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2017

Le général Lecointre réveillonne au Sud-Liban avec les Casques bleus français

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http://www.lefigaro.fr/
Par  Alain Barluet Publié le 31/12/2017
750 militaires du contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) occupent depuis 2006 la base de Deir Kifa au Liban. Crédits : brigadier-chef Cédric

EN IMAGES - Le chef d'état-major des armées, qui a fêté la nouvelle année dimanche soir avec les militaires français de la Finul au Sud-Liban, s'est félicité d'un « effort historique » en faveur du budget des armées en 2018.

De notre envoyé spécial à Deir Kifa (Sud-Liban)

«Votre mission a assuré onze ans de paix continue dans cette région du Liban, si vous n'étiez pas là la situation dégénérerait», a déclaré le général François Lecointre aux 750 militaires du contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) réunis pour le réveillon sur leur base de Deir Kifa qu'ils occupent depuis 2006. «Une mission délicate que vous remplissez avec une conscience professionnelle et une vigilance remarquables dans une région vers la laquelle se tournent tous les regards», leur a dit le chef d'état-major des armées (CEMA).

» LIRE AUSSI - L'Assemblée adopte le budget de la Défense pour 2018

Devant les troupes, le général Lecointre a également évoqué la question sensible du budget. «Les ressources que le président de la République a décidé d'accorder aux armées iront croissant dans les prochaines années», a-t-il souligné. Un effort qu'il a qualifié d'«inflexion majeure depuis la fin de la guerre froide».

Dîner au foie gras et saumon

«On ne porte jamais au crédit d'un soldat le fait que le pire a été évité. Votre mission ne consiste pas à combattre baïonnette au canon mais elle permet d'éviter la guerre. Elle ne vous conduira pas à défiler sous l'Arc de Triomphe mais c'est la vraie fierté du soldat professionnel», a souligné François Lecointre, avant le dîner au foie gras et saumon organisé sous une vaste tente et rythmé par les chants régimentaires et la musique rock d'une formation mixte franco finlandaise. Cent cinquante casques bleus finlandais cohabitent à Deir Kifa avec le contingent français.

«La France est la France lorsqu'elle assume une part de la noblesse du monde.»

Le général François Lecointre citant André Malraux

Mise en place en 1978 par les résolutions 425 et 426 du Conseil de sécurité des Nations unies à la suite de l'invasion du Liban par Israël, renforcée après la crise de 2006 par les résolutions 1701 et 2373, la Finul qui compte actuellement 10.500 hommes de 41 nationalités, célébrera ses quarante ans en mars prochain. «Cette zone est au cœur de tensions importantes. Le président de la République y est particulièrement attentif. C'est avec le Sahel sa principale préoccupation», a relevé le CEMA. «Au Liban, que nous devons être des acteurs majeurs», a-t-il ajouté, en concluant son propos par une citation d'André Malraux: «La France est la France lorsqu'elle assume une part de la noblesse du monde».

» LIRE AUSSI - Finul: pourquoi l'ONU est au Liban

Arrivé en milieu de journée à Beyrouth, le général Lecointre a rencontré son homologue libanais, le général Joseph Aoun, avant de gagner le Sud-Liban en hélicoptère. Le CEMA s'est ensuite rendu en véhicule blindé sur une colline où les casques bleus français mettent en œuvre un radar de contrebatterie Cobra chargé de détecter les échanges de tirs d'artillerie échangés de la part et d'autres de la «ligne bleue» entre le Liban et Israël. Plus de 3200 tirs de canon, 2700 de mortiers et 200 roquettes ont ainsi été enregistrés depuis onze ans.

Pour le général Lecointre, «2018 sera l'année de la remontée en puissance». Dans le «monde dangereux» dépeint par la récente Revue stratégique, «la guerre est redevenue un objet que les politiques prennent en considération», a-t-il estimé. «L'effort qui va être marqué sera très important», a encore indiqué le général Lecointre, ajoutant que ces ressources iront à la modernisation d'un certain nombre d'équipements, aux infrastructures et au soutien des familles de militaires. Emmanuel Macron devrait détailler ces engagements lors de ses vœux aux armées, à la mi-janvier.

Le général Rondot, une vie dans l’ombre au service du renseignement

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http://www.liberation.fr/
Par AFP — 31 décembre 2017
Le général Philippe Rondot, le 11 décembre 2007 à la sortie du tribunal à Paris Photo FRANCK FIFE. AFP
Le général Philippe Rondot, dont le décès a été annoncé dimanche à l’âge de 81 ans, a mené une longue et discrète carrière dans le renseignement, avant d’être propulsé en 2009 sur le devant de la scène par la retentissante affaire Clearstream et la publication de ses carnets secrets.

Fort de ses précieux carnets, dans lesquels il notait tout au jour le jour, il avait contredit en octobre 2009, devant le tribunal, l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin. Ce dernier était alors soupçonné d’avoir participé à une machination visant notamment Nicolas Sarkozy, dont le nom était apparu sur des listings falsifiés de la société luxembourgeoise Clearstream.

Jusque là, le nom de ce général de division était surtout connu pour son rôle dans la traque et la capture du terroriste Carlos en 1994 et celle des criminels de guerre de l’ex-Yougoslavie.

Le général Rondot avait quitté le 31 décembre 2005 son poste de conseiller du ministre de la Défense pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros). Pour marquer sa carrière, le président Jacques Chirac l’avait élevé en janvier 2006 à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur.

Longtemps, le seul portrait de cet homme de grande taille, sec, le visage austère et le crâne rasé, la voix douce et posée, avait été une vieille photo d’identité en noir et blanc. Il avait fallu attendre les perquisitions à son domicile et ses premières auditions au printemps 2006 par les juges chargés de l’affaire Clearstream pour voir cet homme de l’ombre sous la lumière des caméras.

Cette discrétion était également de mise à l’Hôtel de Brienne, au cabinet du ministre de la Défense, où certains l’avait surnommé «le général R». Le général Rondot y occupait sous les combles un petit bureau anodin où il passait peu de temps, préférant les contacts sur le terrain.

Son bureau était tout proche du «cabinet réservé», chargé du suivi des affaires de renseignements pour le ministre de la Défense, mais il n’entretenait que peu de relations avec ce service.

- 'Franc-tireur'-

Philippe Rondot, confiait en 2009 à l’AFP l’ancien chef d’un service de renseignements, agissait «souvent en franc-tireur en court-circuitant» les services sous la tutelle organique du ministère : Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Direction du renseignement militaire (DRM) et Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD, ex-Sécurité militaire).

Officier parachutiste, Philippe Rondot était entré trois ans après sa sortie de Saint-Cyr en 1965 au service action du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece), devenu DGSE.

Doté d’un carnet d’adresses impressionnant, arabophone, le général Rondot, fils d’un général également dans le renseignement et spécialiste des questions arabes, a toujours entretenu sa connaissance encyclopédique des hommes et des services secrets des pays arabes, tissant de solides réseaux. Il en a tiré un autre de ses surnoms, celui de «colonel Lawrence».

Fait unique pour un militaire, il avait rejoint la Direction de la surveillance du territoire (DST, service de police) en 1980, après quinze ans passés au Sdece. Il a aussi longtemps conseillé les ministres de la Défense de droite comme de gauche. Il avait été appelé pour la première fois à l’Hôtel de Brienne par Pierre Joxe, avec qui il avait été auditeur (1983-1984) à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

Il a joué un rôle déterminant dans la libération d’otages français à Beyrouth en 1986 et dans l’accueil en France du général chrétien libanais Michel Aoun.

En quittant l’Hôtel de Brienne, il avait déposé ses archives privées au service historique de la Défense à Vincennes, dont des centaines de ses fameux carnets, dans lesquels il notait chaque jour, d’une écriture fine, rencontres et entretiens.

Défense: 700 millions d'euros de crédits débloqués pour l'armée

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https://www.lexpress.fr/
publié le 28/12/2017
La ministre de la Défense, Florence Parly, le 25 septembre 2017 à Parisafp.com/Denis ALLAR

La ministre de la Défense Florence Parly a annoncé sur Twitter ce dégel budgétaire. En juillet, la suppression de crédits avait provoqué la démission du générale De Villiers.

C'est un succès notable pour Florence Parly. Le ministère de la Défense a obtenu le déblocage de 700 millions d'euros de crédits du budget Défense 2017 qui avaient été gelés et ne pouvaient être dépensés. Dans un tweet publié mercredi, la ministre écrit: "Dégel des 700 millions d'euros: je m'y étais engagée, je l'ai obtenu. Le budget des armées confirme sa remontée en puissance. On avance."

Ces 700 millions, qui faisaient partie du budget 2017, avaient été gelés en juillet et devaient faire l'objet d'un arbitrage. Il a donc été rendu en faveur du ministère de la Défense.

Le 13 décembre dernier, Florence Parly avait confié son optimisme sur le déblocage des fonds: "je crois pouvoir affirmer que l'hypothèse d'un arbitrage favorable reste ouverte et vous pouvez compter sur ma détermination pour continuer à convaincre de la nécessité d'obtenir un dégel de crédits à hauteur de 700 millions d'euros".

Un budget de 34,2 milliards en 2018

Le budget de la Défense est prévu à 34,2 milliards d'euros pour 2018, en hausse de 1,8 milliard d'euros par rapport à 2017, ce que la ministre avait qualifié de "hausse historique, jamais vue depuis 20 ans".

La Commission sénatoriale des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées s'est félicitée de ce dégel. "La ténacité de la ministre a payé: la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées se réjouit de cette bonne nouvelle. Les armées vont enfin pouvoir disposer des moyens pour accomplir leur mission", a déclaré dans un communiqué le président de la commission, Christian Cambon (LR).

Le budget alloué au ministère de la Défense est un dossier brûlant pour l'exécutif. En juillet, le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers avait démissionné avec fracas pour protester contre l'annulation de 50 millions d'euros de crédits.

Le cas des "restes à payer"

Mais comme le rappelle Le Monde, ce déblocage n'apaise pas toutes les tensions entre le gouvernement et l'armée. En cause: la délicate question des "restes à payer", des engagements budgétaires pris par l'État, qui ne sont pas payés et vont être inscrits à de prochains budgets. Le gouvernement veut les plafonner au niveau atteint fin 2017, soit 107 milliards d'euros.

Cet objectif figure dans le projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022. Mais sur cette somme, 50 milliards concernent la Défense.

"L'amendement du gouvernement présente un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu'elles ont été élaborées de manière consensuelle dans la récente revue stratégique", a mis en garde le président de la commission de la défense de l'Assemblée nationale, Jean-Jacques Bridey.

Yanis le plus jeune porte-drapeau de la région

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http://www.midilibre.fr/
Publié le 20/12/2017
Le porte-drapeau Yanis félicité par le préfet et Bruno David.

Mardi 12 décembre le directeur général de l'Office des anciens combattants-onac- avait invité plusieurs récipiendaires afin de leur remettre différentes médailles décernées en raison de leurs mérites respectifs.Au cours d'une réception organisée dans le salon de la préfecture, présidée par Pierre Pouëssel, préfet de la région et en présence de plusieurs personnalités du mouvement patriotique, Bruno...

La préfète rend hommage à nos sentinelles

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Publié le 20/12/2017

La préfète Béatrice Lagarde a décoré plusieurs militaires qui se sont distingués pour leur participation au dispositif Sentinelle ou pour acte de courage et de dévouement./ Photos Sophie Loncan.

La préfète Béatrice Lagarde a décoré plusieurs militaires qui se sont distingués pour leur participation au dispositif Sentinelle ou pour acte de courage et de dévouement./ Photos Sophie Loncan.

La préfète Béatrice Lagarde a tenu à rendre hommage aux 1.600 militaires des deux régiments tarbais déployés en 2017 dans le cadre du dispositif Sentinelle suite aux attentats et à la menace terroriste.

«La France, hier soldat de Dieu, aujourd'hui soldat de l'humanité, sera toujours le soldat de l'idéal.» Ces mots de Clémenceau, cités par la préfète Béatrice Lagarde, illustrent parfaitement l'opération Sentinelle. La représentante de l'État a tenu à souligner «l'investissement exceptionnel de nos deux régiments dans l'opération Sentinelle». Elle a rappelé que «l'opération Sentinelle, déclenchée après les attentats de janvier 2015 et renforcée après ceux de novembre, intervient alors que la frontière entre défense et sécurité est plus floue que jamais». Elle a souligné la triple exigence du dispositif, notamment dans son format «qui met à rude épreuve le fonctionnement de nos régiments» et pour nos soldats qui s'y confrontent au péril de leur vie «comme en 2017 au Louvre, à Orly, à la tour Eiffel et à Levallois-Perret». Face à ces difficultés, Béatrice Lagarde a relayé l'annonce du président de la République et des armées sur la révision de son format : «un dispositif permanent pour sécuriser les sites sensibles, comme certains lieux publics et certains lieux de culte, un échelon de renforcement planifié pour des événements ponctuels et une réserve statique de 3.000 soldats qui sera déployée de manière imprévisible». Pour le colonel Rondet, chef de corps du 1er RHP, le dispositif Sentinelle marque «une triple rupture» par «son combat contre une menace inédite», «le volume des forces déployées», environ 10.000 hommes, et «le mode d'action sur le territoire national similaire à notre engagement en opération extérieure».

Décorés pour Sentinelle et acte de courage et de dévouement

La médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement a été remise aux brigadiers-chefs Slimane (35e RAP) et Julien (1er RHP) qui ont interpellé, le 3 février 2017, un malfaiteur après une course-poursuite sur le parking d'un centre commercial à Châlons-en-Champagne ; l'adjudant-chef Olivier (35e RAP) et le brigadier Omar (1er RHP) qui ont maîtrisé un individu en fuite après avoir commis le vol à l'arraché d'un sac sur une dame, le 14 juin 2017, boulevard Lacaussade à Tarbes. Quatre autres militaires ont été décorés de la médaille Sentinelle : Arnaud, Johan, Corentin et Jérémy.

Mme Sentinelle

Sans doute pour montrer l'exemple, la fonctionnaire de la préfecture préposée aux entrées a appliqué les consignes de sécurité avec un rare zèle. Invités à décliner leur identité manu militari car «je n'ai pas que ça à faire», vos serviteurs ont été sommés d'attendre à la porte qu'on vienne les chercher, ratant le début de la cérémonie. Avec Mme Sentinelle, les terroristes n'ont qu'à bien se tenir…

Cyrille Marqué

La transmission mémorielle aux jeunes, une priorité des anciens combattants du Loiret

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http://www.magcentre.fr/
mardi, 19 décembre 2017

Maintenir et resserrer les liens qui unissent le monde combattant et la Nation : l’assemblée générale de l’Union Nationale des Combattants du Loiret (UNAC 45) le 13 décembre dernier a confirmé l’ambition et le dynamisme de l’association particulièrement active pour perpétuer et transmettre la mémoire des conflits aux jeunes générations.

« Face à l’érosion de notre mémoire collective et la dégradation des grandes valeurs civiques qui fondent le pacte national, notre rôle est plus que jamais indispensable pour transmettre aux jeunes générations ce patrimoine commun » a déclaré Yves-Marie Larivière président de l’UNC Loiret lors du rendez-vous annuel de l’association qui compte 1.100 adhérents.

En matière de transmission, l’UNC 45 a notamment participé le 24 juin dernier à la commémoration à la nécropole nationale de Fleury-les-Aubray au cours de laquelle cent écoliers de CM2 de cinq écoles fleuryssoises ont levé les couleurs, porté des gerbes et lâché cent pigeons. Ces jeunes avaient au préalable bénéficié d’une intervention dans leur classe de plusieurs membres de l’UNC dont Sylvain Box, secrétaire départemental adjoint, venu leur présenter les symboles patriotiques et fonctionnement d’une association.

« J’ai répondu à de très nombreuses questions comme par exemple pourquoi le drapeau français est bleu, blanc et rouge ? Les enfants étaient très demandeurs. Ce lien avec notre passé et cette connaissance de ceux qui sont morts pour la France sont fondamental pour notre cohésion nationale », soulignait Sylvain Box. Dans un autre registre, la projection du film Les Kiwis dans la Grande Guerre de la jeune réalisatrice Marie-Lou Vezon a permis de mieux connaitre l’engagement des Néo-Zélandais dans le premier conflit mondial. Le documentaire labellisé par la Mission du Centenaire de la 1ère Guerre Mondiale a ainsi été projeté dans deux lycées orléanais (Charles-Péguy et Saint-Charles) et à la médiathèque.

Un rapport sur le Service national universel

Déjà auteur d’un rapport sur le lien armée-nation, la députée du Loiret Marianne Dubois est intervenue pour dresser un point d’étape sur le rapport d’information sur le service national universel qu’elle coécrit actuellement avec la députée LREM du Var Émilie Guérel.

« L’une des idées est de renforcer les liens entre la jeunesse et le monde de la défense en développant l’enseignement de la défense au sein des collèges. Cela se ferait au travers un socle de connaissances déployé une semaine par an pouvant se situer en mai ou autour du 11 novembre. Durant cette semaine dédiée, les jeunes découvriraient le fonctionnement de l’Armée, des Pompiers, des entreprises de la Défense, de la Réserve, des associations d’anciens combattants mais aussi les différentes formes d’engagement pour la collectivité comme le service civique ou humanitaire », a expliqué la Députée en précisant que la Journée défense et citoyenneté (JDC) pourrait ainsi être amenée à disparaître.

« Tous les jeunes y compris ceux avec un handicap bénéficieraient de cette disposition. Nous recevons un bon accueil des parents, des associations de parents d’élèves et de l’Éducation nationale » a précisé M. Dubois dont le rapport devrait être présenté fin janvier.

J-L. V.

Des nouveaux projets pour 2018

En 2018, l’UNC national fêtera le 100e anniversaire de sa création. La question de la transmission sera au centre d’une action pédagogique d’envergure en direction des jeunes apprentis des CFA invités à participer à un grand concours sous forme de réalisation d’une vidéo. Le thème en sera : faire un lien entre la filière de formation (métier) et la Grande guerre sous forme audiovisuelle.

2018 marquera également le début d’une collecte de témoignages auprès des anciens combattants d’Afrique du Nord en vue de réaliser un documentaire sur les anciens qui ont connu cette guerre. Plusieurs expositions ayant pour thèmes La Marseillaise, la Grande guerre, les OPEX « 1962 à ce jour » et la Guerre d’Algérie verront également le jour. Une nouvelle cérémonie mémorielle à la nécropole de Fleury-les-Aubrais est également au programme. « On désire se rapprocher, une fois de plus, des enfants des écoles, mais en essayant d’y incorporer des groupements de jeunesse et sportifs » développe le président Larivière en invitant les bénévoles à rejoindre l’Union Nationale des Combattants du Loiret, « véritable force morale et civique au service de la France ».

Contact : 06 75 57 03 78 ou 06 75 39 49 27

A Jarnac, l’école du feu passe au stade du concret

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Publié le 19/12/2017

A Jarnac, l’école du feu passe au stade du concret

Geneviève Darrieussecq, seule représentante de la Nouvelle-Aquitaine au gouvernement, est venue poser la première pierre, Photos Majid Bouzzit

La première pierre a été posée hier, en présence de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État n Le bâtiment devrait être inauguré au printemps 2020.

Il va falloir attendre encore deux ans avant de pouvoir y mettre les pieds vraiment. Une goutte d’eau à l’échelle du cognac… surtout quand il a déjà fallu patienter une vingtaine d’années. La première pierre de l’école du feu a - enfin - été posée, hier après-midi, à Jarnac.

Un symbole auxquels de nombreux officiels, élus, pompiers… ont assisté, massés sous un chapiteau dressé le long de l’avenue de l’Europe. Avec, en "guest", une secrétaire d’état. Seule représentante de la Nouvelle-Aquitaine au gouvernement, Geneviève Darrieussecq a été invitée...

En visite à la base aérienne

Une pierre, deux coups. Invitée, hier après-midi, au lancement des travaux de l’école du feu à Jarnac, Geneviève Darrieussecq en a profité pour visiter, dans la matinée, la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard, où son avion s’est posé sur le coup de 10 heures.

Après une visite de la tour de contrôle, elle a découvert l’école de pilotage qui forme l’ensemble des pilotes de l’armée de l’air. Trois élèves ont d’ailleurs témoigné de leurs différents parcours. "Ca m’intéresse de voir les évolutions du matériel, de l’enseignement", a déclaré l’ancienne maire de Mont-de-Marsan qui a également testé un simulateur de vol.

Atterrissage réussi avant d’aller à la rencontre des familles de militaires "pour connaître leurs attentes. La fidélisation de nos hommes dépend de leur bien-être sur le plan familial."

Un échange avec des associations d’anciens combattants était également prévu, en début d’après-midi, à la sous-préfecture de Cognac.

En vol avec un Atlantique 2

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Helen Chachati à Lann-Bihoué le 18/12/2017

En vol avec un Atlantique 2

Base aéronavale de Lann-Bihoué, soleil légèrement voilé. L'Atlantique 2 de la flottille 21F sort de son hangar, prêt à s'envoler pour une mission d'entraînement de cinq heures. A son bord, une dizaine de marins, commandant de bord, co-pilote, mécanicien de bord, observateurs, coordinateur tactique, radariste, opérateurs de guerre électronique, acousticiens, navigateurs, transmetteurs, « 9 à 18 personnes, en fonction de la mission et de sa complexité », expose le capitaine de corvette Charles, commandant de la flottille. En théorie, l'avion pourrait transporter jusqu'à 25 personnels, répartis entre le poste de pilotage, la tranche tactique et les deux zones de repos.

Au programme de la journée, de l'ISR, de l'aéroterrestre avec le repérage d'un objectif fictif, une usine d'IED dans un pays méditerranéen, de la SAR et de l'identification de bâtiment. L'équipage ainsi que les tacticiens profitent de ces vols pour parfaire leurs compétences, re-passer une qualification, maintenir leurs acquis. « La formation des équipages comporte deux niveaux de qualification dans chacun des quatre domaines de lutte », explique le pacha de la flottille, qui précise que le choix a été fait de « garder des équipages constitués », afin de favoriser la cohésion des personnels, mais également pour des raisons pratiques : « l'Atlantique 2 disposant d'un téléphone de bord commun à tous les membres d'équipage et de sept radios, connaître la voix et les habitudes de travail de chacun est important en vol ». A cet égard, il n'est d'ailleurs pas rare d'entendre un pilote parler de « mon TACCO » en évoquant le travail mené avec le coordinateur tactique pour une reconnaissance de zone par exemple.

« L'oeil humain est le meilleur capteur ». Entendu maintes fois, ce mantra ne se dément pas à bord de l'ATL 2. « Nous sommes minimum cinq à pouvoir observer ce qui se passe à l'extérieur », détaille le lieutenant de vaisseau Raphaël, également commandant de bord. Deux observateurs sur les sabords, le commandant de bord, son co-pilote, ainsi que l'observateur installé à l'avant de l'appareil, dans le « nez vitré », par lequel il accède à l'avant du cockpit et duquel il effectuera des clichés à l'aide d'un appareil photo numérique doté d'un zoom puissant - particulièrement utile pour faire de l'identification de bateau.

Mais la veille à vue ne suffit pas toujours et l'Atlantique 2 est également doté d'un FLIR (Forward looking infra-red) et d'un radar Iguane (remplacé à l'avenir par le Searchmaster de Thales). Quatre boules électro-optiques MX-20 de Wescam ont été acquises en « urgence opération » et peuvent être montées sur certains avions. Dotées de caméras HD et infrarouge, elles permettent d'améliorer les capacités de détection de l'avion et seront intégrées au chantier de rénovation à mi-vie. La co-existence de moyens d'ancienne et de nouvelle génération s'avère complémentaire, comme l'expose le capitaine Raphaël : « Parfois la photo se révèle beaucoup plus pratique que la Wescam pour les interprétateurs photo, qui n'ont pas à traiter plusieurs heures de films. L'inconvénient, c'est que celles-ci ne sont pas géoréférencées ». Il faut alors jongler entre les différents équipements à disposition pour obtenir une information la plus fiable possible.

Affectueusement baptisés du nom d'une variété de chicorée, les opérateurs de la tranche tactique travaillent encore sur des écrans dignes des années 1980, dans une ambiance feutrée, le seul éclairage provenant des voyants et écrans de leurs équipements. Installés de manière latérale, les tacticiens font parfois les frais des évolutions de l'Atlantique 2 dans le ciel. « Nous devons avoir un pilotage le plus souple possible pour qu'ils ne subissent pas trop les mouvements de l'avion », nous dit le capitaine Raphaël.

La demande sera d'ailleurs exprimée par la tranche tactique au cours du vol, alors que l'avion enchaîne les virages au large du Morbihan pour positionner les marques destinées à repérer un sous-marin, l'une des missions principales de l'Atlantique 2. Conçu pour prendre la relève des Atlantic, l'avion dispose, outre d'un radar, d'un détecteur d'anomalies magnétiques, mais également de capteurs ESM (electronic support measure). Il peut également emporter jusqu'à 200 bouées, actives ou passives, en fonction de la mission. Il s'agit alors de détecter et capter les « sons », de les situer à l'aide de la triangulation, puis de les classifier « allié, ennemi ou neutre ». Le TACCO a la charge de synthétiser les informations transmises par les autres opérateurs pour obtenir une « image » globale de la situation et qui communique en priorité avec le commandant de bord.

L'avion est sollicité pour le renseignement de zone, pour établir une situation de surface, surveiller le trafic maritime, en particulier militaire. Et si les sous-marins russes ne sont pas les plus fréquents, les bâtiments de surface font en revanche régulièrement l'objet d'une surveillance attentive, que ce soit en Méditerranée ou en océan Atlantique. « L'envergure assez importante (37,5 mètres, NDLR) nous permet de voler bas et notamment d'avoir une meilleure détection magnétique des sous-marins en utilisant le MAD (magnetic anomaly detector », expose le commandant Charles, capable d'amener l'Atlantique 2 à une altitude minimum de 100 pieds au-dessus de la mer par beau temps, 300 pieds de nuit.

Le repérage de sous-marin fictif effectué, l'observateur dans le nez vitré s'attelle à mitrailler les bateaux qui transitent et s'empresse de transmettre les photos à l'arrière pour vérification de l'identification. Après le largage d'une chaîne SAR et un « touch and go », l'Atlantique 2 revient se poser sur la piste bretonne.

Un autre ATL 2, doté de la MX-20, volait dans la région de Cazaux au même moment, deux autres vols, dont un de nuit, sont prévus pour le lendemain. Alors que le taux de disponibilité oscillait ces dernières années entre 25 et 30% selon les chiffres, le commandant de la flottille présente un taux plutôt de l'ordre de 60% pour l'année 2017. Les équipages n'auraient ainsi pas trop de mal à effectuer leurs heures de vol annuelles, à raison de 3 000 heures par flottille et par an, avec une cible de 350 heures par pilote de patrouille maritime. « Plus de la moitié des heures de vol sont faites en opérations, plus de la moitié de celles-ci en aéroterrestre », indique le capitaine Raphaël. Les détachements sont d'ailleurs relativement courts, de l'ordre d'un mois, en raison de la consommation du potentiel d'heure de vol des pilotes, les missions pouvant durer jusqu'à une dizaine d'heures.

Quand les équipages ne volent pas, ils s'entraînent au simulateur. Un simulateur pour le pilotage, l'autre pour la tranche tactique. D'un côté, un jeune pilote qui doit déjouer les pièges d'une panne moteur au décollage et gérer un atterrissage avec un seul moteur, une épreuve dont devra également se sortir le Journal de l'Aviation, sous l'oeil vigilant mais bienveillant du moniteur commandant de bord et d'un « apprenti-moniteur ». De l'autre, neuf tacticiens, plongés dans le noir pour retrouver les conditions réelles du vol, le tangage en moins, qui cherchent à identifier un bâtiment ennemi et protéger la flotte de la coalition, dans une mission qui durera près de trois heures. Avec 22 avions en parc, dont un détaché à Istres et dédié au chantier de rénovation, deux et bientôt trois en opérations extérieures, les flottilles 21F et 23F doivent former les jeunes équipages tout en maintenant leurs compétences, et ambitionnent de passer à 18 équipages opérationnels en 2018.

Cinq à six exercices majeurs par an (Joint Warrior, Royal Mariner...) ainsi que des missions d'opportunités permettent de s'entraîner sur des missions qui ne peuvent pas être effectuées en opérations. « Il arrive parfois qu'il y ait des missions d'opportunité, lorsqu'un pays scandinave fait transiter un sous-marin par exemple et que nous pouvons nous coordonner pour nous entraîner à la lutte anti-sous-marine », nous indique un pilote de la 21F. Des « échanges de bons procédés », la chasse aux sous-marins étant plus compliqué au-dessus des déserts irako-syriens et sahéliens...

Le programme de rénovation à mi-vie des Atlantique 2 (voir : Les Atlantique 2 s'offrent un coup de jeune) permettra aux avions d'être dotés de capacités améliorées jusqu'à l'horizon 2030. Les « frégates du ciel » de l'aéronavale ont encore de beaux jours devant elles, que ce soit au-dessus des mers ou du désert.

Paris n'a pas vocation à rallier les "Five eyes", dit la Défense

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le 18.12.2017

PARIS N'A PAS VOCATION À RALLIER LES "FIVE EYES"

La France partage avec les Etats-Unis "un flux intensif" d'informations depuis les attentats de novembre 2015, mais cette coopération "fructueuse" n'implique pas son intégration dans le cercle des "Five eyes", fait-on valoir au ministère des Armées. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon Mal Langsdon

PARIS (Reuters) - La France partage avec les Etats-Unis "un flux intensif" d'informations depuis les attentats de novembre 2015, mais cette coopération "fructueuse" n'implique pas son intégration dans le cercle des "Five eyes", fait-on valoir au ministère des Armées.

Les "Five eyes", les "Cinq yeux", est une alliance entre les services de renseignement des Etats-Unis, de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni remontant à la Seconde guerre mondiale.

Le ministère français des Armées a démenti lundi que la France s'apprêterait à rejoindre cette coalition, comme l'affirme Intelligence Online, publication en ligne sur le monde du renseignement.

"Le '5 eyes' constitue un club historique et fermé qui comporte des avantages (mutualisation de capteurs et d’information) mais aussi des contraintes (limitation du partage de renseignement à des nations tierces) et des risques en matière de souveraineté", souligne-t-on.

"La France n’a donc pas vocation à intégrer cette communauté", a-t-on déclaré à Reuters.

Les révélations, en 2013, de l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden sur les écoutes illégales de l'Agence nationale de la sécurité américaine avaient jeté une lumière crue sur ce cercle de partage très confidentiel.

Disant se fonder sur des documents dévoilés par Edward Snowden, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung avait rapporté en novembre 2013 que la France était engagée aux côtés des "Fives Eyes" dans un vaste programme de surveillance répondant au nom de code "Lustre", une information ni infirmée ni confirmée.

UN FLUX D’ÉCHANGES INTENSIF

La coopération en matière de renseignement entre la France et les Etats-Unis s'est intensifiée depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, Paris souhaitant accéder aux moyens américains en Syrie et en Irak afin de surveiller les communications des djihadistes de l'Etat islamique. Des données partagées par les Américains avec leurs seuls partenaires des "Five eyes".

A l'image de la coopération bilatérale qui prévaut au Sahel, les Français ont instauré un partenariat - présenté comme "unique", et "parallèle" aux "Five eyes" - via le "comité Lafayette" mis en place fin 2015 pour "fluidifier" les échanges de renseignements.

"Les procédures et les moyens techniques mis en place permettent maintenant un flux d’échanges intensif aux plus hauts niveaux de classification", précise-t-on au ministère des Armées.

Même si les services de renseignement français sont loués par les Américains pour leur qualité et leur efficacité, aux dires de plusieurs diplomates, la France reste dépendante des "Five eyes", et singulièrement des Etats-Unis, pour les images satellitaires et aériennes de la zone irako-syrienne, notamment.

"Pour les Etats-Unis, la France constitue un allié unique car nous disposons réellement d’une autonomie d’appréciation souveraine", insiste-t-on au ministère.

(Sophie Louet avec John Irish, édité par Yves Clarisse)

Bercy va-t-il être le fossoyeur de la loi de programmation militaire ?

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Par Michel CABIROL  Publié le 17-12-2017

Alors que la France est en guerre et des soldats en opération, Bercy souhaite limiter les dépenses des armées

Alors que la France est en guerre et des soldats en opération, Bercy souhaite limiter les dépenses des armées (Crédits : CHARLES PLATIAU)

La loi de programmation des finances publiques, notamment l'article 14, va sérieusement limiter les marges de manœuvres budgétaires, et donc les investissements, du ministère des Armées. L'article 14 va vider de sa substance la prochaine loi de programmation militaire. Le président de la commission de défense de l'Assemblée nationale, Jean-Jacques Bridey, a mis en garde sur les conséquences de cet article sur la Défense.

La France est en guerre. Bercy, lui, mène sa guerre contre le budget des Armées. Avec très certainement la complicité de l'Elysée et surtout d'une majorité parlementaire très inexpérimentée, le ministre chargé des Finances Gérald Darmanin a réussi à gagner une bataille décisive face aux militaires. Dans le cadre de la loi de programmation des finances publiques, votée dans la nuit de vendredi à samedi, Bercy dispose désormais d'une arme de dissuasion massive avec l'article 14 pour empêcher les armées d'investir pour la défense de la France quand bon lui semblera. Cet article pourra être utilisé comme une arme pour vider de sa substance la prochaine loi de programmation militaire et pour apurer d'un coup de sécateur les reports de charge portés par le ministère des Armées.

Très clairement, c'est désormais Bercy qui va décider par exemple du renouvellement ou non de la dissuasion nucléaire sous le seul prisme budgétaire. C'est ce qu'a expliqué le président de la commission de défense de l'Assemblée nationale, Jean-Jacques Bridey: "Alors que la mesure est censée être vertueuse du point de vue des finances publiques, le plafonnement trop rigide des restes à payer (engagements budgétaires pris par l'Etat, ndlr) pourrait empêcher la réalisation d'économies d'échelle dans le cadre de commandes globales". Un comble...

"Par exemple quand il s'agira d'engager une commande groupée pour nos quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins garants de la sécurité nationale, il est évident que le prix demandé par nos industriels ne sera pas le même s'il s'agit de procéder à quatre commandes étalées dans le temps ou un seul marché groupé", a-t-il précisé.

Jean-Jacques Bridey contre l'article 14

Que dit l'article 14? Il pose le principe "de stabilisation du montant des restes à payer (engagements) de l'État pour chacune des années 2018 à 2022, par rapport au niveau atteint en 2017". Un principe de bon sens, mais dont le ministère des Armées aurait dû être exempté au regard de son poids stratégique (renouvellement des équipements liés à la dissuasion, défense antimissile, renseignement...). Au 31 décembre 2016, les engagements pris par l'Etat - les désormais fameux restes à payer - s'élevaient à 106,8 milliards d'euros, dont 47% provenant de la mission Défense (50 milliards d'euros, dont 35 milliards pour les équipements militaires).

L'article 14 a donc fait grincer les dents, y compris jusque chez les députés de la majorité. Et pas des moindres. Ainsi, pour Jean-Jacques Bridey, il présente ni plus ni moins "un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu'elles ont été élaborées de façon consensuelle dans la revue stratégique et telles que nous aurons à les traduire dans nos débats de la programmation militaire". Pour autant, la majorité l'a votée en dépit de la mise en garde du président de la commission de défense de l'Assemblée nationale...

Dans un tweet daté du samedi 16 décembre, le député Les Républicains François Cornut-Gentille, rapporteur spécial sur le budget des Armées (préparation de l'avenir), a estimé pour sa part que c'était un "cinglant camouflet infligé cette nuit (dans la nuit de vendredi à samedi, ndlr) par Bercy au ministère des Armées, via la loi de programmation des finances publiques : la majorité LREM (La République en Marche, ndlr) a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire".

Le Sénat était contre

Le Sénat a adopté en séance deux amendements qui prévoient que la stabilisation des "restes à payer" ne s'applique pas aux dépenses du ministère des armées, à l'exclusion de celles portées par la mission Anciens combattants. Présentés par plusieurs membres du groupe Les Républicains, ces deux amendements ont recueilli un avis favorable du rapporteur général de la commission des finances mais défavorable du gouvernement. Mais à l'Assemblée nationale, les députés ont à leur tour dans la nuit de vendredi à samedi adopté un nouvel amendement présenté par le gouvernement réintégrant le ministère des Armées dans le plafonnement des "restes à payer". Jean-Jacques Bridey n'a pas voté cet amendement.

C'est François Cornut-Gentille, qui avait révélé, fin octobre lors de la discussion budgétaire, la portée "insidieuse" de l'article 14 gelant les restes à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017. "Dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d'être sérieusement mise à mal, avait fait observer le député Les Républicains. En effet, les équipements militaires obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet de l'article 14".

Que va faire Florence Parly?

Avec cette épée de Damoclès, le ministère des Armées va avoir ses marges de manœuvre limitées, notamment pour lancer de nouveaux programmes. Interrogée début novembre lors de la discussion budgétaire sur la portée de l'article 14, la ministre des Armées Florence Parly avait estimé qu'il est "évident que si cet article devait être appliqué de manière unilatérale au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements des armées".

Dans ces conditions, Florence Parly, soucieuse de défendre la future loi de programmation militaire, avait assuré qu'elle serait "extrêmement attentive à ce que ce ne soit pas le cas et que la capacité d'engagement de notre ministère, dont les programmes d'équipement par construction s'étalent sur plusieurs années, soit préservée".

Pourquoi 50 milliards d'euros de restes à payer pour la défense

Sur les 50 milliards de dépenses à venir des armées (contre 44,8 milliards en 2013), près de 36 milliards d'euros sont destinés pour le seul programme 146 (Équipement des forces) en raison des délais très longs de réalisation des programmes d'armement, qui s'étalent sur des dizaines d'années. Ces "restes à payer" concernent d'ailleurs pour plus de 70 % les engagements pris sur le programme 146. En outre, 9,4 milliards sont aussi d'ores et déjà figés pour le programme 178 (Préparation et emploi des forces). Les "restes à payer" de ce programme ont bondi de 41 % entre 2013 et 2016 (6,43 milliards en 2013).

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