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2020

La Lettre d'Information 20/14 du CEACH.

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La Lettre d'Information 20/14
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

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Le jeudi 24 décembre 2020 à 11H45

Vœux du Président du CEACH

Chers amis

 
Nous traversons des moments peu ordinaire, en ces  temps difficiles, nous ne pouvons nous réunir en famille comme nous le voudrions. Néanmoins, je tenais à vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d'année à vous, à vos proches et amis. Que la joie soit dans vos cœurs, gâter vos enfants et petits enfants. Nous espérons tous que pour  l'an prochain la situation s'améliore. 
 
Je ne peux que vous préconiser de faire attention et de respecter les conditions sanitaires, afin que nous puissions poursuivre nos investigations et se  revoir bientôt.

 

Michel  COTTIGNIES 
06.42.61.98.98

Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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www.asafrance.fr

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 20/12

« Anticiper la montée des menaces »

Lors des récentes auditions devant les commissions de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat, les quatre chefs d’état-major ont insisté sur l’absolue nécessité de disposer des ressources prévues dans la loi de programmation militaire (LPM 2019-2025). Ils ont rappelé que, non seulement il était urgent de remplacer nos matériels vieillissants, mais aussi de durcir les moyens et l’entraînement de nos forces, de donner de « l’épaisseur » à nos armées, ainsi que de développer des capacités nouvelles notamment dans les domaines cyber et spatial.

Des propos d’alerte stratégique bien peu médiatisés

Les comptes rendus de ces auditions constituent une mine d’informations et il est consternant de voir que les préoccupations des grands responsables militaires demeurent quasiment confidentielles tandis que des chroniqueurs abordent les questions de Défense sans avoir la moindre compétence.

Quel média du service public a interviewé, à une heure de grande écoute, ces généraux qui engagent la vie de 250 000 Français dans des opérations complexes, de jour comme de nuit, 365 jours par an sur toute la surface du globe ? Qui leur demande comment sont utilisés les 35 milliards d’euros du budget de la Défense ? Combien de journalistes s’inquiètent des insuffisances de nos armées et dans quels domaines ?

La ministre des Armées a reconnu celles du service de santé des Armées au regard de ses effectifs et des besoins à couvrir tant en Métropole et en Outre-mer qu’en opération. Personne ne cherche à savoir comment les armées, malgré la crise de la Covid, s’entraînent et remplissent leurs missions de défense de l’espace aérien, des approches maritimes et du territoire.


Durcir les moyens et l’entraînement

Nos armées sont engagées depuis des décennies dans des opérations dites asymétriques, au cours desquelles elles ont notamment la maîtrise du ciel qui permet à nos drones, avions et hélicoptères d’utiliser l’espace aérien librement. Mais qu’en serait-il si l’ennemi disposait de missiles antiaériens ?

Durcir nos moyens signifie remplacer les moyens anciens, peu blindés ni armés, par des engins plus récents, disposant de blindages composites et équipés de détecteur de visée ou de missile. Mais c’est aussi augmenter leur « épaisseur opérationnelle », car, aujourd’hui, l’armée de Terre n’aligne que 250 chars et 120 canons, la Marine 5 sous-marins nucléaires d’attaque et 13 frégates multi-missions, enfin l’armée de l’Air et de l’Espace ne dispose que de 3 avions ravitailleurs récents et ne comptera en 2025 que 125 Rafale….

Dans le cadre de l’opération Barkhane au Sahel, sur 5 millions de km2, nous ne déployons qu’une vingtaine d’hélicoptères. Nos moyens sont « échantillonnaires ». Or nous savons, depuis au moins un siècle, qu’une armée engagée dans un conflit conventionnel perd très vite beaucoup de matériels. Quant aux stocks de munitions, la situation est sans doute encore plus critique.

Durcir aussi l’entraînement, surtout dans une armée de métier, c’est d’abord sélectionner des cadres selon des critères physiques, intellectuels et de personnalité exigeants. Tous les candidats sélectionnés doivent répondre aux mêmes critères. En ce temps de parité, plus question d’accepter des barèmes physiques différents selon le sexe, ni de passe-droit pour cause de discrimination positive. Notons enfin qu’un renforcement de l’entraînement individuel et collectif exige de disposer du potentiel correspondant pour les matériels. La simulation est utile pour l’instruction mais insuffisante pour l’entraînement. C’est dans l’effort et l’apprentissage du risque vécus que l’on développe la supériorité du combattant comme celle du groupe ; ce qui permettra de limiter les pertes au combat.
 

Développer de nouvelles capacités

Tandis que nous commençons à rattraper le retard accumulé depuis 1990 par le choix délibéré de l’exploitation des « dividendes de la paix », il nous est non seulement indispensable de remplacer les matériels obsolètes et d’augmenter le nombre de matériels nouveaux, mais nous devons aussi acquérir les capacités nécessaires pour combattre dans les nouveaux espaces.

Avec les ressources prévues en fin de LPM, nous devrions atteindre annuellement 2 % du PIB (avant Covid). En 1980, cette part était de 3 % et nous avions bien du mal à équiper et soutenir nos armées. Comment avec un budget de la Défense à 2 % du PIB (prévu en 2025) pourrions-nous espérer développer des moyens de cyberdéfense, de surveillance et de défense de l’Espace alors qu’en 1980, avec 3 % du PIB, nous n’avions pas à le faire ?

Notons que l’effort financier considérable consenti pour atténuer les effets du confinement et relancer l’économie ne profite guère aux armées alors que 1 € investi dans l’industrie de Défense rapporte entre 2 et 3 €, que nos industries de haute technologie sont implantées en France, que la « recherche et développement » est très souvent duale (civilo-militaire) et que nous avons 40 ans de sous-investissement à rattraper dans ce secteur !

Pourquoi ne pas investir dans la remontée en puissance de notre industrie d’armement et fabriquer en 5 ans ce qui était prévu en 10 ans ? Nous pourrions non seulement reprendre la maîtrise de certaines filières abandonnées à des firmes étrangères, renforcer notre armée plus rapidement, exporter davantage, mais aussi garder le contrôle des pépites industrielles à haute valeur stratégique qui sont convoitées par des pays étrangers, en particulier alliés, et reconstituer des stocks avec des munitions récentes.

Dans un monde qui présente certaines analogies avec les années 30, notre pays doit réinvestir dans sa Défense. Il lui faut se rassembler autour de son armée et adopter les vertus essentielles qu’elle pratique en vue du combat. La France, retrouvant sa fierté, peut redevenir une grande nation, forte et enracinée dans quinze siècles d’histoire en s’appuyant sur son goût de l’ouverture et de l’excellence. Nos armées, par leur diversité et leur valeur, illustrent bien cette vocation particulière de notre Patrie.

La RÉDACTION de l’ASAF
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La lettre du CEMAT N° 46

La lettre du CEMAT N° 47

LE MESSAGE vers les régions n° 45 : Décembre 2020

CLRJ - Bulletin de liaison novembre 2020

Bulletin trimestriel de l'UNP 34 N° 247

Communiqué N° 14 de l'UNP34

Le petit garçon

Bulletin trimestriel d'information de l’A.L.A.I. N° 73

La lettre d’information N° 47 de la FONDATION MARECHAL DE LATTRE

Dossier de presse Scorpion 2020

CENTENAIRE du ROYAL ÉTRANGER

Nous soutenir pour construire le futur de la 13.

4e RÉGIMENT ÉTRANGER POUR BÂTIR LA LÉGION

http://www.editionspierredetaillac.com/

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La Lettre d'Information 20/13 du CEACH.

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« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 20/11

« Chaque citoyen est un combattant »

Avec la crise économique et financière qu’engendre la Covid, le terrorisme qui frappe, l’impuissance stratégique de l’Europe et les ambitions croissantes de certaines puissances, la France vit une période difficile qui risque de durer et probablement durcir. Il ne s’agit pas de jouer les oiseaux de mauvais augure mais de regarder les réalités en face. Dire

Pourquoi agir ?

Aucune victoire dans la guerre contre l’islamisme ou dans la lutte contre la Covid ne sera acquise sans l’engagement déterminé de chaque Français. S’il faut naturellement des chefs clairvoyants et courageux, une armée, des forces de sécurité et un service de santé efficaces, l’adhésion et le soutien de toute la Nation sont indispensables, car chacun d’entre nous porte une part de son destin. Chacun doit donc prendre conscience de la situation et savoir ce qu’il peut et doit faire, dans l’action collective, pour servir au mieux le bien commun et rejeter les intérêts personnels, catégoriels ou communautaristes.

Les Grecs nous ont appris que l’indépendance de la Nation est la première condition de la liberté individuelle. Cette liberté est fille de la victoire sur ce qui peut nous asservir politiquement, économiquement ou religieusement. La condition pour rester libres individuellement est d’abord de combattre collectivement et, dans ces combats où la France est engagée, il importe que tous les citoyens se réarment moralement et agissent localement.

Agir face au virus

Chacun d’entre nous a le devoir d’appliquer rigoureusement les mesures d’hygiène de base inlassablement répétées depuis des mois, pour au moins une raison : si un attentat important se déroulait à nouveau, pourrions-nous accueillir dans les services d’urgence les dizaines voire les centaines de blessés gravement atteints alors que nos hôpitaux sont à flux tendu ? Il conviendrait déjà de retrouver dès à présent des capacités en réserve de réanimation. Cela dépend uniquement de l’application stricte, par chacun de nous, de ce qu’il est convenu d’appeler les gestes barrières. C’est simple, peu onéreux et efficace.
 

S’armer contre la désinformation

Les moyens de communication massifs et non contrôlés facilitent la guerre informationnelle capable de déstabiliser, endoctriner voire terroriser la population. Cette action psychologique via les médias vise à miner notre volonté de résistance. Simultanément, la plupart des mass media répandent l’idéologie de la déconstruction et de la repentance renforçant l’action de nos ennemis et agissant ainsi comme de véritables collaborateurs de ce nouveau totalitarisme. Il faut donc prendre conscience de cette action subversive et sensibiliser notre entourage à cette réalité peu perceptible mais mortifère qui s’attaque insidieusement à la volonté de combattre de chacun d’entre nous. Il nous faut être vigilants : la vérification de la source des informations et de leur crédibilité doit être systématique. Cela passe par un enrichissement permanent de notre culture générale par la lecture et la visite de sites fiables.

Lutter contre le défaitisme et le neutralisme, le doute et la démission, et renforcer nos forces morales, notre volonté de combattre et de vaincre comme ont su si bien le faire nos aïeux durant les deux guerres mondiales, est le premier acte de résistance. Ils se sont battus pour nous laisser un pays libre ; à notre tour de faire front et vaincre pour laisser en héritage à nos enfants un pays toujours libre et prospère.
 

Combattre par le renseignement

De même que les armées combattent les islamistes à l’extérieur du territoire national et les forces de sécurité sur le sol métropolitain, les services de renseignement - DGSE et DGSI - mènent des actions « de renseignement et d’entrave » en amont pour réduire les risques d’attentats. En effet, la recherche de renseignement est un élément clef du succès dans cette guerre ; tous les citoyens ont dans ce domaine un rôle important à jouer en ayant « le réflexe de signalement. Chacun doit se sentir acteur dans la lutte antiterroriste ».

Là où nous sommes - quartier, village, zone pavillonnaire -, il ne s’agit pas de jouer à James Bond, mais de relever les comportements inhabituels et autres indices suspects susceptibles d’orienter la recherche de renseignements plus précis par les services spécialisés. C’est à la portée de chacun de faire preuve de vigilance en regardant avec plus d’attention quand il sort dans la rue. « Observer et rendre compte » aujourd’hui au numéro vert de la DGSI, qui figure sur internet, est un acte de combat. En agissant ainsi, chacun participe directement à la défense de la cité, c'est-à-dire de la France. Ce civisme opérationnel, qui s’appuie sur un réarmement moral, constitue un véritable soutien aux formations militaires et policières. En tenue civile, chaque citoyen doit être un combattant ; il s’agit là d’un véritable service national.
 

S’engager avec l’ASAF

L’ASAF, association indépendante, contribue au réarmement moral des citoyens. Elle place le service des intérêts supérieurs du pays au cœur de son action. Elle doit se développer pour participer plus efficacement à l’action civique opérationnelle conformément à sa finalité de soutien à l’armée et aux forces de sécurité. Grâce à vous, elle doit renforcer son maillage local en suscitant l’adhésion massive de tous nos compatriotes - civils, réservistes, anciens militaires, volontaires - qui veulent agir et servir la France.


La RÉDACTION de l’ASAF
www.asafrance.fr

Don en ligne pour les blessés de guerre et les victimes d'acte de terrorisme

Jeudi, 19 Novembre 2020 09:50

Donnez pour les blessés de guerre et les victimes d'acte de terrorisme

Jeudi, 19 Novembre 2020 09:57

Le jeu « Le parcours du battant »

Jeudi, 19 Novembre 2020 10:53

Pourquoi la Légion étrangère est plus populaire que jamais en ces temps de peur

Lundi, 16 Novembre 2020 17:34

https://www.asafrance.fr/

Posté le mercredi 11 novembre 2020


 

Marraine* du 4e régiment étranger (4e RE), l’ancienne avocate** explique les valeurs de la Légion ainsi que leur prix pour la France d’aujourd’hui.

En ce jour de commémoration de l’armistice, nos compatriotes savent-ils que la Légion étrangère qui s’est illustrée pendant la Grande Guerre, célèbre aussi, ou va célébrer, le centenaire de deux de ses plus beaux fleurons, le 4e régiment étranger, et le 1er régiment étranger de cavalerie ? Ces deux anniversaires sont l’occasion de saluer le geste héroïque de dizaines de milliers d’étrangers venus se battre pour la France depuis 1831, date à laquelle Louis-Philippe créa ce corps d’exception.

Au regard d’une actualité bouleversante, examinons le miracle qu’est ce corps d’élite, composé de 9 000 volontaires de 150 nationalités différentes, placé sous les ordres de 450 officiers français. Ces étrangers sont venus servir la France au point d’accepter de lui donner leur vie, comme encore récemment sur des théâtres d’opérations extérieures, au Levant ou dans le désert de la bande sahélo-saharienne. Mais c’est aussi sur le territoire national que les légionnaires nous protègent du terrorisme, et nombreux sont nos compatriotes qui ont pu croiser les bérets verts dans nos rues, devant nos écoles, près de nos enfants.

Mille cinq cents légionnaires sont formés chaque année au sein du 4e régiment étranger, avec les valeurs que cette institution unique au monde a su mettre en pratique, et codifier dans un serment émouvant, récité dans les accents du monde entier à chaque réception de képi blanc, sur les places d’armes de ses régiments.

Car c’est bien un chapelet de valeurs que ces étrangers viennent chercher en franchissant la porte d’un régiment, dans ce corps que le légionnaire Flutsch qualifiait de « monastère des incroyants » : la première d’entre elles est la camaraderie, dont chaque légionnaire doit faire preuve envers son frère d’arme, quelle que soit sa nationalité, son origine ethnique ou sa religion, permettant à chaque jeune ou ancien légionnaire de se reconnaître dans le monde entier, de se retrouver, de s’entraider, puisque tous font partie d’une même famille, celle qui n’abandonne « ni ses morts, ni ses blessés, ni ses armes ».

Il y a aussi le caractère sacré de la mission que ces hommes exécutent jusqu’au bout et parfois jusqu’au sacrifice suprême : ce sont plus de 40 000 soldats qui ont donné leur vie à la France depuis la création de la Légion, et l’histoire de notre pays n’aurait pas été la même sans ces volontaires héroïques. Il y a ensuite le respect des chefs, de la discipline et des traditions immémoriales, colonne vertébrale de ces hommes, venus chercher l’anonymat d’un asile, une deuxième chance, à condition qu’en retour, ils donnent tout à la France.

Car à notre époque où l’on se plaît à déconstruire le récit d’un passé glorieux, les valeurs de la Légion sont précisément ce qui séduit ces soldats, et les pousse à s’engager. Et elles nous sont plus que jamais indispensables car elles vont à rebours de la culture victimaire de l’excuse, de la complainte et de la réclamation permanente de « droits particuliers », qui font tant de mal à notre pays ; cette acceptation sans condition de la règle et l’affirmation de la culture française sont bien l’ADN de la Légion, traduit dans cet engagement librement consenti.

Mais c’est également la manière de diffuser ces valeurs qui est spécifique à ce corps d’élite, puisque à l’heure de l’anglicisme à tous crins, c’est en français que tout commandement militaire se fait et c’est donc aussi en français, enseigné dès les premiers jours, que ces hommes hier si différents, communient dans une même amitié, à travers une même langue qui soude leur destin commun et forge des amitiés indestructibles. Ici, nul particularisme national, ethnique ou religieux n’est toléré, garantissant ainsi un esprit de corps puissant.

C’est le génie de la France d’avoir su incarner autant de principes vertueux dans cette institution d’excellence que le monde entier nous envie. Les Français ne s‘y trompent pas, eux qui chaque année, applaudissent à tout rompre ces légionnaires au pas lent, chantant « le boudin » sur les Champs-Élysées, et qui ne se séparent jamais, pas même devant la tribune présidentielle.

C’est à chaque famille s’installant sur le sol français que l’histoire et les valeurs de la Légion étrangère devraient être inculquées, afin que l’esprit de ces nouveaux arrivants soit imprégné de l’exemple de ces héros anonymes, combattants devenus français, non par le sang reçu, mais par le sang versé. Notre pays attaqué et enfoncé sur le flanc de son identité et de ses valeurs a un atout majeur : il serait grand temps qu’il se décide à retisser son drapeau républicain, et la Légion offre un formidable exemple de cellule-souche pour remettre l’ouvrage sur le métier.

Face à une France qui laisse décapiter sa civilisation et son autorité à la sortie des écoles, il est réconfortant de savoir que notre pays pourra toujours compter sur ses képis blancs.
 

Marie-Laure BUISSON
Le Figaro



* Cette distinction est décernée à titre exceptionnel par la Légion pour honorer une personnalité civile fortement engagée à ses côtés. Elle a été remise à l’impétrante devant les légionnaires du 4e régiment étranger, le 30 avril 2019, lors de la Fête de la Légion qui commémore Camerone.

** Après avoir été auditrice à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), Marie-Laure Buisson a créé une fondation qui œuvre en faveur des militaires et de leurs familles, notamment les blessés au combat et les familles de soldats morts pour la France.

Rediffusé sur le site de l'ASAF : www.asafrance.fr

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La Lettre d'Information 20/12 du CEACH.

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Le dimanche 1er novembre 2020 à 19H00

Cérémonie de commémoration du 102ème anniversaire de l’Armistice de 1918.

Mercredi, 11 Novembre 2020 11:43

Général Burkhard : « Le soldat qui meurt pour son pays ne tombe jamais pour rien »

Mercredi, 11 Novembre 2020 11:47

Le 10 novembre en fin de journée, la flamme du soldat inconnu a été ravivée par de jeunes soldats de l'armée de terre après une course à pied entre Verdun et l'Arc de Triomphe, sur cette même Voie sacrée qu'empruntaient les Poilus pour rejoindre le front. Cinq jours de relais, avec équipements de combat et armes, sur ce même itinéraire par lequel fut rapatriée la dépouille du soldat inconnu.

Portrait du général d'armée Thierry Burkhard, chef d'état-major de l'armée de Terre. © Arnaud KLOPFENSTEIN / Sirpa Terre

Il y a tout juste cent ans, c'était un autre jeune soldat français, Auguste Thin, qui désignait un cercueil parmi les huit qui lui étaient présentés. Chacun contenait le corps d'un soldat non identifié et retrouvé dans l'un des secteurs du front. Le lendemain, le soldat inconnu était transféré sous l'Arc de Triomphe, où il faisait une arrivée solennelle.

Mémoire vivante

Il fallut attendre le 11 novembre 1923 pour qu'une flamme du souvenir marque l'emplacement de la sépulture et rappelle à tous le sacrifice de tant de Français et d'étrangers pour notre pays. Depuis, le ravivage de la flamme sous l'Arc de Triomphe est un geste immuable, renouvelé tous les jours. Quel sens mettons-nous derrière le symbole de la transmission de cette flamme ? Que recevons-nous de nos anciens, de nos aînés ? Et que devons-nous transmettre à nos jeunes soldats et aux plus jeunes générations ?

La flamme est d'abord symbole de mémoire vivante. Chaque 11 novembre, nous honorons les militaires tombés pour la France durant la Grande Guerre et pendant les conflits que nous avons traversés jusqu'à aujourd'hui. Ils sont plus d'un million et demi à qui nous avons tout demandé. Nous leur devons une seule chose en retour : notre reconnaissance qui ne doit jamais faiblir.

« Aller au feu »

Leur sacrifice peut paraître difficile à comprendre pour une société qui n'a pas connu la guerre sur son sol depuis plusieurs décennies. Mais leur engagement a fait ce que nous sommes aujourd'hui. Les combats auxquels ils ont participé et les victoires qu'ils ont remportées résonnent encore en 2020, au travers de notre manière de vivre libres et en paix. Cette reconnaissance s'exprime de bien des façons, par les témoignages de nos anciens combattants auprès des plus jeunes, par nos cérémonies civiles et militaires et par nos monuments aux morts, comme celui inauguré il y a un an, en hommage aux militaires morts pour la France en opération extérieure.

La flamme est ensuite symbole de combativité. Partir en guerre, c'est « aller au feu ». Car ne nous y trompons pas, les conflits où tombent nos soldats ne sont pas cantonnés aux seuls livres d'histoire. Ces dernières années, nos régiments ont connu des opérations de combat sans discontinuer avec l'Afghanistan, la République centrafricaine, le Mali, l'Irak, le Liban et d'autres théâtres encore. Ce haut niveau d'engagement, l'armée de terre le paie dans sa chair. Depuis dix ans, en opération, 110 de nos frères d'armes ont donné leur vie pour leur pays et plus de 2 500 ont été blessés.

Lire aussi 89 soldats français tués en Afghanistan… et déjà oubliés ?

Admiration féconde

La flamme est aussi chaleur, celle du réconfort que nous devons à celles et ceux qui sont en difficulté. Ce sont nos blessés, dans leur corps ou dans leur esprit, que nous soutenons au travers de nombreux projets conduits par nos associations d'entraide, sous l'égide de la cellule d'aide aux blessés de l'armée de terre. Ce sont aussi nos familles endeuillées. Le 11 novembre est un moment privilégié pour les entourer et leur rappeler que le soldat qui meurt pour son pays ne tombe jamais pour rien. Sa vie n'est pas perdue. Elle est donnée à la France et aux Français, que nous avons pour mission de protéger. Notre identité de soldat se nourrit de cette fraternité d'armes.

La flamme éclaire et nous guide. Elle nous propose un chemin de courage et d'exigence. Pour l'emprunter, nous avons besoin d'admirer, de suivre des exemples singuliers. Nous avons besoin d'être inspirés par des figures qui nous élèvent, des hommes ou des femmes d'action, de grands soldats, des aventuriers et même des héros : Maurice Genevoix, les Compagnons de la Libération et notamment Pierre Simonet qui vient de nous quitter, et tant d'autres, humbles et discrets, d'hier et d'aujourd'hui. Il ne s'agit pas d'une admiration qui aveugle, mais d'une admiration féconde qui nous dit quelque chose sur nos propres capacités et nous donne envie de passer à l'action.

Lire aussi Pierre Simonet, l'un des trois derniers Compagnons de la Libération, est décédé

Au combat, on perd tout

Dans l'armée de terre, cette possibilité d'admirer est cultivée par la mémoire des actes de bravoure de nos aînés et des batailles dans lesquelles nos régiments se sont illustrés. Voilà l'essence de nos traditions militaires. Elles inspirent chaque soldat et nous aident à nous dépasser lorsque les circonstances l'exigent.

Mais si la flamme peut vaciller, il restera toujours des braises ardentes. Au combat, on perd tout : le confort, la tranquillité et la paix, que l'on échange contre la fatigue, la peur et le danger. Tout est ramené à l'essentiel : la fraternité et le don de soi. En opération, nombre de nos jeunes se transcendent pour leurs camarades, leur groupe de combat, leur section. Beaucoup de soldats trouvent dans nos engagements difficiles un sens à leur existence, bien conscients qu'aller jusqu'au bout de leur mission signifie qu'il pourrait leur être demandé de s'exposer physiquement et même de mettre leur vie en danger.

Transmettre la flamme

Cette flamme a donc besoin d'être transmise. C'est ce que fait l'armée de terre avec ses jeunes. Telle est la belle mission de nos centres de formation initiale, de nos régiments et de nos écoles, Saint-Cyr Coëtquidan pour les officiers ou Saint-Maixent pour les sous-officiers. Transmettre la flamme, c'est transmettre ce qu'il y a probablement de plus structurant pour nos soldats : la confiance. Confiance en eux, confiance dans les autres – leurs camarades, leurs chefs, leurs subordonnés –, confiance dans leur armée et confiance dans leur pays. Cet apprentissage n'est pas théorique, mais passe par l'action, par cette rencontre avec les autres et avec le monde.

Oui, la flamme que nos anciens nous transmettent est un vrai motif d'espérance ! Dès lors, peut-être est-ce cette interrogation que nous pouvons soulever : que faisons-nous, chaque jour, pour transmettre ce bien précieux que nos anciens nous ont confié ?

Général d'armée Thierry BURKHARD, chef d'état-major de l'armée de terre

Message aux armées du général d'armée François Lecointre, chef d’état-major des armées, pour le Bleuet de France

Mercredi, 11 Novembre 2020 12:45

https://www.defense.gouv.fr/
 

Officiers, sous-officiers et officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs, d'active et de réserve, et personnels civils des armées,

Il y a presque cent ans jour pour jour, le 11 novembre 1920, le Soldat inconnu était inhumé sous l'Arc de Triomphe. Hommage rendu par la France aux soldats tombés au champ d'honneur durant la Grande Guerre, ce Soldat inconnu, mort au combat, représentait alors tous ceux qui avaient souffert ; avec lui, les familles des disparus de la Grande Guerre, endeuillées et meurtries, trouvaient également un réceptacle à leur douleur et à leur deuil.

Depuis le 28 février 2012, le 11 novembre n'est plus seulement le jour anniversaire de l'armistice de 1918 et de commémoration annuelle de la victoire et de la Paix. Il est aussi un jour d'hommage à l'ensemble de ceux qui sont "morts pour la France".

L'année dernière, le 11 novembre 2019, le monument aux morts pour la France en opérations extérieures a été inauguré au Parc André Citroën, à Paris. Trente-sept plaques, gravées des noms des militaires morts pour la France depuis 1963, et un cercueil invisible, symbole des morts que l'on ne peut nommer, rendent l'hommage de la nation.

Il nous faut donc bien prendre la mesure de ce que représente le 11 novembre, depuis plus d'un siècle : l'hommage à l'engagement et au sacrifice de ceux qui sont morts ou ont été blessés pour la patrie nous oblige, nous, militaires et civils du ministère des Armées.

En 1925, lorsque furent confectionnées et vendues les premières fleurs en tissu au profit des pensionnaires de l'Hôtel national des Invalides, à nos jours, soutenir le Bleuet de France, c'est agir, c'est marquer notre reconnaissance, notre soutien et notre solidarité. L’œuvre nationale du Bleuet de France intervient aujourd'hui au profit des soldats blessés en opération, des pupilles de la Nation et des victimes d'actes de terrorisme.

Pour nous qui appartenons à cette communauté des armées, au service de la France, arborer le Bleuet, expliquer son origine et ce qu'il représente est une responsabilité, c'est un honneur et une fierté.

Je porterai moi-même le Bleuet du 2 au 13 novembre et j'encourage tous ceux qui le peuvent à se montrer généreux, en participant à la collecte organisée par l'intermédiaire de la boutique en ligne du Bleuet de France.
LE GÉNÉRAL D'ARMÉE FRANÇOIS LECOINTRE,


CHEF D'ÉTAT-MAJOR DES ARMÉES

Le monument aux morts en opérations extérieures : reconnaissance, recueillement et souvenir

Mercredi, 11 Novembre 2020 12:19

https://www.defense.gouv.fr/


Si le 11 novembre célèbre l’Armistice du 11 novembre 1918 et la commémoration de la victoire et de la paix, ce jour rend aussi hommage à tous les « Morts pour la France ». Inauguré le 11 novembre 2019 par le président de la République, le monument aux morts pour la France en opérations extérieures (monument OPEX) symbolise cette reconnaissance pour les générations du feu.

Le monument OPEX est le 10e haut lieu de la mémoire nationale : un lieu de recueillement, à vocation d’être ouvert au public, où sont organisées des cérémonies commémoratives. Sa récente édification a été portée et soutenue par le ministère des Armées pendant plus de 8 ans. Elle a été proposée en octobre 2011 par le général Bernard Thorette, ancien chef d’état-major de l’armée de Terre. A travers ce monument, l’armée de Terre transmet sa reconnaissance non seulement aux soldats, mais aussi à leur entourage. Il marque son profond soutien aux familles des défunts.
Ce haut lieu, accessible à tous gratuitement et cela tout au long de l’année, se trouve au cœur du parc André-Citroën, dans le XVe arrondissement à Paris. Il est placé au centre du jardin Eugénie-Malika Djendi, localisation porteuse de sens, puisque la sous-lieutenant éponyme est morte pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Militaire et résistante française, cette opératrice radio fut capturée par la Gestapo puis déportée à Ravensbrück, où elle sera fusillée en janvier 1945. Par sa place significative dans le parc, le monument pour les morts en opérations extérieures témoigne de la valeur de l’engagement des soldats de l’armée de Terre.
Ce monument, comme un diptyque, est la réunion de deux éléments. Ces deux parties sont interdépendantes pour faire de l’édifice un vecteur de reconnaissance, de recueillement et de souvenir. Une sculpture représente six soldats anonymes (cinq hommes et une femme) portant un cercueil invisible, qui symbolise l’ensemble de la communauté militaire. Leurs visages expriment la douleur, le recueillement et la détermination. A cette statue s’ajoute un mur des noms des militaires morts pour la France en opérations extérieures composé de 37 plaques gravées, où figurent plus de 500 noms de défunts sur 17 théâtres d’opérations extérieures.
Si le monument OPEX porte le souvenir des combattants morts pour la France sur les théâtres étrangers depuis 1963, il est aussi et surtout vecteur de la valeur de l’engagement pour la nation, engagement qui anime aujourd’hui encore tous les soldats de l’armée de Terre actuellement déployés sur le territoire national comme en opérations extérieures.

Opération #TransmetsLaFlamme

Mercredi, 11 Novembre 2020 12:31

https://www.defense.gouv.fr/



Pour les 100 ans du soldat Inconnu, l'armée de Terre portera la flamme du souvenir de Verdun à Paris. L'opération se déroulera sur cinq jours, du 6 au 10 novembre, chaque journée correspondant à une étape entre Verdun et Paris.

Verdun, une bataille de sang et de boue, des morts, des blessés mais surtout des héros. 100 ans plus tard, l’armée de Terre rend hommage à ces hommes pour le centenaire du soldat Inconnu, en se transmettant “la flamme” du souvenir. De Verdun à Paris et pendant cinq jours, l’opération #TransmetsLaFlamme honorera à chaque étape, une génération de soldats.

Un parcours de 360 km

Le 5 novembre 2020 la flamme du souvenir sera récupérée à Verdun par le comité de la Voie sacrée, qui la déposera dans la crypte du monument à la Victoire puis dans la porte de la Chaussée. Dès le lendemain, la première étape rendra hommage aux soldats de la Grande Guerre. La flamme du souvenir sera transmise par le chef de corps du Centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) au 132e régiment d’infanterie cynotechnique (132e RIC), à la nécropole du Faubourg Pavé de Verdun. A l’arrivée à Révigny-sur-Ornain le 132e RIC transmettra à son tour la flamme au 8e régiment du matériel (8e RMAT) devant le monument aux morts.

La deuxième étape reliant Révigny-sur-Ornain à Châlons-sur-Marne rendra hommage aux soldats de la seconde guerre mondiale. A la fin de l’étape, la flamme détenue par le 8e RMAT sera transférée au 40e régiment d’artillerie (40e RA) à la butte des fusillés à Châlons-en-Champagne.

La troisième étape reliant Châlons-sur-Marne à Dormans, rendra hommage aux soldats des guerres d’Indochine et d’Algérie. Elle sera couru par le 40e RA. Devant le mémorial de Dormans, la flamme sera ensuite transmise au Centre d’entraînement interarmes et logistique 51e régiment d’infanterie (CENTIAL – 51e RI). Au cours de cette étape, des soldats du 501e régiment de chars de combat (501e RCC) seront associés au relais couru par les soldats du 40e RA.

La quatrième étape au départ de Dormans rejoint Meaux et rendra hommage aux soldats en opérations extérieures. La flamme sera transmise au 121e régiment du train (121e RT).

Enfin, la dernière étape, de Meaux à Paris, rendra hommage aux soldats morts cette année. À partir de la porte de Vincennes, l’étape sera courue par les élèves des écoles de formation initiale de l’armée de Terre (école spéciale militaire de Saint-Cyr et école nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent) et par des représentants des neuf régiments endeuillés cette année. Les passages de relais se feront au Panthéon, dans la cour d’honneur des Invalides et devant le monument aux morts pour la France en opérations extérieures, avant de rejoindre l’Arc de Triomphe.
Une opération à rejoindre “virtuellement” par toutes et tous

L'opération #TransmetsLaFlamme est effectuée dans le respect des consignes gouvernementales en vigueur (les rencontres entre militaires et population dans ville étape sont donc annulées en raison des mesures sanitaires). Chaque relai comprendra 6 coureurs militaires, les cérémonies de ravivage de la flamme se feront à huis clos. En plus des militaires présents sur la course, une course virtuelle est ainsi proposée à tout le monde (militaires et civils) souhaitant transmettre la flamme à leur tour et faire vivre la mémoire commune.

Notre histoire commune séculaire souligne combien les soldats de l’armée de Terre sont impliqués dans la constitution même de notre Nation. Elle s’illustre notamment aujourd’hui par des symboles et des lieux qui unissent civils et militaires à travers les générations.

Les étapes clefs

Vendredi 6 novembre : Verdun - Revigny-sur-Ornain
Samedi 7 novembre : Revigny-sur-Ornain - Châlons-en-Champagne
Dimanche 8 novembre : Châlons-en-Champagne - Dormans
Lundi 9 novembre : Dormans - Meaux
Mardi 10 novembre : Meaux - Paris

Pour participer

Course, marche ou vélo, sans objectif de distance et de performance, participez virtuellement aux côtés de nos militaires via l'application Zoom. Pour cela, il suffit de vous inscrire sur la page Facebook Opération Transmets La Flamme.

Le saviez-vous ?

La tombe du soldat Inconnu a été installée sous l'Arc de Triomphe le 11 novembre 1920. Il représente tous les soldats morts pour la France au cours de l'histoire. Depuis 1923, une flamme éternelle est allumée et elle est ravivée tous les soirs à 18h30.

Les Aviateurs soutiennent l’initiative mémorielle de l’armée de Terre #TransmetsLaFlamme

Mercredi, 11 Novembre 2020 14:06

https://www.defense.gouv.fr/


Ce vendredi 6 novembre 2020, l’armée de Terre rend un hommage en portant la flamme du souvenir de Verdun à Paris dans le cadre d’un relais pédestre « Transmets la flamme ». L’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) apporte son soutien à l’initiative mémorielle de l’armée de Terre en survolant la ville de Revigny-sur-Ornain avec deux Rafale de l’escadron de transformation Rafale 3/4, à l’arrivée de ce premier jour du relais.
Un symbole lourd de sens

La flamme est le symbole du souvenir des soldats tombés au champ d’honneur pour la France et représente l’engagement citoyen dans l’ensemble des conflits ayant vu la participation française. Cette flamme a été allumée sous l’Arc de Triomphe pour la première fois le 11 Novembre 1923 par André Maginot, ministre de la Guerre et lui-même ancien combattant, et n’a jamais cessé de brûler jusqu’aujourd’hui.

Les commémorations du 11 Novembre marquent un moment fort de l’hommage national rendu à tous les combattants morts pour la France. Cette année correspond au centenaire du choix réalisé par le combattant de la Première Guerre mondiale, Auguste Thin, du cercueil qui sera le fameux Soldat inconnu, déposé sous l’Arc de Triomphe.
Relais pédestre « Transmets la flamme »

Cinq cérémonies mettront à l’honneur des villages, éprouvés par les guerres du XXe siècle, accueillant un changement d’équipe de coureurs.

Parmi celles-ci, la cérémonie de Beauzée-sur-Aire a permis de rendre hommage aux aviateurs morts au champ d’honneur puisqu’à proximité de ce village avait été installé un terrain d’aviation où de nombreuses escadrilles se succédèrent de 1917 à 1918 et d’où s’envolèrent quelques-uns des plus grands As : notamment René Fonck (75 victoires), Marcel Haegelen (22 victoires) ou encore Bernard Barny de Romanet (18 victoires).

L’arrivée de la dernière étape du premier relais à Revigny-sur-Ornain a été l’occasion de distinguer l’un de ses habitants, Louis Chenu. Cet héros de guerre joua un rôle important dans la résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Il permit notamment le recueil et l’évasion d’un grand nombre d’aviateurs anglais, dont les avions avaient été abattus au-dessus des territoires occupés. Il les a hébergés à son domicile, au péril de sa vie, alors qu’ils étaient activement recherchés par l’occupant. Denys Teare, un des aviateurs britanniques et camarade de Louis Chenu, racontait l’audace de ce dernier, qui invitait les Allemands à fouiller chez lui tout en s’exclamant : « J’ai dix-sept aviateurs anglais dans le grenier ! », faisant sourire les occupants, s’amusant de son comportement.
En 2017, les As de l’aviation française ont été mis à l’honneur. Un « As » est un aviateur qui, titulaire de cinq victoires aériennes homologuées, voit son nom cité au communiqué officiel des armées. La destruction d’un appareil ennemi au-dessus du territoire français et sa constatation faite par une troupe amie au sol ou par le témoignage de deux autres pilotes sont les deux conditions nécessaires pour être désigné comme « As ».

Commémoration du centenaire du Soldat inconnu : une exposition inédite !

Mercredi, 11 Novembre 2020 12:07

https://www.defense.gouv.fr/

Du 4 au 18 novembre, à l’occasion de la commémoration du Centenaire du Soldat inconnu, le gouverneur militaire de Paris, la Ville de Paris et la Flamme sous l’Arc de Triomphe s’associent pour vous proposer une exposition inédite sur l’histoire du Soldat inconnu, en raison des mesures sanitaires actuelles, vous pouvez visiter l’exposition en ligne via ce lien.

La tombe du Soldat inconnu est une sépulture installée à Paris sous l’Arc de Triomphe depuis le 11 novembre 1920. Elle accueille le corps d’un soldat non identifié, mort lors de la Première Guerre mondiale et reconnu français, pour commémorer symboliquement l’ensemble des soldats qui sont morts pour la France au cours de l’histoire. Sur la tombe du Soldat inconnu on peut lire : « Ici repose un soldat français mort pour la Patrie - 1914 - 1918 ».


De l’origine du choix du soldat en novembre 1920, aux cérémonies qui lui rendent hommage depuis cent ans maintenant, cette exposition a pour objectif de revenir sur l’histoire d’un soldat anonyme, choisi pour devenir le symbole de l’hommage rendu par la Nation aux soldats morts au combat.

« Les mythes de la Grande Guerre décryptés » - Général Elrick IRASTORZA - jeudi 5 novembre 2020



La tranchée des Poncifs

Conférence - La vérité sur la Grande Guerre - par le général Elrick Irastorza - 14 févr. 2018

Lundi, 09 Novembre 2020 09:47

LIMA – ROMEO n° 53 du 6 septembre 2020

Mercredi, 11 Novembre 2020 15:15

LIMA – ROMEO n° 54 du 18 octobre 2020

Mercredi, 11 Novembre 2020 15:20

Policier sous Vichy - Obéir ou Résister - Michel SALAGER

Mardi, 27 Octobre 2020 09:52

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La Lettre d'Information 20/11 du CEACH.

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La Lettre d'Information 20/11
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Le mardi 27 octobre à 04H00

Lundi, 26 Octobre 2020 14:07

Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 20/10

« La victimisation, l’autre virus qui frappe la France »

Alors que de nombreux pays européens prennent des mesures pour freiner la diffusion de la Covid-19, la France semble atteinte depuis quelques années par un autre virus : celui de la victimisation. Sournois, il se propage dans toutes les couches de la société sous l’action de super contaminateurs. Ce virus attaque insidieusement les défenses de la Nation en faisant douter les Français d’eux-mêmes jusqu’à la repentance, voire la soumission. Il se transmet essentiellement par les médias sous la forme de dérives sémantiques, d’accusations anachroniques et de revendications infondées.

Héros

Un jardin de Paris porte dorénavant le nom du colonel Beltrame. Le libellé de la plaque commémorative comporte des mots surprenants : « victime de son héroïsme ». Non, le colonel Beltrame n’est pas une victime mais bien un héros. Il a rempli sa mission jusqu’au sacrifice de sa vie comme seuls les héros savent le faire. Ce n’est pas son héroïsme qui l’a tué mais un terroriste islamiste que le texte de cette plaque ne désigne pas. Cette inscription portant une telle omission est-elle l’acte délibéré d’un complice ou d’un idiot ? Pourquoi ne pas avoir précisé l’idéologie totalitaire qui a guidé le geste du meurtrier ?

La mémoire du colonel Beltrame appartient à la France. Il est mort en France et pour la France, en luttant en l’occurrence au corps-à-corps contre le même ennemi que celui qu’affrontent nos soldats au Sahel. Pourquoi ne s’est-il pas vu attribuer le titre de « Mort pour la France » ? Honteux !
Mais son geste à Trèbes est gravé à jamais dans le livre d’or de l’héroïsme français. Il participe à la grandeur de notre patrie et suscite l’admiration de nos compatriotes.
 

Victimes

Depuis les attentats de 2015, le président Hollande a décidé d’attribuer une médaille aux « victimes du terrorisme ». Sur la poitrine des récipiendaires, elle se place juste après celles des deux ordres nationaux mais avant celles de la Valeur militaire et de la médaille pour actes de courage et de dévouement, c'est-à-dire des décorations qui récompensent des gestes volontaires et exemplaires et, assez souvent, héroïques. Pourquoi ? L’explication qui en est donnée est ubuesque : simplement parce que cette décoration est attribuée au nom du président de la République et non du ministre des Armées ou de l’Intérieur comme les deux autres. Le pire est peut-être que cette situation, incompréhensible et aisément modifiable, perdure malgré des demandes réitérées d’associations et notamment de l’ASAF.
 

Hors-la-loi

Puisque le statut de victime est placé si haut de nos jours en France, il n’est pas étonnant alors que les médias s’intéressent souvent davantage aux victimes qu’aux héros. Il est vrai que, de plus en plus souvent, le voyou ou le hors-la-loi, blessé au cours d’un contrôle ou d’une arrestation par la Police ou la Gendarmerie, se présente comme une victime cherchant à gommer le crime ou le délit qu’il vient de commettre, désignant ainsi les membres des forces de sécurité qui l’ont neutralisé comme des agresseurs. Cette inversion des rôles est proprement stupéfiante et nombre de médias rentrent complaisamment dans ce jeu dangereux de la confusion.
 

Otage

Faut-il que le président de la République et le ministre des Affaires étrangères aient beaucoup à gagner sur le plan médiatique pour se déplacer et accueillir madame Pétronin de retour du Mali. Détenue pendant quatre ans dans des conditions convenables selon ses propres déclarations, elle souhaite retourner au Mali. Si nous sommes heureux pour son fils qui s’est démené pour sa libération, notre septuagénaire voilée descendant allègrement la passerelle du Falcon à Villacoublay n’est en rien une victime suscitant une quelconque compassion.

Suite aux propos tenus par madame Pétronin, le Président a choisi de ne pas parler pour ne pas rentrer dans le jeu très ambigu de cette Franco-suisse atteinte au dernier degré du syndrome de Stockholm. La France a-t-elle pu être écartée des négociations entre les autorités politiques maliennes et certains groupes rebelles ? Nul ne le sait ; mais à quel prix les 200 djihadistes libérés par les autorités maliennes seront-ils à nouveau mis hors d’état de nuire par les soldats français ? Là est la vraie question.

On doit aussi s’interroger sur le silence de cette otage au sujet des soldats français qui combattent, souffrent et meurent depuis huit ans dans cette région pour éliminer ceux qu’elle refuse d’appeler les terroristes islamistes : ces hommes qui ne connaissent que l’égorgement, la prise d’otages et les massacres aveugles de civils désarmés au Sahel comme en France et qu’elle qualifie de « soldats luttant pour leur liberté ». Notre pays doit-il laisser la nationalité française à cette Franco-suisse qui souhaite retourner au Mali, alors que la France y est toujours en guerre contre ceux dont elle dit comprendre la lutte ?
 

Pseudo victimes

Enfin, quelques Français ou Africains vivant en France, appartenant à ce qu’il est convenu d’appeler les minorités visibles, affirment être indirectement des victimes de la colonisation et de l’esclavage et s’estiment donc en droit de demander des réparations à la France. Mais en quoi ces hommes et femmes sont-ils des victimes, eux qui vivent dans un pays si généreux dont ils ont tout reçu ?

Pourquoi ces hommes et ces femmes ne s’identifient-ils pas plutôt à leurs ancêtres qui se sont battus souvent avec héroïsme pour la France pendant les deux guerres mondiales ? Veulent-ils vraiment épouser la France et devenir Français ?
 

Un virus mortel

Face à cette pollution mortelle, nous devons réagir. Il faut mener une guerre non seulement contre les terroristes islamistes mais aussi s’opposer à cette menace sournoise qui ronge nos convictions, déstabilise nos références et fragilise notre cohésion. Face à cette guerre psychologique et subversive mêlant désinformation, provocations et menaces qui nous est déclarée, il faut faire face vigoureusement et ensemble, sous peine de voir notre pays, dont les fondations sont sapées quotidiennement, s’effondrer brutalement.
 

La RÉDACTION de l’ASAF

www.asafrance.fr

Décès de Nourredine ABID adjoint au Maire de Béziers, en charge des anciens combattants.

Lundi, 26 Octobre 2020 11:47

Sam 24/10/2020 20:16


 

Ce matin à 09h00, j'ai perdu un ami sincère Nourredine ABID adjoint au Maire qui durant un mandat fût en charge des anciens combattants de BEZIERS. Il s'est éteint dignement, la maladie a pris le dessus sur lui en deux mois. Un grand vide régnera lors de nos cérémonies à BEZIERS, puisque en peu de temps deux personnes différentes nous quittent, notre Ministre FONTES une figure de Béziers et Nourredine. Ils ne seront plus des nôtres lors de ces évènements. Marie Pauline, la secrétaire de M. MENARD m'informera sur la date et heure de la cérémonie.



Michel COTTIGNIES



Président du CEACH

Obsèques de Nourredine ABID

Lundi, 26 Octobre 2020 13:27


Les obsèques auront lieu le mardi 27 octobre 2020 à 11 h 00 au Pech Bleu.

Communiqué de presse MININT sur la gendarmerie

Lundi, 26 Octobre 2020 14:59

Film hommage aux forces de sécurité

Lundi, 26 Octobre 2020 13:55

Saint-Michel 2020 de l'Unp34.

Mardi, 13 Octobre 2020 18:15

Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées - Mercredi 14 octobre 2020

Mercredi, 21 Octobre 2020 07:04


De Galula à Petraeus, l'héritage français dans la doctrine américaine de contre-insurrection - 20??

Lundi, 26 Octobre 2020 22:01

Dimitri Amilakvari, un prince combattant

Mardi, 27 Octobre 2020 05:46

https://lemmeedit.com/

La courte existence de Dimitri Amilakvari (1906-1942), fougueux officier de la Légion étrangère, lieutenant-colonel de la mythique 13e DBLE, méritait que l’on s’y intéresse. En effet, aussi surprenant que cela puisse paraître, depuis la mort de ce véritable prince géorgien, Compagnon de la Libération, figure emblématique de la France Libre et de la Légion, aucun livre ne lui avait été consacré. Avec cette première biographie accessible à un large public, l’auteur répare une injustice. Grâce à de nombreuses sources de première main, et sans jamais négliger le contexte historique, « Amilak » retrouve sa place dans l’Histoire, lui qui, à Bir Hakeim, avait dit : « Nous, étrangers, n’avons qu’une seule façon de prouver à la France notre gratitude pour l’accueil qu’elle nous a fait, c’est de mourir pour elle. »

Soldat de l'ombre - Au cœur des forces spéciales

Lundi, 26 Octobre 2020 13:42

https://www.tallandier.com/

Asséner le premier coup de poing, délivrer des otages, mener des opérations ciblées, neutraliser des chefs terroristes… Toutes ces situations critiques, le général Christophe Gomart les a vécues. Il nous livre à travers ses mémoires une plongée unique dans l’univers des forces spéciales, ces unités d’élite associées aux guerres secrètes de la France.

Pour la première fois, un général raconte ses trente-cinq années de guerres de l’ombre sur tous les fronts et en première ligne : à Sarajevo en 1992, au Rwanda durant l’opération Turquoise en 1994, dans la traque des criminels de guerre en ex-Yougoslavie, en Afghanistan contre les talibans en 2001, en Libye lors de l’opération Harmattan contre Kadhafi en 2011, au Mali lors de l’opération Serval en 2013, jusqu’au Moyen-Orient en soutien aux Kurdes contre Daech…

Dans cet ouvrage palpitant, il nous fait entrer dans les coulisses du prestigieux COS, le Commandement des opérations spéciales, et nous fait vivre les prises de décisions politiques autant que ces opérations de terrain. En homme d’action et de réflexion, il retrace cette part de notre histoire, où parfois vérité et gloire ne font pas bon ménage. Sans langue de bois, il interroge le rôle de la France comme gendarme du monde.

L'aviso des assos 01

Lundi, 26 Octobre 2020 19:32

L'aviso des assos 02

Lundi, 26 Octobre 2020 19:36

Les techniques surprenantes de la Légion étrangère pour faire respecter les gestes barrières

Mardi, 27 Octobre 2020 05:32

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

La Lettre d'Information 20/10 du CEACH.

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La Lettre d'Information 20/10
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Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
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Le jeudi 1er octobre à 20H00

Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 20/09

« Face aux périls »

Les leçons de l’Histoire


En cet été 2020, comment ne pas penser à celui brûlant de 1940, au cours duquel, durant 6 semaines s’affrontèrent soldats français et allemands dans des combats souvent héroïques et meurtriers. Ceux-ci prirent fin le 22 juin à la signature de l’armistice. Ainsi, en moins de 2 mois, la France dépecée en 5 zones aux statuts divers - annexée, occupées, rattachée, interdite - disparaissait de la carte du monde... Seul un lambeau de son territoire portait le nom de zone libre mais demeurait en fait sous contrôle nazi.

Il faudra 5 années de souffrances, de combats ininterrompus et de sacrifices quotidiens (600 000 morts, dont 100 000 soldats en 1940) pour que la France se redresse et se forge, avec l’appui de ses alliés, une nouvelle et puissante armée qui lui permette de retrouver la liberté et la dignité par le chemin de la victoire.

En deux décennies, la France auréolée de gloire par sa victoire de 1918, en était réduite à la servitude après l’effondrement de 1940. Son armée, en 1918 la plus puissante et la plus moderne du monde équipée de 2 000 chars et 4 000 avions, avait été réduite à l’armée croupion de l’Armistice. Cette période durant laquelle notre pays fut submergé et faillit disparaître hante encore les Français qui croient en la France.

 

La cohésion de la Nation menacée


Notre devoir nous commande de regarder les réalités en face sans a priori ni filtre idéologique. Les violents attentats de 2015 ont révélé brutalement aux Français la présence, sur notre territoire, d’un ennemi terroriste islamiste et totalitaire, solidement implanté, structuré et actif, soutenu par une forte minorité de sympathisants étrangers ou français souvent d’origine étrangère.

Loin d’être assimilés dans la Nation comme le furent antérieurement les populations immigrées d’origine européenne, ces groupes portent en eux la haine de la France et des Français, entretenue par les relents mortifères de la repentance. Ils prospèrent grâce au développement d’un communautarisme non seulement islamiste mais aussi ethnique, culturel et racial. Ces minorités activistes participent à la déstructuration de la Nation et la transforment progressivement en une mosaïque de quartiers échappant à la loi et dont l’activité est généralement souterraine et opaque. Ces pratiques sont souvent encouragées ou aidées par des partis politiques pour des raisons stupidement électoralistes de court terme.
Cette façon de faire n’est pas sans rappeler la politique américaine qui consista un temps à soutenir les terroristes islamistes pour lutter contre les Soviétiques en Afghanistan. Quelques années plus tard, ce fut le 11 septembre !

Ce processus de décomposition nationale risque de conduire la France et d’autres pays européens à une forme de libanisation dont nous voyons dans ce pays les effets dévastateurs depuis plus d’un demi-siècle. Corruption, implosion, explosions, destructions, liquéfaction entraînent en effet inexorablement l’ancienne « Suisse du Proche-Orient » à la disparition et à devenir une chasse gardée tenue d’une main de fer.

Restaurer la cohésion de la Nation pour retrouver le goût de bâtir ensemble, inculquer à tous le sens de l’intérêt général et rappeler que les droits ne sont jamais que les fruits des devoirs au premier chef desquels figure celui de défendre son pays, sont des impératifs absolus faute de quoi le premier des droits, celui à la liberté, n’existera plus.

 

Des capacités militaires encore insuffisantes


Pour autant, sans épée forte, quel est le poids de la France pour imposer le silence des armes à celui qui s’en prend à ses intérêts ou à ceux qu’elle s’est engagée à protéger ? Les rapports de force constituent toujours la base des relations internationales.

Après plus de 40 ans de réduction continue de notre effort financier dans le domaine de la Défense, nos capacités militaires actuelles sont aujourd’hui trop limitées. Elles ne nous permettent de faire face qu’à des menaces de basse intensité ou à des crises ponctuelles et limitées à l’Afrique subsaharienne. Le conflit du Sahel, qui dure depuis plus de 7 ans et qui se déroule sur un terrain de 5 millions de km2 dans des conditions d’emploi très exigeantes, nécessite des moyens militaires dont nous manquons et que nous devons solliciter auprès de nos alliés (avions ravitailleurs, drones, hélicoptères lourds et avions très gros porteurs du type AN124).

Mais face à un ennemi qui agirait selon des modes d’action classiques, soutenu par une population mobilisée et avec des forces équipées de matériels conventionnels, modernes et nombreux comme la plupart des pays bordant la Méditerranée, nous ne disposerions pas des capacités suffisantes, tant en unités de combat qu’en moyens logistiques, pour mener une guerre de haute intensité de quelques mois. Le nombre de nos matériels majeurs en ligne (aéronefs, blindés, bâtiments de la Marine) comme nos stocks de munitions sont calculés au plus juste, nos unités de réserve squelettiques sont insuffisamment entraînées ; de plus notre service de Santé ne peut probablement pas faire face en cas de pertes sévères tant il a eu ses moyens amputés. L’épidémie de la Covid-19 l’a révélé aux Français.
Bref, grâce à la bonne qualité de nos forces et à leur expérience, nous pouvons répondre à des crises mais nous ne sommes pas prêts pour la guerre. Il faut rattraper au plus vite notre retard et le pays, malgré la Covid, doit le savoir.

En 1990, après la chute de l’Union soviétique, un Premier ministre d’alors a déclaré que l’on pouvait tirer les dividendes de la paix. Nous sommes aujourd’hui désarmés face aux menaces à venir comme nous l’étions en 1938, 20 ans après la victoire sur les Empires centraux. Les leçons de l’Histoire ne doivent pas être oubliées !

La RÉDACTION de l’ASAF
www.asafrance.fr
 

Convocation à l’assemblée générale 2020 du C.E.A.C.H., le mercredi 7 octobre 2020, Musée Saharien du Crès.

Lundi, 07 Septembre 2020 10:59

Cérémonies de la Saint-Michel à Vendargues le samedi 10 octobre 2020

Lundi, 05 Octobre 2020 10:21

Bulletin trimestriel de l'UNP 34

CLRJ - Bulletin de liaison septembre 2020

Dimanche, 04 Octobre 2020 11:25

Sortie le 7 octobre 2020 : LE SOLEIL REVIENDRA

Vendredi, 02 Octobre 2020 14:35


SUJET : Emma, 26 ans, est fiancée de Laurent, militaire envoyé en Afghanistan. En attendant son retour, Emma, enceinte, prépare leur future vie de famille : mais Laurent tarde à revenir de mission. Grâce à la force de leur relation, et à la complicité d’autres femmes de soldats, Emma tient le coup jusqu'à ce qu'une nouvelle épreuve vienne tout remettre en question...











Nos frères d'armes les harkis

Vendredi, 02 Octobre 2020 15:33

“FELICIANO – La guerre et l’amour “

Vendredi, 02 Octobre 2020 10:57

 

Jacques PEYRARD, Lieutenant-Colonel (Honoraire) et Commandeur dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur, a servi pendant 4 ans en Algérie, de 1957 à 1961, successivement comme Sous-Lieutenant chef de section au 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens, puis Lieutenant chef d'une Section Administrative Spécialisée (SAS), administrant deux communes des Aurès comptant 4975 âmes. Son père adjudant-chef de l'Infanterie Coloniale, qui a été éloigné de sa famille de 1940 à 1945 durant la seconde guerre mondiale, puis de janvier 1946 à novembre 1948 pendant la guerre d'Indochine.

PATRIMOINE EXCEPTIONNEL EN PÉRIL AVEC VOUS, NOUS SAUVERONS ce Haut-Lieu historique

Dimanche, 04 Octobre 2020 09:58

Exposition intitulée « Obéir, désobéir, commander. De Gaulle, une carrière militaire (1910-1952) »

Samedi, 03 Octobre 2020 16:41

Haut Comité d'évaluation de la condition militaire - RAPPORT THÉMATIQUE 2020

Vendredi, 02 Octobre 2020 15:35

Projet de loi de finances ANNÉE 2021

Samedi, 03 Octobre 2020 16:11

Les chiffres clés de la défense - 2020

Dimanche, 04 Octobre 2020 11:34

Le militaire et la société

Europe et Défense

Dimanche, 04 Octobre 2020 11:49

Une Fédération pour Tous les Marins.

Vendredi, 02 Octobre 2020 11:05

« Le rôle de l’armée n’est pas d’éduquer les jeunes délinquants »

Dimanche, 04 Octobre 2020 11:06

 

Éric Dupond-Moretti a évoqué l’idée de mettre en place un service citoyen de six à douze mois, encadré militairement, qui s’ouvrirait aux mineurs délinquants, ayant commis des faits de faible gravité. Michel Goya craint que ce type de mesure fasse de l’armée un palliatif à l’éducation ou à la prison.


FIGAROVOX. - En 2011, Éric Ciotti avait déposé une loi, adoptée, mais jamais mise en œuvre, prévoyant que l’Établissement public d’insertion de la défense (Epide), qui accueille depuis 2005 dans ses centres de jeunes majeurs en difficulté, s’ouvre aux mineurs de 16-18 ans ayant commis des faits de faible gravité, pour un service citoyen de six à douze mois. Le garde des Sceaux a évoqué l’idée de le mettre en place. Que vous inspire cette mesure?

Michel GOYA. - Le code de la défense regroupe les textes relatifs à l’organisation générale, aux missions, au personnel militaire et au fonctionnement de la défense. Dans la rubrique «Mission des armées» il est écrit: «préparer et d’assurer par la force des armes la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la nation».
Il n’est écrit nulle part que les armées aient à servir de maison de correction, de centre de formation professionnelle, de palliatif à des peines de prison, d’anxiolytique pour la population, de fournisseurs de photos pour les articles sur le terrorisme, d’antigang à Marseille ou ailleurs, de supplétif à la police nationale, de régulateur du nombre de sangliers, de société de ramassage des poubelles ou de nettoyage des plages, d’éducateurs pour adolescents en internat-découverte. La liste n’est pas exhaustive, pour en trouver une nouvelle il suffit de concilier lacune dans un champ de l’action publique et désir de montrer que l’on veut faire quelque chose.
Le problème est qu’on ne soigne pas les maladies en fonction des remèdes les plus efficaces, peut-être parce qu’on ne les a plus, mais des potions disponibles et visibles sur l’étagère. Or, l’armée est une potion toujours disponible et qui, c’est vrai, peut soigner beaucoup de choses, même si c’est sans doute parfois de manière placebo.

Les unités militaires sont réactives, disciplinées et dotées par nécessité d’une forte cohésion. Les soldats français sont, il faut le rappeler, volontaires à faire des choses pas naturelles pour la Patrie : tuer et être tué. Les unités militaires sont réactives, disciplinées et dotées par nécessité d’une forte cohésion. Les soldats français sont, il faut le rappeler, volontaires à faire des choses pas naturelles pour la Patrie, tuer et être tué. Pour cela on crée autour d’eux des obligations à faire honneur à l’uniforme, au drapeau, et à ne pas faire honte à des camarades dont on a forgé l’amitié dans de durs entraînements et des opérations.

On ne peut séparer l’action qui peut être un sacrifice et sa préparation. On ne transpire pas dans les entraînements pour le plaisir d’apprendre l’effort, mais pour être prêt au combat. Sinon, on fait du sport. Même les bataillons d’infanterie légère d’Afrique, les «Bat’ d’Af» qui n’incorporaient que des recrues à casier judiciaire jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, étaient engagés au combat, où ils n’ont d’ailleurs jamais beaucoup brillé. Va-t-on engager ces mineurs dans des combats? Non évidemment et heureusement! Dans ce cas, les engager dans un processus de formation d’un soldat, en se disant qu’au moins cela en fera quelqu’un de bien, n’a pas de sens. Cela risque d’affaiblir notre institution.



«Je souhaite évidemment qu’il y ait le moins d’incarcération possible de mineurs chaque fois que c’est possible, ça va de soi», a déclaré Éric Dupond-Moretti en juillet dernier, plaidant de manière générale pour une diminution de la détention provisoire. Craignez-vous que l’armée devienne un palliatif à la prison?

Mais quel est le rapport entre la prison et l’armée? Être dans l’armée, c’est une sanction? Il est toujours singulier de voir des gens trouver soudainement de grandes vertus éducatives ou rééducatives à une institution qu’ils ont préféré éviter lorsque cela leur était possible au temps du service national obligatoire pour les hommes et volontaire pour les femmes. L’éducation à la dure, c’est pour les autres, les gueux, voire les canailles. Cela fera du bien un tour à l’armée! Oui, mais voilà ce n’est pas le rôle de l’armée, et moins que jamais.

Éric Dupond-Moretti, qui a des mots très gentils pour l’institution militaire, mais dont on cherche vainement la trace du service militaire, pourrait mobiliser ses propres services après tout. Quitte à trouver un palliatif à la prison pourquoi ne pas organiser quelque chose à l’intérieur du ministère de la Justice? Il n’y a pas de modèle à admirer au ministère de la Justice? Pourquoi pas dans l’administration pénitentiaire par exemple?


Pensez-vous que sa mise en place pourra se faire sans difficultés?

Bien sûr qu’il y aurait des difficultés. Il faut quand même rappeler que l’expérience a été tentée de 1984 à 2004. Cela s’appelait les «Jeunes en équipe de travail» (JET) et cela consistait à organiser des «stages de rupture» de quatre mois à l’intention des jeunes délinquants, détenus majeurs de moins de trente ans ou mineurs à partir de 16 ans. Ces stages, proposés aux jeunes par le juge d’application des peines, devaient les préparer à leur réinsertion sociale et professionnelle. Les JET étaient gérés par une association et les armées ainsi que la gendarmerie fournissaient l’encadrement, les infrastructures et l’équipement. Deux ans après leurs stages, plus de 60 % des mineurs qui s’étaient portés volontaires chez les JET étaient retombés dans la délinquance. Au total, sur vingt ans, 5 800 jeunes délinquants sont passés par JET. Le bilan est très mitigé. Deux ans après leurs stages, plus de 60 % des mineurs qui s’étaient portés volontaires étaient retombés dans la délinquance. Le résultat était un peu meilleur pour les adultes, même si 20 % se trouvaient à nouveau incarcérés. Alors que l’on réduisait considérablement le budget de fonctionnement des armées, celles-ci n’ont plus souhaité assurer cette mission arguant en fait du faible «rendement» de ce stage et de l’impossibilité désormais de le soutenir.

L’implication dans la formation professionnelle par le biais des Epide et du Service militaire volontaire, ou du Service militaire adapté dans la France d’outre-mer, donne en revanche de bons résultats, mais il ne s’agit pas de réinsérer des délinquants après un stage court, mais de venir en aide à des jeunes en difficulté, volontaires et sélectionnés, par une longue formation. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Cela fonctionne, même si encore une fois c’est un détournement de mission.


Prônez-vous le rétablissement du service militaire à l’ensemble des jeunes?

Pourquoi pas si on répond correctement à la question: pour quoi faire? Rappelons que le principe du service militaire, puis «national», n’était pas de rendre service aux jeunes qui y était soumis, par les soi-disant bienfaits éducatifs ou le vivre ensemble, mais de rendre service à la nation, parfois en donnant sa vie. Si l’idée est effectivement de rendre service à la nation, alors oui cela peut se concevoir. Un service militaire n’a de sens que si on engage éventuellement les recrues au combat. Si ce n’est pas le cas, on est alors dans un grand projet éducatif, et s’il concerne des mineurs, comme le projet de Service national universel (SNU) c’est la mission de l’Éducation nationale.
On peut imaginer que le service national apporte un renfort de 800 000 jeunes utile à des services publics souvent en grande difficulté. Le service national peut être un vrai projet ambitieux et un vrai projet de société, mais en réalité, il n’y a sans doute que deux voies cohérentes. La première est le retour à une forme de service national élargi à l’ensemble du service public. Cela suppose de surmonter la réticence juridique de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui considère cela comme du travail forcé et bien sûr de traquer et donc sanctionner les inévitables resquilleurs, condition sine qua non de la justice de ce service. L’effort est considérable, mais on peut imaginer qu’un renfort de 800 000 jeunes peut être utile à des services publics souvent en grande difficulté. La seconde consiste à s’appuyer sur l’existant des services volontaires.

Rappelons que le projet insensé de SNU prévoit de dépenser 1,5 milliard d’euros par an pour fondamentalement organiser deux semaines de stage découverte à tous les jeunes d’une classe d’âge et ce chiffre ne comprend pas les dépenses d’infrastructure sans doute nécessaires. Ce chiffre représente le quadruple de celui du Service civique et ses stages rémunérés de 6 à 12 mois, ou dix fois celui des 30 000 contrats de la réserve opérationnelle n° 1 des armées, mais on pourrait aussi évoquer les sapeurs-pompiers volontaires ou les réservistes du ministère de l’Intérieur.

Hors de ces deux options, me semble-t-il, on sera dans de la «fantaisie militaire», pour reprendre le titre d’un album d’Alain Bashung, de la part de gens qui n’ont jamais voulu porter l’uniforme.

Propos de Michel GOYA
recueillis par Aziliz Le CORRE
Figarovox




Michel Goya est colonel (ER) des troupes de Marine, docteur en histoire et ancien titulaire de la chaire d’histoire militaire à l’École de guerre.
Il a récemment publié : Les vainqueurs. Comment la France a gagné la Grande Guerre (Tallandier, 2018)
 

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Le lundi 7 septembre 2020 à 16H40 :

Guerre de 1870 : Bazeilles, la dernière cartouche

Samedi, 05 Septembre 2020 11:08

https://www.bvoltaire.fr/

Henri Saint-Amand
Il y a 150 ans, les 31 août et 1er septembre 1870, s’est déroulée la bataille de Bazeilles qui allait donner ses lettres de gloire et de noblesse aux troupes de marine. Pour les historiens, elle fonde le mythe des troupes de marine, comme Camerone, sept ans plus tôt, avait forgé celui de la Légion.

Depuis le 15 juillet 1870, la France est en guerre avec la Prusse. Le 6 août, l’armée du maréchal François Achille Bazaine (1811-1888), battue en Lorraine, est refoulée sur le camp retranché de Metz. Celle du maréchal Patrice de Mac Mahon (1808-1893), battue en Alsace, se reforme au camp de Châlons. Elle tente vainement de secourir Bazaine et se voit contrainte de se replier vers Sedan.

Appartenant au 12e corps d’armée commandé par le général Barthélémy Lebrun (1809-1889) et placé sous les ordres du général Élie Jean de Vassoigne (1811-1891), la division d’infanterie de marine, la « Division bleue » créée le 5 août 1870, comprend deux brigades : l’une commandée par le général François Reboul (1815-1893) et l’autre par le général Charles Martin des Pallières (1823-1876). Cette division bleue est exclusivement composée de marsouins de carrière et regroupe, pour la première fois, les quatre régiments d’infanterie de marine basés à Cherbourg, Toulon, Brest et Rochefort. Les troupes de marine ont déjà acquis un grand renom avec les combats du Mexique et de Crimée, les expéditions glorieuses au Sénégal, aux Antilles, en Cochinchine, dans le Pacifique.

« À la fourchette ! »

À quelques kilomètres de Sedan, à la lisière de la forêt des Ardennes, la commune de Bazeilles entre dans l’Histoire, de manière un peu brutale, les 31 août et 1er septembre 1870. Le 31 août vers midi, la division bleue reçoit l’ordre d’occuper le village de Bazeilles, un des points clés de la défense de Sedan. La deuxième brigade est d’abord engagée. Entraînée aux cris de « À la fourchette ! » (à la baïonnette) par le général Martin des Pallières qui charge sabre à la main, les marsouins du 2e RIMa dégagent le village. Le général des Pallières, blessé, doit être évacué et le 3e RIMa renforce les défenseurs. Cependant, vers 17 heures, devant l’écrasante supériorité numérique de l’adversaire, la 2e brigade est contrainte d’amorcer un mouvement de repli.

Un contre dix

Derrière elle, sur la colline, les marsouins de la 1e brigade aux ordres du général Reboul, impassibles, attendent l’arme au pied l’ordre d’intervenir. Cet ordre tombe à 18 heures. La 1e brigade se rue alors, baïonnette au canon, sur l’ennemi qui est, de nouveau, refoulé au bas du village. L’artillerie allemande riposte, lançant des obus incendiaires sur Bazeilles, transformant le champ de bataille en une infernale fournaise. Puis l’ennemi, abandonnant ses morts et ses blessés, se retire au-delà de la Meuse, vivement canonné par l’artillerie de la division. Le soir tombe sur Bazeilles deux fois repris. La défense du village est confiée au commandant Lambert. Les rues sont barricadées. La ligne de résistance est organisée à mi-hauteur du village, en arrière de l’église.

À l’aube du 1er septembre, profitant d’un épais brouillard, l’infanterie ennemie repart à l’attaque sans rencontrer aucune résistance. En effet, conformément aux ordres du commandant Lambert, les barricades de la ville basse ne sont pas tenues. Puis une fusillade éclate et les 150 marsouins du commandant Lambert foncent sur l’ennemi. Débordés de toute part, les Bavarois affolés reculent en débandade. Bazeilles est repris en entier. Alors commence entre les hommes de la division bleue et le 4e corps d’armée bavarois, soutenu par le feu de 18 batteries d’artillerie, une lutte farouche, au cours de laquelle les marsouins, se battant parfois à un contre dix, vont parvenir à chasser l’ennemi du village.
Le 1er septembre, au son de la musique, le général Ludwig von der Tann-Rathsamhausen (1815-1881) et ses Bavarois pénètrent sur la place de l’église de Bazeilles tandis que, dans les rues voisines, ses soldats, munis de torches incendient les maisons bazeillaises. 423 maisons sur 463 que compte la petite bourgade sont détruites par les Prussiens. Les Bavarois passent 43 habitants par les armes. Cependant, les combats ne sont pas terminés. Bien que grièvement blessé, le commandant Lambert organise une ultime résistance. Sur ses ordres, les marsouins de la division bleue transforment l’auberge Bourgerie en un bastion retranché, en fortin, pour enrayer la progression des troupes prussiennes, les Bavarois. Cette maison est la dernière encore debout sur la route qui mène à Sedan. Au-dessus de la porte, une enseigne : « Bourgerie, vin, bière, eau de vie ». Avec le capitaine Delaury et les sous-lieutenants Escoubet et Saint-Félix, le capitaine Bourgey organise la défense, cependant que le mouvement général continue.

La dernière cartouche

Pour les marsouins, il s’agit de tenir le plus longtemps possible afin de protéger le repli et de retarder l’avance ennemie jusqu’au retour offensif de la division depuis Balan.

Des meurtrières sont pratiquées dans les tuiles, dans les coins de mur, partout où l’on peut voir sans être vu. Les grandes fenêtres sont protégées avec tout ce qui tombe sous la main : sacs de blé, matelas, coussins, meubles. Les meilleurs tireurs sont aux créneaux ; les autres passent les munitions. Quelques officiers et une trentaine de soldats dont la plupart sont blessés vont ici, pendant près de quatre heures, arrêter la progression des assaillants. Il ne reste plus beaucoup de munitions. On fouille les gibernes des morts, on en trouve quelques-unes et on poursuit le combat. Au prix du plus grand sacrifice, les hommes du commandant Arsène Lambert (1834-1901)[1] doivent cesser le combat, faute de munitions. C’est le capitaine Aubert qui tire la dernière cartouche. Le calme, le désœuvrement et une sensation de vide règnent dans les ruines de l’auberge.

Symbole de résistance

Que faire ? Un conseil de guerre s’est réuni autour du commandant Lambert. Doit-on se rendre ou se faire tuer ? Les yeux se rallument, les baïonnettes sortent des fourreaux… Va-t-on charger ? Lambert ne se sent pas le droit de sacrifier ces hommes qui sont restés avec lui. Il doit essayer de sauver leurs vies. « Je sortirai le premier »,dit Lambert. « S’ils me massacrent, alors vendez vos vies. Vous sortirez à la baïonnette et tâcherez de percer vers Sedan », ajoute-t-il. La porte du rez-de-chaussée est ouverte. Lambert s’engage sous la tonnelle de houblon. Vingt lances cherchent sa poitrine. Les marsouins bondissent. Un officier bavarois, le capitaine Lissignolo, du 42e régiment d’infanterie, s’interpose. Les assaillants épargnent les survivants. Les troupes de la marine quittent Bazeilles. Six cents cadavres entourent la maison de la dernière cartouche.

Ce haut fait d’armes est, depuis, entré dans l’Histoire. Les troupes de marine entrent dans l’immortalité. À l’image de Camerone pour la Légion étrangère, Bazeilles est devenu le symbole de la résistance de l’armée française, en particulier des troupes de marine. Car s’il est vrai que la défaite est réelle, aucun des soldats présents n’a failli à l’honneur. Au cours de cette bataille, 2.655 marsouins dont 30 officiers tués et près de 5.000 Prussiens dont 200 officiers y perdent également la vie. Le général de Vassoigne écrira plus tard. « Les officiers et soldats ont fait leur devoir d’une manière complète. »

[1] Il terminera sa carrière comme général de brigade et deviendra sénateur du Finistère.

COMMEMORATION DES COMBATS DE BAZEILLES (150e anniversaire) ST BAUZILLE DE LA SYLVE – VENDREDI 25 septembre 2020

Lundi, 07 Septembre 2020 11:22

Convocation à l’assemblée générale 2020 du C.E.A.C.H., le mercredi 7 octobre 2020, Musée Saharien du Crès.

Lundi, 07 Septembre 2020 10:59

Bulletin trimestriel d'information de l’A.L.A.I. N° 72

UNP 34 Bulletin N° 244 - N° 245

LIMA – ROMEO n° 51 du samedi 16 mai 2020

Vendredi, 22 Mai 2020 14:06

LIMA – ROMEO n° 52 du 30 juin 2020

Dimanche, 06 Septembre 2020 06:53

La « Bataille d’Alger » (1957) et l’affaire Maurice AUDIN

Lundi, 10 Août 2020 01:22

Liste des dossiers réalisés et /ou diffusés par l’ASAF

Samedi, 05 Septembre 2020 01:23

Institution nationale des invalides, l'autre combat

Jeudi, 06 Août 2020 12:28

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Barkhane : décès du légionnaire de 1ère classe Kévin Clément (1er REC)

Mardi, 05 Mai 2020 07:58

Florence Parly, ministre des Armées, a appris avec une profonde tristesse la mort au combat du légionnaire de 1ère classe Kévin Clément, affecté au 1er Régiment étranger de cavalerie. Engagé au sein de l’opération Barkhane, il est tombé pour la France ce lundi 4 mai 2020, lors d’un accrochage avec des terroristes dans la région de Ménaka, au Mali.

La ministre des Armées adresse toutes ses condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à ses frères d’armes pour qui elle a une pensée particulière. Le légionnaire Clément rejoint dans le sacrifice ultime son camarade le brigadier Dmytro Martynyouk, décédé le 1er mai. Ce lourd tribut payé par la Légion étrangère n’entame ni sa détermination ni son efficacité. Elle poursuit sa mission, à la manière de ses Anciens.

Le ministère des Armées, et en particulier l'armée de Terre, sont aux côtés de la famille du légionnaire de 1ère classe Kévin Clément et de l'ensemble des militaires de l’opération Barkhane.

La ministre des Armées s’incline devant l’engagement du légionnaire de 1ère classe Kévin Clément qui a servi la France jusqu’au bout de sa mission, « Avec honneur et fidélité » comme le dit si justement la devise de la Légion étrangère. La France n’oublie jamais aucun de ceux qui l’ont choisie et se sont battus pour elle.

La ministre s’associe à la douleur du 1er Régiment étranger de cavalerie, durement éprouvé, dont l’engagement au Mali demeure. Aux côtés de leurs frères d’armes français, européens et sahéliens, la lutte contre le terrorisme continue. Dans la région des trois frontières, la France concentre ses efforts aux côtés des pays du G5 Sahel.

La ministre salue l’engagement des plus de 5 000 militaires engagés au sein de l’opération Barkhane qui continuent, sans relâche, de combattre pour la sécurité des populations locales et la protection de nos concitoyens.


Lundi 4 mai 2020, lors d’une opération visant un groupe armé terroriste dans le Liptako malien, le 1re classe Kévin Clément du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC), est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane. L’armée de Terre adresse à sa famille, à ses proches et ses frères d’armes ses plus sincères condoléances.

Né le 5 juin 1998 à Luxeuil les Bains, le légionnaire de 1re classe Kévin Clément a accompli toute sa carrière au 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne.

Il s’engage le 15 septembre 2017 au sein de la Légion étrangère. Après sa formation initiale au 4e régiment étranger, où il se distingue par son excellent état d’esprit, il est affecté au 1er régiment étranger de cavalerie le 1er février 2018. Réussissant brillamment la certification pratique, il occupe la fonction de combattant embarqué au 1er escadron.

En 2019, il suit une formation aux techniques spécialisées d’auxiliaire sanitaire et participe à une mission de courte durée en Martinique lors de laquelle il reçoit, avec son peloton, une lettre de félicitation de niveau divisionnaire pour les excellentes qualités démontrées lors du stage d’aguerrissement au 33ème RIMa. Il reçoit également la médaille de la Défense nationale échelon bronze.

Cherchant constamment à progresser et toujours très impliqué à l’instruction, il est remarqué par ses supérieurs comme un légionnaire très prometteur. Camarade d’exception, son esprit de cohésion est reconnu de tous et son goût de l’effort comme sa loyauté sont particulièrement appréciés. Toujours volontaire, il est déployé en opération extérieure au Mali au sein de la force Barkhane en février 2020, en tant que combattant embarqué au 1er escadron. Grâce à ses remarquables qualités, il est décoré de la médaille outre-mer avec agrafe Sahel.

Le 4 mai 2020, il est pris à partie alors que son peloton est engagé dans une action de combat contre les groupes armés terroristes dans le Liptako malien. Grièvement blessé par balle à la tête, il est pris en charge par l’équipe médicale et évacué vers Gao, où il décède des suites de ses blessures.

Le légionnaire de 1re classe Kévin Clément était célibataire sans enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.

Biographie du Brigadier Dmytro MARTYNYOUK 1er REC Mort pour la France le 01 mai 2020.


Né le 28 août 1991 à Volotchysk en Ukraine, le brigadier Dmytro Martynyouk a accompli toute sa carrière au 1er régiment étranger de cavalerie à Carpiagne.


Il s’engage le 17 septembre 2015 au sein de la Légion étrangère. Après sa formation initiale au 4 e régiment étranger, où il se distingue par sa camaraderie et un fort engagement personnel, il est affecté au 1 er régiment étranger de cavalerie en mars 2016.


Il occupe successivement les fonctions de pilote puis chargeur, sur véhicule blindé au 2 e escadron. Il est élevé à la distinction de 1ère classe le 1 er août 2016 et reçoit la même année la médaille de la protection militaire du territoire avec agrafe Sentinelle.


En 2017, il participe à sa première mission de courte durée à Djibouti en tant que chargeur AMX 10RC. Il y confirme d’excellentes qualités militaires en termes d’engagement et de discipline. C’est un frère d’armes sur lequel son peloton peut toujours compter.


Tireur blindé depuis 2019, il s’illustre par son esprit d’initiative et l’application dans la réalisation de ses missions. En juin 2019, il reçoit une lettre de félicitation de niveau régimentaire avec son peloton, pour son investissement exceptionnel et sa remarquable pugnacité lors de la préparation opérationnelle interarmes.


Reconnu par ses chefs pour son professionnalisme, son implication et sa rigueur, il est aussi apprécié de ses camarades.
 
Parfaitement intégré au sein de son peloton, il se révèle un élément moteur disposant de toutes les qualités pour assumer des responsabilités. Toujours volontaire, il est déployé en tant que chef de bord de véhicule blindé léger en opération extérieure au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane, et s’illustre également comme conducteur de poids lourds dans la région du Liptako.


Le jeudi 23 avril 2020 en fin d’après-midi, le camion-citerne militaire de la force Barkhane du brigadier Martynyouk a été atteint par un engin explosif improvisé dans le Liptako malien alors que l'unité à laquelle il appartient est engagée dans une opération contre des groupes armés terroristes. Grièvement blessé, il a été immédiatement pris en charge par l’équipe médicale déployée, évacué par hélicoptère Caïman vers Gao puis transféré vers la France pour être pris en charge à l’hôpital d’instruction des armées Percy. Le brigadier Martynyouk est décédé des suites de ses blessures le 1 er mai 2020.

Le brigadier Dmytro Martynyouk était célibataire sans enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

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