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2018

Jean-Marie Assier récompensé pour ses quarante ans d’engagement bénévole

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Publié le 05/10/2018
Jean-Marie Assier.
Jean-Marie Assier.
 

Jean Marie Assier, porte-drapeau des anciens combattants de Juvignac, est détenteur d’un record de longévité, étant assidu à ce poste depuis prés de quarante ans. Conscient de l’engagement exceptionnel de ce bénévole, toujours présent par tous les temps aux cérémonies patriotiques, tant dans la commune que dans la région, Paul Batut, président de la section locale des anciens combattants, a souhaité faire reconnaître les mérites de son compagnon au niveau national du mouvement. C’est ainsi que Michel Cottignies, président départemental, a présenté son dossier à la direction nationale qui a décidé de lui décerner la médaille d’Honneur, échelon or, de l’UNC.

La médaille lui sera remise le 20 octobre prochain, à l’occasion de la journée du centenaire de l’UNC, organisée à Montpellier. À 82 ans, le récipiendaire peut faire valoir un parcours de militaire commencé comme appelé en Algérie, où il a été blessé au cours d’opérations.

Il a reçu la médaille militaire, avec citation à l’ordre de l’Armée pour ce fait. Très impliqué au sein des mouvements patriotiques, il occupe les fonctions de secrétaire de section, tout en portant avec fierté le drapeau tricolore des médaillés militaires et de l’UNC lors des cérémonies. Pour cela, il est aussi reconnu par l’Association nationale des porte-drapeaux, qui lui remettra prochainement la médaille d’argent pour les services rendus.

Il aura l’occasion d’évoquer ses souvenirs lors du moment de convivialité organisé par ses amis pour fêter sa médaille.

Violences au lycée militaire : les raisons d'une dérive

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Publié le 31/03/2018

 
L'ancien directeur des ressources humaines de l'armée de Terre explique les raisons qui poussent certains élèves à dériver vers le sexisme, le sectarisme et la misogynie.Propos recueillis par Jean Guisnel.
 

L'armée de Terre et la ministre Florence Parly maintiennent le profil bas après les dérives sexistes extrémistes au lycée militaire de Saint-Cyr-l'École, révélées par Libération le 23 mars. Aucune sanction n'a été annoncée, le couvercle a été posé sur la marmite. Pas de vagues, tel est le mot d'ordre. Au risque de donner de la pertinence au sobriquet de « grande muette » ! Quand on pose en privé des questions aux hiérarques, les réponses sont souvent semblables, rivalisant d'indulgence et de compréhension : « Il faut bien que jeunesse passe. » Ou : « N'exagérons pas quand même, ce n'est pas si grave ! » Ou encore : « Il ne faut pas surréagir. » Dans la réalité, ces réactions ne traduisent pas seulement une forme de mansuétude, mais surtout la crainte que le prestigieux statut des classes préparatoires au sein des lycées militaires soit remis en cause. Après le général Philippe Chalmel, auteur d'un rapport sur le sujet, l'ancien directeur des ressources humaines de l'armée de terre, le général de corps d'armée Philippe Renard, analyse le phénomène pour Le Point.

Le Point : Vous avez été jusqu'en 2012 directeur des ressources humaines de l'armée de terre. Avez-vous été étonné par les événements au lycée militaire de Saint-Cyr-l'École, rapportés par Libération ?

Philippe Renard : Je n'ai pas été vraiment étonné. C'est un phénomène récurrent que j'avais l'habitude de comparer à un cancer. Dans un lycée militaire, une cellule maligne qui n'a pas été décelée à temps peut se mettre à métastaser. J'ai été confronté en 2011 à un phénomène de ce type, précisément au prytanée militaire de La Flèche, avec des mécanismes similaires à ceux qui ont été relevés à Saint-Cyr-l'École et qui ne sont sans doute pas contestables. Il s'agissait comme dans la plupart des cas d'un tout petit groupe avec un leader charismatique, qui s'appropriait de manière complètement fantasmée et idéalisée les vraies et belles traditions que l'armée de terre cherche à inculquer : l'honneur, le courage, le désintéressement, l'ouverture aux autres, la camaraderie, l'esprit de sacrifice, l'esprit de corps, etc. Ils transforment ces valeurs à leur sauce et s'attirent des suiveurs qui s'agrègent soit par adhésion idéologique, soit par commodité, soit par effet de groupe.

Comment expliquez-vous ces déviations ?

Les valeurs positives que j'évoquais relèvent d'une transmission soigneusement encadrée et contrôlée par le commandement à travers le cérémonial militaire, la discipline, les règlements, la culture militaire, entre autres. Pour autant, le cœur même de ces valeurs, consubstantielles à l'état militaire, porte également en lui de vrais risques pour certains esprits déviants. Par défiance vis-à-vis du commandement, ils dénaturent les « bonnes traditions » pour se forger un arsenal de « pseudo tradis » portant en germe des dangers manifestes. C'est ainsi qu'on assiste régulièrement à des dérives d'ordre sectaire, faisant naître un système de caste, où l'exclusion, le rejet, l'ostracisme et le sexisme servent de socle de valeurs à la communauté qui s'y rallie. Dans la période de la post-adolescence durant laquelle les personnalités se forgent, certaines grandes gueules, très souvent élèves médiocres par ailleurs, prennent l'ascendant sur les autres, séduits par une idéologie magnifiée qui serait, à les croire, « non polluée » par les directives du commandement qu'ils contestent. Ceci facilite l'émergence en sous-main d'une hiérarchie parallèle. Tout se passe dans les interstices de liberté qu'offre un internat, durant la nuit, ou dans les jardins comme à La Flèche, ou bien chez untel durant un week-end.

Comment y répondre ?

La première condition, c'est de détecter ces dérives à temps. Ce n'est pas facile, car ces groupes maîtrisent à la perfection la pression psychologique qu'ils mettent en place hors de la vue de l'encadrement. Parfois brutalement, toujours clandestinement, le groupe qui se perçoit comme une « caste dominante » impose la loi du silence dans un climat de peur collective, inhibant les résistances par crainte des représailles. Ces jeunes qui s'imaginent messianiques jouent de la menace et du harcèlement et tiennent souvent longtemps, jusqu'à ce que la parole se libère et que le clash se produise comme l'accusation de viol qui avait ébranlé La Flèche en 2011. Nous avions alors pris des sanctions très lourdes, avec le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Elrick Irastorza. Nous avions en particulier décidé une mesure inédite, à savoir fermer la corniche [classe préparatoire, NDLR] Lettres du prytanée, de manière à couper le lien de la transmission malsaine entre les « anciens » et les nouveaux élèves du lycée.

Les jeunes ainsi sanctionnés avaient-ils conservé une possibilité de rejoindre l'armée de terre ?

C'est là qu'il faut être très vigilant et en tant que directeur des ressources humaines, je me suis attaché à conduire un suivi attentif des personnes concernées. Le concours d'entrée à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr est commun à plusieurs grandes écoles, laissant libres de s'inscrire tous les candidats remplissant les conditions. Exclu d'un lycée militaire, un élève peut partir dans une classe préparatoire civile et évidemment revenir par voie de concours.

Pourquoi ces dérives se cristallisent-elles sur la présence des jeunes femmes ?

Cette réalité focalise le sectarisme de ces minorités qui, dès les premières années de mixité des promotions de l'ESM de Saint-Cyr, au début des années 1980, ont contesté le bien-fondé de cette féminisation. De petits groupes d'exaltés souvent mythomanes, pleins de certitudes et de morgue, ont décrété que les femmes n'avaient pas leur place dans les armées au nom d'une idéalisation quasi mystique du soldat et du héros destiné à mourir au combat. Ces individus, à la culture militaire souvent indigente, se caractérisent par un sens du jugement aveuglé par leurs certitudes et, surtout, par une ignorance profonde du rôle et de la place des femmes dans le fonctionnement de nos armées. Hermétiques à la logique de compétences et de complémentarité des aptitudes, ils ignorent bien souvent le rôle-clé joué par le recrutement féminin dans de nombreuses spécialités pour lesquelles elles excellent tout autant que les hommes (appuis, soutiens, logistique, renseignement, états-majors, communication, transmissions, administration, etc.), sans occulter certaines femmes au tempérament de leaders qui réussissent aussi dans des unités plus traditionnellement vouées au combat. La seule logique des sectaires misogynes est en réalité celle de la concurrence : plutôt que d'accepter leur médiocrité, ils rejettent sur la réussite des filles les causes de leurs propres échecs dans la compétition pour l'admission en Écoles ou, plus tard, les parcours de carrière. Ils sont convaincus, complètement à tort, que les filles bénéficient de critères de sélection moindres et d'une politique de gestion avantageuse et protégée.

Quelle doit être aujourd'hui l'attitude du commandement ?

Dans les lycées militaires, il s'agit d'éduquer et de combattre ces préjugés d'un autre temps. Nous y formons les futurs chefs militaires à la réalité des responsabilités qu'ils exerceront comme officiers, à savoir le commandement de communautés d'hommes et de femmes issues de toutes les couches sociales, de toutes les races et de toutes les religions, de toutes les cultures, qu'ils devront intégrer, former, souder, et préparer aux exigences du métier des armes. Il est clair, comme le dit la ministre des Armées Florence Parly, qu'il ne faut accepter aucune dérive de comportement et que la plus extrême sévérité s'impose pour éradiquer des pratiques inacceptables. Le combat doit être permanent et l'effort doit être constant, car l'expérience montre, hélas, qu'avec le renouvellement des générations et le manque de maturité des élèves au sortir du lycée, le risque de résurgence de pratiques interdites est toujours latent. Et d'autant plus que certains trouvent dans l'opposition directe au commandement une légitimité idéologique clandestine qui flatte leurs ego et leur goût pour la domination des autres. Ces profils n'ont évidemment pas leur place dans nos formations. Ne soyons pas trop pessimistes : le long combat mené contre les bizutages clandestins et les mesures radicales de fermetures de classes préparatoires ont atténué ces phénomènes, comme le rapportent les différentes enquêtes de commandement menées par l'Inspection générale des armées.

On fait souvent au commandement le procès de n'avoir pas suffisamment pris ce problème en considération. Qu'en pensez-vous ?

Je connais ce reproche d'immobilisme, de laxisme ou de complaisance fait à la hiérarchie. À chaque incident majeur, les enquêtes du commandement révèlent le même processus lié aux différents niveaux hiérarchiques impliqués. Souvent l'encadrement de contact pense pouvoir gérer à son niveau, à bas niveau de bruit, sans doute pour se préserver des réactions hiérarchiques supérieures et par crainte des conséquences disciplinaires (sanctions, notations). Cette frilosité coupable, ajoutée à la loi du silence, retarde la mise en lumière des débordements ou des dérives. C'est ce qui pousse presque chaque fois les victimes à contourner la voie hiérarchique, car elles savent que lorsque les réactions tombent « du haut », elles sont d'une grande sévérité, allant jusqu'à la relève anticipée du chef de corps. J'observe aussi que le ministère est de longue date vigilant sur ces problèmes.

Quel est l'avenir des lycées militaires ?

Ils doivent rester un creuset des valeurs qui font la force et le renom de nos armées, comme l'a tragiquement et héroïquement démontré le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, ancien du Lycée militaire de Saint-Cyr. Néanmoins, ceux qui véhiculent l'idéologie sexiste et les idées misogynes rapportées par Libération doivent être convaincus que, s'ils ne changent pas de comportement, ils sont condamnés à de cinglants échecs dans leur parcours professionnel face à des sous-officiers ou des militaires du rang hommes et femmes, expérimentés, aguerris et épris de justice et de considération. Pour les meneurs, seule l'exclusion à la première faute est de nature à faire cesser dans la durée les dérives malsaines.

Ne pas oublier nos soldats tués en opérations extérieures

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http://www.liberation-champagne.fr/
Publié le 31/03/2018

Mailly-le-Camp.Une chapelle ardente érigée à Sarajevo a été transférée au camp de Mailly lorsque le conflit dans les Balkans a pris fin. Il honore les soldats morts en Opex depuis 1963.

Situé près du terrain d’entraînement du Centac, le mémorial dresse la liste des soldats morts lors des opérations extérieures depuis 1963.

Situé près du terrain d’entraînement du Centac, le mémorial dresse la liste des soldats morts lors des opérations extérieures depuis 1963.

Sur les lisières du terrain de manœuvres du centre d’entraînement au combat (Centac) – 1er bataillon de chasseurs, à Mailly-le-Camp, flotte, depuis juillet 2013, le drapeau tricolore.

Sur une zone régulièrement battue par les vents, près du centre opérationnel Centaure, centre névralgique des préparations opérationnelles interarmes, il marque la présence d’un lieu de mémoire consacré aux militaires des forces terrestres morts pour la France après 1963.

Montpellier : un hommage rendu aux victimes des attentats dans l'Aude

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http://www.lagazettedemontpellier.fr/
Publié le jeudi 29 mars 2018

Montpellier : un hommage rendu aux victimes des attentats dans l'Aude

Le maire de Montpellier Philippe Saurel © C. V.

Ce jeudi 28 mars, à 16h30, Jean-Valéry Lettermann, commandant-adjoint de la région de gendarmerie d'Occitanie, Pierre Pouëssel, préfet de l'Hérault, et Philippe Saurel, maire de Montpellier, ont rendu hommage aux victimes des attentats de Carcassonne et de Trèbes. La cérémonie s'est déroulée au Monument aux morts de toutes les guerres, place de la Légion d'Honneur, sur l'Esplanade Charles-de-Gaulle.

"Vendredi dernier, quatre de nos concitoyens, Hervé Sosna, Jean Mazières, Christian Medves et le colonel Arnaud Beltrame sont tombés sous les coups d'une idéologie absurde et nihiliste", a déclaré Jean-Valéry Lettermann, avant de laisser place au maire de Montpellier.

"J'ai souhaité que par notre présence, nous témoignons de la tristesse de la ville et de sa métropole", a souligné l'édile. "Tristesse devant des actes indescriptibles, qui plongent le pays dans l'angoisse, dans le doute. Et qui vont à contrario du bien vivre ensemble et de la cohésion sociale".

Près de 300 personnes

"Oui, le colonel Beltrame est tombé en héros, en sacrifiant sa vie pour sauver celle d'une citoyenne innocente", a déclaré le préfet de l'Hérault. "Comme l'a dit hier le président de la République, accepter de mourir pour que vivent des innocents, tel est le cœur de l'engagement du soldat".

Près de 300 personnes ont assisté à cet hommage. Une cérémonie qui a rassemblé, entre autre, des représentants du département et de la région, des associations d'anciens combattants, et différents corps de sécurité. La cérémonie s'est achevée vers 17h, après un dépôt de gerbes.

Christian Medves, Hervé Sosna, Jean Mazières et le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s'est livré à Radouane Lakdim pour libérer une otage, ont perdu la vie suite aux attaques terroristes du 23 mars dernier.

Hommage national : « Le nom d’Arnaud Beltrame est devenu celui de l’héroïsme français »

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28.03.2018

Le président Emmanuel Macron a prononcé en fin de matinée l’éloge funèbre du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, assassiné vendredi à Trèbes, dans l’Aude.

Passage devant le Panthéon, éloge funèbre aux Invalides et élévation au grade de commandeur de la Légion d’honneur : la France a rendu un hommage national, mercredi 28 mars, au gendarme Arnaud Beltrame, « héros » des attentats dans l’Aude. Le président Emmanuel Macron a salué « l’esprit français de résistance » du lieutenant-colonel, tué dans l’attaque djihadiste de vendredi.

Lire aussi : Hommage à Arnaud Beltrame : Emmanuel Macron a salué un homme « droit, lucide et brave »

  • Ce qu’il faut retenir du discours d’Emmanuel Macron

Le président a d’abord loué le courage d’Arnaud Beltrame, mort des suites de ses blessures après s’être substitué à une otage dans un supermarché à Trèbes, le 23 mars :

« Le lieutenant-colonel avait démontré par son parcours exceptionnel que cette grandeur parcourait ses veines. […] A cet instant toutefois, d’autres, même parmi les braves, auraient peut-être transigé. Mais le lieutenant-colonel Beltrame a pris une décision qui n’était pas seulement celle du sacrifice, mais celle, d’abord, de la fidélité à soi-même, à ses valeurs, à tout ce qu’il avait toujours été et voulu être.
Dès que nous avons appris son geste, nous tous avons tremblé d’un frisson singulier. L’un d’entre nous venait de se dresser, droit, lucide et brave. Il faisait face à la folie meurtrière, à la haine. Et avec lui surgissait l’esprit de résistance des Français.
Ce geste convoqua dans nos mémoires les figures de Jean Moulin […] des héros anonymes de Verdun […], de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui, un jour, avaient décidé que la France, la liberté France, la fraternité France ne survivraient qu’au prix de leur vie et que cela en valait la peine. »

Portrait : Le gendarme Arnaud Beltrame, « un mec bien, humain avec ses troupes »

Emmanuel Macron lors de l’hommage national à Arnaud Beltrame, aux Invalides, le 28 mars.

Emmanuel Macron a salué le travail des forces armées françaises, avant d’appeler « chaque citoyen » à « un regain de vigilance et de civisme » pour combattre « l’islamisme souterrain, un ennemi insidieux ». L’organisation djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué les attentats de Trèbes et Carcassonne perpétrés par Radouane Lakdim.

Le président français a également associé la figure de l’octogénaire juive Mireille Knoll, assassinée à Paris, à l’hommage à Arnaud Beltrame, estimant qu’elle avait été victime du même « obscurantisme barbare » :

« L’obscurantisme barbare (…) nie la valeur que nous donnons à la vie, valeur niée par le terroriste de Trèbes, valeur niée par le meurtrier de Mireille Knoll, qui a assassiné une femme innocente et vulnérable parce qu’elle était juive et qui ainsi a profané nos valeurs sacrées et notre mémoire. »

Si ces attentats constituent « une nouvelle épreuve » pour le peuple français, celui-ci la surmontera, comme il en a déjà surmonté beaucoup d’autres, a-t-il assuré.

« Nous l’emporterons grâce au calme et à la résilience des Français, peuple rompu aux morsures de l’histoire, comme si souvent, l’a montré notre longue et belle histoire. […] Nous l’emporterons par la cohésion d’une nation rassemblée. »

Décryptage : Qu’est-ce qu’un hommage national ?

  • Du Panthéon aux Invalides

L’hommage national, auquel ont été conviées les familles des trois autres victimes de l’assaillant Radouane Lakdim, a débuté vers 10 heures au Panthéon, à Paris, d’où est parti le cortège funéraire.

Escorté par huit motards de la garde républicaine, celui-ci a rejoint l’Hôtel des Invalides où s’est tenue la cérémonie, en présence notamment de 200 « frères d’armes » d’Arnaud Beltrame, de l’ensemble du gouvernement et des maires de Trèbes et Carcassonne. Fait rare, le grand bourdon – la plus grosse cloche – de la cathédrale Notre-Dame a sonné pendant le parcours.

Une minute de silence a également été observée à 10 heures dans toutes les gendarmeries, commissariats et préfectures du pays, et les drapeaux ont été mis en berne sur les bâtiments et édifices publics. Dans les établissements scolaires, le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a demandé « un moment de recueillement », accompagné d’un temps d’échange entre professeurs et élèves.

A l’issue de l’éloge funèbre, Emmanuel Macron a procédé à l’élévation directe du colonel Beltrame au rang de commandeur de la Légion d’honneur, alors que la garde républicaine interprétait Aux morts.

La Garde Républicaine interprète "Aux morts" (l'hommage aux morts de la gendarmerie) avant une minute de silence, p… https://t.co/STIM2Jrt2E

— CBouanchaud (@Cécile Bouanchaud)

L'Assemblée nationale vote le projet de loi de Programmation militaire 2019-2025

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Par Challenges.fr le 27.03.2018
 
L'Assemblée nationale a largement adopté mardi, par 389 voix contre 37, le projet de loi de Programmation militaire 2019-2025, qui prévoit notamment un effort substantiel pour que la France porte ses dépenses de défense à 2% du PIB.

L'Assemblée nationale a largement adopté mardi en première lecture, par 389 voix contre 37, avec 137 abstentions, le projet de loi de Programmation militaire 2019-2025, qui prévoit notamment un effort substantiel pour que la France porte ses dépenses de défense à 2% du PIB.

Pour "réparer et préparer", autrement dit régénérer les hommes et moderniser les équipements en préparant l'avenir, la défense doit bénéficier de 295 milliards d'euros sur ces sept ans.

La majorité, appuyée par l'UDI-Agir-Indépendants qui "préfère voir le verre aux trois quarts plein qu'au quart vide" dans cette "loi de reconquête", a soutenu cette "remontée en puissance historique".

"Les armées, qui ont su incroyablement se réformer, s'adapter, ont été soumises depuis de nombreuses années à des moyens financiers et des effectifs en très forte contraction" et "la situation ne pouvait plus durer" dans un monde aux équilibres modifiés, entre terrorisme et "retour en force des Etats-puissances", a plaidé Philippe Chalumeau pour LREM.

Et, en Europe, il est "crucial d'envoyer le message à nos partenaires d'une France qui prend ses responsabilités", pour Fabien Lainé (MoDem).

Malgré le partage des objectifs, LR a choisi une "abstention responsable", mettant en cause un "trompe-l'oeil" sur les 2%, l'impact des opérations extérieures voire du Service national universel malgré les assurances de la ministre des Armées. "Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup", a lâché Charles de la Verpillière, citant, "une fois n'est pas coutume", la socialiste Martine Aubry.

A gauche, les socialistes, satisfaits de la "volonté affichée" et de certains amendements, se sont aussi abstenus face à des "incertitudes" et ont espéré des annonces traduites "en actes".

Insoumis et communistes ont voté contre, au nom de profondes "divergences" stratégiques martelées jusqu'au bout, notamment sur l'Otan, vue comme un outil de "l'impérialisme américain", ou l'Europe de la défense, "chimère".

"Cette loi de programmation est celle du vieux monde", a clamé Alexis Corbière (LFI), exprimant un "désaccord avec cette vision manichéenne héritée de la Guerre froide". André Chassaigne (PCF) a aussi critiqué "le choix de la dissuasion nucléaire", trop onéreuse à ses yeux, plaidant pour la lutte contre la prolifération.

Le "large" vote a néanmoins été salué dans l'hémicycle par la ministre, Florence Parly, selon laquelle quasiment 27 heures de débats ont permis d'"enrichir" le texte. Sur 328 amendements déposés, 65 ont été adoptés, d'après le décompte lu par le président François de Rugy (LREM).

La trajectoire d'effort budgétaire en deux étapes - une hausse de 1,7 milliard par an jusqu'en 2022, avant des "marches" de 3 milliards par an à partir de 2023 - a cependant suscité des critiques de droite et de gauche.

Ce n'est "pas crédible" et "ce sont vos successeurs qui paieront", a lancé Charles de la Verpillière (LR). "C'est le point le plus problématique", pour Joaquim Pueyo (Nouvelle Gauche). Satisfait de la "sincérité budgétaire" globale, le MoDem a glissé que cette "partie importante de l'effort sur l'après-quinquennat appelle une vigilance collective".

Les pouvoirs de contrôle accordés au Parlement sur l'application de cette loi ont cependant été appréciés sur plusieurs bancs.
(avec AFP)

Défense : « Nos armées doivent acquérir plus rapidement leurs équipements opérationnels »

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27.03.2018
 
Jean-Michel Jacques, vice-président de la commission de la défense à l’Assemblée nationale, dénonce, dans une tribune au « Monde », la lenteur des procédures qui empêche l’acquisition rapide de matériel moderne.

Tribune. Lors de la bataille de Mossoul, Daech utilisait des petits drones piégés pour attaquer nos soldats. Les terroristes jouissaient d’une telle capacité d’adaptation que leurs drones étaient renouvelés deux à trois fois par mois, pour devenir plus meurtriers. Mais pour un régiment français, les procédures d’acquisition de matériel sont si lourdes qu’obtenir un simple drone d’observation peut prendre six mois en procédure accélérée, et jusqu’à trois ans en procédure classique. Un temps déraisonnable face à la réactivité de nos ennemis. C’est insupportable. Il est impératif de raccourcir les délais d’acquisition afin d’assurer la performance de l’équipement de nos soldats et de mieux les protéger.

La loi de programmation militaire 2019-2025 consacre la remontée budgétaire de nos armées. C’est un choix politique fort. Néanmoins, nul ne peut s’enfermer dans une logique strictement budgétaire. A l’heure de la rationalisation des dépenses de l’Etat, l’efficience de chaque euro dépensé doit être maximale. Il faut donc en finir avec les lourdeurs procédurales d’un autre temps qui altèrent la réactivité opérationnelle de nos armées.

Les procédures en vigueur engendrent des surcoûts évitables et une perte de réactivité, non seulement pour les armées mais également pour la Direction générale de l’armement (DGA), qui régit les programmes d’équipement des forces.Une inertie inacceptableLa DGA est essentielle pour notre outil de défense, mais elle doit pouvoir se concentrer sur son cœur de métier : la direction des grands programmes d’armement comme le programme « Scorpion » de modernisation des capacités de combat des groupements tactiques de l’armée de terre. Elle assure notre autonomie stratégique et protège notre industrie de défense. Elle n’est pas une centrale d’achat, mais un véritable maître d’ouvrage pour des programmes complexes.

Aujourd’hui, trop souvent nos soldats manquent d’équipements opérationnels de qualité qui...

Défense : « Les industriels français doivent répondre à l’évolution des réalités opérationnelles des ­armées »

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27.03.2018
 

Pour le chercheur Alexis Nicolay, dans une tribune au « Monde », si l’industrie de l’armement est un fournisseur, elle doit aussi se transformer en prestataire des armées.

POOL / REUTERS

Tribune. Les mots n’ont pas manqué pour qualifier le budget de la défense sur la période 2019-2024, qui devait être voté mardi 27 mars à l’Assemblée nationale avant de poursuivre son parcours législatif. Un effort « colossal » ou « inédit », « la fin de l’érosion des armées », « le début de la régénération des forces » : près de 300 milliards d’euros. Remplacement du porte-avions, renouvellement de la dissuasion, augmentation des effectifs… les idées ne manquent pas pour les mettre à profit.

aujourd’hui, le potentiel militaire répond à des menaces diverses, diffuses, aussi bien hors de nos frontières que sur le territoire national ou dans le cyberespace

Cet effort inédit était nécessaire : les armées ont atteint, et souvent dépassé, les limites de leurs capacités dans un contexte sécuritaire toujours plus instable. Pourtant, au-delà des moyens de remplacer ici ou d’améliorer là, c’est à une rupture majeure que doit faire face l’écosystème de la défense. Alors que s’est déjà largement affirmée, dans des secteurs comme la mobilité ou l’énergie, le concept de service, celui-ci émerge désormais aussi dans le domaine de la défense (en anglais, on parle de defense as a service, « la ­défense comme service »).

Aux fondements de cette émergence, il y a un constat : face à l’évolution des menaces, l’armée d’aujourd’hui agit au moins autant qu’elle se prépare. Il n’en a pas toujours été ainsi. Dans l’entre-deux-guerres, face à la menace allemande, on construit la ligne Maginot. Durant la guerre froide, face aux divisions blindées soviétiques, la France développe le char Leclerc. Les périodes de paix permettaient aux armées de se régénérer en prévision des périodes de crise.

Mais aujourd’hui, le potentiel militaire a vocation à servir quotidiennement. Il répond à des menaces diverses, diffuses, aussi bien hors de nos frontières que sur le territoire national ou dans le cyberespace. La...

Compiègne : le centenaire de l’Armistice au cœur du Paris-Roubaix

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Clawdia Prolongeau @claw_prolongeau| 27 mars 2018

Compiègne. La Reine des classiques prendra son départ de la cité impériale le dimanche 8 avril, avant de passer près de la clairière de Rethondes à l’occasion du centenaire de l’Armistice. LP/Alexis Bisson

Pour commémorer la fin de la Grande Guerre, le peloton passera près de la clairière la clairière de Rethondes, où se trouvait le wagon dans lequel a été signé l’armistice entre les Alliés et l’Allemagne.

La déception d’il y a six mois laisse place à une nouvelle euphorie. En octobre dernier, la cité impériale avait appris avec tristesse qu’elle était rayée du parcours du Tour de France 2018 et qu’elle n’aurait pas ses belles images des coureurs passant près de la clairière de l’Armistice.

C’est finalement le Paris-Roubaix qui les lui offrira. La ville, d’où s’élance l’Enfer du Nord devant plusieurs milliers de personnes depuis 1977, a dévoilé ce mardi toutes les animations prévues pour le week-end de la course, le dimanche 8 avril. Et notamment un passage près de la fameuse clairière, destiné à mettre en avant ce site à Rethondes, où se trouve le wagon dans lequel ont été signés les armistices du 11 novembre 1918 entre la France, ses alliés et l’Allemagne, et du 22 juin 1940 entre la France et le Troisième Reich.

« Il va de soi qu’avec le centenaire de l’armistice, cette année est une édition spéciale », confirme Joël Dupuis de Mery, conseiller municipal en charge des relations avec l’Armée et les Anciens Combattants.

Dans ce contexte exceptionnel, ASO Challenge, l’organisateur de l’événement, a prévu une mise en scène scénarisée à la clairière de l’armistice, près de laquelle les coureurs passeront, et où des « soldats en costume d’époque » les attendront. « On pourrait même envisager une minute de silence », poursuit Joël Dupuis de Mery.

« C’est envisageable », répond Cédric Marsault, à la direction du cyclisme de l’ASO, qui précise que « la veille du passage de la course, la matinée et une partie de l’après-midi seront consacrées à ces commémorations ».

Dans la journée, le trophée sera également exposé à Compiègne et tout le week-end, la ville de Choisy-au-Bac, proche de la clairière, accueillera les visiteurs pour une exposition et une mention spéciale sur le rôle du vélo dans la Grande Guerre.

Montdidier : Les stèles évacuées pour les travaux à 900 000 €

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Publié le 27/03/2018

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Un amas de stèles trônent dans l’herbe, à côté de la nécropole. C’est que les travaux, sur l’ensemble du site, entrent en phase concrète. Les pierres tombales sont descellées pour laisser place à de nouvelles. Six mois devraient être nécessaires pour le gros œuvre, avec remplacement des emblèmes et des plaques identitaires. Les longrines, ces poutres plantées dans le sol qui tiennent les croix en béton, seront mises correctement, avec les croix rénovées, blanches, au-dessus des corps, sans déplacer les restes humains. L’ossuaire sera refait aussi, ainsi que l’entrée avec les deux piliers en béton blanc et la place d’Armes sur laquelle sont déposées les gerbes. Suivra ensuite la mise en place des espaces verts. Gérard Karolczak, président de la section locale du Souvenir français, avait boycotté, avec des homologues, la cérémonie commémorative du 11 Novembre dernier. Ils déploraient l’état de décrépitude de cette nécropole, où reposent 7 500 soldats, surtout des Poilus, rue de Roye. Contacté par nos soins ce mois-là, l’Office national des anciens combattants annonçait que le marché de rénovation, à 900 000 €, était attribué.

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