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2014

Griffon et Jaguar : voici les futurs blindés de l'armée de terre

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Challenges, l'actualité de l'économie, de la finance, de l'entreprise et les échos de la Bourse

8 décembre 2014

Scorpion, Griffon, Jaguar, VBMR, EBRC

L’armée de terre a failli attendre. Après des mois, des années de faux espoirs, le programme Scorpion de renouvellement des blindés de l’armée de terre a été officiellement lancé vendredi 5 décembre par le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian. Le projet, estimé à 5 milliards d’euros pour sa première tranche, est d’une ampleur inédite : il s’agit de remplacer toute une génération de blindés à bout de souffle après 40 ans de service, VAB, AMX 10RC et autres ERC90, mais aussi de doter la flotte d’un système unique d’information et de communication, dit SICS.

A quoi ressembleront les blindés du futur, confiés à Nexter, Thales et Renault Trucks Défense ? Deux nouveaux véhicules seront développés. Le Griffon (photo ci-dessus), nouveau nom de ce qu’on appelait jusqu’à présent VBMR (véhicule blindé multi-rôle), sera un 6X6 de la classe des 24 tonnes. A l’inverse du VAB, décliné en 36 versions différentes non interchangeables, il sera limité à six variantes (transport, sanitaire, poste de commandement, observation d’artillerie…), avec un tronc commun à tous les véhicules et des kits interchangeables en fonction de l’usage. La cible est de 1.722 véhicules, avec livraison à partir de fin 2018.

Les Griffon pourront intégrer des mitrailleuses téléopérées de 12,7mm ou 7,62mm ou des lance-grenades automatiques de 40mm. Ils pourront accueillir deux hommes à l’avant et 8 à l’arrière, au besoin dotés de la panoplie du fantassin FELIN. S’y ajoutent 358 VBMR légers, des 4X4 de la classe 10 tonnes livrables à partir de 2021, qui remplaceront les PVP et VBL.

Scorpion, Griffon, Jaguar, VBMR, EBRC

L’autre nouvel équipement est le Jaguar, jusqu’à présent baptisé EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat). Ce 6X6 de 25 tonnes, qui devrait être commandé à 248 exemplaires, est le remplaçant désigné des AMX 10RC, ERC90 et autres VAB HOT. Il disposera d’un canon télescopé de 40mm, et pourra intégrer deux missiles antichars MMP (missiles moyenne portée, 3.500 à 4.000 mètres) de MBDA, les remplaçants du Milan. Le programme Scorpion prévoit aussi la rénovation de 200 chars Leclerc, afin de les maintenir en fonction jusqu’en 2040.

Ces véhicules auront pour point commun leur modularité, mais aussi, assure la DGA, une autonomie de 800km et 72h en combat. L’objectif fixé aux industriels est une disponibilité de 80%, et 95% en opérations extérieures, quand les ERC90 affichent une disponibilité de moins de 50% actuellement. Une performance inférieure les contraindra à payer des pénalités. Le SICS, système d’information commun, permettra aux opérateurs des blindés d’avoir constamment des informations datant de moins de 10 secondes, ce que les militaires appellent « temps réflexe ».

L’idée, au-delà de l’équipement de l’armée de terre française, est de viser des ventes hors de France, comme pour le VAB. « Ces véhicules seront compétitifs à l’export : ils ont été pensés dans cette perspective », assurait Jean-Yves Le Drian vendredi. Les Griffon et le canon de 40mm développé pour le Jaguar affichent notamment des perspectives intéressantes, assure la DGA.

Vincent Lamigeon

Le rôle pivot de la Russie

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17 juin 2014 Dimitri de Kochko, RBTH
Souvent minimisé en Occident, le rôle de l’armée impériale russe dans l’issue de la Première Guerre mondiale fut pourtant déterminant, affirme Serge Andolenko, général historien français d’origine russe.

Les Russes ont compensé par des pertes en vies humaines leur infériorité en armes et en équipements. Crédit : RIA Novosti

Les Russes ont compensé par des pertes en vies humaines leur infériorité en armes et en équipements. Crédit : RIA Novosti

La part décisive prise par les troupes de l’armée impériale russe dans l’issue du conflit n’a pas été reconnue à sa juste valeur en Occident. C’est en tout cas le point de vue de Serge Andolenko, général français issu de Saint-Cyr et historien d’origine russe émigré en France après la Révolution d’octobre. Dans un entretien accordé à RBTH, son fils Pavel Andolenko, lui-même ancien officier de « la Royale », divulgue les principales thèses de son père allant à l’encontre de l’opinion dominante. Celle-ci se limite au souvenir de Brest-Litovsk (la paix séparée signée par les bolcheviks) et à la piteuse performance de l’armée russe. Pour Andolenko, ce n’était pas du tout le cas jusqu’à l’abdication du tsar Nicolas II.

Le rôle de l’armée impériale russe fut au contraire déterminant sur le cours de la Première Guerre mondiale de 1914-1918 et pour la victoire finale. Le centenaire du déclenchement de la « Grande Guerre » est une occasion unique de le rappeler, car une idée très répandue dans la conscience historique occidentale veut que la Révolution d’octobre 1917 soit le résultat d’une défaite militaire de l’armée russe. Le même stéréotype réduit à néant le rôle des troupes russes dans la victoire de novembre 1918.

Les recherches de Serge Andolenko1 retrouvent aujourd’hui toute leur actualité. Pour lui, la « désinformation » dont sont victimes nos contemporains à tous les niveaux « conduit, inconsciemment ou non, tous les États complices de cette supercherie à conserver des données fausses dans leurs mémoires respectives ».

En 1914, l’offensive contre la Prusse sauve l’armée française sur la Marne

Pour le général Andolenko, l’armée russe qui s’engage dans la guerre en 1914 est une des meilleures de son temps. Mais elle est « fortement handicapée par deux points faibles inhérents au pays » : la taille géographique de celui-ci (40 fois la France, deux fois et demie les États-Unis) qui aggrave les difficultés logistiques, et une économie en forte expansion au début du conflit mais pas suffisamment consolidée pour s’adapter à une conflagration mondiale de longue durée.

Ces deux handicaps vont forcer l’armée russe à « remplir sa mission dans des conditions inhumaines » au cours des deux premières années du conflit. Le 17 août 1914, la Russie lance une offensive contre la Prusse orientale, pour laquelle son armée n’est pas prête. L’Empire russe s’y engage à la demande de la France pour permettre à cette dernière de résister à l’offensive allemande sur la Marne.

Ce combat « pour les alliés », comme le qualifie aujourd’hui le réalisateur historien de Saint-Pétersbourg Viktor Pravdiouk, coûtera à la Russie plus de 100 000 morts et une défaite à Tannenberg. Mais tout commence bien. Les premières victoires affolent l’état-major allemand qui dégarnit le front Ouest de deux corps d’armée et d’une division de cavalerie, ce qui donnera plus tard lieu au « miracle » de la Marne. Ce dernier est loin d’être dû aux seuls taxis célébrés dans nos écoles.

1915 : Verdun avant Verdun sur le front de l’est

M. Andolenko qualifie l’année 1915 de « Verdun avant Verdun » : l’armée russe va subir tout ce que l’industrie allemande est capable de produire. Aux hécatombes de 1914 vont s’ajouter celles encore plus terribles de 1915. L’industrie russe ne suit pas et sur les champs de bataille les soldats russes doivent ramasser les armes de leurs camarades tués. Toutefois, rien ne les arrête : les combats se poursuivent à la baïonnette, au couteau et même à mains nues… La Russie perd près de 2 500 000 tués ou blessés (au total, la Première Guerre lui coûtera deux millions de morts, plus que la France saignée à un million et demi). Les Allemands, conscients qu’ils ne peuvent gagner sur les deux fronts, proposent aux Russes une paix séparée en offrant un cadeau de choix : Constantinople et les détroits !

Les Russes eux-mêmes auraient dû demander l’armistice en toute logique militaire, puisqu’ils compensaient par des pertes humaines leur infériorité en équipements et en armes. Ils ne le font pas et Nicolas II rejette l’offre allemande pour ne pas lâcher ses alliés. Et la boucherie se poursuit.

L’année charnière : 1916

En 1916, l’Allemagne réactive ses troupes sur le front Ouest. C’est Verdun puis l’offensive de la Somme. Pour les Russes, c’est un répit relatif qu’ils mettent à profit pour approvisionner et équiper les troupes grâce aux progrès fulgurants de l’industrie. Ils lancent au moins deux offensives décisives pour le sort de la guerre : celle du général Broussilov en juin vers la Bessarabie, qui met deux millions de combattants adverses hors de combat, et celle du général Youdénitch qui défait les Turcs sur le front du Caucase et arrive jusqu’à l’Euphrate.

Grâce à ce redressement de l’armée russe, les alliés envisagent la suite du conflit avec plus d’optimisme. Winston Churchill, ministre des Munitions à l’époque, relève que « peu d’épisodes de la Grande Guerre sont plus surprenants que la restauration, le ravitaillement et l’effort gigantesque de la Russie en 1916 ».

Au début de l’année 1917, tous les observateurs et acteurs du conflit (Allemands et alliés) sont d’accord : « la Russie impériale a déjà gagné la guerre ! », estime le général Andolenko aujourd’hui cité par son fils Pavel. « L’armée russe n’était pas défaite, au contraire », dit M. Pavel Andolenko à RBTH.

« Il arrive qu’on qualifie les pertes humaines subies par la Russie en 1915 d’inutiles. C’est pourtant grâce à cette multitude de sacrifices que la Russie n’a pas capitulé ou signé une paix séparée. Que se serait-il passé si la Russie avait été acculée, les alliés occidentaux auraient-ils pu reconstituer leurs forces et développer leur production d’armements pour aborder 1916 ? », s’interroge à son tour M. Pavel Andolenko.

La révolution entraîne la destruction de l’armée impériale

Infographie par Natalia Mikhaylenko

Depuis janvier 1917, les Autrichiens négocient avec les Français, les Anglais et les Italiens. Mais le Tsar n’est pas au courant. S’il l’avait été, il n’aurait probablement pas abdiqué en mars. Cette abdication aux raisons encore mal élucidées, selon Andolenko, a marqué le début de la fin : les soldats qui avaient combattu pour la Patrie, Dieu et le Tsar « ne savaient plus où se tourner ». Le Gouvernement provisoire, tout en proclamant sa volonté de poursuivre la guerre, donne des ordres incohérents qui disloquent l’armée de l’intérieur. Pour Andolenko, « la révolution n’est pas une conséquence fortuite du marasme existant, ni d’une prétendue défaite militaire ; la révolution serait plutôt la cause première de la destruction de l’armée ».

Français et Russes ont supporté les deux tiers de l’ensemble des pertes en vies humaines. « Les armées française et russe ont payé le plus lourd tribut à la victoire et il faut garder en mémoire que ces deux armées ont lutté en étroite collaboration tout au long de la guerre, chacune s’efforçant toujours de soulager l’autre quand celle-ci supportait l’effort principal de l’ennemi », conclut après son père Pavel Andolenko. À la fin de la guerre, malgré la paix de Brest-Litovsk et les « emprunts russes », le maréchal Foch déclarait : « Si la France n’a pas été effacée de la carte de l’Europe, c’est avant tout à la Russie que nous le devons ». L’histoire se rééditera 27 ans plus tard : les États-Unis n’interviendront dans le conflit que six mois après la reddition de Von Paulus aux Russes à Stalingrad.

1 Le général Serge Andolenko

« Je suis très fier de mon père qui a fait beaucoup de bien à la Russie et à la France », explique aujourd’hui Pavel Andolenko, ancien officier de « la Royale ». Né en Russie, le général Andolenko perd son père, tué au cours de la Première Guerre mondiale. Il émigre en France après la guerre civile et est admis à Saint-Cyr. Dès sa sortie, il s’intéresse à l’histoire de l’armée russe, dont il est un des meilleurs spécialistes en France. Admirateur du généralissime Alexandre Souvoroff « qui n’a jamais perdu une bataille », le général Andolenko, alors commandant, obtient la reddition du général Hans Schaeffer à Marseille le 28 août 1944, sauvant la ville de la destruction. Par la suite, Andolenko, officier de la Légion étrangère, donne des cours sur Souvoroff à l’École de guerre.

Première Guerre mondiale : la guerre qui a mis un terme à la paix

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2 juillet 2014

On the 100th anniversary of the outbreak of the First World War, the Moscow House of Photography has prepared a large-scale international project that brings together for the first time the world’s leading museums, and public and private archives, depicting the war through the eyes of those who fought on all sides of the conflict. // Infantry of the 1st Brigade of the Polish Legions enters Kowel, 1915

Courtesy the Polish Army Museum, Warsaw

A l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, la Maison de la Photographie de Moscou a préparé un projet international de grande ampleur qui regroupe pour la première fois les principaux musées du mande ainsi que des archives privées comme publiques ; dépeignant de ce fait la guerre à travers les yeux des combattants d'un bord comme de l'autre. // La première brigade d'infanterie de la légion polonaise entre dans Kovel, 1915.

Germany declared war on the Russian Empire on 1 August 1914. An estimated two million Russian soldiers died in action, while the total loss of life amounted to some 3.5 million // A workshop for the manufacture of shells, France, 1916

Droits reserves, Archives of Renault Company

L'Allemagne a déclaré la guerre à l'Empire russe le 1er août 1914. On estime à 2 millions le nombre de soldats russes tués au combat, le nombre total de victimes s'élève à plus de 3,5 millions de personnes. // Un atelier de manufacture d'obus, France, 1916.

For the Russian Empire, participation in the First World War culminated in the revolution of 1917, which developed into civil war and led to the signing of a separate peace with Germany which put the country in the camp of the losers in the war.  // The Swedish Red Cross facilitates the exchange of war prisoners detained in Russia and Siberia for disabled German and Austrian ex-servicemen, Hallsberg railway station, Sweden, 1915-1918

Photothèque CICR (DR)

Pour l'Empire russe, la participation à la Première Guerre mondiale a atteint son apogée lors de la révolution de 1917, qui s'est transformée en guerre civile et a mené à un accord de paix bilatéral avec l'Allemagne, ce qui a amené à considérer les deux pays comme les vaincus de la guerre. // La Croix Rouge Suédoise facilite les échanges de prisonniers détenus en Russie et en Sibérie contre des ex-soldats allemands et autrichiens handicapés. Gare de Hallsberg, Suède, 1915-1918.

In the Soviet period – and until recently – the First World War was one of the forgotten wars, receiving scant public attention //  A female war worker carefully paints the roundel on the wing of an SE5A aircraft at the Austin Motor Company factory in Birmingham, September 1918

Courtesy Imperial War Museum, London

Durant la période soviétique – et jusqu'à récemment – la Première Guerre mondiale était une guerre oubliée, sujette à très peu de considération publique. // Une femme travailleuse de guerre peint avec minutie la cocarde sur les ailes d'un avion SE5A à l'usine de l'entreprise Austin Motor à Birmingham, septembre 1918.

British and Russian officers of the RNAS Armoured Car Squadron in Galicia prior to the Russian offensive of July 1917.

Courtesy Imperial War Museum, London

Des officiers anglais et russes du régiment blindé de la Royal Navy Air Service (Amirauté britannique) en Galice, avant l'offensive russe de juillet 1917.

The Khoroshilov collection

The Khoroshilov collection

La collection Khoroshilov.

Infantry equipped with high-pressure gas masks, having taken the “Hun” trench, fire on the retreating enemy

Collection of P.V. Khoroshilov

Infanterie équipée de masques à gaz à haute pression tire sur les ennemis battant en retraite après avoir pris la tranchée "Hun".

The Khoroshilov collection

The Khoroshilov collection

La collection Khoroshilov.

Archduke Franz Ferdinand with his wife riding in a car along the Appel Quay (Saraevo) shortly before his assassination, 28 June 1914

Courtesy Museum of Military History, Vienna

L'Archiduc François-Ferdinand en compagnie de sa femme dans une voiture le long du quai Appel (à Sarajevo) peu avant son assassinat, le 28 juin 1914.

St Felix, German prisoners at a camp in Aisne, 24.10.1917

Private collection, France

Camp de prisonniers allemands St. Felix, dans l'Aisne, 24 octobre 1917.

Column of Renault FT-17 tanks at the front line, France, 1917

Droits réservés, Archives of Renault Company

Régiment de tanks Renault FT-17 sur la ligne de front, France, 1917.

Englishmen in Belgium

Private collection, France

Des anglais en Belgique.

A nurse from the French Red Cross helps a beggar, Germany, 1914-1918

Photothèque CICR (DR)

Une infirmière de la Croix Rouge française aide un mendiant, Allemagne, 1914-1918.

Paul Castelnau, Russian soldiers outside a grocery shop, Place des Marchés, Reims, France, 11 March 1917

Albert Kahn Museum, Archives of the Planet Collection

Soldats russes devant une épicerie, Paul Castelnau. Place des Marchés, Reims, France, 11 mars 1917.

Pierre-Paul Castelnau, Entrance to the citadel. Verdun, Meuse. 27 October 1917

Courtesy ECPAD, France

Entrée dans la citadelle, Pierre-Paul Castelnau. Verdun, Meuse. 27 octobre 1917.

International Prisoners of War Agency. Missing Personnel Department. 1914-1918

Photothèque CICR (DR)

Agence Centrale des Prisonniers de Guerre. Département des Personnes disparues, 1914-1918.

Unknown artist, Senegalese

Private collection, France

Un soldat sénégalais, artiste inconnu.

Jacques Moreau, A serviceman on leave dines in the Gare de l’Est military canteen. Paris, January 1917

Courtesy ECPAD, France

Un militaire en permission dîne dans la cantine militaire de la Gare de l'Est, Jacques Moreau. Paris, janvier 1917.

Narva, a military burial, 1914-1918, Russia, July 1921

Photothèque CICR (DR)

Narva, un cimetière militaire de la guerre de 1914-1918. Russie, juillet 1921.

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