesseur fait figure d’ « enfant de Marie ».

Il faut s’attendre en conséquence à ce qu’un nouveau Rapport dans 20 ou 25 ans au plus tard (cela risque de venir beaucoup plus tôt) fustige à son tour en termes plus sévères encore la cécité, l’aveuglement coupables de ceux qui auront ainsi cherché à plaire et complaire au début des années 2020 au calamiteux régime totalitaire du général-président Kagamé !

Partial, car il ne fait guère preuve de rigueur historique en laissant entendre, par exemple, que l’attentat du 6 avril a été commis par les extrémistes hutus, thèse à laquelle les gens sérieux ne croient pas, pas même les magistrats français qui ont conclu à un très diplomatique non-lieu, tout en écrivant que tout converge quand même pour imputer au FPR cet événement déclencheur du génocide !...

Et d’ailleurs, c’est intéressant de noter qu’aussitôt que sont évoqués l’attentat et ses responsables, le rapport Duclert dit alors que « de toute façon, ça n’a pas d’importance, le génocide aurait quand même eu lieu, avec ou sans attentat » !! Ce n’est évidemment ni l’avis de Carla Del Ponte l’ancienne
procureur du TPIR, ni celui d’historiens ou de chercheurs éminents mais politiquement incorrects c’est vrai, tels Lugan, Onana ou autres!

Et il y a bien d’autres exemples du même bois.

On peut aussi regretter la méthode : si un doctorant avait réalisé sa thèse sur le sujet, son directeur de thèse l’aurait obligé à multiplier les sources. S’il ne l’avait pas fait, le jury l’aurait sanctionné et prié de revenir l’année prochaine. Ce n’est pourtant pas le cas ici. Fort dommage pour une commission d’historiens.


De même, il n’y a aucune bibliographie, or le « jeu" de la recherche consiste à d’abord établir un état des lieux des connaissances sur le sujet. De plus, il n’y a aucune archive orale, notamment des entretiens avec les participants à la décision et aux opérations. Fort dommage là encore.

En réalité, je pense que ce rapport qui juge le passé au filtre du présent, ce qu’un historien ne devrait jamais faire, est un rapport essentiellement politique qui a pour seul but le rapprochement de notre pays avec le Rwanda (Mais précisément, le Rwanda de Kagamé !).

Ce n’est pas un rapport d’historiens, mais de militants qui veulent imposer leur version de l’Histoire.


La volonté d’imposer, par exemple, cette idée fausse et mensongère qu’un seul génocide a eu lieu dans cette région, n’est pas acceptable. Le double génocide n’est pas une thèse, c’est une réalité, n’en déplaise à MM Duclert et Saint-Exupéry et c’est à mes yeux du véritable négationnisme que de l’ignorer.

Un génocide si atroce soit-il, ne doit pas en cacher un autre. Ou alors c’est une tache indélébile dans la mémoire des hommes. Une fois encore, il faut en parler avec le Dr Mukwege !

Enfin, il me semble que ce Rapport politique, partiel et partial, n’apportera rien de bon et de profitable aux relations franco-rwandaises ni franco-africaines.

Il ne fera qu’affaiblir la France et son image déjà bien malmenée sur ce continent où pourtant nous comptons paradoxalement tant d’amis, désorientés par ce qu’est devenue aujourd’hui notre politique étrangère.

Colonel (er) Jacques Hogard ; Paris, le 2 avril 2021


Je n’ai pas évoqué par ailleurs, mais j’aurais pu le faire, l’assassinat en octobre 1993 du président hutu du Burundi démocratiquement élu Melchior Ndadaye, assassiné par les Forces Armées Burundaises (alors en totalité tutsies) et la sévère répression des Hutus du Burundi par l’armée, provoquant le départ de dizaines de milliers d’entre eux vers les pays voisins, dont bien entendu le Rwanda. Isoler le Rwanda de ses voisins et notamment du Burundi et de la RDC, pour en comprendre la situation, est une ineptie.

RWANDA. Rapport DUCLERT : Lettre de Mme Florence PARLY au général Jean Claude LAFOURCADE

Dimanche, 18 Avril 2021 12:29

LE MESSAGE vers les régions n° 49 : Avril 2021

Mardi, 06 Avril 2021 11:21

LE MESSAGE vers les régions n° 48 : Mars 2021

Mardi, 06 Avril 2021 11:18

LE MESSAGE vers les régions n° 47 : Février 2021

Mardi, 06 Avril 2021 11:10

Fiche pratique n°15 Groupe Projet CiDAN Languedoc Roussillon

Mardi, 06 Avril 2021 11:29

UNP 34 Bulletin N° 248

CLRJ - Bulletin de liaison avril 2021

Mardi, 06 Avril 2021 10:45

CLRJ - Bulletin de liaison février 2021

Mardi, 06 Avril 2021 10:41

L'Ancien Combattant du Ministère de l'Intérieur N° 34

Samedi, 17 Avril 2021 17:24

Guerre au Rwanda - L'espoir brisé - Dominique DELORT

Vendredi, 16 Avril 2021 06:42

https://www.lisez.com/

Le témoignage exceptionnel et dépassionné d’un acteur de premier plan

1990 : la guerre civile éclate au Rwanda, opposant le Front patriotique rwandais (FPR) aux Forces armées rwandaises (FAR).

L’année suivante, le colonel Delort – conseiller Afrique du chef d'état-major des armées – se rend sur place et devient une cheville ouvrière de la politique française au « pays des mille collines ». Jusqu’en 1994 et la fin du conflit – avant donc le terrible génocide qui allait suivre –, il participe aux négociations politiques entre les deux camps, mène des missions diplomatiques et conduit des actions militaires. Il est présent lors des négociations d'Arusha, en Tanzanie, qui devaient permettre de trouver une solution politique. Il a directement négocié, pour la France, avec les dirigeants voisins ; il a été le commandant opérationnel des soldats français au Rwanda. Et c’est également lui qui pilota l’évacuation d'une partie de nos compatriotes en 1993.

Il a choisi de raconter son expérience, d’exposer les affrontements politiques et militaires des Rwandais, de témoigner de ce que fut la politique de la France, tout en s’interrogeant avec pragmatisme sur la volonté des belligérants d’aboutir à un accord durable et sur le désintérêt de la communauté internationale pour ce pays en guerre.

Des reconnaissances tactiques sur les frontières aux entrevues politiques à Kigali, des réunions « de crise » au Quai d'Orsay aux affrontements sur le terrain entre « gouvernementaux » et « rebelles », des débriefings à l'état-major des armées boulevard Saint-Germain aux délicates missions d'évaluation des forces en présence, le lecteur est ainsi entraîné au cœur des événements.

Guerre au Rwanda, L’Espoir brisé constitue le témoignage exceptionnel d’un acteur de premier plan : on comprend, en le lisant, comment ce terrible drame s'est noué et quel fut le but politique de la France.

Les Troupes Indigènes - Ils sont morts pour la France.

Mardi, 06 Avril 2021 12:05

Les vérités cachées de la guerre d'Algérie - Jean SÉVILLIA

Vendredi, 16 Avril 2021 08:42

https://www.lisez.com/

La guerre d'Algérie, par-delà le bien et le mal

Plus d’un demi-siècle après l’indépendance de l’Algérie, est-il possible de raconter sans manichéisme et sans œillères la guerre au terme de laquelle un territoire ayant vécu cent trente ans sous le drapeau français est devenu un État souverain ? De la Toussaint sanglante à la fusillade de la rue d’Isly en passant par la manifestation du 17 octobre 1961, Jean Sévillia relit tous les grands épisodes de cette guerre intestine. Il compare les chiffres, démasque la propagande, replace la cruauté du conflit dans celle de l’époque. Car ce livre raconte cette histoire telle qu’elle fut : celle d’une déchirure dramatique où aucun camp n’a eu le monopole de l’innocence ou de la culpabilité, et où Français et Algériens ont tous perdu quelque chose, même s’ils l’ignorent ou le nient.

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La Lettre d'Information 21/02 du CEACH.

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Le mercredi 24 février à 17H22

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« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 21/02

« LUCIDITÉ »

Un an après son irruption en Occident, la Covid-19 continue d’occuper le devant de la scène politique et médiatique, au point que nous courons le risque d’en oublier que la marche du monde ne se réduit pas à la question sanitaire, fût-elle jugée essentielle dans nos sociétés vieillissantes et fuyant la mort à mesure que la longévité humaine augmente

Aussi, pour éviter une lecture étroite, réductrice et, in fine, dangereuse de l’actualité, il n’est pas inutile de se remémorer le conseil que donnait Charles Péguy, en 1910, dans Notre jeunesse : « Il faut toujours dire ce que l’on voit, surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit ».

C’est muni de cette recommandation qu’il y a lieu de lire attentivement le document d’actualisation de l’analyse stratégique présenté le 21 janvier dernier par la ministre des Armées. Cet exercice met en lumière les profondes évolutions apparues depuis 2017 et qui, conjuguées, aboutissent à un dangereux délitement de l’ordre international en lieu et place des espoirs placés dans un univers coopératif et solidaire ou dans les vertus pacifiantes du marché.

Aussi la réalité qu’il importe de voir et de méditer est celle-ci :

  • accroissement de la compétition entre grandes puissances (en huit ans la Chine a doublé son budget de Défense tandis que celui des États-Unis atteint aujourd’hui 720 milliards de dollars, celui de la France étant de 39,2 milliards d’euros - soit 47,3 milliards de dollars - en 2021) ;
  • existence de stratégies hybrides combinant actions militaires et non militaires tout en demeurant à distance du conflit ouvert ;
  • affirmation de puissances régionales comme la Turquie ou l’Iran ;
  • aggravation des risques de prolifération nucléaire au Moyen-Orient et en Asie ;
  • ruptures technologiques dans le domaine du numérique et du spatial.

Partant de ce constat le ministère des Armées n’hésite pas à évoquer le risque de déclassement stratégique de l’Europe et de la France ; en contrepoint, il souligne l’effort de notre pays pour, via la Loi de programmation militaire 2019-2025, remonter en puissance nos forces. Celles-ci, grâce à la régénération nécessitée par des décennies de vaches maigres budgétaires et à l’adaptation aux nouveaux enjeux technologiques, devraient satisfaire à l’Ambition 2030, étape à franchir pour être efficaces à cet horizon sur l’ensemble du spectre des conflits possibles.

Quoique la période en soit achevée, formulons des vœux pour que ces ambitions, dont la réalisation conditionne non seulement le rang mais peut-être la survie de la France, soient traduites dans la durée, ce qui supposerait une véritable rupture avec des pratiques très anciennes résultant, qui sait, d’une vision insuffisamment tragique de l’Histoire…

On peut d’ailleurs se demander si cela n’est pas ce type de regard trop superficiel sur la nature de l’Histoire qui anime la Cour de Justice de la Communauté européenne. En effet, le 28 janvier dernier, à l’issue d’une affaire concernant l’armée slovène, elle a considéré, en écartant les arguments de spécificité absolue des militaires, que ceux-ci relevaient en principe, comme tous les travailleurs, du champ d’application de deux directives européennes (2003/88/CE et 89/391/CEE) relatives au temps de travail et à son aménagement et à la sécurité et à la santé des travailleurs, et qu’ils n’en étaient exclus que pour certaines activités spécifiques liées directement aux opérations et à l’entraînement.

Ce raisonnement, que d’aucuns apprécieront comme traduisant la recherche d’une voie moyenne entre les impératifs de sécurité et les droits individuels, nous apparaît irrecevable pour plusieurs raisons : d’une part il y va de la sécurité nationale qui est de la seule responsabilité des États membres, d’autre part, l’application de ces directives affaiblirait le principe même de disponibilité, élément central du statut militaire et à ce titre emportant de nombreuses conséquences directes et indirectes favorables du point de vue de la condition du personnel et enfin il introduirait des complications de gestion et des surcoûts ( besoins en effectifs) dont une armée tournée vers les opérations et contrainte financièrement - comme l’est l’armée française - n’a nul besoin.

Souhaitons vivement que la France reste ferme sur la position qu’elle tient sur ce sujet depuis 2014 ; si tel n’était pas le cas il y aurait quelque contradiction gravement fautive entre les principales conclusions de l’actualisation stratégique et la banalisation du métier militaire…

La RÉDACTION de l’ASAF
www.asafrance.fr

Campagne vaccinale contre le covid-19

Mercredi, 24 Février 2021 13:09

Audition de Mme Florence Parly, ministre des Armées et de Mme Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants. 20210112

Mercredi, 24 Février 2021 11:01

Actualisation Stratégique 2021

Mercredi, 24 Février 2021 10:51

Repenser la défense face aux crises du 21e siècle

Jeudi, 18 Février 2021 11:07

L'UNC et le rapport Stora

Mercredi, 24 Février 2021 13:45

Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie - Rapport janvier 2021 - Benjamin Stora

Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie - Rapport janvier 2021 - Benjamin Stora

Mercredi, 24 Février 2021 13:34

Discours de M. Bernard Emié Directeur général de la sécurité extérieure - 20210201

La nouvelle politique de rémunération des militaires

Mercredi, 24 Février 2021 12:54

Le Soldat Inconnu

Mercredi, 24 Février 2021 12:34

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Le lundi 4 janvier 2021 à 12H00

Vœux du Président du CEACH.

Lundi, 04 Janvier 2021 12:55

Mesdames , Messieurs, chers amis
 

Après pas mal de péripéties en fin et début d'année, je m'adresse à vous pour vous souhaiter mes meilleurs vœux de bonheur, de joie, santé, également pour vos proches et amis pour 2021.

J'ai conscience que nous nous perdons de vue, que le moral est atteint en raison de ce covid19.

Nous perdons le goût de vouloir, de nous rencontrer, de faire perdurer. Reprenons, retrouver cet enthousiaste que nous avions avant ce covid, reprenons ce goût du bien vivre tous ensemble.

Néanmoins, redoublez de prudence car une troisième vague risque de nous tomber dessus incessamment sous peu, j'espère la dernière et que les gens sans scrupule en prennent cette fois-ci bien consciences. Prenons garde et ne prenez rien à la légère. J'espère que bientôt nous nous retrouverons




Michel COTTIGNIES

Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 21/01

« Opinion publique et engagements de nos armées »

Le caractère formel que revêtent souvent les échanges de vœux ne peut plus être de mise compte tenu des temps que nous vivons ; aussi l’équipe de rédaction de l’ASAF veut, avec une vigueur toute particulière, souhaiter aux membres de l’association et au-delà à tous nos amis et lecteurs, force, courage et perspicacité :

  • force pour résister à la tentation de « l’à quoi bon ?» que peut générer en nous le spectacle quotidien d’une crise de civilisation qui touche un Occident oublieux du tragique de l’Histoire et dont l’actuelle pandémie n’est qu’un des volets, révélatrice de nos peurs profondes et interrogatrice de nos idéaux ;
  • courage pour affirmer « hic et nunc» notre attachement à la souveraineté de la France, à son rayonnement et à la puissance nécessaire de ses armées et de son industrie d’armement ;
  • perspicacité, à l’ère du cybermonde et dans le tourbillon de l’information et de la communication, pour faire la part entre le fond des choses et ce qui est de l’ordre de l’éphémère et in fine pour déterminer ce qui va nourrir et féconder pensées et actions.

Ce n’est d’ailleurs pas l’actualité nationale et internationale qui viendra remettre en cause la nécessité, pour les citoyens qui se veulent éclairés, d’user de ce triptyque. En ce début d’année, les morts et blessés de nos forces engagées dans l’opération Barkhane sont venus rappeler à des gouvernants et à une opinion publique polarisés par la circulation du virus que l’Histoire continuait et qu’elle ne cessait d’imposer des devoirs précis à ceux qui ont en charge le destin de la Nation.

Il s’agit de fixer des buts de guerre ou « l’état final politique », de les définir et de les expliquer à la Nation, non dans la perspective d’échéances électorales mais en fonction des intérêts supérieurs du pays. Or, au-delà d’une vision simpliste ramenant le problème à la lutte contre des bandes djihadistes, les enjeux politiques et stratégiques au Sahel semblent mal connus pour beaucoup de nos concitoyens. Si par ailleurs, comme le déclarait la ministre des Armées, Mme. Parly, interrogée sur les opérations au Mali par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale mardi 12 janvier 2021, la Russie et la Turquie cherchent à nous discréditer dans cette partie du monde et qu’« il existe une guerre de l’information », on voit mal comment dans un tel contexte une opinion publique aussi peu informée sur le fond du dossier pourrait de toute façon soutenir durablement l’effort consenti dans la bande sahélienne.

Dès lors, le sondage de l’IFOP publié dans le Figaro du 13 janvier indiquant que, pour la première fois depuis les débuts de l’opération Barkhane, celle-ci n’est plus appuyée par une majorité de Français, sonne comme un premier et sérieux avertissement ; il pourrait hélas donner raison à Georges Clemenceau, déclarant en février 1925 : « Nous, Français, nous partons, nous courons comme un enfant qui se flatte d’atteindre, le soir, les bornes de l’horizon ; puis le lendemain, découragés, nous plantons tout là… »[1] Puisse l’avenir démentir le Tigre alors que, selon le général Marc Conruyt, actuel commandant de Barkhane, l’ennemi reste fort, structuré, déterminé et très accrocheur et que, surtout, « ce n’est qu’à l’horizon de 18 mois que pourra se poser la question de l’avenir de Barkhane »[2].

Près d’un quart de siècle après le début de la professionnalisation des armées et huit ans après les débuts de l’intervention française au Sahel, se profile à court terme le risque de voir nos forces privées du soutien de la Nation alors que leur engagement est jugé essentiel par les plus hautes autorités de l’État. Dans cette bataille de l’information à laquelle nous n’échapperons pas, il faut regretter l’absence de condamnation officielle des propos ignominieux tenus par un groupuscule racialiste à l’encontre des deux militaires du 2e régiment de hussards tués le 2 janvier dernier dans le nord-est du Mali.

En conclusion, au long de cette année pré-électorale et alors que l’horizon international a peu de chances de s’éclaircir, il importera de rester des veilleurs attentifs à l’évolution des grands dossiers dont dépend notre sécurité présente et future et des éveilleurs soucieux de sensibiliser nos contemporains au caractère vital de la Défense et des questions éminentes qu’elle présuppose : l’unité de la Nation, l’identité de la France, son socle de valeurs, sa puissance, ses alliances…

La RÉDACTION de l’ASAF
www.asafrance.fr

[1] Entretiens avec Clemenceau. Éditions Prométhée, 2e édition 1930.

[2] Audition du 25 novembre 2021 devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale.

L’équation de la mort - Huit ans de guerre d’usure au Sahel

Lundi, 04 Janvier 2021 15:44

https://lavoiedelepee.blogspot.com/
 
Décider d’une guerre, c’est signer des actes de décès dont les noms de soldats sont encore en blanc. Non que le décideur politique souhaite que ces actes soient remplis, bien au contraire, mais il estime nécessaire d’en passer par là pour imposer la volonté de la France. Faire la guerre, c’est combattre afin de rendre impuissant un adversaire politique et le placer devant le dilemme de se soumettre ou de périr.

On peut combattre en cherchant à détruire les forces armées ennemies et s’il s’agit d’organisations non étatiques en s’efforçant de réduire les raisons qui font que des gens aient décidé de prendre les armes contre un État. La première manière est le fait des soldats, qui essayent de tuer des soldats ennemis tout en acceptant de l’être éventuellement, la seconde est le fait de nombreux acteurs et en particulier des autorités politiques locales des pays souverains au cœur desquels nous combattons.

Ajoutons cette évidence que la guerre se fait au moins à deux, même s’il suffit d’un seul pour établir cet état de fait et de droit. La France de la Ve République a mené beaucoup de guerres et contre des organisations non étatiques le plus souvent même si elle a toujours préféré les qualifier de groupes « criminels » ou, plus récemment, de « terroristes », plutôt que d’« ennemis ». Cela équivaut à policiariser un phénomène politique, ce qui n’a guère de conséquence si l’ennemi est suffisamment réduit pour être détruit ou traité sans faire appel aux forces armées, mais ce qui en a toujours lorsqu’il est nécessaire de faire appel aux soldats.

La France est actuellement en guerre au Sahel contre l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et la coalition formant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Elle est en guerre d’abord parce qu’AQMI lui a déclaré depuis longtemps et ensuite parce que les États de la région le lui ont demandé. La France, comme de nombreux pays, a considéré qu’il était dans son rôle de répondre à cette demande d’autant plus que la déstabilisation des États de la région pourrait avoir de nombreuses conséquences néfastes sur ses intérêts et sa sécurité, dans la région ou même en Europe. En lançant l’opération Serval en 2013, devenue Barkhane l’année suivante, le président de la République a décidé de signer des actes de décès au nom de ce qu’il croyait être, à tort ou à raison, les intérêts supérieurs de la nation.

Dans cette guerre, la France n’a que peu de prises sur les causes profondes de l’existence de groupes djihadistes, qui dépendent de la volonté et des capacités des autorités locales. Elle ne peut véritablement avoir une action efficace qu’en s’attaquant aux forces armées, en espérant au mieux les détruire et au pire les affaiblir assez pour que les forces de sécurité locales puissent prendre le combat à leur compte. De leur côté, les organisations djihadistes ne peuvent pas vaincre la France sur le champ de bataille, mais peuvent l’obliger à renoncer à son action. Ces objectifs différents aboutissent à des stratégies identiques visant à tuer le maximum de combattants adverses. Ce qui n’est alors normalement qu’un moyen de s’imposer devient une fin en soi.

Pour les groupes djihadistes, le centre de gravité de l’ennemi est le taux d’approbation des Français à l’engagement militaire au Sahel. En dessous de 50 %, le retrait devient inévitable à court terme. Infliger des pertes est le moyen le plus simple, peut-être le seul, qui leur est offert pour atteindre cet objectif.

Les morts ennemis n’ont cependant pas toujours la même valeur stratégique. Pour les familles et les proches, le sacrifice sera toujours irréparable. Pour la nation tout entière, il peut être compensé par ce qu’il a permis d’obtenir. Six soldats français tombent d’avril à mai 2013 au début de l’engagement français au combat au Mali, mais les Français peuvent alors voir le bilan qui accompagne chacune de ces pertes : offensive djihadiste stoppée, libération des villes de Gao, Tombouctou et Kidal, destruction des bases ennemies, libération d’otages. La forte prise de risques, et donc mécaniquement des morts et des blessés, permet à ce moment-là d’avancer vers une victoire même floue.

L’erreur française a sans doute été à ce moment-là de ne pas se contenter de cette victoire relative mais de poursuivre la quête d’une victoire totale. À la fin de l’opération Serval, on entre dans une forme de combat plus diffus, où les bilans associés aux combats sont différents. Il n’y a plus de villes à libérer mais seulement des hommes à tuer.

Si ces hommes sont des émirs auxquels on peut reprocher beaucoup de choses graves, cela peut encore avoir une valeur symbolique, et même pratique, forte, encore que dans une vision criminalisée de la guerre, à la fois pour des raisons différentes par l’exécutif et son opposition, cela peut passer pour des exécutions extrajudiciaires. S’il s’agit d’anonymes et de chiffres, même en les qualifiant de « terroristes », cela devient de la comptabilité à la fois morbide et abstraite, et de plus en plus au fur et à mesure que cela se répète et devient de la statistique.

Mourir pour des statistiques passe alors nettement moins bien que pour libérer une ville surtout si on ne voit pas bien comment une victoire va émerger au bout de cette accumulation de chiffres. Le doute finit par s’installer quant à l’intérêt de chaque sacrifice. À ce moment-là intervient généralement l’argument du « il ne faut pas qu’ils soient morts en vain », ce qui signifie le plus souvent qu’effectivement ils meurent en vain, mais on continue quand même et parfois très longtemps. Lorsque survient enfin la perception que les soldats tombent vraiment pour rien ou pour un bilan négatif, le retrait est alors irrévocable et généralement rapide.

Ce processus classique d’usure peut accélérer considérablement avec le nombre de soldats tués en un seul combat. Un seul soldat qui tombe fait l’objet d’un communiqué. De deux à trois, l’évènement suscite des articles et des débats dans les médias. À partir de quatre, l’enjeu devient clairement politique, les armées peuvent être remises en cause sur la conduite de l’opération et le chef des armées appelé à se prononcer sur leur sens. À partir de dix, c’est une crise majeure qui impose une inflexion forte. Cela est arrivé quatre fois depuis 1962 : en octobre 1970 au Tchad, en octobre 1983 à Beyrouth, en août 2008 en Afghanistan et en novembre 2019 au Mali. Avec cinq soldats tués en moins d’une semaine au tournant de 2021, huit ans après le premier soldat tombé et sans bien voir ce qui pourrait ressembler à une victoire, nul doute qu’il y aura de profondes interrogations en France sur le sens du combat.

Notons que par un biais classique qui veut que l’impact émotionnel des pertes soit toujours plus fort que celui des gains, à beaucoup plus forte raison lorsque ces pertes et des gains sont des vies humaines, on s’interroge assez peu sur l’effet sur l’ennemi des pertes que nous lui infligeons. On demandera si « Barkhane n’est pas en train de s’enliser » ou « s’il n’est pas temps de partir », mais jamais si l’ennemi n’est pas en train de craquer. Pourtant la pression qu’il subit est très supérieure à la nôtre.

Cette pression peut même être mesurée par une sorte d’équation de la mort : taux de survie pour soi + taux de pertes de l’ennemi/2. Le nombre de tués et blessés français en 2019 représente sans doute nettement moins de 1 % du contingent déployé au Sahel, chez l’ennemi ce pourcentage doit être de l’ordre de 30 à 40 %. Cela donne un taux de pression sur l’ennemi de l’ordre de 65 à 70 % (99 + 30-40/2). C’est énorme. C’est comme si nous-mêmes déplorions entre 1 000 et 2 000 soldats tués ou blessés chaque année. Nul doute que l’on aurait craqué depuis longtemps, mais l’ennemi non. Les enjeux, vitaux pour lui, juste importants pour nous, et un autre rapport à la mort font qu’il tient toujours, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il ne souffre pas, ne doute pas et ne franchit pas le même processus d’acceptation-doute et refus. La demande de négociations de certains membres de GSIM peut être l’expression d’une profonde lassitude, voire d’un découragement qui serait enfin le début de cet effet émergent que l’on recherche à coups de raids, de traques et de frappes.

Descendons d’un échelon. Une fois définie cette stratégie d’usure par ailleurs très discutable, il faut la mettre en œuvre sur le terrain avec le maximum d’efficacité, c’est-à-dire en faisant en sorte que le taux de pression soit le plus élevé possible en fonction des moyens dont on dispose. Le chef opérationnel s’efforce donc de réduire au maximum ses propres pertes tout en augmentant celles de l’ennemi. Le problème est que ces deux objectifs peuvent être contradictoires. Frapper un adversaire clandestin en touchant le moins possible la population, un enjeu presque aussi important que la préservation de ses troupes, implique de prendre des risques en allant le chercher et l’attaquer avec le maximum de précision. Autrement dit pour infliger des pertes à l’ennemi, il faut souvent en accepter soi-même.

Dans une première phase de l’engagement, de janvier à avril 2013, six soldats français tombent, mais l’engagement est suffisamment important en volume et la prise de risques telle que la pression sur l’ennemi, entre les pertes et les défections, dépasse sans doute 70 %. Les groupes ennemis ne sont pas détruits, ni soumis, mais neutralisés. Ils sont chassés du Nord-Mali et obligés de se dissimuler avant de se réorganise et de s’adapter à la nouvelle donne. Cet état de neutralisation dure pratiquement jusqu’en 2015.

À partie de l’été 2013 commence une longue période, où tout en maintenant un dispositif sur place, baptisé Barkhane en 2014, on en réduit considérablement le volume. Dans une incohérence totale nous sommes alors en pleine réduction des forces armes tout en accumulant les engagements qui se révèlent à chaque fois plus exigeants que l’on imaginait, en Centrafrique, en Irak/Syrie puis en métropole avec Sentinelle. Même si on l’avait voulu, il n’y a plus en 2015 de quoi renforcer l’engagement au Sahel qui reste alors insuffisant.

Descendons encore d’un échelon. Au niveau tactique, on s’efforce alors de limiter les pertes par la protection des bases et des blindages. Cela paraît logique, cela ne l’est qu’en partie. De fait, ces pertes sont effectivement relativement contenues et étalées dans le temps, avec un homme perdu en moyenne tous les trois mois jusqu’en novembre 2019. C’est terrible à chaque fois au niveau individuel, c’est acceptable au niveau d’une nation pourvu que l’on ait le sentiment que cela sert à quelque chose.

Sur 23 soldats français tués au Sahel de juillet 2013 à novembre 2019, neuf ont été victimes d’accidents, une proportion hélas incompressible malgré les précautions prises et qui s’étale sur toute la durée, mais neuf autres ont été tués sur les routes avec des engins explosifs improvisés, plus connus sous l’acronyme anglais IED. L’ennemi s’est adapté à notre système de protection en s’attaquant aux bases, et même parfois massivement comme à Tombouctou en avril 2018, mais toujours sans succès, puis surtout aux axes dont nous sommes dépendants pour la logistique et la manœuvre avec les engins les plus lourds. On a compensé en partie ce risque croissant par l’emploi le plus important possible de l’aéromobilité, qui nous permet à la fois d’éviter les IED et de disposer d’une grande capacité d’action/réaction sur de grandes distances. Les hélicoptères, et notamment les appareils de transport lourds fournis seulement par les Alliés, restent cependant limités en nombre.

Durant la même période de six années, seuls quatre soldats français ont été tués par des balles ennemies, dont deux pendant une libération d’otages au Burkina Faso. Il y a eu en réalité peu de combats rapprochés, ceux où les ennemis se tirent dessus à courte distance. La plupart d’entre eux ont été à l’initiative des Français à partir de renseignements. Dans tous les cas, les Français ont eu le dessus grâce à un niveau tactique très supérieur. Les pertes françaises survenues dans ces occasions sont presque toujours survenues lors de la phase de recherche et avant même de voir l’ennemi. Après le contact, les forces ennemies ont toujours été vaincues avec de lourdes pertes. Ce n’est pas tant le blindage qui protège que d’avoir l’initiative du combat et si possible aussi du feu.

Au bilan pendant toute cette période, on a payé, avec du sang, les conséquences de la longue crise des moyens militaires avec le manque de drones, d’hélicoptères lourds ou véhicule modernes de reconnaissance en particulier, mais on a contenu malgré tout les pertes dans une zone d’acceptabilité. L’ennemi a échoué à saper l’approbation de l’opération Barkhane par l’opinion publique française, dont les perceptions sur les engagements ont, il est vrai, été modifiées par les attentats de 2015 en France.

Cela peut suffire à satisfaire l’échelon politique, mais en réalité c’est un leurre, car s’il y a peu alors peu de pertes françaises, il y a aussi peu de pertes ennemies. En valeur relative, celles-ci sont très supérieures à celles des Français, de l’ordre de 45 pour 1, mais assez faibles en valeur absolue, et donc par rapport à l’ensemble des forces djihadistes en pleine croissance. Le taux de pression ne dépasse pas 30 %. C’est suffisant pour stimuler l’ennemi qui apprend et innove en nous combattant mais insuffisant pour l’écraser et l’empêcher de se développer, se diversifier et multiplier les attaques contre les États locaux toujours aussi faibles et des populations toujours aussi vulnérables.

Le problème de l’emploi des hélicoptères, est que même si prendre un hélicoptère est peut-être statistiquement moins risqué que prendre la route et risquer de rencontrer un IED, lorsqu’un d’entre eux est abattu ou s’écrase, cela devient tout de suite un « évènement ». Lorsque le 25 novembre 2019, deux hélicoptères français se percutent au cours d’un combat, les pertes sont telles, 13 soldats tués, l’ébranlement est de suite stratégique et sert de prétexte à un changement de stratégie, qui aurait dû sans doute survenir de toute façon tant la situation générale autour des Français devenait critique.

Une nouvelle phase commence donc début 2020 avec le renfort de 600 soldats supplémentaires, ce qui permet à Barkhane d’atteindre un volume double de celui de 2014 et qui n’augmentait jusque-là que par « petits paquets ». Il y a aussi des moyens nouveaux très importants comme les drones Reaper armés, dont on ne peut que se scandaliser que la France n’ait pas réussi à en concevoir elle-même d’équivalent et depuis longtemps.

Avec ce surcroît de volume, d’activité et de prise de risques, les pertes françaises augmentent aussi forcément. De décembre 2019 à janvier 2021, treize soldats tombent à nouveau, dix par engins explosifs, deux par accident et un dans combat rapproché. Cela ne veut pas dire que les choses vont plus mal, au contraire car les pertes ennemies augmentent bien plus et, ce qui est plus important, suffisamment pour atteindre des résultats stratégiques.

À la fin de cette période, le rapport des pertes est redevenu proche de celui des premiers mois de 2013, avec 80 ennemis tués pour un Français, au lieu de 1 pour 45 dans la période intermédiaire, et le taux de pression est remonté à 70 %. Les résultats opérationnels ont été mécaniquement au rendez-vous avec la neutralisation de l’État islamique au Grand Sahara, aidée par sa guerre avec le GSIM, et des coups sévères portés à cette coalition. À la fin de 2020 et alors que le potentiel d’acceptabilité de l’opération Barkhane se réduit très vite, il y avait de quoi proclamer une victoire, relative comme toujours, qui nous aurait permis de changer de posture pour quelque chose de moins visible et de plus endurant.

Grâce à une excellente organisation du renseignement et l’arrivée des drones armés, 80 % des pertes ennemies sont désormais le fait des forces aériennes et des forces spéciales. En continuant à nous appuyer sur cette capacité, il aurait été possible de transférer hors du Mali le groupement aéromobile et de transformer le « groupement désert » en force d’accompagnement des troupes locales, sans doute plus efficace que la Task Force Takuba, dont on sait que les membres européens ne combattront pas. On a peut-être trop tardé à saisir cette opportunité et en parvenant à tuer cinq de nos soldats en quelques jours, l’ennemi a réussi à réintroduire le doute. Il faut désormais réattaquer durement pour retrouver une marge de manœuvre politique.

La concentration des efforts est un des « principes de la guerre » de Foch que l’on inscrit dans tous les documents de doctrine militaire. Ceux-ci n’ont visiblement jamais été lus par un exécutif politique qui a toujours préféré être présent partout avec ses soldats si faciles à déployer, plutôt qu’efficace quelque part. La liberté d’action est un autre principe. Il sous-entend que l’on conserve l’initiative de nos actions et qu’on ne se contente pas de réagir aux évènements, en changeant par exemple de politique de défense parce qu’il y a eu des attentats (prévisibles) en France en janvier 2015, ou de posture opérationnelle au Sahel seulement parce qu’on a eu plusieurs soldats tombés le même jour. Là encore, ce principe est visiblement mal connu sinon on aurait mieux conduit cette guerre.

Le but d’une opération militaire n’est pas d’avoir aucun mort, sinon le meilleur moyen pour y parvenir est de ne pas la déclencher, mais de faire en sorte que ces morts presque inévitables ne l’aient pas été pour rien. Nous sommes actuellement sur le fil du doute, il est temps de changer de posture sur une victoire avant de basculer dans la certitude de l’échec.

Barkhane : décès du BCH Tanerii MAURI, du 1 CL Dorian ISSAKHANIAN et du 1CL Quentin PAUCHET du 1er régiment de chasseurs.

Lundi, 04 Janvier 2021 14:03

https://www.defense.gouv.fr/
 
Le lundi 28 décembre 2020, au cours d’une mission d’escorte de convoi, le BCH Tanerii MAURI, le 1 CL Quentin PAUCHET et le 1 CL Dorian ISSAKHANIAN du 1er régiment de Chasseurs de Thierville-sur-Meuse sont décédés lorsque leur véhicule blindé léger a été touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

L’Armée de Terre adresse ses plus sincères condoléances à leur famille, à leurs proches et à leurs camarades.

Brigadier-chef Tanerii Mauri


Né le 26 mai 1992 à Papeete (Tahiti), le brigadier-chef Tanerii MAURI a rejoint le 1er régiment de chasseurs à Thierville-sur-Meuse le 4 juin 2013.

Engagé le 2 août 2011 au sein du régiment d’infanterie de marine du Pacifique – Polynésie, il demande par la suite son affectation au 1er régiment de chasseurs. Particulièrement motivé par le métier des armes, il démontre d’emblée d’excellentes aptitudes, et un comportement remarquable pour lequel il est félicité en 2014. Toujours volontaire, il est engagé sur le territoire national dans le cadre de l’opération Sentinelle en 2016. Il est ensuite déployé en mai 2017 aux Émirats Arabes Unis au sein de l’escadron blindé du 5e régiment de cuirassiers. Capitalisant sur une riche expérience, il est déployé en République de Côte d’Ivoire d’octobre 2018 à février 2019 en qualité de pilote de véhicule blindé léger (VBL).

Il est projeté au Mali le 15 novembre 2020 dans le cadre de l’opération « BARKHANE » au sein du groupement tactique désert Lamy en tant qu’adjoint chef de patrouille. Le 28 décembre 2020, au cours d’une mission d’escorte de convoi, le brigadier-chef Tanerii MAURI est décédé dans la région de HOMBORI lorsque son véhicule blindé léger est touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.
Décoré de la médaille de la Défense nationale avec échelon « bronze » le 1er janvier 2012, de la médaille de la protection militaire du territoire en 2016 et de la médaille Outre-Mer avec agrafes Moyen-Orient en 2017 et Sahel en 2018, le brigadier-chef Tanerii MAURI était célibataire et sans enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.

 

1re classe Dorian Issakhanian


Né le 3 avril 1997 à Périgueux, le chasseur de 1re classe Dorian ISSAKHANIAN a accompli toute sa carrière au sein du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse.

Engagé le 4 décembre 2018 au sein du 1er régiment de chasseurs, il se distingue immédiatement par sa combativité et son excellent état d’esprit lors de sa formation générale initiale. Affecté au 2e escadron comme tireur blindé, il est élevé à la distinction de chasseur de 1re classe le 4 juin 2019.

Enthousiaste et toujours volontaire, il est projeté au Mali le 15 novembre 2020 dans le cadre de l’opération « BARKHANE » au sein du groupement tactique désert Lamy en tant que tireur anti-char. Le 28 décembre 2020, au cours d’une mission d’escorte de convoi, le chasseur de 1re classe Dorian ISSAKHANIAN est décédé dans la région de HOMBORI lorsque son véhicule blindé léger est touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

Décoré de la médaille de la Défense nationale avec échelon « bronze » le 1er janvier 2020, le chasseur de 1ère classe Dorian ISSAKHANIAN était célibataire et sans enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.
 

1re classe Quentin Pauchet


Né le 16 mai 1999 à Doullens, le chasseur de 1re classe Quentin PAUCHET a accompli toute sa carrière au sein du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse.

Engagé le 2 octobre 2018, il se distingue par son allant lors de sa formation initiale et fait preuve d’emblée d’un très fort potentiel. Affecté au 2e escadron comme tireur blindé, il est élevé à la distinction de chasseur de 1ère classe le 3 avril 2019.

Toujours motivé, il réussit brillamment sa formation générale élémentaire et cherche en permanence à se surpasser. Il accède alors à la fonction de pilote blindé le 15 juillet 2019.

Animé du plus bel état d’esprit, il est projeté au Mali le 24 novembre 2020 dans le cadre de l’opération « BARKHANE » au sein du groupement tactique désert Lamy en tant que pilote de véhicule blindé léger (VBL). Le 28 décembre 2020, au cours d’une mission d’escorte de convoi, le chasseur de 1ère classe Quentin PAUCHET est décédé dans la région de HOMBORI lorsque son véhicule blindé léger est touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

Décoré de la médaille de la Défense nationale avec échelon « bronze » le 1er janvier 2020, le chasseur de 1ère classe Quentin PAUCHET était célibataire et sans enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.

Barkhane : décès du sergent Yvonne HUYNH et du brigadier Loic RISSER du 2e régiment de hussards

Lundi, 04 Janvier 2021 13:53

https://www.defense.gouv.fr/

Engagés dans le cadre de l'opération Barkhane, ils sont décédés dans la région de Ménaka suite à l'explosion d'un engin explosif improvisé sur leur véhicule blindé léger.

 

Biographie du sergent Yvonne HUYNH

Née le 18 avril 1987 à Trappes (Yvelines), le sergent Yvonne HUYNH a rejoint le 2e régiment de hussards stationné à Haguenau le 1er août 2017.

Après avoir servi sept mois en tant que réserviste au sein du 5e régiment du génie, elle s’engage le 7 novembre 2006 au sein du 3e régiment d’artillerie de marine. Elle est projetée au Tchad, en 2007, dans le cadre de l’opération EPERVIER, mission pour laquelle elle est récompensée d’un témoignage de satisfaction. Après un séjour de 2014 à 2017 à la Réunion, en tant que chef de groupe au sein du régiment du service militaire adapté, elle est affectée à sa demande, après avoir passé avec succès les tests de sélection, au 2e régiment de hussards pour servir en tant qu’équipier appui recueil au sein d’une équipe de recueil de l’information. Déterminée et particulièrement travailleuse, elle est promue sergent le 1er août 2018, pour ses excellentes dispositions et ses qualités militaires. Déployée en 2019 au Mali dans sa spécialité, elle accomplit une très belle mission.

Elle est projetée au Mali le 24 septembre 2020 dans le cadre de l’opération BARKHANE. Le 2 janvier 2021, le sergent Yvonne HUYNH est décédée dans la région de Ménaka lorsque le véhicule blindé léger, dont elle était chef de bord, est touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

Décorée de la médaille de la Défense nationale échelon « or » en 2018, de la médaille de la protection militaire du territoire, de la médaille Outre-Mer avec agrafes Tchad et Sahel en 2019, le sergent Yvonne HUYNH était mère d’un jeune garçon.

Elle est morte pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.



Biographie du brigadier Loïc RISSER

Né le 24 novembre 1996 à Saint-Louis (Haut-Rhin), le brigadier Loïc RISSER sert au 2e régiment de hussards de Haguenau depuis le 5 avril 2016.

Particulièrement motivé par le métier des armes et la recherche humaine, il démontre d’emblée un grand investissement dans l’accomplissement des missions qui lui sont confiées et un esprit particulièrement curieux. Excellent camarade et toujours volontaire, il est engagé sur le territoire national dans le cadre de l’opération SENTINELLE en 2017, mission pour laquelle il est félicité. Capitalisant déjà une riche expérience opérationnelle, il est déployé à trois reprises au Mali dans le cadre de l’opération BARKHANE, en 2018, en 2019 et depuis l’automne 2020 en tant qu’observateur en patrouille.

Il est projeté au Mali le 11 novembre 2020, dans le cadre de l’opération BARKHANE. Le 2 janvier 2021, le brigadier Loïc RISSER est décédé dans la région de Ménaka lorsque son véhicule blindé léger est touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé.

Décoré de la médaille de la Défense nationale échelon « bronze » en 2018, de la médaille Outre-Mer avec agrafe Sahel en 2018, de la médaille de la protection militaire du territoire en 2019, le brigadier Loïc RISSER était célibataire et sans enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.

Décès du dernier calédonien du Bataillon du Pacifique

Mardi, 05 Janvier 2021 09:12

http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/
 

Louis Kasni Warti avait 101 ans. Il est décédé dimanche dans l’Essonne, où il vivait avec son épouse. Né le 1er novembre 1919 à Nouméa, d’origine javanaise, il s’engage au printemps 1940 en Nouvelle-Calédonie au sein du Bataillon d’infanterie coloniale puis se rallie au général de Gaulle et part, en 1943, pour la Libye. Il servira ensuite au sein du Bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique. Une unité formée de Polynésiens, de Néo-Hébridais et de Calédoniens. Ceux-ci seront engagés dans la campagne d’Afrique au sein de la 1ère Brigade française libre du général Koenig. Louis Kasni Warti sera blessé en Italie en mai 1944 par un tir de mortier. Il sera toutefois du débarquement de Provence et des combats pour la Libération de la France. Retourné en Calédonie, il reviendra rapidement en métropole et s’y établira. En 2010, il avait reçu la Légion d’honneur.

L'Ancien Combattant du Ministère de l'Intérieur N° 33

Mardi, 05 Janvier 2021 08:23

Le nom du père - LE SOUVENIR FRANÇAIS

Lundi, 04 Janvier 2021 14:13

Espérer pour la France

Jeudi, 21 Janvier 2021 19:05

https://www.lesbelleslettres.com/

C’est l’un des derniers compagnons de la Libération qui témoigne dans cet ouvrage. « Je vais avoir besoin de vous », dit simplement le général de Gaulle au jeune Hubert Germain lorsque celui-ci arrive en Angleterre en juin 1940, parmi les premiers Français libres. Hubert Germain a 19 ans, sera chevalier de la Légion d’Honneur à 21, Compagnon de la Libération deux ans plus tard : « Quand vous êtes reçu comme Compagnon, c’est comme si la foudre vous tombait dessus » résume-t-il. Légionnaire de la mythique 13e DBLE, Hubert Germain combat à Bir Hakeim, El Alamein, en Italie où il est blessé, puis durant toute la campagne de libération de la France. Il sera aussi maire, député puis ministre de Georges Pompidou. « Vous m’emmerdez avec Germain ! », rétorque le général de Gaulle alors qu’on le presse, vingt ans plus tard, d’écouter celui qu’on a envoyé rencontrer les émissaires des généraux putschistes d’Alger. Hubert Germain pardonne tout à celui qu’il considère comme son deuxième père.


À cent ans, Hubert Germain n’a jamais cessé de résister. « Quand le dernier d’entre nous sera mort, la flamme s’éteindra. Mais il restera toujours des braises. Et il faut aujourd’hui en France des braises ardentes ! » C’est le message que veut laisser Hubert Germain dans ce témoignage inédit, recueilli par Marc Leroy. Le siècle y défile, de l’inacceptable défaite de 1940 pour ce fils d’officier supérieur, à la mort du général de Gaulle – « l’enterrement d’un grand prince médiéval d’occident » – jusqu’aux épreuves vécues par la France aujourd’hui.

L'équilibre est un courage

Jeudi, 14 Janvier 2021 08:49

https://www.fayard.fr/

S’inspirant de sa carrière militaire comme des multiples rencontres que lui ont valu le succès de ses précédents livres, le général de Villiers dresse le portrait sans ambiguïté d’une France divisée, déboussolée, dépourvue de vision d’avenir dans un monde instable. Les Français ressentent à l’unisson qu’ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d’un équilibre entre ceux qui exercent l’autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C’est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l’unité et de l’espérance. Il y a urgence.

« À la fin d’une conférence, une femme d’une cinquantaine d’années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu’elle a peur. “Peur pour samedi prochain.” Son mari, Gilet jaune convaincu, prévoit d’aller manifester à Paris. Or l'unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l’ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre ? À cet instant, j’ai ressenti le déchirement qui s’opère dans notre nation, l’impérieuse nécessité d’une véritable réconciliation nationale. »

Après ses deux premiers livres, Servir et Qu’est-ce qu’un chef ?, le général Pierre de Villiers a pris le temps d’une plongée passionnante dans la France, celle des Gilets jaunes, des habitants des villes et des banlieues. Il y a vu une nation profondément divisée et menacée par ses tensions internes, mais aussi par les ruptures d’un monde instable et dangereux. Il y a rencontré des femmes et des hommes entre angoisse et envie de s’en sortir. L’union nationale ne va plus de soi. Les Français ressentent à l’unisson qu’ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d’un équilibre entre ceux qui exercent l’autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C’est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l’unité et de l’espérance. Il y a urgence.

La Lune est claire

Lundi, 04 Janvier 2021 12:58

https://www.lesbelleslettres.com/

Ils sont neuf officiers de la Légion étrangère à avoir pris la plume pour raconter la dernière décennie de combat de cette unité de légende. Pour la première fois, le lecteur accompagne les hommes au képi blanc en Afghanistan, en Guyane, en République centrafricaine, au Mali. « Monsieur légionnaire » était partout où la France a décidé de se battre. De l’entraînement aux combats les plus âpres, c’est le quotidien de ces hommes venus du monde entier pour servir une autre patrie que la leur qui est retracé ici, au plus près du terrain.
Durant ces dix dernières années, certains d’entre eux ont eu rendez-vous avec la mort. Ils venaient du Népal, de Serbie, d’Afrique du Sud, de Slovaquie souvent avec une certaine idée de la France mais surtout attirés par le mythe de cette troupe unique au monde, sa devise – honneur et fidélité – et aussi le « baroud » que célèbre leur chant « La lune est claire ». C’est à eux que leurs camarades légionnaires ont voulu rendre hommage en écrivant ce livre.

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