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La Lettre d'Information 18/39 du CEACH.

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La Lettre d'Information 18/39
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

Réception du Don des cartes postales, vendredi 9 novembre à 11H00

Mardi, 06 Novembre 2018 17:05

Commémoration de l'Armistice de 1918 à Béziers, le dimanche 11 novembre à 09H00

Mardi, 06 Novembre 2018 17:01

Prochain débat public C2DH le 17 novembre 2018 10 heures Musée Saharien LE CRES

Mardi, 06 Novembre 2018 18:03

Le prochain débat public du C2DH (Cercle De Défense de l’Hérault), le 17ème, aura lieu le samedi 17 novembre 2018 de 10 heures à midi dans la salle de réunion du Musée Saharien de LE CRES, 1 bis, avenue de Castelnau – 34920 LE CRES .


Nous poursuivrons nos réflexions sur les événements de ces deux derniers mois en lien avec la défense à l’échelon national et international.

A l’issue de notre discussion, un pot sera offert à tous les participants.

Fidèlement vôtre.
Charles JANIER, délégué ASAF 34

Inauguration du Monument aux héros de l’Armée noire: IBK et Macron rendent hommage aux troupes africaines

Mercredi, 07 Novembre 2018 08:41
http://bamada.net/
07/11/2018

Le Président de la République, SEM. Ibrahim Boubacar Keïta et son homologue français SEM Emmanuel MACRON ont procédé à l’inauguration officielle du Monument aux héros de l’Armée noire récemment reconstruit.

La cérémonie solennelle qui a vu le Mali à l’honneur avec la présence du Chef d’Etat malien aux côtés du Président Macron comme seul Chef d’Etat invité spécial à cette symbolique, a eu lieu en début de soirée de ce 6 novembre 2018 à Reims dans le Parc de Champagne.

A son arrivée à Reims, IBK a été accueilli avec tous les honneurs.

Honneurs militaires, lecture historique, éclairage du Monument, chœur, dépôt commun de gerbes de fleurs par les deux Présidents, sonnerie aux morts , minute de silence , la Marseillaise chantée par le Cœur de l’Armée françaises, salutations des invités ont marqué la solennité de l’après-midi d’inauguration qui a durée 45 minutes.

Le Monument inauguré, d’origine, œuvre du sculpteur Paul Morceau-Vauthier, avait été construit en deux exemplaires, à Reims et à Bamako au Mali, pour rappeler le sacrifice des tirailleurs sénégalais pour la défense de Reims en 1918. Il s’agit du seul monument érigé en France après la guerre 1914-1918 en hommage aux troupes africaines des anciennes colonies.

Alors que le Monument jumeau de Bamako, inauguré le 3 janvier 1924, est toujours en place, celui de Reims fut démonté et détruit pendant la seconde guerre mondiale par l’occupant allemand.

L’inauguration du Monument aux héros de l’Armée noire par les deux présidents est sans doute un hommage solennel aux troupes africaines qui payèrent un lourd tribut pour la défense de la France. Terre de combat, réservoir de ravitaillement multiforme, vivier de recrutement en soldats, l’Afrique a payé un lourd tribut à la Grande Guerre. Plus de 500.000 soldats des colonies françaises (africains) ont participé entre 1914 et 1918 à la Première Guerre Mondiale, s’illustrant lors des batailles les plus emblématiques ( Verdun et Somme en 1916 ; Chemin des dames en 1917).

Après le cérémonial inaugural, IBK et MACRON en cortège automobile commun ont regagné l’Hôtel de Ville Reims où ils ont été accueillis par M. Arnaud ROBINET Maire de Reims. Sur place au niveau du Salon Colbert IBK a salué les adjoints au Maire avant de se diriger avec Macron vers bureau du Maire pour un entretien en tête-à-tête . A l’issue du tête-à-tête IBK a signé le livre d’or de la Mairie de Reims .

Sur place, à Reims, la présence d’un détachement Forces Armées Maliennes et de Sécurité, composé de 15 personnels, venu directement de la région militaire sans passer par Bamako, le dimanche 4 Novembre 2018 . Le détachement a composé le piquet d’honneur avec les troupes françaises lors des honneurs militaires aux deux chefs d’Etats. Il était commandé par le lieutenant Seydou Diarra de l’unité BA, âgé seulement de 28 ans .

L’inauguration a mobilisé aux côtés du Chef de l’Etat, le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Ministre des Maliens de l’Exterieur et de l’intégration Africaine, le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, le Général de Division Chef d’Etat Major Particulier du Chef de l’Etat , l’Ambassadeur du Mali en France, l’Ambassadeur du Mali à l’UNESCO, le Consul du Mali à Paris , Mme le Maire de Montreuil et le personnel de l’Ambassade du Mali en France.

Maurice Genevoix : l'auteur de "Ceux de 14" marqué à jamais par ce qu'il a vécu aux Eparges

Mercredi, 07 Novembre 2018 08:44
https://culturebox.francetvinfo.fr/
Par Marie Pujolas publié le 06/11/2018

Maurice Genevoix lors de la Première guerre Mondiale © France 3 / Culturebox / capture d'écran


Maurice Genevoix va entrer au Panthéon. L'annonce a été faite ce 6 novembre par Emmanuel Macron lors de son "itinérance mémorielle" à l'occasion du centième anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale. Le destin de l'auteur de "Ceux de 14" est intimement lié aux Eparges, dans la Meuse. C'est ici qu'il a combattu en 1915 et qu'il a été grièvement blessé. "Ce site est l'expérience la plus traumatisante qu'il n'ait jamais connu" explique Nicolas Czubakn, membre du conseil scientifique du Mémorial de Verdun. C'est en effet sur la côte des Eparges, un village de la Meuse surmonté d'une colline stratégique qui fut le théâtre de combats sanglants qui ont duré plusieurs mois que le romancier fut grièvement blessé en 1915. C'est suite à cet épisode qu'il a aussi décidé d'écrire. Cinq récits rédigés entre 1916 et 1923 et publiés dans un recueil "Ceux de 14". Maurice Genevoix deviendra ensuite le porte-parole des anciens-combattants de la Grande Guerre.

Grièvement blessé en 1915, Maurice Genevoix ne retourna pas au front. Un de ses professeurs de l'Ecole Normale Supérieure lui conseilla d'écrire. Il se met alors à rédiger une sorte de journal de guerre, dans lequel il consigne ses souvenirs. Il y racontera l'horreur, le quotidien des soldats, les plaintes de ceux qui étaient horriblement mutilés. Le premier récit, "Sous Verdun", est publié dès 1916. "L'ouvrage fut largement censuré à sa sortie car il dépeint la guerre avec beaucoup de réalisme" explique encore Nicolas Czubakn, membre du conseil scientifique du Mémorial de Verdun. Il fut suivi de 4 autres récits, dont un en 1923 consacré aux Eparges.

Robert Porchon et tous ceux de 14

Grièvement blessé, Maurice Genevoix a eu la vie sauve. Mais pas son meilleur ami, Robert Porchon, son "frère de sang". L'officier français est tué le 20 février 1915 aux Eparges. Maurice Genevoix ne s'en remettra jamais. Tout sa vie, il se rendait dès qu'il le pouvait aux Eparges pour se recueillir sur sa tombe. C'est aussi ce soldat et tous "Ceux de 14" qui entreront au Panthéon aux côtés de l'académicien. C'est le souhait du président de la République.

Emmanuel Macron a annoncé deux "panthéonisations". Celle de Maurice Genevoix et, à titre collectif, celle de "Ceux de 14", "incarnant la nation combattante. Un collectif qui se compose des civils appelés sous le drapeau et des militaires de carrière engagés dans les combats, mais aussi des femmes qui les ont accompagnés sur le front", a-t-il déclaré lors de son annonce du 6 novembre.

Maurice Genevoix : qui est cet écrivain qui va entrer au Panthéon ?

Mercredi, 07 Novembre 2018 09:01
https://www.franceculture.fr/
Par Hélène Combis 06/11/2018

Pour rendre hommage à la "nation combattante", Emmanuel Macron souhaite faire entrer Maurice Genevoix au Panthéon en 2020. Découvrez qui était cet écrivain, prix Goncourt, académicien, réformé en 1915 et devenu une voix de la Grande Guerre.

Maurice Genevoix, poète-romancier, en avril 1980, France.

Maurice Genevoix, poète-romancier, en avril 1980, France. Crédits : Micheline PELLETIER/Gamma-Rapho - Getty

Son recueil de guerre, Ceux de 14, publié en 1949, est l'un des principaux témoignages sur la Grande Guerre. Normalien, lauréat du prix Goncourt en 1925 pour son roman Raboliot qui relatait la vie d'un braconnier de Sologne, académicien, Maurice Genevoix était l'un des rares écrivains rescapés de 14-18. Sa dépouille sera transférée au Panthéon, à Paris, en 2020. C'est Emmanuel Macron qui l'a annoncé ce 6 novembre à l'occasion des commémorations du centenaire de l'armistice, lors de son passage aux Eparges, dans la Meuse.

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Photo de Maurice Genevoix prise en 1971.

La Question du jour Pourquoi faut-il faire entrer Maurice Genevoix au Panthéon ?

Un nostalgique de l'enfance et un aède de la nature

Né dans la Nièvre en 1890, Maurice Genevoix grandit à Châteauneuf-sur-Loire, où ses parents s'étaient installés pour reprendre une mercerie/épicerie familiale. Le petit garçon perd sa mère alors qu'il est âgé de douze ans, et en garde une tristesse profonde qu'il exprimera notamment dans quelques-uns de ses romans comme Fatou Cissé (1954), écrit après un voyage en Guinée, dont le protagoniste est une femme et une mère.
Malgré tout, l'écrivain conservera de son enfance une nostalgie émerveillée, comme il en témoigne en 1960 dans son texte autobiographique Jeux de glace :

Il suffit que j'y songe encore pour retrouver une très lointaine ivresse : de joie de vivre, d'augmentation de l'être, de capiteux et éternel printemps. Et comment me tromper à ce délicieux vertige ? C'est l'enfance !

Après avoir brillé au certificat d'études, Maurice Genevoix devient élève du lycée Pothier, à Orléans, puis au lycée Lakanal à Sceaux, avant d'intégrer l'Ecole normale supérieure. Celui qui entre à l'Académie française en 1947 est l'auteur d'une oeuvre romanesque abondante qui célèbre notamment la nature harmonieuse du Val-de-Loire : ainsi, le personnage principal de son premier roman Rémi des Roches, paru en 1922, n'est autre que la Loire, contemplée par Rémi, un homme simple au cœur grand. Maurice Genevoix a signé en tout plus de trente romans, mais il reste surtout dans les mémoires pour son témoignage d'ancien combattant, relaté à travers cinq volumes écrits entre 1916 et 1923 : Ceux de 14. Publié en 1947, ce document est considéré comme l'un des plus précieux sur la vie des soldats de la Première Guerre mondiale.

Témoin rare de la Grande Guerre

Dans une archive de novembre 1978, sur France Culture, Maurice Genevoix se confiait de façon marquante, sur ses souvenirs du front et le sentiment de ce "vide glacial". C'était sur France Culture, dans l'émission "Centres de gravité", au micro de Jean Montalbetti.

Écouter Maurice Genevoix sur la Première Guerre mondiale_Centres de gravité, 13/11/1978

Réformé suite à de graves blessures subies en 1915, alors qu’il commandait une compagnie en tant que lieutenant d’infanterie, c'est après s'être réfugié à Châteauneuf que Maurice Genevoix avait commencé à écrire “Sous Verdun” et “Nuit de guerre”, les deux premiers récits de Ceux de 14. Âgé de 88 ans, six décennies plus tard, il témoignait depuis un petit village orléanais, pour France Culture, de la manière dont la Grande Guerre avait été vécue par lui et les jeunes de sa génération :

Nous sommes partis, avec beaucoup d’illusions bien entendu… un choc psychologique décisif : tout ce à quoi nous croyions, toutes les valeurs auxquelles nous étions voués puisque nous étions de futurs enseignants, vous comprenez… on avait l’impression qu’elles étaient toutes, sans exception, remises en cause. Que tout ce qu’on nous avait enseigné devenait caduc. [...] C’était la mort d’une certaine civilisation que nous ne jugions pas mais qui nous avait formés dans une large mesure. Par conséquent, nous étions en quelque sorte en sursis, dans une espèce, non pas de mort provisoire, mais de table rase.

Et quelle fut alors la réaction patriotique de celui qui se savait appartenir à "la génération de la revanche" ? Dans cette émission, il confiait à Jean Montalbetti son dégoût face aux "philippiques enflammées" du poète et romancier nationaliste Paul Déroulède, qu'il avait entendues au printemps 1914, à l’ossuaire de Champigny : "Je n’aurais pas été jusqu’à dire : 'Pardonnez-lui Seigneur car il ne sait ce qu’il fait'. Ce qu’il disait il le savait peut être mais ce qu’il faisait il ne s’en rendait à coup sûr pas compte. [...] J’ai eu tout de suite le sentiment très vif que nous allions vers une immense stupidité, que nous étions partis dans cette histoire, et je crois que la réaction des meilleurs de cette génération a été d’espérer : 'Au moins, que ce soit la dernière. Nous allons peut être y rester mais nous aurons servi à quelque chose parce qu'après, liquidée cette histoire-là.'"

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France : une femme embrasse son fils qui part a la guerre, 1914

Il se rappelait une jeune génération plus ou moins politisée, mais qui vivait dans tous les cas "intensément" :

Il y avait à l’école des garçons de l’Action française, des Juifs, des pratiquants catholiques qu’on appelait les “talas” parce qu’ils vont-”T-à la messe”, et puis des gens d’extrême gauche, de bons radicaux traditionnels, mais aussi des socialistes, des énergumènes de gauche. A cause de cette présence parmi nos rangs, il y a eu des manifestations de l’Action française dans la rue d’Ulm. Si vous voulez savoir quel était mon sentiment à cet égard, j’étais du parti de ceux qui mettaient en batterie le serpent de mer et arrosaient indistinctement la droite et la gauche. Je dois vous dire que ceux qui étaient le plus résolus, par haine de la guerre et désir d’y mettre fin, c’était les gens de gauche, beaucoup plus froidement que les patriotes de droite dont la réaction était un peu déroulédienne si j’ose dire : la revanche. Parmi les instituteurs de bourgade et de village, n’oubliez pas que le livre de lecture courante était 'Le Tour de la France par deux enfants', que l’Alsace-Lorraine était présente à la ligne bleue des Vosges, et toutes ces histoires-là…

"On savait que sous dix centimètres de glaise c’était un mort sur lequel on s’asseyait"

Lorsqu'il commence à écrire Ceux de 14, après avoir été réformé en 1915, Maurice Genevoix se voit conférer par son entourage une réputation de "mauvais esprit" : "J’estimais que j’avais le droit de parler, au nom de l’expérience douloureuse, et que certaines illusions de l’arrière, bien intentionnées d’ailleurs, pas du tout révoltantes, mais dommageables à bien des égards, méritaient tout de même de s’amender au contact de témoins réels directs qui avaient quelque chose à dire."

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Verdun 1915. En ligne devant Souleville. Première Guerre Mondiale

Il relatait notamment dans ce recueil l'épisode de la butte des Eparges où, âgé de 25 ans, il fut touché par trois balles, deux dans le bras et une à la poitrine. De part et d'autre de ce flanc de colline de 1 200 mètres de long, entre le 17 février et le 11 avril 1915, vingt mille hommes périrent, racontait-il : dix mille Français, et dix mille Allemands, soit "vingt morts au mètre courant" :

Nous étions rodés, blindés, il y avait un pied qui dépassait de la glaise, on accrochait sa musette ou son équipement en passant. On s’asseyait sur des boursouflures du sol qui faisaient un peu banquettes mais on savait que sous dix centimètres de glaise c’était un mort sur lequel on s’asseyait. Malgré cette familiarité, ou à cause d’elle, nous avions le sentiment que nous étions vraiment condamnés à mort. Quand j’ai voulu déposer, j’ai tenu absolument à me mettre d’instinct d’abord, puis d’une façon tout à fait délibérée, au service d’une vérité bonne à dire, et, parlons littérairement, par elle-même tellement intense, tragiquement colorée, pathétique, que ce n’était pas la peine d’affabuler, d’arranger, que c’était même coupable. C’était gauchir, mentir dans une certaine mesure.

De la Grande Guerre, la France sortit amputée de 20% de sa génération active : "La génération du feu n’avait pas eu l’occasion de s’exprimer, d’imprimer sa marque à l’évolution de l’histoire en train de se faire..." analysait Maurice Genevoix :

Quand ils sont revenus, à cause de ces trous épouvantables, de cette fatigue, ce désir de se remettre en forme et de s’adapter, à cause de cela, ils ont laissé à la génération antérieure le temps de s’organiser et d’éliminer la génération du feu car au fond, il ne faut pas se faire d’illusions, on a été considérés tout de suite avec inquiétude, méfiance, peut être du fait des mutineries. Enfin, il y a eu de la part des gens en poste, en place, et détenteurs des responsabilités, une sorte de panique inavouée à l’idée du retour des anciens combattants. Donc cette génération, non par sa faute, a été carencée.

Tiraera - La Grande Île dans la Grande Guerre.

Mercredi, 07 Novembre 2018 09:28

Mayotte et sa région dans la grande guerre 1914 - 1918 :1ère partie... Mobilisation et départ à la guerre

Mercredi, 07 Novembre 2018 09:32
https://la1ere.francetvinfo.fr/
Par Emmanuel Tusevo Publié le 06/11/2018

A l' occasion de la célébration du centenaire de la guerre 14 - 18, nous vous proposons un dossier sur Mayotte pendant la Seconde Guerre mondiale produit par Pascal MARSILLOUX, professeur d'Histoire pour le service éducatif des Archives départementales de Mayotte.

Volontaires malgaches à Tananarive avant leur départ pour la France © Photo Panturin:

© Photo Panturin: Volontaires malgaches à Tananarive avant leur départ pour la France

Les Mahorais et leurs voisins ont payé " l’impôt de sang" et ont contribué par leur courage et leur engagement à défendre la France et ses valeurs.


Daniel Zaidani, président du Conseil général au moment de la réalisation de ce dossier, soulignait, en préface, " qu'à l’heure où les derniers poilus ont disparu, il a paru essentiel de faire ce travail de mémoire et de se pencher sur la participation de Mayotte et des Mahorais à ce conflit meurtrier."

Daniel Zaidani précisait " qu' effet, comme l’ensemble des habitants de ce qui constituait alors l’empire colonial français, les Mahorais et leurs voisins ont payé l’impôt de sang et ont contribué par leur courage et leur engagement à défendre la France et ses valeurs..."


Qu'est-ce que peuvent trouver dans ce dossier les Mahorais et plus largement les Français qui ont à cœur d'honorer la mémoire des combattants ?


Pour une meilleure connaissance de ce pan de l’histoire de la France et de ses territoires ultramarins, les auteurs ont subdivisé ce dossier en 8 parties :

1 - Mayotte à la veille de la Grande Guerre : 1914, un changement de statut définitif

2 - L'administration à Mayotte : l' administration indigène, l’administration européenne

3- Le contexte géopolitique de Mayotte pendant la guerre : L'archipel des Comores, une province en proie aux troubles. 1914, la proclamation de Saïd Ali.

4 - Economie et société à Mayotte pendant la guerre : La tournée du chef de province et les comptes rendus de tournées en 1918

5 - La mobilisation et le départ à la guerre : Le voyage vers le front. Les vicissitudes d'un Français mobilisé à Mayotte

6 - Sur le front : Prise du fort de Douaumont et bataille du Mont-de-Choisy : le journal de marche et d'opérations du bataillon de tirailleurs somalis. Le retour des soldats.

7 - La mémoire de la guerre : Les anciens combattants de Mayotte. Les soldats de la province des Comores morts pour la France.

8 - Bibliographies, archives et ressources pédagogiques.

Nous faisons le choix , pour cet article, de reproduire, en 3 séries, des extraits des chapîtres 5,6,7 portant sur l'implication effective des Mahorais et leurs voisins dans le conflit mondial 14 - 18.

12 ème Bataillon des chasseurs malgaches

12e Bataillon des chasseurs malgaches

La mobilisation et le départ à la guerre par Pascal MARSILLOUX, professeur d’histoire.


MOBILISATION ET DEPART à la guerre ont lieu en plusieurs temps. Tout d' abord, ce sont les soldats français (citoyens français, appelés aussi "européens" dans les bataillons des tirailleurs) qui partent et sont mobilisés dans LES REGIMENTS DE MADAGASCAR (ET DEPENDANCES) DONT MAYOTTE ET LES COMORES DEPENDENT, à l’exemple du comptable de la plantation de Dapani qui fait un procès à son employeur M. touchais pour licenciement abusif. En appel, son patriotisme sera mal récompensé. (Lire dans le dossier : les vicissitudes d'un français mobilisé à Mayotte).

Les auteurs qui ont étudié les troupes malgaches qualifient la mobilisation de nonchalante car les colons n’ont pas envie de quitter leurs propriétés. Faire venir des soldats de Madagascar et dépendances, c'est aussi un gouffre financier dont le gouvernement français refuse la perspective, à l' opposé du volontarisme du gouverneur général Garbit.

Celui-ci souhaite à tout prix, dès 1914, mettre des troupes malgaches à la disposition des différents fronts, voire les envoyer combattre en Afrique, au Tanganyika ou au Cameroun. Ce ne sera pas le cas et le gouvernement d’Union sacrée pense que l’océan Indien est une zone secondaire du conflit.

Dans le même temps, la propagande du gouverneur général provoque un élan d'enthousiasme et de patriotisme parmi les volontaires de Madagascar. En fait, Garbit profite de la mobilisation pour accroître son emprise sur la colonie et parfaire sa politique répressive, qui culmine avec l’affaire VVS qui signifie Vy, Valo, Sakelika, expression qui peut être traduite par pierre, feu et ramification.

( Le but de ce mouvement était de promouvoir le développement moral, social, culturel, politique du peuple malgache. Il s'agissait surtout de groupes de discussion entre étudiants et intellectuels. Le gouverneur général de Madagascar en fait une affaire de complot en 1916 et s'en sert d’exemple de répression politique pour dissuader les velléités nationalistes. L'arbitraire des peines d'emprisonnements provoque un choc durable dans l’esprit des élites malgaches du début du XXe siècle et ce jusqu'à l'indépendance.)

Et le gouverneur général Garbit continue son œuvre. L'enthousiasme retombant peu à peu, il met en place une coûteuse politique de recrutement : une prime de 200 francs est accordée à chaque recrue, ce qui provoque un afflux de soldats des hauts plateaux de Madagascar mais se révèle un échec parmi les côtiers qui ne répondent pas à l’appel.
Les chefs de villages sont incités à recruter toujours plus d'hommes. Les autorités coloniales leur permettent d’offrir des cadeaux de plus en plus considérables ou les incitent à des méthodes plus coercitives. La politique aboutit au recrutement de 42 588 soldats à Madagascar et dépendances. Les pertes considérables provoquées par la guerre à la fin de 1914 et au début de 1915 encouragent le ministère de la guerre à accélérer (le recrutement de tirailleurs dans l’océan Indien comme dans le reste de l’Afrique.
La " Force Noire" voulue par le Général Mangin en 1910 existe alors réellement.

En ce qui concerne le recrutement des Comoriens, des câblogrammes (télégrammes) conservés aux Archives de la République malgache nous renseignent sur les hésitations du ministère de la guerre. Le 1 er décembre 1914, la possibilité de la mise en place d'un bataillon malgache pour combattre en Afrique de l’est envisagée est mais l’attention du cabinet militaire du gouverneur général est attirée sur l’inconvénient possible que présenterait l’emploi de Comoriens contre des indigènes de Zanzibar voire contre des compatriotes incorporés à l’armée allemande: en effet, des Comoriens ont émigré vers le Tanganyika et certains ont pu être recrutés par l’armée allemande. Finalement aucun corps expéditionnaire n'est levé vers l’Afrique à partir de Madagascar.....


A SUIVRE
Emmanuel TUSEVO DIASAMVU

Cimetiére de st Mihiel en Meuse le 10 Août 2018.N'oublions pas. © Marie-Georges Graeffly‎ Centenaire de la Première Guerre Mondiale 1914 - 1918 :

© Marie-Georges Graeffly‎ Centenaire de la Première Guerre Mondiale 1914 - 1918 : Cimetiére de st Mihiel en Meuse le 10 Août 2018.N'oublions pas.

“Ancien combattant, j’ai accompagné Edouard Philippe à Dien Bien Phû...”

Mercredi, 07 Novembre 2018 09:48
https://www.valeursactuelles.com/
Par
Tugdual Denis Publié le 06/11/2018

Edouard Philippe salue le colonel Jacques Allaire, de retour à Dien Bien Phû, 64 ans après la bataille. Photo © Jewel SAMAD / AFP

Edouard Philippe salue le colonel Jacques Allaire, de retour à Dien Bien Phû, 64 ans après la bataille. Photo © Jewel SAMAD / AFP

Le colonel Jacques Allaire se trouvait dans la délégation du Premier ministre lors de son déplacement au Viet Nam. L’ancien parachutiste, Grand officier de la légion d’honneur, nous raconte l’émotion qui a été la sienne au moment de retourner sur le lieu de la bataille de sa vie.

Je m’appelle Jacques Allaire. Je suis colonel parachutiste à la retraite, j’ai 94 ans et j’ai sauté deux fois sur Dien Bien Phû. Le 20 novembre 1953 pour le prendre. Le 16 mars 1954 pour le perdre. A la fin du mois d’octobre dernier, j’ai été contacté par le chef du cabinet militaire du Premier ministre, le général Benoît Durieux. Il m’apprend alors qu’Edouard Philippe, à l’occasion d’un déplacement au Vietnam, souhaite se rendre sur les lieux de la bataille de Dien Bien Phû et qu’il aimerait être entouré d’anciens combattants.

Mon nom aurait été soufflé par le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser. Un officier d’une grande valeur, que j’estime beaucoup. J’ai eu l’honneur d’être élevé à la dignité de Grand officier de la légion d’honneur le 11 juillet dernier. Depuis, j’ai l’impression que l’administration me talonne… J’ai longtemps nagé sous l’eau, mais à force d’apnée, j’ai fini par remonter à la surface. Je n’ai plus dix-huit ans, et j’imagine que les gens qui préparaient ce voyage au Viet Nam se sont dits “ Ce gars-là, il faut qu’il parle avant de s’en aller… ”

Me voilà donc en train d’échanger des mails avec les services du Premier ministre. Ils ont besoin de mon numéro de passeport, de ma date de naissance et de toutes ces informations essentielles à l’administration. Je boite et suis fatigué : ils ont la délicatesse de m’adjoindre la précieuse aide d’un officier d’ordonnance, le commandant Fiamenghi. Sa présence fut essentielle dans le bon déroulement de mon séjour.

Aujourd’hui, il vaut mieux avoir comme allié le Vietnam que l’Algérie. Je ne serais d’ailleurs pas retourné en Algérie, même si un Premier ministre me l’avait proposé. Là-bas, nos tombes ont été profanées. En Indochine, pas une tombe de soldat français n’a été souillée.

Le 1er novembre, jour du départ, je suis d’abord reçu à Matignon. Edouard Philippe n’est pas là, mais son cabinet prend grand soin de moi. Nous nous dirigeons ensuite vers le pavillon d’honneur d’Orly, rejoindre l’A340 de la République française. L’avion est immense, nous sommes installés à l’avant, avec le général Durieux. Pendant le vol, le Premier ministre vient nous saluer. Bonne gueule, charmant. Son cheminement politique n’est pas le mien, mais il lui appartient. Il se montre extrêmement sympathique et me remercie d’être là, comme témoin de cette bataille vieille de plus de 60 ans. Il réalise qu’en plus de mes trois séjours en Indochine, j’ai également servi deux fois en Algérie. Et s’en montre étonné. Je ne pouvais faire autrement qu’intégrer le dispositif monsieur le Premier ministre. Ma génération se devait de se battre..

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