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2018

Identifier un soldat inconnu : récit d'une enquête hors norme

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Par Anna Breteau Publié le 21/02/2018

À l'issue d'une recherche de reconnaissance faciale à partir de son crâne, le portrait-robot de Claude Fournier permet de l'identifier sur une photo de groupe. 

Le 6 mai 2015, sur le chantier de rénovation du Mémorial de Verdun, un ouvrier découvre, à 2 mètres de profondeur, des ossements. Trois squelettes enchevêtrés et presque complets, que le médecin légiste Bruno Frémont s'empresse de venir observer. Sur l'ancien champ de bataille de Verdun (1916), où reposeraient encore près de 80 000 soldats disparus, il ne fait aucun doute que ces corps ainsi que les objets et morceaux d'uniforme retrouvés à proximité appartiennent à des combattants français de la Première Guerre mondiale.

Travaux devant le Mémorial de Fleury-devant-Douaumont ©  Bruno Frémont

Travaux devant le Mémorial de Fleury-devant-Douaumont, où ont été retrouvés les trois squelettes. © Bruno Frémont

Bruno Frémont parvient à convaincre les ouvriers de ne pas reprendre leur chantier, déjà en retard. « Il fallait absolument faire des recherches alentour pour retrouver une plaque militaire, essayer d'identifier ces corps », raconte le médecin légiste. Les ouvriers fouillent alors la terre dégagée par la pelleteuse. Une fiole Ricqlès d'alcool à la menthe à moitié pleine est découverte sur l'un des trois squelettes. Puis, eurêka, une plaque est retrouvée : celle du sergent Claude Fournier, incorporé en 1900. Une rapide recherche sur le site « Mémoire des hommes », qui recense tous les certificats de « morts pour la France », permet de faire correspondre cette plaque à une fiche complète : Claude Fournier est né en 1880 à Colombier-en-Brionnais et mort à Douaumont le 4 août 1916. Or, il y a trois corps. Impossible à ce stade de savoir lequel est celui du sergent Fournier. C'est le début d'une enquête hors norme pour retrouver la famille de ce poilu, qui sera le premier à être identifiégrâce à une recherche génétique.

Plaque militaire Claude Fournier ©  Bruno Frémont

À proximité des trois corps, une plaque militaire appartenant au sergent Claude Fournier est retrouvée. © Bruno Frémont

Certificat Mort pour la France - Claude Fournier © Docteur Bruno Frémont

Le site Mémoire des hommes recense tous les certificats de « Morts pour la France » de la Première Guerre mondiale. © Docteur Bruno Frémont

1,66 m, les yeux bleus

Fascinés, des journalistes locaux s'emparent de l'affaire. C'est ainsi qu'un exemplaire du Journal de Saône-et-Loire atterrit sur le bureau de Jean-Paul Malatier, maire de Colombier-en-Brionnais, qui découvre que l'homme retrouvé est né dans son village. « Il y avait là quelque chose d'extraordinaire : en plein centenaire de la guerre 1914-1918, on venait de retrouver un poilu natif de Colombier. Cette histoire le touchait : son grand-père était brancardier pendant la Première Guerre mondiale, il avait entendu parler de cette guerre quand il était gamin », raconte Bruno Frémont, médecin légiste. Le maire se plonge alors dans les archives du village... Claude Fournier est bien né à Colombier-en-Brionnais, mais a quitté le village avant la guerre.

Trois squelettes retrouvés à Verdun ©  Bruno Frémont

Le 6 mai 2015, 3 squelettes sont découverts par hasard, à l'occasion de travaux au Mémorial de Fleury-devant-Douaumont. © Bruno Frémont

Confronté au silence des archives, le maire convoque alors les « anciens » afin de trouver des éléments de réponse. Quelques jours plus tard, une femme se présente à la mairie : Claudia Palluat-Montel. « Je connaissais les Fournier, c'étaient des cultivateurs. Nous sommes vaguement cousins, c'est tout ce que je sais », déclare l'octogénaire. C'est mince, comme indice. Mais Jean-Paul Malatier est déterminé. Il contacte des associations pour la mémoire de la Grande Guerre, notamment Le Souvenir français. Philippe Lenglet, le trésorier du Souvenir français du Brionnais, et le chercheur Hervé Cardon l'épaulent dans ses recherches. C'est aux archives départementales de Saône-et-Loire qu'ils vont trouver plus d'informations sur le sergent Claude Fournier. Sa fiche de matricule, à l'incorporation, indique qu'il mesure 1,66 m, a les yeux bleus et a fait de bonnes études.

Casque de soldat de la Première Guerre mondiale ©  Bruno Frémont

Un casque de poilu retrouvé à proximité des trois squelettes, près de Verdun. © Bruno Frémont

Le petit-fils « ému »

Grâce à l'aide du Souvenir français, le maire de Colombier-en-Brionnais parvient à reconstituer, patiemment, la généalogie descendante du sergent français. Parti s'installer dans la région lyonnaise avec sa famille, Claude Fournier était jardinier. Il a eu une fille, Antoinette Fournier, qui elle-même a eu des enfants. Le seul encore vivant s'appelle Robert Allard. Il a 75 ans et habite à Cannes. « J'étais très ému et impressionné, c'était une nouvelle extraordinaire » , nous raconte Robert Allard. Il n'a évidemment jamais connu son grand-père, et sa mère Antoinette Fournier est morte en 2011 à l'âge de 101 ans. « Elle aurait presque pu apprendre la nouvelle. Elle parlait souvent de ce père disparu à Verdun. Elle n'en avait aucun souvenir, bien sûr, mais son plus grand regret était de ne pas savoir où se trouvait la sépulture de son père », ajoute-t-il.

Robert Allard demande alors que lui soit restituée la dépouille de son grand-père. Une demande qui atterrit au ministère de la Défense. Car, selon la loi française, c'est l'État qui doit prendre en charge financièrement le rapatriement de la dépouille d'un soldat « mort pour la France », auprès de sa famille.

Mais un problème de taille demeure : lequel des trois squelettes est celui du sergent Fournier ? Quels types de recherche peuvent être effectués ? Qui les financerait ? Les informations retrouvées dans les archives nationales permettent de donner des indices, mais ne suffisent pas à identifier le corps avec certitude. Bruno Frémont propose alors de faire une recherche génétique, dont le coût est aujourd'hui d'environ 80 euros. Ce serait une grande première dans l'histoire de la mémoire de la Première Guerre mondiale. Mais le ministère de la Défense tarde à donner sa réponse.

« La correspondance génétique est de 100 % »

Le feu vert arrive début novembre. Il faut alors réassembler les trois corps, étudier les blessures et faire des prélèvements. Le médecin légiste de Verdun fait appel à une anthropologue, Tania Delabarde. « Ensemble, nous faisons des prélèvements ADN sur les fémurs et les dents. Parallèlement, j'envoie un kit de prélèvement au petit-fils présumé du sergent Fournier, M. Allard », explique Frémont. Ces différents ADN vont être envoyés à l'institut médico-légal de Strasbourg. Une forte probabilité de correspondance ADN entre l'un des squelettes et Robert Allard est constatée. « Mais nous ne pouvons en être absolument sûrs », concède toutefois Bruno Frémont.

Une analyse supplémentaire avec l'ADN mitochondrial de la cousine, Claudia Palluat-Montel, donne la clé. Bruno Frémont se rappelle : « C'était le 2 mai 2017. Il commençait à faire bon, j'étais dans mon jardin quand j'ai reçu un coup de téléphone. C'était Christine Keyser, de l'institut médico-légal de Strasbourg : La correspondance génétique est de 100 %. »

Analyse génétique sur squelettes de soldats 1914-1918 ©  Bruno Frémont

Le docteur Bruno Frémont, aidé d'une anthropologue, effectue des prélèvements ADN sur les trois corps retrouvés à Verdun. © Bruno Frémont

Mettre un visage sur un nom

Le corps du sergent Fournier est identifié avec certitude. Il présente des blessures osseuses et une fracture du crâne, « sans doute dues à des éclats d'obus », explique Bruno Frémont. Mais l'équipe ne s'arrête pas là : elle veut mettre un visage sur le nom de ce poilu. Les lettres et photos du sergent Fournier conservées dans le garage de son petit-fils ont été emportées par les inondations d'octobre 2015 dans les Alpes-Maritimes. Ne restait que cette plaque métallique retrouvée à Verdun et une médaille militaire remise à titre posthume. Et une photo ancienne, découverte par le maire de Colombier-en-Brionnais Jean-Paul Malatier en fouillant dans les vieux documents de Claudia Palluat-Montel. Quinze soldats prennent la pose. Au dos est écrit « Claude Fournier ». Mais comment l'identifier ? « Nous sommes face à un homme que personne n'a connu ! » rappelle le médecin Bruno Frémont.

Photo groupe de soldats ©  Bruno Frémont

Une photo d'un groupe de soldats au dos de laquelle est écrit « Claude Fournier », retrouvée chez une habitante de Colombier-en-Brionnais.. © Bruno Frémont

Ce dernier décide alors de solliciter à nouveau les gendarmes – et plus précisément l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) – et le CIC, la Cellule d'identification criminelle. Il tente de leur faire accepter l'idée d'une reconstitution faciale à partir du crâne de Claude Fournier. « Ils sont d'abord réticents à ma demande, ont beaucoup de travail à cause des attentats », raconte-t-il. Mais son insistance paie et ils finissent par accepter ce travail inédit. Au début du mois de novembre 2017, un portrait-robot du sergent Fournier est dressé, son visage est reconstitué. Il est enfin identifié sur la photo.

Sergent Claude Fournier ©  Bruno Frémont

À l'issue d'une recherche de reconnaissance faciale à partir de son crâne, le portrait-robot de Claude Fournier permet de l'identifier sur une photo de groupe. © Bruno Frémont

À l'issue d'une collaboration fructueuse de plus de trois ans entre médecins légistes, généalogistes, historiens, gendarmes et amateurs curieux et éclairés, une identité et un visage sont donnés à ce « soldat inconnu ». Robert Allard, son petit-fils, attend beaucoup de cette cérémonie : « Nous donnons à la fois une identité à mon grand-père, et un visage à tous les autres soldats disparus. Cette cérémonie est un message d'espoir. » En effet, 80 000 combattants de la guerre 14-18 se trouvent encore dispersés sous terre, sur l'ancien terrain de la bataille de Verdun. Inhumé ce mercredi à Douaumont, dans la Meuse, le sergent Claude Fournier trouve enfin une sépulture, plus d'un siècle après sa mort.

La classification «confidentiel défense» bientôt supprimée en France

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S.C. avec AFP - 30 janvier 2018

La France va s’aligner sur ses alliés en ne conservant que les deux catégories « secret » et « très secret » pour classifier les informations sensibles.

La France a entrepris de réformer ses niveaux d’informations classifiées. Cela en les regroupant en deux catégories, « secret » et « très secret », et en supprimant un premier échelon baptisé « confidentiel défense », dans un souci de simplification et pour s’aligner sur ses principaux alliés, selon un rapport gouvernemental publié mardi.

Les informations classifiées - plus de 5 millions de documents à l’heure actuelle - peuvent concerner des opérations militaires, l’antiterrorisme, les réseaux criminels, la protection d’installations sensibles ou encore des plans et études liés à des programmes stratégiques.

Les trois niveaux actuels ramenés à deux

Jusqu’à présent, il existe trois niveaux de classification de ces informations en fonction de leur sensibilité : « confidentiel défense », « secret défense », et « très secret défense », dont la divulgation est respectivement de nature à « nuire », « nuire gravement » ou « très gravement » à la défense et la sécurité nationales.

D’ici fin 2019, la France passera à une classification en deux niveaux, « secret » et « très secret ». Cette dernière catégorie inclura des informations « X secret » (renouvellement de la dissuasion nucléaire, chiffrement, recherches comportant un risque de prolifération…), dont l’accès exige un niveau d’habilitation maximal et qui n’ont pas vocation à être partagées avec des puissances alliées, détaille le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDN), auteur du rapport.

Les informations les plus sensibles de l’actuelle catégorie « confidentiel défense », comme une attaque informatique visant une entreprise française, relèveront-elles de la catégorie du « secret ».

« L’objectif est d’éviter une inflation inutile de données classifiées, d’avoir une protection plus efficace et d’utiliser des niveaux de classification qui soient compatibles avec ce que l’on fait dans l’OTAN ou l’Union européenne, alors qu’aujourd’hui nos trois degrés de classification peuvent créer des complications », fait valoir le Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Louis Gautier.

400 000 personnes y ont accès

Près de 400 000 personnes ont accès en France à des informations classifiées, qu’elles concernent les armées, le renseignement ou la protection de sites sensibles, soit 0,6 % des Français.

Ces habilitations sont accordées pour plus des deux tiers à des personnels de défense (68 %) - militaires, fonctionnaires ou industriels - et loin derrière aux sphères de compétence du ministère de l’Ecologie et l’Energie (14 %) et de l’Intérieur (11 %).

La réforme en cours de la protection du secret de la défense nationale prévoit également de simplifier la déclassification des documents, précise le SGDN.

En 2016, le ministère de l’Intérieur a déclassifié plus de 3500 documents, et le ministère des Armées plus de 2500. Le délai maximal pendant lequel un document peut rester classé secret-défense en France est de 50 ans, voire 100 ans si la sécurité de personnes est en jeu. Certains documents restent toutefois inaccessibles, notamment ceux relatifs à la fabrication d’armes nucléaires, biologiques ou chimiques.

Algérie : à Rouen, se souvenir des disparus

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Publié 30/01/2018

Algérie : à Rouen, se souvenir des disparus

Algérie : à Rouen, se souvenir des disparus

Pour Jean-Pierre et Nadine Marchand, le mémorial représente 10 000 heures de recherches

Algérie : à Rouen, se souvenir des disparus

Inauguration. Tant attendu, le mémorial départemental Algérie-Maroc-Tunisie 1952-1962 sera inauguré demain à 16 h, place Carnot, à Rouen.

Célèbre sculpteur, reconnu pour ses bronzes expressifs, Jean-Marc de Pas a réalisé l’œuvre-symbole du mémorial. Encore touché par cette commande, l’artiste explique, dans son atelier de Bois-Guilbert, les options qu’il a prises.

Comment avez-vous été choisi ?

Jean-Marc de Pas : « Suite à un appel d’offres en équipe avec le cabinet d’architecture de l’Atelier de la Corderie qui s’occupe de la partie urbanisme. J’ai ensuite rencontré Mme et M. Marchand pour comprendre l’importance du mémorial, prendre conscience de l’émotion et de l’importance humaine. »

Vous l’avez imaginé seul ?

« On s’est concerté. En France, il doit en exister environ soixante-dix de formes et tailles différentes. Ici, rien ne m’était imposé. Aucun cahier des charges. Une totale liberté. Après, ce fut une intuition. Celle d’évoquer les disparus à travers ceux qui restent. J’ai pris de la terre et l’idée est arrivée assez vite. J’ai montré l’esquisse et tous les interlocuteurs ont validé. »

« La douleur, dans sa forme universelle »

Qu’avez-vous voulu symboliser ?

« L’idée du mémorial est d’avoir une pensée pour tous les soldats morts là-bas. Ce sont un peu les oubliés de l’Histoire. C’est réparer un manque pour les familles. Après tout le monde a son idée sur cette tragédie. On peut se poser beaucoup de questions. Sans jugement de ma part, j’ai voulu créer une mère qui perd son fils et une fiancée, son amoureux. Une douleur qui restera gravée toute leur vie. J’ai souhaité la traiter sous une forme universelle à travers le sentiment de l’absence. Après, j’ai imaginé leur recueillement. Pour le banc, c’est l’espace de douleur laissé entre ces deux femmes, ces deux générations. Elles posent leurs mains sur ce souvenir avec un air grave. Le disparu est là comme un négatif. En même temps, ce n’est pas quelque chose d’ostentatoire. Ne plus y voir qu’un monument aux Morts, car la vie continue. J’espère seulement que cela va amener à une certaine réflexion. »

Ce fut un travail facile ?

« J’étais dans le sujet, dans mon émotion ! Pour un artiste, c’est une chance de travailler sur des personnages grandeur nature avec un thème aussi profond. J’ai fait une seule esquisse et après, ce fut une longue aventure introspective. »

Vous avez fait des recherches ?

« J’ai fait pas mal de portraits historiques. Actuellement, je réalise deux Sainte-Thérèse de Lisieux. Dans ces cas-là, je travaille dans une iconographie précise et je fais beaucoup de recherches. Je me plonge dans le personnage comme un acteur. C’est important d’être dans une cohérence. Pour le mémorial, je n’avais aucune référence. Je pouvais inventer les visages et les corps. Pour la jeune femme, j’ai réalisé une séance de pose avec un modèle et pour la maman, j’ai travaillé dans mon imaginaire. J’ai aussi conçu les vêtements et les coiffures afin d’éviter les anachronismes. Cependant, je ne voulais pas une vision idéalisée. Ce sont de vraies personnes qui ont vécu cet événement. »

Et techniquement ?

« Classique ! Une armature, puis de la terre. Quand, j’ai terminé, avec les assistant(e)s nous faisons une empreinte en caoutchouc et ça part à la fonderie. Après l’application de la cire, il y a dix jours de cuisson et on coule le bronze. Il faut de vrais professionnels car c’est hyper technique. »

Après, cela ne vous appartient plus ?

« Si l’œuvre a trouvé sa place et que l’émotion est là, l’énergie se met sur la suivante [création, NDLR]. À chaque réalisation, je capitalise de l’expérience pour la suivante afin que cela ne devienne pas une recette. »

Ils ont l’espoir que le mémorial vive

Le mémorial, qui sera inauguré demain, rend hommage aux disparus de la guerre d’Algérie. Une longue bataille menée par une association.

« Il est né d’une colère interne »

Il en existe plus de 90 en France, mais le département de Seine-Maritime fera partie des derniers à rendre hommage à ses victimes lors de la guerre d’Algérie, Maroc et Tunisie. Ce sera officiellement réparé ce jeudi lors de l’inauguration du mémorial départemental Algérie-Maroc-Tunisie 1952-1962. Une réalisation rendue possible grâce à Jean-Pierre et Nadine Marchand, installés à Quévreville-la-Poterie, fondateurs de l’Association départementale d’anciens combattants ou du souvenir.

Dès 2007 et après plus de 10 000 heures de recherches pour recenser les 413 tués et 3 disparus, le couple s’est lancé dans la quête aux subventions afin de récolter les 140 000 € nécessaires.

Place Carnot, sur un emplacement offert par la Ville de Rouen, le site sera décomposé en trois parties : un lutrin pour relater les événements, des barrettes de granit gravées des noms des soldats réalisées par le marbrier d’Abbeville, Guillaume Fiérain, et deux statues grandeur nature en bronze, œuvres du sculpteur Jean-Marc de Pas (lire ci-dessus), le tout sous le contrôle de l’architecte Caroline Camillerapp, de l’Atelier de la Corderie.

« Le mémorial n’est pas l’histoire, mais la mémoire des disparus. Il est né d’une colère interne. Celle de mes copains égorgés dans l’indifférence et des mères perdues dans leur peine. Comme un exorcisme. Il était devenu incontournable pour les familles et les anciens combattants. Malgré les difficultés, maintenant, je suis très surpris de l’engouement pour cet événement. On devait bien cela à ces héros qui ont été oubliés. Nous avons la satisfaction d’avoir fait quelque chose d’utile », déclare le mémorialiste. Après les cérémonies de ce jeudi 1er février qui débuteront à 16 h sur la place Carnot par le dévoilement de la plaque et des statues, suivi à 17 h des prises de paroles de tous les officiels, Jean-Pierre et Nadine Marchand espèrent « que le mémorial vivra. Pour les commémorations, mais aussi pour apprendre l’histoire aux jeunes et organiser des conférences. Maintenant, on cède ce symbole au Département et à la Ville pour qu’ils ne perdent pas la mémoire. »

« C’est toujours une plaie ouverte »

Le mémorial départemental Algérie-Maroc-Tunisie inauguré ce jeudi à Rouen est perçue comme une reconnaissance pour les familles et notamment pour Françoise Kérivel née Colinet, originaire de Sainte-Adresse (76).

Le 19 mars 1958 à l’âge de 21 ans, son fiancé, le caporal Gérard Requier, est tué lors d’une opération héliportée dans la région de Tébessa (Algérie) dans le massif de l’Aurès, après dix-huit mois de combat. « Je l’ai connu au cinéma. Nous avions 16 ans et c’était mon premier amour. Pendant son absence, on s’est écrit tous les jours. J’ai toujours toutes des lettres ! Je me faisais beaucoup de souci. J’écoutais les nouvelles et j’avais peur. J’ai appris son décès trois jours après. Le ciel m’est tombé sur la tête. Je n’ai comme souvenir que son départ à la gare », se souvient la fiancée aujourd’hui âgée de 80 ans.

La dépouille dans un cercueil plombé est revenue le 28 mai déposée par une camionnette au cimetière : « C’est un mystère ! Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé pendant ces trois mois. Maintenant, il repose dans le cimetière de la ville et j’entretiens toujours la sépulture. Elle est à moi depuis la disparition de ses parents. »

À la suite de ce traumatisme, la jeune femme fait une dépression. Un an et demi plus tard, elle rencontre son futur mari. « Ce ne furent pas les mêmes sentiments. Il est au courant et n’en prend pas ombrage. Je pense encore chaque jour à Gérard », déclare Françoise Kérivel, membre de la Fnaca et du Souvenir Français, médaille de bronze de la Jeunesse, des sports et de l’engagement associatif.

« Qu’on ne les oublie pas »

Présente lors de l’inauguration du mémorial, elle a toujours comme sentiment que « le général de Gaulle aurait dû déclarer l’indépendance avant tous ces morts. Aujourd’hui, la guerre d’Algérie, les gens s’en fichent et on a demandé aux anciens de se taire ».

Demain, en souvenir à son amour défunt, Françoise Kérivel espère « rendre hommage aux disparus. Cela représente beaucoup pour moi. Qu’on ne les oublie pas. Mon fiancé va avoir pour la postérité son nom sur le mémorial. C’est une reconnaissance que j’espère du public. Après, cet emplacement doit servir pour les commémorations et les jeunes. C’est une belle réussite, une façon de ne pas oublier ! »

Françoise Kérivel, 80 ans, a perdu son fiancé en 1958

Géolocalisation des militaires : l'armée française réagit

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Par Guerric Poncet Publié le 30/01/2018

De nombreuses bases françaises à l'étranger sont visibles sur la carte de l'appli de fitness Strava, au mépris des « règles élémentaires de sécurité ».

L'armée française a réagi après la divulgation de la géolocalisation de nombreux militaires par l'application de fitness Strava. Contacté par Le Point.fr, l'état-major des armées (EMA) explique avoir « effectué un rappel en interne sur la nécessité de respecter les règles élémentaires de sécurité des systèmes d'information », dans lequel « il est en particulier rappelé de désactiver les fonctions de géolocalisation et de GPS ». En clair, comme l'avait anticipé l'étudiant australien Nathan Ruser (qui a lancé la polémique le 27 janvier), « nombreux sont ceux qui passent un mauvais quart d'heure ».

Les Californiens de Strava, une appli pour smartphone qui permet de suivre des activités physiques comme le vélo ou le jogging, publient régulièrement une carte (« heat map ») très détaillée des parcours de ses utilisateurs. La dernière version date de 2017 et affiche plus d'un milliard d'activités dans le monde entier. Même si les données sont anonymisées, la précision des tracés GPS permet de distinguer très clairement les bases militaires, en particulier les installations américaines, britanniques ou françaises sur leur territoire national, mais surtout à l'étranger, là où elles essaient de rester discrètes. Pour la France, par exemple, les bases de l'opération Barkhane (N'Djamena, Madama, Abéché, Faya-Largeau, Niamey, etc.) ou encore la base aérienne projetée de Jordanie apparaissent sur la carte de Strava.

« De véritables espions »

En Afghanistan, en Syrie, au Tchad, au Niger ou encore au Mali, n'importe quel internaute peut voir les trajets habituels des militaires pour leurs footings, leurs patrouilles ou leurs rondes. De quoi monter une embuscade parfaite, ou identifier des bases discrètes, voire secrètes. Le journaliste Jeffrey Lewis prend un exemple concret dansThe Daily Beast en se penchant sur une base taiwanaise de lancement de missiles. En partant d'une base connue (le centre de commandement) et des tracés GPS de militaires « faisant leur footing parfois à quelques mètres des camions transportant les missiles », il explique comment il est techniquement possible d'analyser les autres footings de ces mêmes militaires, y compris lorsqu'ils sont envoyés vers d'autres sites de missiles, dont la localisation est incertaine, voire inconnue, des services étrangers (chinois en tête).

Certes, cela nécessite un accès aux données non anonymisées, qui ne sont aujourd'hui pas en ligne. Mais l'enquête montre à quel point les applis de fitness (ainsi que les smartphones et les appareils personnels connectés en général) sont une vulnérabilité majeure pour les armées. Un bon hacker peut déduire de très nombreuses informations sensibles en piratant une simple base de données de fitness... Et de bons hackers, il en existe des dizaines de milliers dans le monde, dont une bonne partie travaille pour des gouvernements.

Lire aussi Données personnelles : comment reprendre le contrôle ?

« La divulgation de données personnelles par le site Strava nous rappelle que les objets connectés (montres, téléphones, tablettes, etc.) peuvent également se révéler de véritables espions », nous précise d'ailleurs l'état-major des armées, qui estime que « les armées françaises ont pleinement conscience que les nouvelles technologies et l'utilisation des réseaux sociaux peuvent mettre en péril la sécurité des opérations ». « C'est pourquoi des consignes sont régulièrement passées à nos militaires », assure encore l'EMA.

Le SOS d’une famille américaine

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Publié 29/01/2018

Thomas McCaslin au premier rang, au centre

Thomas McCaslin au premier rang, au centre

Thomas McCaslin

Thomas McCaslin

La lettre de la mère du soldat

La lettre de la mère du soldat

Le SOS d’une famille américaine

Recherche. En août 1944, un bombardier B-26 américain était abattu dans le ciel de Normandie. Des huit hommes d’équipage à bord, seuls six furent retrouvés. Les proches de l’un des deux disparus se battent toujours pour localiser sa dépouille.

Apparue au cœur des fêtes de fin d’année sur les sites web de différentes collectivités locales – notamment de la ville de Rouen -, une annonce (lire ci-dessous) a éveillé la curiosité des internautes. Sous forme d’appel à témoins, celle-ci relaye une demande d’aide venue de l’autre côté de l’Atlantique. Derrière cette annonce se cache la famille McCaslin, installée dans le Nebaska, en quête depuis soixante-treize ans de réponses concernant la disparition de l’un des leurs.

« Mon oncle, Thomas McCaslin, faisait partie d’une famille de treize enfants et n’est jamais revenu d’une mission aérienne en Normandie en 1944, explique Tom McCaslin, investi dans cette recherche depuis 2015. Son absence a toujours été source de douleur pour chacun d’entre nous. Actuellement, trois de ses frères – dont mon père – et une de ses sœurs, sont encore en vie, mais ont près de 90 ans ou plus. Il est de temps pour eux de savoir. »

Après s’en être longtemps remis aux agences militaires gouvernementales des Etats Unis pour engager des fouilles sur le site où le bombardier B-26 (à bord duquel le sergent Thomas McCaslin officiait en tant que mitrailleur de queue) s’était écrasé deux semaines après le Débarquement, les proches du disparu ont décidé de prendre les choses en main. « Notre recherche n’est pas nouvelle. Mais de nos jours, les sources d’information sont plus nombreuses. Durant des années, ma grand-mère a écrit sans relâche au gouvernement et à l’armée pour les supplier de retrouver le corps de mon oncle, mais sa capacité d’action se limitait à cela. Aujourd’hui, avec internet ou les associations d’anciens combattants, nos leviers sont plus nombreux et efficaces ».

« Ce mystère hante ma famille depuis trop longtemps »

Détective pour le compte de la police d’Omaha, Tom McCaslin a immédiatement appliqué ses techniques d’enquête pour élucider le mystère de la disparition de son oncle. « J’ai d’abord demandé à obtenir tous les rapports qui existent sur ce crash, soit plus de 2000 pages, ainsi que les photos qui ont été prises par les autres bombardiers qui intervenaient ce jour de 1944. J’ai ensuite essayé de réfléchir de manière logique, puis j’ai effectué des recoupements, des confirmations, ainsi que des analyses. »

Tom McCaslin s’est notamment appuyé sur le travail d’un chercheur britannique, Jed Henry, pour entrer en contact avec des témoins de l’époque. « Malheureusement, ils étaient très jeunes, 5 ou 6 ans, à l’époque, et, avec le temps, les souvenirs se déforment. Toutefois, nous avons progressé grâce à des photos aériennes que nous avons comparées à des vues effectuées sur internet, afin de marquer plus précisément les zones où il faudrait chercher le corps de mon oncle. »

Les progrès réalisés dans la localisation des débris de l’avion permettent à la famille McCaslin d’envisager un séjour l’année prochaine en Normandie pour donner un coup d’accélérateur à la recherche de l’oncle disparu. Toutefois, le policier du Nebraska aimerait obtenir de nouveaux témoignages pour étayer ses théories et orienter son futur voyage normand. « Il est vital de recueillir la parole des habitants qui ont pu assister à ces combats aériens ou qui ont pu constater ce qui est arrivé aux parachutistes qui ont été capturés par les Allemands. Ces gens détiennent la clé d’un mystère qui hante notre famille depuis trop longtemps. »

Engagé après Pearl Harbour

Jeune homme souriant et doué au baseball, Thomas McCaslin obtint son diplôme de high school en 1937, au sein de l’école Creighton Prep (Nebraska). Immédiatement employé dans une boulangerie industrielle, il s’engagea dans l’Army Air Corps en janvier 1942 à la suite de l’attaque japonaise de Pearl Harbor. Formé en tant que mitrailleur de queue sur les bombardiers B-26 Marauder, il rejoignit les « Red Devils » en 1944, à savoir le 555e Bombardment Squadron et 386e Bomb Group, réalisant des missions de bombardement en France à partir de la base de Easton Lodge-Essex, en Angleterre.

Il fut décoré de la médaille de l’air, avec trois palmes, après avoir accompli plus de 25 missions, puis reçut la « Distinguished Flying Cross » pour « acte de courage remarquable et héroïsme face au feu » en 1944. Sa dernière mission fut celle du 22 juin 1944, au cours de laquelle le bombardier dans lequel il volait avec sept autres membres d’équipage, fut abattu.

Soixante-treize ans plus tard, une plaque porte son nom dans le cimetière familial, mais son corps, comme ceux de 73 000 autres américains, reste introuvable.

uNE QUête sans relâche

Dès l’annonce par télégramme de l’armée de la disparition de leur fils, Thomas, ses parents, George et Elizabeth McCaslin, mirent tout en œuvre pour le retrouver et le rapatrier, comme en témoignent les lettres envoyées par sa mère et retrouvées des années plus tard par son petit-fils.

En dépit de cette volonté familiale, l’armée américaine déclara le soldat officiellement mort en 1946 et abandonna les recherches en 1951. Les dépouilles de ses compagnons, retrouvés tour à tour en 1946, 1986 puis 2014, n’incitèrent pas les autorités à reprendre les fouilles.

Plusieurs membres de la famille McCaslin effectuèrent le déplacement en Normandie en 1995 pour se rendre sur le site du crash de l’avion, où deux frères de la victime, devenus prêtres catholiques, célébrèrent une messe en son hommage.

Depuis, les petits neveux du sergent McCaslin ont décidé d’assumer ces recherches afin de saluer le courage d’un soldat mort loin des siens, à 26 ans.

Le message adressé

De nouvelles informations indiquent que ces derniers, le Sgt Thomas McCaslin et le Sgt Robert Perkins, auraient pu s’échapper de l’avion en flammes en parachute. Ils ont probablement été capturés par les forces allemandes. Or, ils n’ont jamais été revus. Personne ne sait ni ce qui leur est arrivé ni où leurs restes pourraient se trouver. Il est supposé qu’ils aient été enterrés à proximité de Gavrus (...) Bien que tout cela ait eu lieu il y a de nombreuses années, les familles de ces deux hommes demandent de l’aide. Elles sont à la recherche de toute information permettant de localiser les corps de ces aviateurs.

Toute personne pouvant apporter une information sur l’endroit où ces hommes pourraient être enterrés est invitée à contacter Tom McCaslin, Neveu du sergent McCaslin : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Les anciens combattants demandent plus de considération

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http://www.lavoixdunord.fr/
Par Gaëtan Wagnon (Clp) | Publié le 29/01/2018
Après une minute de silence à la mémoire des huit membres disparus en 2017, le président Francis Méresse a rappelé combien il était nécessaire de sensibiliser la jeunesse au devoir de mémoire.

« À l’occasion du 100e anniversaire de l’Armistice de 1918, notre section sera particulièrement mise à contribution et compte associer dans sa démarche les écoles et les jeunes de la commune ».

Après l’évocation des principales cérémonies patriotiques auxquelles la section a participé en 2017, les débats furent orientés vers les droits sociaux et fiscaux des membres de l’UNC.

Le président Méresse a ensuite souligné combien le conflit algérien aura marqué toute une génération d’appelés : « Les anciens combattants sont outrés des marques de repentance faites en Algérie lors de la visite du président de la République. Nous, les AFN, avons la douloureuse impression d’être stigmatisés et n’acceptons pas cette humiliation, en plus d’avoir sacrifié nos plus belles années de jeunesse. Nous ne demandons rien de plus que de la considération et la reconnaissance de la Nation. »

L’assemblée s’est terminée par une remise de décorations patriotiques à Jean-Marc Roussel, Michel Desreux, Jean-Marie Messiant et Gérard Grave.

Cinq choses que vous ignorez certainement sur le Monument aux morts de Rauba-Capeù à Nice

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http://www.nicematin.com/
PAR Célia Malleck ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ) Publié le 29/01/2018
La cérémonie du 90e anniversaire du Monument aux morts de Rauba-Capeù, ce lundi matin à Nice. Photo DR / Ville de Nice

Ce lundi marque le 90e anniversaire du Monument aux morts de Rauba-Capeù, inauguré le 29 janvier 1928 à Nice, après plus de trois années de chantier.

Un édifice immense, taillé dans la roche, au pied de la colline du château.

Ce lundi matin, une cérémonie anniversaire s'y est tenue.

L'occasion pour le maire de Nice Christian Estrosi et le député Eric Ciotti, de commémorer les combattants tombés pour la guerre 14-18. Et pour nous de vous raconter l'histoire de cet imposant édifice, si emblématique du front de mer niçois.

1. Quand a-t-il été construit?

Dès 1915, à Nice, le conseiller municipal Louis Martiny suggère de voir élever aux "enfants de Nice morts pour la patrie, un monument digne d'eux et de leur ville natale."

En 1919, un concours d'architectes est lancé. Le 15 juin, parmi les trente-deux projets sélectionnés, "Capeline niçoise sur fond blanc" est retenu.

La première pierre a été posée le 11 novembre 1924 et, le 29 janvier 1928, l'édifice a été inauguré par le Maréchal Foch.

2. qui l'a bâti?

Ce projet est celui de Roger Séassal, né le 14 novembre 1885, à Nice. Un architecte antibois qui a gagné le Grand Prix de Rome et qui, pour réaliser cet édifice, a fait appel au sculpteur Alfred Janniot.

Ce dernier, sorti de l'école des Beaux-Arts à Paris, a sculpté les hauts-reliefs "L'esprit de la guerre" et "Les Bienfaits de la paix" de part et d'autre du monument. Deux entrepreneurs participeront également: Antoine et André Groppo.

3. Combien mesure-t-il?

Les Niçois avaient pour ambition d'en faire un des monuments les plus majestueux de France. C'est pourquoi ils ont choisi de l'incruster dans la roche, face à la mer, dans les anciennes carrières creusées au flanc de la colline du château.

Un édifice de 32 mètres, en pierre de Comblanchien, précédé par un grand parvis dallé de pierre et cinq gradins représentant les cinq années du conflit.

4. Combien de noms y sont inscrits?

Sur les murs blancs, plus de 4.000 noms de soldats niçois y ont été inscrits.

La coupole, qui est la partie centrale du monument, renferme 3.655 plaques d'identité de soldats.

5. À quand un coup de jeune?

Depuis 2014, Christian Estrosi organise tous les événements dédiés au souvenir devant ce monument, car, selon lui, "la mémoire est inutile si elle n'est pas fécondée".

Lors de ce 90e anniversaire le maire a annoncé qu'après la commémoration du 8 mai, célébrant la fin de la seconde guerre mondiale, l'édifice sera entièrement restauré.

Une rénovation en amont du centenaire de la fin de la Première Guerre Mondiale (11 novembre 2018), pilotée par le comité de réflexion présidé par François Rabut et composé des conseillers municipaux aux Anciens Combattants, Olivier Robaut, et aux Relations avec l'armée, Maurice Alberti, ainsi que d'associations d'anciens combattants.

Afin que, la mémoire se transmette aux jeunes générations représentées, ce lundi, par les écoliers des Baumettes, Nikaïa et Jules Ferry. Des enfants qui ont entonné la Marseillaise et Nissa la Bella, avec l'orchestre des sapeurs-pompiers de Nice.

Une des plus grandes tragédies de la marine française est encore un mystère

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http://www.leprogres.fr/
Le 29/01/2018

La commémoration du 50e anniversaire du naufrage de La Minerve et un hommage à un marin fidésien ont lieu ce samedi.

Le sous-marin  La Minerve a disparu en janvier 1968. Un hommage est rendu cinquante ans après.  Photo DR

Le sous-marin La Minerve a disparu en janvier 1968. Un hommage est rendu cinquante ans après. Photo DR

Le 27 janvier 1968, le sous-marin La Minerve , l’un des fleurons de la marine nationale, s’immerge au large de Toulon pour sa dernière plongée. La perte de La Minerve et de son équipage restera comme l’une des plus grandes tragédies de la sous-marinade française.

52 marins disparus

Parmi les 52 marins disparus, un Fidésien, Alain Michel avait 19 ans. L’épave du sous-marin n’a jamais été localisée en dépit de plusieurs minutieuses campagnes de recherches. Les causes de sa disparition ne sont toujours pas élucidées.

L’Amicale des marins et marins anciens combattants (Ammac), présidée par Roger Gourdin de Miribel (Ain), organisait en 2008, en collaboration avec la ville de Sainte-Foy, la marine nationale et les anciens combattants de Sainte-Foy, une cérémonie du souvenir en hommage à l’équipage et plus particulièrement, à la mémoire d’Alain Michel, matelot 1re classe, timonier, enfant de cette ville, accueilli par la famille Liotard.

La Ville renouvelle cet hommage pour le 50e anniversaire en présence du préfet maritime de la Méditerranée, de nombreux militaires et du maire de Sainte-Foy. À cette occasion, la dernière promotion de la Préparation militaire marine de Lyon (PMM) recevra son fanion. La PMM a pour objectif de sensibiliser les jeunes à la citoyenneté et aux enjeux de la défense, et tout particulièrement aux missions de la marine nationale.

Une plaque sera posée sur le Monument aux morts.

« Les petits artistes de la mémoire » se penchent sur l’armistice de 1918

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https://www.la-croix.com/
le 29/01/2018

 
Qu’est-ce que c’est ? « Les petits artistes de la mémoire » est un concours, à l’initiative de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), qui invite les élèves de CM1-CM2 à s’approprier l’histoire de la Grande Guerre et à réfléchir sur son héritage contemporain.

Depuis quand ? Il existe depuis 2006 et, dans le cadre du centenaire, il est devenu le concours scolaire pour le 1er degré. Les élèves ont pu ainsi enquêter sur un soldat originaire de leur commune ou de leur famille et confectionner une œuvre mémorielle retraçant le parcours de « leur » poilu.

Et en 2018 ? Le jury portera une attention particulière aux travaux abordant l’armistice, la fin de la guerre, le retour des soldats et des prisonniers, les derniers combats, etc. Une mention spéciale « armistice » récompensera le plus beau travail consacré au retour à la paix (retour des soldats, blessés ou non, vers la société civile et dans les familles, réconciliation franco-allemande).

Caen. Le colonel Guy Merle, libérateur de Caen, est décédé

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https://www.ouest-france.fr/
Aurélie LEMAÎTRE. | Publié le 28/01/2018

Le colonel Guy Merle, ancien de la compagnie Scamaroni, a participé à la libération de Caen en uniforme canadien. Il est décédé à 93 ans, le 24 janvier 2018.

Le colonel Guy Merle, ancien de la compagnie Scamaroni, a participé à la libération de Caen en uniforme canadien. Il est décédé à 93 ans, le 24 janvier 2018. | Archives Ouest-France

Jeune résistant, il avait dû fuir Caen, sa ville d’origine, en 1942. Ancien de la 2e DB, il revenait chaque année en Normandie pour commémorer la libération de la ville.

Les anciens combattants du Calvados ont appris avec émotion, ce week-end, le décès du colonel Guy Merle, mercredi 24 janvier, à l’âge de 93 ans. Ancien de la compagnie Scamaroni et de la 2e Division blindée du général Leclerc, il avait participé à la ...

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