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Histoire. La Minerve, ce sous-marin construit à Nantes

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Publié le 22/07/2019

La « Minerve », sous-marin d’attaque de la classe des « Daphné », sur la Loire en 1962.

La « Minerve », sous-marin d’attaque de la classe des « Daphné », sur la Loire en 1962. | MAISON DES HOMMES ET DES TECHNIQUES

La Minerve, disparue depuis un demi-siècle, a été retrouvée dimanche soir. Le sous-marin avait été construit par les chantiers Dubigeon, à Nantes.

Il y a cinquante et une années, la Minerve sombrait dans les profondeurs de la Méditerranée, en quatre minutes. À son bord, 52 marins disparus. Dimanche soir, l’épave a été retrouvée à 45 kilomètres de Toulon, par environ 2 400 mètres de fond. Une nouvelle campagne de recherches sur plusieurs centaines de kilomètres carrés avait débuté début juillet. Parmi les nombreux moyens technologiques engagés, c’est le navire américain Seabed Constructor, arrivé sur le site mardi dernier, qui a localisé l’épave.

Un chantier nantais

Le sous-marin a été construit sur les berges de la Loire, au sud ouest de Nantes, dans les années 1960. La famille de constructeurs nantais Dubigeon était implantée dans la commune de Chantenay depuis le milieu du XIXe siècle. Elle possède alors trois sites de constructions (Chantenay, Chézine, et la prairie des Ducs sur l’Île de Nantes), et emploie plusieurs milliers d’hommes. Ce sont eux qui ont été choisis pour construire trois des onze sous-marins d’attaque commandés par la Marine française. Parmi eux, la Minerve. Le monstre marin de 58 mètres de long et de plus de 800 tonnes sera mis sur cale à Chatenay, en mai 1958, et immergé pour la première fois dans la Loire, quatre années plus tard, le 19 juin 1962.

Le 27 janvier 1968, le choc du naufrage ébranle l’atelier. Les ouvriers témoignaient en février 2019, « Évidemment que ça marque, que ça fait quelque chose ! » se souvient Jean Peneau, qui travaillait comme charpentier fer à la finition. « Je me rappelle très bien que c’était la consternation la plus totale pour les ouvriers », renchérit Viviane Grellou, dont le père Glibert, avait œuvré à la fabrication du sous-marin.


Les 52 membres d’équipage du « Minerve », en 1965. | AFP

Des questions en suspens

L’épave n’a pas livré tous ses mystères. Parmi les interrogations, les causes de l’accident sont toujours inconnues. Plusieurs hypothèses ont fleuri, parmi lesquelles une avarie de gouvernail, ou une collision avec un élément extérieur.

En ce qui concerne l’exploitation de l’épave, le directeur du Sirpa Marine, Eric Lavault est clair, « À ce stade, on n’envisage pas de remonter les débris, d’abord et avant tout parce que c’est un sanctuaire ». Hervé Fauve, le fils du commandant du navire, André Fauve, est du même avis, « Cette épave doit rester où elle est, c’est un mausolée sous-marin. »

La Minerve était le seul sous-marin disparu depuis la Seconde Guerre mondiale, à ne jamais avoir été retrouvé.


Le sous-marin la « Minerve », lors de son lancement par les chantiers Dubigeon. | MAISON DES HOMMES ET DES TECHNIQUES

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