CEACH

  • Plein écran
  • Ecran large
  • Ecran étroit
  • Agrandir le texte
  • Taille par défaut
  • Rapetisser le texte

2017

La Lettre d'Information 17/53 du CEACH.

Envoyer

La Lettre d'Information 17/53
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

Cérémonie de remise de croix du combattant et de l’insigne de porte-drapeau

Mercredi, 29 Novembre 2017 02:42

Colloque : " Sport et Formation professionnelle "

Vendredi, 17 Juin 2016 00:36

Conférence SPORT et SANTE

Samedi, 25 Novembre 2017 22:16

L'AACRMI ADHERE AU CEACH

Mercredi, 29 Novembre 2017 01:14

Rédigé par AACRMI GARD HERAULT VAUCLUSE et publié depuis Overblog

Le 23 novembre 2017, le président Francis SZWEC a participé à l'assemblée générale du COMITE D'ENTENTE DES ASSOCIATIONS PATRIOTIQUES ET DE COMBATTANTS DE L'HERAULT (CEACH).

Les membres présents ont voté à l'unanimité pour l'adhésion de l'AACRMI GARD HERAULT VAUCLUSE au CEACH.

Le CEACH est désormais l'organisation qui regroupe, dans le département de l'Hérault, le plus grand nombre d'associations représentant plus de 20 000 membres.

Le CEACH comprend les structures départementales d'une cinquantaine d'associations.

Éloge funèbre du Général Bernard Forer

Samedi, 02 Décembre 2017 11:22

Défilé de la Victoire 14 juillet 1919 - 1

Dimanche, 03 Décembre 2017 07:40

La France est ici (mai-juin 1958).

Samedi, 02 Décembre 2017 14:17

L'escorteur d'escadre Surcouf - D 621

Samedi, 02 Décembre 2017 18:58

Souvenir d’une journée bien triste...


Le 6 juin 1971 vers 4 h du matin, alors qu'il navigue au sein d'une formation navale "souple" ( composée du porte-avions Arromanches, du pétrolier ravitailleur d'escadre La Saône et de l'EE Tartu) au large de Carthagène (Espagne), le Surcouf est abordé par le pétrolier soviétique Général Busharov (navire de 22 630 t. de port en lourd et doté d'une coque brise glace). Pénétrant profondément dans la chaufferie avant, entre l'arrière du bloc passerelle et la cheminée avant du bâtiment français, le navire soviétique le sectionne pratiquement en deux. Le groupe naval se porte à son secours et procède à l'évacuation de l'effectif non indispensable de l'équipage, une quinzaine de marins étant maintenus dans la partie arrière - la plus stable. L'escorteur d'escadre Tartu

tente, au bout de 4 heures, un remorquage (par l'arrière) ; mais la partie avant (d'environ 50 mètres de long), qui ne tenait plus que par le bordé bâbord de la coque, s'en désolidarise et coule. La partie arrière peut être remorquée, d'abord jusqu'à Carthagène, avant de finalement rejoindre Toulon le 2 juillet 1971.

Le bilan de l'accident s'établit à neuf disparus (les mécaniciens de la chaufferie avant) et un blessé grave (le boulanger du bord), qui décédera de ses brûlures au Centre de traitement des grands brûlés de l'Hôpital Édouard-Herriot de Lyon.

Bernard Barrera nommé major général de l'armée de terre

Mercredi, 29 Novembre 2017 01:38
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
27.11.2017

ob_b4add9_barrera-02.jpg

Le général de division Bernard Barrera, sous-chef d’état-major "plans et programmes" de l’état-major de l’armée de terre, a ét nommé, ce lundi, major général de l’armée de terre. Il remplace à ce poste le général Houitte de la Chesnais.

Il a aussi été élevé aux rang et appellation de général de corps d’armée, à compter du 31 décembre 2017.

Le nom du général Barrera est associé à la première phase de l'opération Serval lancé en janvier 2013, au Mali. En 2015, il a publié Opération Serval. Notes de guerre, Mali 2013.

Prémian, le 7 octobre 2017.

Samedi, 02 Décembre 2017 16:57

Mali : les secrets d’une guerre

Dimanche, 03 Décembre 2017 10:20

La guerre de la France au Mali - Notin Jean-Christophe - 2014

Lundi, 04 Décembre 2017 12:35

couverture du livre : La Guerre de la France au Mali

Témoignage du général de division Xavier de Woillemont, commandant de la force Barkhane

Dimanche, 03 Décembre 2017 10:13

TCHAD 1978 - René Mesure

Dimanche, 03 Décembre 2017 06:45

Le Tchad des Français ! (1970)

Dimanche, 03 Décembre 2017 04:53

Reportage 2017 sur l’Armée Tchadienne

Samedi, 02 Décembre 2017 23:22

Compte rendu du 12e débat du C2DH sur la Garde nationale

Samedi, 02 Décembre 2017 11:11

AVIS FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES SUR LE PROJET DE LOI de finances pour 2018

ANCIENS COMBATTANTS, MÉMOIRE ET LIENS AVEC LA NATION

La perception de la société militaire dans notre société

Vendredi, 08 Décembre 2017 16:13

http://chauvancy.blog.lemonde.fr/
19 novembre 2017, par François Chauvancy

Semaine où beaucoup de choses se sont dites ou faites suscitant quelques réflexions sur ce thème de la perception de la société militaire par la société civile.

La méconnaissance des us et coutumes militaires

Je ferai quelques remarques sur la méconnaissance persistante de la communauté médiatique mais pas uniquement sur comment appeler correctement une autorité militaire. J’ai été surpris en effet de constater que bien souvent les généraux interviewés n’étaient pas appelés par leur grade mais par « Monsieur ». La politesse pourtant préconise d’appeler un général, « mon général » si on a fait son service (bien sûr de plus en rare) ou « général » dans le cas contraire.

Une société vit aussi à travers le respect porté par les mots employés pour interpeller quelqu’un, comme on dit « docteur » quand on s’adresse à un médecin, « maître » à un avocat, mais tout ceci se perd dans cette recherche moderne de l’égalité verbale de chacun malgré ses titres ou sa fonction. Pourquoi d’ailleurs ne pas appeler le président de la République par son prénom ou son diminutif éventuel ?

Cette attitude est due à la fois à la méconnaissance des règles de civilité, de « bonne éducation » et à l’habitude de niveler chacun dans notre société « moderne ». Que pas une tête ne dépasse de par sa fonction ! Je le vois avec mes étudiants mais eux ne savent pas et m’appellent « monsieur ». Cela ne me dérange mais en terme de construction de l’esprit d’une société, cela n’est-il pas dérangeant dans la construction des repères ? Il faut cependant attirer leur attention sur ces règles de bienséance.

Je le vois aussi dans mes activités professionnelles où assez souvent le personnel militaire d’active oublie le grade de la personne avec qui il prend contact comme si le fait d’être dans le privé nous retire notre grade alors qu’il nous « appartient » et est aussi un témoignage de ce que nous avons été ou sommes parfois ?

Cette absence de connaissance du monde militaire s’’exprime aussi dans le langage courant notamment journalistique. Commentant ce sous-marin argentin en détresse cette semaine, que ce soit par un journaliste sur RTL ou sur France info, nous avions des « passagers » disparus. Marins ? équipage ? Des mots, semble-t-il, tout aussi disparus de la langue française. Cela rappelle ces « victimes » évoqués par un ancien président de la République qui évoquait les soldats morts au combat dans une embuscade en Afghanistan en 2008.

Des questions militaires au quotidien

Cette semaine, j’ai entendu un Premier ministre aux affaires qualifié Christophe Castaner de général à la tête du parti LREM suite à son élection presque bonapartiste et cela sans faire ses classes. Cela ne manque pas d’ironie ! J’espère qu’il ne va pas avoir le blues du « poète revendicatif » et qu’il ne sera pas humilié comme le général de Villiers l’a été par le chef des armées.

Cela me permet d’évoquer cette prise en compte partielle du coût des OPEX annoncée cette semaine qui a été imposée aux autres ministères. Ce coût des OPEX complètement imputé aux armées avait conduit au départ du général de Villiers. Tout cela pour en arriver là. Comme je l’exprimais dans mon billet du 23 juillet : « quel gâchis ! » (Cf. Mon billet du 23 juillet 2017)

Les questions militaires ont aussi été évoquées à de nombreuses occasions comme l’émission « Envoyé spécial » du jeudi 16 novembre sur l’opération Sentinelle. Bonne émission, j’ai été néanmoins abasourdi d’entendre en caméra caché un sous-officier chargé du recrutement critiquant négativement et à outrance l’opération Sentinelle au lieu de simplement évoquer la dureté de la mission. Le général Desportes a heureusement été convaincant dans cette émission.

Persuader, éloquence et TeDX

J’ai découvert sur la chaîne « Planète » ce documentaire très intéressant en deux parties sur « L’école de guerre, l’école des chefs » … parce qu’il y a une école pour cela et un concours. Réalisée à partir de la vie de la promotion 2016-2017 « Général Gallois » (Cf. Général Gallois), un des quatre théoriciens de l’apocalypse (ou de la dissuasion nucléaire), il était intéressant de montrer qu’au sein des armées, rien n’est jamais acquis et que la remise en question est permanente. Le maître-mot de cette année de formation complémentaire de l’élite militaire était « Persuader ». Tout un programme.

J’y ai bien sûr retrouvé des « têtes connues » et notamment cette stagiaire, lieutenant-colonel cependant, qui a beaucoup œuvré en parallèle pour le TeDX du CELSA (Cf. Mon billet du 18 juin 2017, « Etre présent dans la cité ») tout en m’incitant à assister à ce concours d’éloquence superbe réalisé par les officiers de l’Ecole de guerre ce 29 juin. L’amphi était comble en grande partie avec des civils et peu de militaires. Il est vrai que la vie de l’officier est surtout une découverte pour la société civile, notamment par cette rencontre de l’officier-pilote d’hélicoptère avec la mort qu’il doit donner à l’ennemi. Car aujourd’hui, nous faisons la guerre.

Cette semaine justement, le quotidien Le Monde évoquait ce retour des frontières, les qualifiant de Viles (Cf. Le Monde du 18 novembre, supplément « idées »). Nous sommes encore dans le déni des frontières qui, pourtant, assurent notre protection, protègent notre identité et donnent un cadre à ce que nous sommes. C’était d’ailleurs l’objet de mon intervention de 15 minutes lors du TeDx du CELSA accueilli par Google France le 27 juin 2017. Oui, les frontières sont nécessaires (Cf. TedX Celsa du 27 juin 2017. Les frontières sont-elles nécessaires ?) et cette vidéo peut servir à un débat utile. Elle contribue à clarifier ce débat contestant les frontières qui aurait pour effet négatif de nous dénier à terme le droit d’exister.

LIBRE OPINION du Général (2s) Christian RENAULT : AGIR ENSEMBLE.

Mardi, 05 Décembre 2017 23:29
http://www.asafrance.fr/
 

Eveillé par la crise qui a conduit à la démission du chef d’état-major des Armées, une première dans l’histoire de la Ve République, le monde associatif de la Défense bouge.

Le Plaidoyer pour nos soldats du général (2s) Jean Pierre Soyard a donné le signal en plaidant pour « une synergie entre la hiérarchie militaire, les associations professionnelles nationales de militaires (APNM) et le réseau associatif représentant les anciens militaires et les civils désireux de contribuer à la sauvegarde des armées ».
Le général (2s) Gilbert Robinet, secrétaire général de l’ASAF, lui a fait écho dans un article intitulé « Associations, associez-vous » et dans lequel il considère que le comité national d’entente (CNE) constitue déjà une première réponse à cet appel.
Enfin le dernier numéro du Casoar, la revue de la Saint-Cyrienne, a ouvert ses colonnes à Alain Pilod , un ancien saint-cyrien qui, après une très courte carrière militaire, a rejoint la fonction publique et qui préconise la création d’une structure commune aux associations d’anciens élèves des trois grandes écoles de formation Terre, Air, Mer.

Ces appels sont les bienvenus parce qu’il est en effet temps que le monde associatif de la Défense consacre autant d’effort au soutien de nos armées et des chefs qui les commande qu’aux célébrations mémorielles qui constituent aujourd’hui leur cœur de métier d’où le pouvoir politique et peut-être aussi le commandement ne souhaitent pas les voir sortir : faute d’une telle évolution vers davantage d’engagement citoyen responsable, ces associations continueront à voir inexorablement vieillir et baisser leurs effectifs jusqu’à ne plus rien représenter.

Allons du plus simple au plus compliqué.

Au plus près des unités de l’armée de Terre, les fédérations d’amicales régimentaires pourraient se regrouper en une structure interarmes qui par sa proximité avec les unités et leur environnement constituerait un maillon essentiel du lien armée-nation : il n’est besoin pour cela que de la volonté de leurs présidents respectifs. Une seule fédération mais pas la moindre manquerait, celle de l’Infanterie dont la création semble n’avoir jamais intéressé qui que ce soit, faute peut-être d’une implication suffisante de son Ecole d’Application !

A l’autre bout de l’échiquier, le cercle de réflexion des officiers généraux en 2e section (G2), devenu une association loi 1901, pourrait s’ouvrir aux officiers généraux des trois autres armées pour constituer un « think-thank » productif et influent, voire redouté.

Les associations d’anciens élèves des écoles de formation d’officiers d’active et de réserve des quatre armées ont vocation à s’unir car elles seules pratiquent la mixité socio-professionnelle (active, réserve, civils, retraités) et générationnelle (élèves, en activité, retraités) qui sont la réalité vivante de l’institution.
Les écoles de formation de sous-officiers auraient tout à fait leur place dans cette structure tant nombre d’officiers en sont issus.

Les principales associations, catégorielles ou tous statuts confondus, interarmées ou spécifiques, qui regroupent des militaires retraités ou (et) réservistes pèseraient sans doute bien davantage si elles parlaient d’une seule voix, y compris dans le domaine de la condition militaire, celle du retraité et celle du réserviste étant étroitement liées à celle du militaire d’active. Là encore, le mouvement dépend des conseils d’administration de ces grandes associations encore trop retranchées derrière leurs spécificités.

Certes, il existe actuellement une structure regroupant plus de cinquante associations pour un total de 2 millions d’adhérents : le Comité National d’Entente. Dans sa composition actuelle qui intègre nombre d’associations d’anciens combattants et d’autres pas spécifiquement proches des armées, le CNE est un acteur important de la politique mémorielle mais il faut craindre qu’il ne soit à la peine pour s’exprimer à l’unanimité de ses membres sur la politique de défense.

Demeure le sujet qui semble fâcher le commandement, au moins celui de l’armée de Terre : les APNM. Constatons d’abord que ces associations existent et que la tendance ira à leur multiplication. Aussi les réticences sont-elles contreproductives, surtout si elles procèdent de la crainte d’une syndicalisation rampante venant brider la liberté d’action du commandement, même si cette crainte trouve des justifications dans certaines armées étrangères où l’action de ces associations a conduit à des « caveat » nuisibles à l’efficacité opérationnelle. Mais, instruits de ces exemples, le commandement gagnerait à accompagner le mouvement pour éviter qu’il ne lui échappe, faute de quoi il pourrait se trouver confronté une à crise du type « appel des 100 » des années 70 ou, plus près de nous, celle vécue par la Gendarmerie en 2001.

Terminons enfin par le plus délicat : l’expression.

Nombre d’associations précédemment évoquées disposent d’une publication : il leur suffirait de consacrer quelques pages de chaque édition à l’actualité et aux prises de position de l’ensemble « supra-associatif » auquel elles appartiennent. Les structures qui n’en possèdent pas pourraient quant à elles trouver un support de diffusion grand public dans la revue éditée par l’ASAF.

L’air du temps est à la mutualisation, aux regroupements, au partenariat, bref au faire ensemble. L’air du temps est aussi à l’expression libérée : il est intolérable que le monde de la Défense soit le plus inhibé en la matière. Le morcellement est le premier facteur de la désaffection à l’égard des associations qui n’ont plus que les activités mémorielles, certes indispensables, surtout celles dirigées vers la jeunesse, mais faute d’agir elles se dessèchent. Il est urgent qu’elles sortent de leur léthargie en se posant la question de leur rôle qui n’est pas uniquement de témoigner du passé mais aussi et bien davantage de participer à la construction de l’avenir.

Quand on a consenti au sacrifice possible de sa vie pour la France, on ne cesse pas d’être soldat en rangeant l’uniforme.

Quand on aime charnellement la France comme seul un soldat peut l’aimer, on ne se contente pas de feuilleter et commenter un album souvenir sur sa défense : on continue de la servir.
Christian RENAULT
Officier général (2s)
Diffusé par www.asafrance.fr

Père Yannick Lallemand - 23 déc. 2013

Dimanche, 03 Décembre 2017 07:04

Recueil. Campagnes du colonel Mangin au Maroc. 1912-1913.

Dimanche, 10 Décembre 2017 14:31

L'odyssée d'un artilleur - Fautras Gustave - 1914

Dimanche, 10 Décembre 2017 22:46

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T1 - 1850

Vendredi, 01 Décembre 2017 10:03

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T2 - 1850

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T3 - 1850

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T4 - 1850

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T5 - 1850

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T6 - 1850

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

La Lettre d'Information 17/52 du CEACH.

Envoyer

La Lettre d'Information 17/52
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

L'ancien CCH Marcel Mahaux a rejoint le dernier Bivouac.

Samedi, 25 Novembre 2017 00:41

L'ancien CCH Marcel Mahaux, 1er REP - 3e REI, 1958 - 1963, a rejoint le dernier Bivouac, jeudi 23 novembre 2017, en début d'après midi.

Il était Porte - drapeau de l'AALEME depuis plus de 25 ans.


Diaporama

Obsèques de Marcel Mahaux.

Le mercredi 29 novembre 2017 à 15H00 en l’église St Théodorit, 10 Place de la Mairie, 34740 Vendargues.

Parking conseillé :

Marcel est visible, jusqu'à mercredi : P.F. CMC LUVISON, 12 Avenue du 11 Novembre, 34160 Castries.

Conférence de garnison le jeudi 30 novembre 2017

Jeudi, 23 Novembre 2017 00:49

LA JOURNEE NATIONALE EN HOMMAGE AUX "MORTS POUR LA FRANCE" PENDANT LA GUERRE D'ALGERIE ET LES COMBATS DU MAROC ET DE LA TUNISIE à Montpellier

Samedi, 25 Novembre 2017 22:43

3e concert caritatif de la Gendarmerie, mardi 5 décembre 2017 à 20h30.

Dimanche, 24 Septembre 2017 11:21

Conférence SPORT et SANTE

Samedi, 25 Novembre 2017 22:16

Les AS de France 34

Samedi, 25 Novembre 2017 22:31

Saint-Pons-de-Thomières : une stèle commémorative dévoilée au Plô de Mailhac

Jeudi, 23 Novembre 2017 06:20
http://www.midilibre.fr/
19/11/2017

Saint-Pons-de-Thomières : une stèle commémorative dévoilée au Plô de Mailhac

Alain David et Hocine Boudjemaa lors de la présentation du projet

Elle a été érigée par l'État pour désormais compléter ce lieu de mémoire.

Samedi 25 novembre à 11 h, en présence du sous-préfet de Béziers Christian Pouget, du président du conseil départemental Kléber Mesquida, du maire de St-Pons Georges Cèbe et du directeur départemental de l'office national des anciens combattants et victimes de guerre Alain David, une stèle et une plaque seront dévoilées sur le site de l'ancien hameau de forestage du Plô de Mailhac.

"C'est ici que, de 1963 à 1974, plus de 140 familles de Harkis, rapatriées d'Algérie, ont vécu dans des baraquements sommaires, partagé des conditions de vie précaire et souffert de l'isolement et du sentiment d'avoir été abandonnées", rappelle le président de la communauté Harkis du Saint-Ponais Hocine Boudjemaa.

En 1974, ces familles rejoindront des logements HLM construits aux Marbrières du Jaur, sur la commune de Saint-Pons-de-Thomières, et seront enfin pleinement intégrés dans la vie locale.

Une première stèle y avait été érigée en 2011, celle de l'État viendra désormais compléter ce lieu de mémoire.

"Au fil du temps", la boîte à conserve vidéo d'Aurélie Auzas

Jeudi, 23 Novembre 2017 06:07
http://www.lasemaine.fr/
Par Justine DEMADE PELLORCE • Journaliste de la Semaine • 22/11/2017

« On a tous quelque chose à raconter. » C’est ce que défend Aurélie Auzas à travers la création de sa “boîte à conserve”, une société de vidéo-biographie. La jeune quadragénaire a lancé sa propre aventure après une première vie de militaire, lassée de filmer des équipements sans pouvoir donner la parole aux individus à la manœuvre.

Originaire de l’Isère, Aurélie Auzas (laissez tomber, on lui a faite cent fois) a découvert la Moselle grâce à l’armée, où elle a officié pendant 17 ans. Entrée comme « simple soldat », secrétaire au 1er régiment de Sarrebourg, elle est ensuite mutée en comptabilité dans l’Ain (et devient sous-officier). Titulaire d’un BTS en communication des entreprises et lassée de cette « absence de surprise » qu’offre la comptabilité, elle demande sa mutation à Paris et obtient l’ECPAD (le cinéma des armées), son rêve : elle avait une chance sur mille. « Au bout de six ans je dois bouger, l’armée exige cette mobilité permanente. »

Elle demande l’Est pour avoir une chance de rejoindre l’une des antennes du SIRPA Terre (les relations publiques de l’Armée de Terre). « Deux mois plus tard je reçois un coup de fil : on me propose de pousser de 250 km ma destination, ce qui nous mène… en Allemagne. » A l’état-major de l’OTAN d’Heidelberg. Un coup de bol, encore. « Et puis de retour, à 40 ans, on commence à en avoir marre d’être commandé. » Et après trois années passées à Montigny-lès-Metz, au service de relations publiques, elle a épuisé son quota. « On me propose d’aller en opération extérieure et je me demande si ça vaut vraiment le coup d’aller risquer ma santé mentale ou physique pour des images. Là, quand le doute commence à s’installer, il faut arrêter. »

Voix propre

Quand elle quitte l’armée, elle suit encore une formation en webdesign pour mettre à jour les diplômes passés durant ses années militaires et elle se lance. Sans amertume mais avec une nouvelle envie : faire la mise au point non plus sur le métal des équipements mais sur les tripes de ceux qui les manipulent. Vers ceux qui pensent n’avoir rien d’intéressant à raconter, elle tend sa caméra et choisit d’éviter toute mise en scène, la moindre tentation de voix off . La jeune femme devient vidéo-biographe : elle propose aux gens de se raconter, de « conserver leurs souvenirs et de les partager » à travers des films mais aussi en rassemblant photos et documents et en les mettant en ligne via un site internet personnalisé.

Jacques Langard a fait appel à Aurélie pour raconter son histoire et sa guerre d’Algérie. Ce vieil homme a vécu la guerre et en a fait un livre, lu 400 fois depuis sa parution en 2006. « Parmi ses petits-enfants, très peu avaient lu son livre et ça l’attristait », explique la vidéo-biographe installée à Montigny-lès-Metz. « Depuis cet été, date de la mise en ligne, son site personnel a déjà été consulté autant de fois », illustre-t-elle. « Il raconte des choses qu’il avait omises dans son livre, avec sa propre voix qui tremble ou s’énerve. Poignant. »

L’exercice permet une immédiateté de visionnage et de conception (des vidéos de 20 à 30 minutes réalisables en 15 jours) appréciées. « Je ne m’adresse pas qu’aux anciens combattants », prévient l’ex-militaire. « Souvent, les parents omettent de raconter des choses à leurs enfants qui s’inventent leur propre réalité. » “Au film du temps” s’adresse aux particuliers désireux de transmettre, à travers biographies vidéo, photos restaurées, sites personnalisés… tout est envisageable pour un tarif allant de 250 à 1 000 euros maximum. Et comme elle ne peut pas encore vivre de ce micro tendu aux histoires de vie, elle travaille aussi pour les associations ou les entreprises. Pas si facile de se raconter, c’est pourquoi Aurélie aide à dérouler le fil.

Guerre 14-18. L'Australie salue un geste de la France

Jeudi, 23 Novembre 2017 05:48
http://www.letelegramme.fr/
Publié le 22 novembre 2017

Quelque 2.000 soldats australiens avaient perdu la vie à Bellecourt, dans le Pas-de-Calais, lors de combats contre les forces allemandes en 1917.

L'Australie est soulagée : l'électricien français Engie a renoncé à un projet d'éoliennes sur un champ de bataille français de la guerre 14-18, où des milliers d'Australiens ont péri, une décision « très touchante » pour Canberra.

Engie Green prévoyait d'ériger six éoliennes sur un site de la Première Guerre mondiale, à Bullecourt, dans le Pas-de-Calais. Mais le projet avait suscité une vive émotion parmi les Australiens. Maria Cameron, une Australienne de 70 ans venue dans ce village où périt son grand-oncle, le jugeait « barbare » : « C'est notre sang qui repose dans ces champs », avait-elle lancé avec émotion à une journaliste de l'Agence France Presse, la semaine dernière. « C'était un long périple pour une vieille femme », avait souligné la septuagénaire de Port Fairy (sud de l'Australie) qui a affronté 24 heures de voyage pour se rendre sur les lieux où est tombé son parent, Simon Fraser, comme environ 2.000 autres soldats australiens.

Émotion partagée par les riverains

Dans ce secteur, plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté, en avril et mai 1917, de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Environ 10.000 soldats australiens y avaient été tués ou blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands. Des milliers d'entre eux reposent pour toujours, dans la boue et l'anonymat, sur les 200 hectares de cette nécropole naturelle où poussent aujourd'hui pommes de terre et blé.

Encore aujourd'hui, des Australiens se rendent régulièrement à Bullecourt pour rendre hommage à leurs morts. Et leur émotion, à l'annonce du projet initial d'Engie, est partagée par de nombreux habitants locaux. Beaucoup ont, en effet, noué des liens d'amitié avec des Australiens venus se recueillir, ces dernières décennies, au mémorial de Bullecourt. « Quand on voit le sacrifice de ces milliers de soldats, cette terre peut être considérée comme un cimetière », expliquait Géraldine Alisse, opposante locale au plan d'Engie Green.

« Une nouvelle merveilleuse »

L'affaire était montée jusqu'au niveau des gouvernements des deux pays. Celui de l'Australie avait demandé des « clarifications » à la France au sujet de ce projet dont la mise en service était prévue au mieux en 2020. La semaine dernière, la secrétaire d'État française auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, avait promis de « trouver une issue » qui respecte la mémoire de ces soldats, lors d'un entretien avec le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan. « C'est une nouvelle merveilleuse pour tous les Australiens, en particulier ceux dont la famille est liée à la bataille de Bullecourt », a déclaré ce dernier, ce mardi.

« Le groupe Engie a entendu les inquiétudes des Australiens et il a montré de l'empathie en annulant ce projet », a-t-il ajouté. Le ministre a, par ailleurs, exprimé, sur Sky News, sa reconnaissance envers le gouvernement français, en affirmant que cela montrait combien « les Français, 100 ans après, continuent d'estimer ce que les Australiens furent prêts à faire pour eux ». « C'est très touchant pour tous les Australiens », a-t-il ajouté. Dans un communiqué, Engie se dit « particulièrement sensible à l'émoi suscité en Australie » par son projet d'éoliennes, estimant que les réactions « ont souligné le caractère symbolique et sacré » du site. « Respectueux de la mémoire des soldats australiens morts sur le sol français, Engie fait le choix de renoncer à ce projet », a écrit le groupe.

Dieppe : il y a cent ans le vapeur Maine était torpillé

Jeudi, 23 Novembre 2017 04:07 <>http://www.paris-normandie.fr/
Publié 20/11/2017

Dieppe : il y a cent ans le vapeur Maine était torpillé

Autour d’Alexandre Duhornay, étudiant en histoire, Maurice Neveu, un descendant de l’une des victimes dieppoises du Maine et Bernard Brebel, le responsable de l’Admmac (amicale dieppoise de marins et de marins anciens combattants)

Autour d’Alexandre Duhornay, étudiant en histoire, Maurice Neveu, un descendant de l’une des victimes dieppoises du Maine et Bernard Brebel, le responsable de l’Admmac (amicale dieppoise de marins et de marins anciens combattants)

Hommage. Une cérémonie, est prévue ce soir, à la chapelle de Bonsecours, pour honorer la mémoire des marins du vapeur « Maine » disparus en mer, le 21 novembre 1917

Un ex-voto des victimes à Bonsecours

Notre-Dame de Bonsecours, chapelle des marins disparus porte, à Neuville-lès-Dieppe, la mémoire des naufragés. Pour ces hommes qui ont péri en mer et n’ont pas de sépulture, les familles ou les amis ont déposé des ex-voto, accrochés sur les murs de l’édifice religieux. Parmi ces plaques, on retrouve celle du Maine. Y figurent les noms de l’équipage du bâtiment torpillé : Jean-Matthieu Mallet, le capitaine originaire d’Agde où une rue porte désormais son nom ; Léon Jacques, son second, du Havre ; Pierre Hamon, timonier de Saint-Malo ; les matelots dieppois Alexandre Hesry, Armand Ladoucette et Vincent Gapenne, Eugène Rault, matelot cuisinier de Dinan, ; le tout jeune mousse dieppois âgé de 14 ans, Robert Dinet ; l’équipe des mécaniciens : Clément Peltier ; Léon Simon et Albert Brayer, de Rouen ; Auguste Donval et Alex Delestre, 1er chauffeurs l’un de Lannion, l’autre de Dieppe. Deux graisseurs dieppois, Léon Delestre et Gaston Freuillet. Les chauffeurs François Squeren (Tréguier), Édouard Neveu (Dieppe), Yves Le Corre (Paimpol), Pierre Simon (Dinan), Joseph Le Crubiere (Saint-Brieuc), François Pierre (Saint-Brieuc) et Charles Richard (Caen). Les militaires français Célestin Aloujes (Port-Vendres), Henri Jacq, Albert Timothée, Alexandre Pinabel (Cherbourg), Charles Hoornaert (Cherbourg) ; un marin britannique Short Percy, un interprète anglais Charles Mugridge.

C’était il y a 100 ans. Le 21 novembre 1917, le vapeur Maine, un cargo charbonnier de la Compagnie des chemins de Fer de l’État, réquisitionné à Dieppe pour l’effort de guerre, était torpillé vers 9 h 45 et coulé par un sous-marin allemand, à environ 30 milles de Newhaven. À bord, se trouvaient 25 membres d’équipage et une dizaine de militaires français et britanniques. Un seul survivant, Yves Lesne, le maître d’équipage originaire de Dinan, parvint à être récupéré par un chalutier anglais. Il avait déjà vécu deux naufrages et avait réussi à se munir de sa ceinture de sauvetage comme il le raconte dans le procès-verbal de disparition du Maine.

Sous la menace des U-Boot

Le bâtiment transportait, de Newhaven à Dieppe, un chargement de 522 tonnes de munitions, 5 tonnes de matériel médical et 22 tonnes de matériel divers. En pleine Première Guerre mondiale, le conflit maritime faisait rage dans la Manche. Le 9 janvier 1917, le Kaiser Guillaume II mettait l’Europe en état de blocus maritime total. L’Allemagne autorisait sa flotte à attaquer férocement en mer. Il faut dire que l’empire pouvait compter sur une arme nouvelle avec ses redoutables sous-marins U-Boot. Le 21 novembre 1917, la route du Maine, qui participait au ravitaillement des troupes engagées sur le front de la Somme par des liaisons quotidiennes entre Dieppe et Newhaven a croisé, fatalement, celle du UB56. Parmi la trentaine d’hommes à bord, des marins dieppois dont un tout jeune mousse, âgé de 14 ans seulement, Robert Dinet.

Cet épisode dramatique de sa ville, Alexandre Duhornay, jeune étudiant en histoire, l’a découvert, il y a quelques mois. « J’avais vu la plaque commémorative apposée sur le mur de la Tour aux Crabes. Puis elle a disparu lors des travaux en cours ». Passionné par l’histoire des deux guerres mondiales, le jeune homme se rapproche de l’Admmac (Amicale dieppoise de marins et de marins anciens combattants) pour en apprendre davantage. Il se retrouve naturellement à la chapelle de Bonsecours où la mémoire de ces hommes, morts en mer, perdure, protégée par le « gardien » des lieux.

« Je ne sais pas de quand date précisément la plaque collective ni celle déposée par la famille du jeune mousse, précise Serge Lannier, le président du comité de sauvegarde de la chapelle. Mais il y a dix ans nous avons fait effectuer une restauration pour que les noms restent bien lisibles pour nos nombreux visiteurs ». Ceux des marins du Maine côtoient la longue liste des 800 à 1 000 noms de marins, sans sépulture, dont la mémoire est honorée sur place. L’épave du Maine a été retrouvée et identifiée en 2007 par les « Corsaires d’Ango ». Elle est, depuis, régulièrement visitée par des plongeurs. Les fonds sous-marins de la Manche continuent, un siècle plus tard, de livrer les épaves des ennemis d’autrefois. La semaine dernière, un navire de la marine néerlandaise qui participait à une opération de déminage a découvert l’épave du UC-69, un sous-marin allemand de la Première Guerre mondiale au large du cap de Barfleur.

« Le plus jeune marin du Maine, Robert Dinet, n’avait que 14 ans »

Jeudi, 23 Novembre 2017 05:54
https://actu.fr/
Publié le 22 Nov 17

Alexandre Duhornay montre l’ex-voto dédié au plus jeune marin dieppois, âgé de 14 ans. (©Camille Larher)

L’un a bientôt 19 ans en 2017, l’autre en avait 14 en 1917. Cent ans les séparent mais le premier n’oublie pas le second, Robert Dinet, ce jeune marin dieppois embarqué sur le Maine, un bateau à vapeur qui effectuait la liaison entre la cité aux quatre ports et Newhaven.

« Dieppe n’était pas un lieu où se déroulaient les combats mais un point de ravitaillement du front de la Somme, souligne Alexandre Duhornay, passionné d’Histoire. Le bateau transportait principalement des munitions, environ 500 T, mais aussi des couvertures, des médicaments… ».

Plusieurs fois par semaine, le Maine faisait donc la liaison entre les deux ports de la Manche, depuis près d’un an. Selon les Corsaires d’Ango, un groupe de plongeurs qui a découvert l’épave en 2007, ce cargo à vapeur a été construit en 1910.

Il aurait été réquisitionné à Dieppe le 4 septembre 1914 et loué pendant la guerre à l’amirauté anglaise. « À son bord, se trouvait une majorité de Dieppois, souligne Alexandre Duhornay. Quelques Bretons faisaient aussi partie de l’équipage permanent ».

Certains documents, notamment le rapport du capitaine Jean Mallet, évoque la présence d’Anglais le jour du naufrage.

Un seul survivant

Le 21 novembre 1917, vers 21 h, le Maine quitte le port de Newhaven, escorté par le Snew. Yves Lesné, le seul survivant, rapporte dans un rapport les éléments comme suit :

« Le pare-mines a été mis en place à 21 h puis le navire a repris la route à 21 h 30. À 22 h 20, je suis réveillé brutalement par une terrible explosion. Je saute sur le pont. Je ne vois personne et n’entends aucun cri. Tout l’arrière du navire est sous l’eau. Craignant une explosion du chargement, j’enjambe la lisse et saute à la mer. À l’instant même où je touche l’eau, une formidable explosion, accompagnée d’une lueur éclairante d’une extrême puissance, se produit et le contrecoup m’envoie à dix mètres de profondeur au moins ».

Tout l’équipage sombre avec le bateau en quelques minutes, torpillé par le sous-marin allemand UB 56.

En 2007, une plaque avec les noms de la vingtaine de marins disparus est apposée sur la Tour aux crabes. Mais depuis les travaux, elle a été retirée. « Depuis 2007, plus rien n’avait été organisé », note Alexandre Duhornay.

Une messe à Bonsecours

Pour honorer la mémoire de ces hommes, le jeune Dieppois, qui a déjà œuvré lors des commémorations du raid de Dieppe, a décidé de contacter la mairie et une association d’anciens combattants. Une messe a été donnée le 21 novembre, à la chapelle Notre-Dame de Bonsecours où se trouvent encore aujourd’hui des ex-voto.

La petite chapelle était bondée pour la commémoration des 100 ans du naufrage. (©Camille Larher)

L’étudiant en Histoire, à Rouen, souhaite y associer les familles des marins.

« Je suis à la recherche de leurs descendants, indique-t-il. Je suis en contact avec une dame en lien avec le jeune mousse et un homme dont le grand-oncle était sur le Maine ».

Certains d’entre-eux étaient présents à la chapelle mardi soir.

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

Amiral Christophe Prazuck, chef d'état-major de la Marine “On ne tient pas la mer comme on tient la terre”

Mercredi, 22 Novembre 2017 16:39
https://www.lenouveleconomiste.fr/
Publié le 14/11/2017

Amiral Christophe Prazuck, chef d'état-major de la Marine

Propos recueillis par Philippe Plassart

“On ne tient pas la mer comme on tient la terre.” Que signifie cette formulation ?

Amiral Christophe Prazuck. La haute mer diffère des espaces terrestres pour au moins trois raisons principales. Premièrement, elle est inhabitée. Deuxièmement, elle ne possède pas de frontières naturelles. Troisièmement, ses étendues sont plus vastes. Ces trois caractéristiques empêchent les espaces maritimes d’être occupés, au sens d’une présence militaire statique, permanente et s’appuyant sur les caractéristiques physiques et humaines du milieu. Les grands stratégistes navals (Mahan, Castex) offrent une alternative dynamique à l’occupation terrestre : il faut tenir les lignes de communications maritimes. Cette prescription est aujourd’hui plus actuelle que jamais, alors que 90 % des flux de notre économie mondialisée passent par quelques routes maritimes bien identifiées, comme celle qui relie le détroit de Malacca au canal de Suez.

Quelles sont les spécificités de la défense de nos ZEE ? À quelles menaces sont-elles confrontées ?

Nos droits souverains sur ces immenses zones maritimes, qui s’étendent, à concurrence de nos voisins, jusqu’à 360 km au large de chaque terre française, ne datent que de 1982, date de signature de la convention de Montego Bay. Auparavant, tout notre outil de défense, notre organisation territoriale et étatique étaient conçus pour combattre au large et défendre nos intérêts économiques (pêche, forages…) dans une bande côtière beaucoup plus réduite (20 km, soit la portée du boulet d’un gros canon).

Nos ZEE sont immenses : elles s’étendent sur une surface équivalente aux USA et au Mexique réunis. Elles recèlent des richesses pour certaines connues (poissons, pétrole, gaz…), pour d’autres putatives (nodules polymétalliques, terres rares), enfin pour d’autres inconnues.

“Ces richesses sont convoitées. Les contrevenants sont de plus en plus violents”

Ces richesses sont convoitées. Nous menons des opérations de plus en plus fréquentes de lutte contre la pêche illégale, notamment au large de la Nouvelle-Calédonie et des côtes guyanaises. Les contrevenants sont de plus en plus violents. Dans le domaine de l’exploration minière, nous avons intercepté en 2013 dans le canal du Mozambique un navire de recherche sismique, qui conduisait des travaux pouvant permettre de détecter d’éventuels gisements d’hydrocarbures.

“L’action de l’État en mer requiert, outre-mer, une grande complémentarité des moyens de la marine (douanes, gendarmerie, affaires maritimes…)”

Au-delà de ces menaces directes sur les ressources nationales, le pillage non raisonné peut conduire à des désastres écologiques. Ainsi, la pêche clandestine à l’holothurie [ou concombre des mers, très apprécié dans la gastronomie asiatique, ndlr] au large des îles Éparses a des conséquences lourdes pour l’écosystème régional, qui nécessitent le déploiement fréquent de patrouilleurs hauturiers de la Marine nationale.

Enfin, à l’instar d’une maison cambriolée puis “squattée”, laisser piller ses ressources maritimes constitue un début d’abandon de souveraineté, d’autant plus délicat à contrecarrer que, comme je l’expliquais plus haut, on ne tient pas la mer comme on tient la terre. La haute mer est un espace sans piquet ni clôture, où rapidement, les habitudes sont rebaptisées droits historiques et les droits historiques finissent par valoir titre de propriété.

En quoi la ZEE métropolitaine se distingue-t-elle sur le plan de la défense des ZEE d’outre-mer ?

En métropole, le rapport entre les espaces à surveiller et le nombre de bâtiments, du porte-avions au patrouilleur, est plus favorable. Outre-mer, les moyens dédiés à la protection des ZEE sont comptés au plus juste, et parfois même en deçà. C’est la raison pour laquelle l’action de l’État en mer requiert, outre-mer, une grande complémentarité des moyens de la marine (par théâtre, généralement une frégate légère, deux patrouilleurs et un bâtiment logistique) avec les moyens des autres administrations (douanes, gendarmerie, affaires maritimes…). Ainsi, il n’est pas rare qu’au large de Mayotte, pour lutter contre l’immigration clandestine, une frégate de la marine et son hélicoptère soient positionnées pour détecter au plus tôt les kwassa-kwassa venant des Comores, avant de passer le relais aux semi-rigides de la gendarmerie pour les intercepter.

Que recouvre la tendance à la militarisation de l’action en mer de l’État ?

L’action de l’État en mer est interministérielle par essence. Les moyens de plusieurs administrations (gendarmerie, douanes, police…) y contribuent, sous le commandement unique d’un préfet maritime (ou d’un délégué du gouvernement outre-mer).

Avec la sophistication croissante des techniques, de pêche comme de forage, et des moyens de positionnement au large avec le GPS désormais accessible à tous, les infractions ont tendance à être commises de plus en plus loin des côtes. Elles requièrent, pour des questions d’endurance et de tenue à la mer, des moyens hauturiers que la Marine nationale est la seule à détenir.

“Les infractions ont tendance à être commises de plus en plus loin des côtes. Le niveau de violence employé par les contrevenants, nécessite pour prendre l’ascendant, afin d’éviter toute escalade, d’employer des moyens militaires importants”

Par ailleurs, le niveau de violence employé par les contrevenants, notamment les trafiquants de drogue et certains pêcheurs illégaux, comme en Guyane, nécessite pour prendre l’ascendant, afin d’éviter toute escalade, d’employer des moyens militaires importants (hélicoptère, tireurs d’élite, commandos marine…) que la marine est la seule à mettre en œuvre.

Peut-on protéger de façon indifférenciée les ZEE compte tenu de leur dispersion et de leur taille ?

Avant d’agir, il faut voir. Pour protéger de façon homogène et statique notre ZEE (11 millions de km2), il faudrait un maillage de plus de 1 000 bâtiments de combat. Ce n’est bien sûr pas réaliste. Nous devons mettre à profit les moyens de surveillance émergents (satellites, drones, AIS [carte mondiale en temps réel des navires en mer, ndlr], etc.) pour orienter des moyens toujours comptés de façon différenciée. Ensuite, il faut revenir au modèle de 1982 (une frégate de surveillance, un bâtiment logistique, deux patrouilleurs par DOM/COM), qui est perdu depuis 2010 en certains endroits.

La ZEE française est quasi équivalente à celle des États-Unis, mais les moyens dont dispose la marine nationale française n’ont rien à voir avec celle de la marine américaine.

La ZEE française n’a pas du tout la même topologie que la ZEE américaine. Elle est beaucoup plus dispersée, autour d’archipels éloignés, répartis sur cinq continents. Comme je l’évoquais précédemment, sur une part plus importante de notre ZEE, nous ne pouvons donc pas bénéficier de la présence immédiate de l’ensemble de notre flotte de combat.

D’autre part, l’organisation séparée entre US Navy et US Coast Guards ne correspond pas aux spécificités françaises de l’organisation de l’action de l’État en mer et de la fonction “garde-côtes”, qui, sous réserve de combler les déficits actuels et de renforcer la surveillance satellitaire, permet de garantir de façon adéquate notre souveraineté en mutualisant les moyens des différentes administrations.

Quel est le format garde-côte usuel et de combien faudrait-il l’augmenter pour une protection optimale des blocs ?

J’ai évoqué plus haut le format normal des DOM/COM, établi en 1982 après la signature de la convention de Montego Bay. Nous avons fait en 2008 le pari d’un certain vieillissement consenti de nos patrouilleurs outre-mer. Nous avons perdu ce pari : les patrouilleurs doivent être retirés du service. Nous ne disposerons plus en 2021, à l’exception de la Guyane, que d’un seul patrouilleur en état de marche. Le constat est identique en métropole : il faudrait huit patrouilleurs pour replacer sur nos trois façades Atlantique, Méditerranée et Manche/mer du Nord nos vaillants avisos [frégates, ndlr], déjà quarantenaires.

En comblant les ruptures temporaires outre-mer et en anticipant le remplacement de nos avisos en métropole, nous reviendrons à un format satisfaisant. C’est l’une de mes quatre priorités au moment où débutent les travaux d’élaboration de la loi de programmation militaire 2019-2025.

Les menaces augmentent au moment où les moyens diminuent : cette équation oblige à faire des arbitrages.

La surveillance par satellite et, bientôt, l’embarquement de drones de surveillance sur nos bâtiments hauturiers, vont considérablement accroître leur allonge, et donc leur capacité d’anticipation et de prépositionnement face à des menaces diluées dans des zones immenses. Concrètement, en retrouvant un format nominal de moyens d’action, nous aurons en réalité augmenté fortement nos capacités face à des menaces dont vous avez raison de noter qu’elles sont en augmentation.

“La surveillance par satellite et, bientôt, l’embarquement de drones de surveillance sur nos bâtiments hauturiers, vont considérablement accroître leur allonge, et donc leur capacité d’anticipation ”

A lire également

11 millions de km2 : la souveraineté maritime française
“Le XXIe siècle sera maritime”
La santé des océans en grave péril (The Economist)
Le sujet de la surpêche doit être pris au sérieux (The Economist)

Castelnau-le-Lez : une palme de la Légion d'honneur pour Les jardins de Sophia

Jeudi, 23 Novembre 2017 03:29
http://www.midilibre.fr/
16/11/2017

Castelnau-le-Lez : une palme de la Légion d'honneur pour Les jardins de Sophia

Danielle Aben donne le stylo au docteur Bernard Michel.

L e contrat de labellisation “Honneur et Patrie” est le premier du genre signé en France.

"Ce 11 novembre est un grand jour, a déclaré solennellement Danielle Aben, présidente de la société des membres de la Légion d'honneur de l'Hérault (SMLH), c'est la plus grande fête nationale du souvenir et de la mémoire, mais c'est aussi une première nationale pour la vénérable société des membres de la Légion d'honneur, le contrat de labellisation « Honneur et Patrie » est le premier signé en France, et il est signé à la clinique Les jardins de Sophia à Castelnau le Lez".

Un moment de bonheur pour le docteur Bernard Michel fondateur de la clinique qui mène un combat depuis une trentaine d'années contre la maladie d'Alzheimer, pour ses directeurs à ses côtés, François, Julia, Nathalie son épouse, et pour le personnel de la clinique, que cette remise officielle de labellisation par la société des membres de Légion d'honneur.

Une cérémonie émouvante et patriotique qui s'est déroulée dans l'enceinte de la clinique avec levée du drapeau, chorale de l'établissement chantant une Marseillaise impeccable à sept couplets, sonnerie aux morts, minute de silence, dépôt de gerbes, discours et signature de la convention de labellisation, en présence des patients (dont deux résidants titulaires de la Légion d'honneur), anciens combattants et leur famille, personnel de la clinique, militaires décorés, et de nombreux élus parmi lesquels Jean-Pierre Grand sénateur, Frédéric Lafforgue maire de Castelnau-le-Lez, Catherine Dardé première adjointe à la mairie de Castelnau-le-Lez, Hussein Bourgi conseiller régional représentant Carole Delga présidente de la région Occitanie, Lorraine Acquier adjointe au maire de Montpellier représentant Philippe Saurel, ainsi que le médecin cancérologue Bernard Serrou député honoraire, Michel Mifsud délégué de la SMLH pour Castelnau le Lez, le colonel David, directeur de l'ONAC et plusieurs maires et conseillers municipaux du département.

Comme l'exprimait la présidente Danielle Aben "malades ou pas malades, l'assistance n'a vu que des décorés, personne n'a pu différencier les uns des autres".

"Dans ses remerciements, le docteur Bernard Michel appréciant l'honneur pour la clinique de cette première convention Honneur et Patrie en secteur sanitaire spécialisé en France, a mis l'accent sur son combat, la maladie d'Alzheimer, "maladie de la mémoire, du souvenir".

Soldats noirs : Troupes françaises et américaines dans les deux guerres mondiales

Jeudi, 23 Novembre 2017 05:26
http://www.afrik.com/
mardi 21 novembre 2017 / par Ali Attar

Il y a près de deux cent cinquante ans, la marine française recrutait des matelots (les Laptots) sur les côtes du Sénégal en Afrique… Aux États-Unis, encore territoire colonial, c’est au milieu du XVII e siècle qu’est attestée la présence d’esclaves noirs comme supplétifs et en 1643 que le Massachusetts autorise la formation militaire d’esclaves d’origines africaine.

Ces présences vont marquer en profondeur le récit de ces deux armées de chaque côté de l’Atlantique, et c’est en France que ces destins vont se croiser pour la première fois au début du XX e siècle dans les tranchées de la Grande Guerre. C’est cette histoire unique que vient retracer cette exposition.

Cette histoire est au cœur du récit des États-Unis, et traverse notamment les enjeux de la guerre de Sécession où peu à peu, les premiers contingents de « combattants noirs » sont intégrés à la Marine mais la ségrégation demeure et se renforce après la guerre civile. Avec l’engagement américain dans la Grande Guerre, la ségrégation se renforce et ce n’est que sous la pression (notamment des Français) que sur le front de l’est deux unités de « couleur » sont enfin engagées au combat, dont le mythique 369 th Infantery Regiment, alors que la majorité des mobilisés africains-américains (90%) sont renvoyés aux taches d’intendance.

Leur héroïsme au front constitue une étape majeure de leur combat pour la liberté civique aux États-Unis. Ces combattants reviendront, en petit nombre, pour libérer la France en 1944, puis s’engageront dans le long combat pour l’égalité et la fin de la ségrégation dans les forces armées américaines. Mais il faudra attendre 1954 pour que la dernière « unité de couleur » disparaisse.

Cette histoire s’attache, pour la France, à la présence de ces combattants dans l’Hexagone, elle nous parle des tirailleurs africains et malgaches, des combattants des Comores et de la Côte française des Somalis, des soldats créoles des Antilles-Guyane ou de ceux de la Réunion, des engagés kanaks de Nouvelle-Calédonie. Aux côtés des troupes métropolitaines, ces unités et toutes celles créées ensuite vont jouer un rôle militaire considérable en France lors des conquêtes coloniales, pendant les trois conflits européens ainsi que dans les guerres de décolonisation.

Les traces de leur présence lors de la Grande Guerre et lors de la Libération de la France en 1942-1945 sont des lieux de mémoire majeurs de notre histoire contemporaine.

Retracer cette histoire commune, faire ressurgir les mémoires, c’est tenter de déconstruire un enchevêtrement de mythes, loin des images fabriquées, et créer du lien entre nos pays, entre nos histoires croisées. C’est aussi s’attacher à ce passé commun qui existe entre la France et les États-Unis, entre l’Afrique et les outre-mer, et qui participe aujourd’hui d’une mémoire commune au cœur de nos sociétés. Il est désormais temps de bâtir une histoire partagée, avec distance et critique, et de croiser les mémoires pour inscrire désormais ces récits dans nos histoires nationales et dans une histoire postcoloniale.

Le soldat XXᵉ-XXIᵉ siècle

Jeudi, 23 Novembre 2017 05:04
http://www.gallimard.fr/

Édition publiée sous la direction de François Lecointre. Préface de Jean-Pierre Rioux

Collection Folio histoire, Gallimard

La collection Folio histoire reflète la diversité des écritures et des besoins d’histoire. La revue Inflexions, publiée sous l’égide du Ministère de la Défense, donne matière à réflexion en ce domaine, grâce à la prise de parole et à l’analyse d’officiers qui, au sens le plus strict du terme, témoignent de ce qu’ils ont fait. L’Histoire n’est jamais par nature dispensatrice de modèles d’héroïsme à dupliquer ; elle est leçon d’erreurs inéluctables ou de succès impensables qui donnent à méditer par la comparaison terme à terme des situations d’abord, des enseignements théoriques et des mises en pratique circonstancielles ensuite. Écrire l’Histoire, c’est par exemple dire comment en Centrafrique ou en Herzégovine il faut en quelques secondes mobiliser ce que l’on a appris théoriquement, à partir du passé, de la conduite de la guerre de partisans — sans oublier le devoir essentiel d’économiser la vie de ses hommes et celle des populations civiles — pour décider, ici et maintenant, des manières de combattre le sniper qui tire depuis la fenêtre du salon où dînent ses enfants ou celui qui se cache au milieu d’une foule de mères et d’enfants apparemment pacifiques et qui fait obstruction dans un silence de plomb à la progression des blindés. C’est dans la brièveté de l’instant de la décision et la solitude essentielle de l’officier que se joue alors le rapport à l’Histoire. L’ouvrage est organisé en trois parties : « Du soldat » ou les valeurs qui l’animent, voire le définissent de nos jours — bravoure ou courage, commémoration du passé, exercice de l’autorité, légalité ou illégalité des ordres, entrée en dissidence ; « Au combat » ou les dimensions nouvelles du métier des armes, de la tentation de l’ hubris à l’heure du soldat technologiquement augmenté, la plus ou moins grande proximité avec l’ennemi, le rôle des forces morales dans la conduite de la guerre à partir d’exemples d’engagements ciblés, avec toujours le massacre pour horizon à dépasser — du moins pour des soldats de métier engagés dans la guerre dissymétrique où le sacrifice de la population civile est une des tactiques du partisan ; « Le retour » ou l’épreuve faite par le combattant des blessures, voire des désordres psychiques suite à la mort infligée à l’ennemi qui est souvent un autre soi-même, lui aussi père, fiancé, amant ; un retour où le silence est imposé au soldat par une société qui n’a pas, loin s’en faut, toujours conscience qu’elle est, à travers les engagements de son armée de métier sur des théâtres lointains, déjà en guerre. Ne lui reste alors que la médaille, revers d’une société qui ne veut pas écouter, entendre, savoir. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage une leçon d’histoire immédiate. Préface de Jean-Pierre Rioux

Des aquarelles représentant 50 sites emblématiques de la Grande Guerre exposées à Eymoutiers

Jeudi, 23 Novembre 2017 05:13
http://www.lepopulaire.fr/
Publié le 21/11/2017

Des aquarelles représentant 50 sites emblématiques de la Grande Guerre exposées à Eymoutiers

Dans les allées du cimetière des Eparges, la tombe fleurie de Robert Porchon, l’ami de Maurice Genevoix, sous le pinceau de Pascal Guillerm. © Populaire du Centre

Pascal Guillerm a passé dix ans à arpenter les vestiges du front de la Grande guerre. Il y a cherché ces lieux que les auteurs qui l’ont marqué ont décrits. Il en a ramené des dizaines d’aquarelles qui font l’objet d’un magnifique livre.

Le livre s’ouvre sur une tombe. « Lorsque j’y suis allé pour la première fois, c’était la seule tombe fleurie de tout le cimetière. Ça m’a frappé. » Cette tombe, c’est celle de Robert Porchon, l’ami de Maurice Genevoix, et l’un des personnages principaux de « Ceux de 14 », le livre majeur de l’écrivain.

Et si « Les lieux de la Grande guerre en aquarelle » débute par cette image, ce n’est pas un hasard. « Maurice Genevoix, en premier lieu, explique Pascal Guillerm, l’auteur, mais aussi Ernst Jünger, Blaise Cendrars, ce sont les nombreux écrivains anciens combattants qui m’ont guidé tout au long de mon parcours. »

En cinquante lieux emblématiques, Pascal Guillerm retrace quatre ans de combats, sur les huit cents kilomètres du front de l’ouest. Chacun de ces lieux est représenté en quelques aquarelles, accompagnées d’un texte explicatif et de la localisation GPS.

« J’ai mis dix ans pour réaliser ce projet, explique Pascal Guillerm. J’ai choisi ces lieux disséminés tout au long du front afin de pouvoir décrire des événements impliquant la majorité des pays concernés par la guerre, et couvrir presque toute la durée du conflit. »

« En fait, poursuit-il, j’ai réalisé le livre que j’aurais aimé avoir lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la Première guerre mondiale. »

Les aquarelles qui font la sève du livre sont exposées jusqu’au 25 novembre à la bibliothèque intercommunale des portes de Vassivière à Eymoutiers.

Patrice Herreyre

Un livre comme cadeau de fin d'année, pourquoi pas ?

Samedi, 25 Novembre 2017 08:01

Chers Camarades,


pourquoi n'offririez-vous pas un livre, à vous même ou à des amis ?

Je vous adresse en pièces jointes les flyers de mes trois derniers ouvrages.

Pour ma part, en cadeau de fin d'année, je vous offre mes droits d'auteur et les flyers ci-joints font donc état du prix discounté.

En perspective d'une bonne lecture,

Cordialement,

Philippe de Parseval

Pour joindre l'auteur : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Mémorial de Sainte Hélène par le Comte de Las Cases - 1842

Dimanche, 26 Novembre 2017 03:16

Les boucaniers - Duplessis, Paul - T1 - 1852

Dimanche, 26 Novembre 2017 03:20

Les boucaniers - Duplessis, Paul - T3 - 1852

Les boucaniers - Duplessis, Paul - T5 - 1852

Le reveil dv soldat Francois av Roy - 1614

Dimanche, 26 Novembre 2017 04:29

Histoire populaire anecdotique et pittoresque de Napoléon et de la Grande Armée; - Saint-Hilaire, Émile Marc de - 1843

Dimanche, 26 Novembre 2017 22:05

Histoire populaire de Napoléon Ier - 1860

Dimanche, 26 Novembre 2017 22:04

Histoire de Napoléon et de la grande-armée pendant l'année 1812 - Ségur, Philippe-Paul, comte de - T1 - 1826

Dimanche, 26 Novembre 2017 23:40

Histoire de Napoléon et de la grande-armée pendant l'année 1812 - Ségur, Philippe-Paul, comte de - T2 - 1826

La Lettre d'Information 17/51 du CEACH.

Envoyer

La Lettre d'Information 17/51
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

www.asafrance.fr

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 17/11

« Ne désarmons pas nos DROM-COM »

« La France est la dernière puissance du monde sur laquelle le soleil ne se couche jamais »[1].

 

Ses « confettis d’Empire », selon l’expression de Napoléon, sont éparpillés sur plus de 11 millions de km² dans trois océans et, en 2012, un rapport du Sénat estimait qu’ils constituaient « une contrainte de moins en moins compatible avec nos finances publiques ».

Mais c’est précisément parce que la France conserve une capacité à exercer sa souveraineté et son influence sur ses possessions ultramarines qu’elle mérite d’être qualifiée de puissance mondiale. Cette souveraineté, elle l’exerce d’abord au moyen du dispositif militaire qui s’y trouve et qui constitue, de surcroît, l’un des principaux vecteurs des relations DROM-COM / Métropole.

Or, au cours de la précédente loi de programmation militaire (2008-2013), les effectifs militaires stationnés Outre-mer ont été réduits de 22%, réduction à laquelle s’est ajoutée celle des matériels. Cet été, le chef d’état-major de la Marine regrettait devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale qu’il n’y ait plus que quatre patrouilleurs pour l’ensemble de nos territoires d’Outre-mer au lieu de huit précédemment, et précisait qu’en 2021 il n’y en aurait plus que deux. Deux patrouilleurs, c’est le besoin qu’il estimait nécessaire pour chacun des territoires.

En cette période de disette budgétaire où les armées se trouvent contraintes à faire des choix et à fixer des priorités, le risque est grand de les voir rogner encore sur leur dispositif Outre-mer. Or, comme le rappelle le dernier Livre blanc sur la Défense : « La mission première des armées est d’assurer la protection de la Nation contre toute menace de nature militaire. Elles assurent en permanence la sûreté du territoire, de l’espace aérien et de nos approches maritimes. » En conséquence, notre territoire ultramarin doit bénéficier de la même attention puisqu’il est tout autant « national ».

Sur ces territoires, nos armées doivent donc être en mesure d’exécuter les missions « classiques » de défense et de sécurité comme la protection de nos ressortissants, la participation à la préparation opérationnelle des modules tournants qui viennent compléter les forces permanentes ou l’intervention de première urgence lors de catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes comme l’a démontré le cyclone Irma de septembre 2017. En outre, en cas de menace de nature étatique (toujours possible car ces territoires sont des îlots de relative prospérité au milieu d’ensembles qui le sont moins) nos DROM-COM constituent des points d’entrée pour la mise en œuvre rapide des moyens adaptés et des plateformes de projection.

Mais s’ajoutent aussi des missions spécifiques liées à des problématiques régionales comme :
- dans les Caraïbes : la lutte contre de nombreux trafics dont celui des stupéfiants ;
- en Guyane : la lutte contre l’orpaillage clandestin et la protection du centre spatial et des frontières ;
- à Mayotte : la lutte contre l’immigration clandestine ;
- dans l’Océan Indien : la lutte contre la piraterie et le brigandage.

On pourrait ajouter à tout cela que dans les DROM-COM, les forces de souveraineté contribuent à la cohésion nationale et concourent à l’activité économique et à la politique de l’emploi, en particulier par le biais du service militaire adapté.

La France possède à travers ses DROM-COM et le dispositif militaire qui s’y trouve un atout qui lui permet de rester bien placée dans la course à la puissance. Si les moyens consentis sur ces territoires venaient, comme le suggéraient les sénateurs, à se réduire encore, cela constituerait une rupture et les missions allouées ne pourraient plus être exécutées.

Il faut cesser de désarmer la France y compris dans ses territoires d’Outre-mer.

****

Lettre n°17/11 – B

Associations, associez-vous !

Il y a peu, le général (2s) Jean-Pierre Soyard a fait circuler dans le milieu des associations du monde de la Défense un document intitulé Plaidoyer pour nos soldats. Parmi les sujets évoqués figure une adresse à toutes les associations que, par commodité de langage, nous appellerons patriotiques et qui regroupent anciens combattants, amicales d’armes ou de régiments, anciens de telles unités ou formations, élèves des écoles militaires, groupes de réflexion sur la Défense, et d’autres impliquées ou intéressées par les questions de Défense.

Il les exhorte à une sorte d’ « union sacrée » en leur proposant d’agir pour un objectif commun et fédérateur qui a le mérite de la précision et de l’exhaustivité : « Permettre aux armées de remplir les missions qui leur sont confiées avec des moyens adaptés et suffisants, d’améliorer les conditions de vie des militaires qui se sont sensiblement dégradées depuis quelques années et de redonner à la hiérarchie militaire la plénitude des responsabilités organiques et opérationnelles nécessaires à l’exercice du métier des armes et correspondant à la place que les élites militaires doivent tenir dans la Nation. »

Le général Soyard relève l’action volontariste et salutaire de certaines de ces associations dont la nôtre qu’il cite en premier, mais regrette une absence de coordination entre elles qui, si elle existait, permettrait une fédération des énergies. Il milite donc pour la création d’un cercle de réflexion qui assurerait une très large diffusion dans les médias et sur les réseaux sociaux des différentes contributions de ces diverses associations.

On pourrait dès lors rappeler à notre camarade qu’une telle structure existe déjà. Il s’agit du Comité national d’entente des associations patriotiques et du monde combattant (en abrégé CNE), traditionnellement présidé par le président de la Saint-cyrienne, aujourd’hui le général d’armée (2s) Bruno Dary, et qui regroupe plus de 50 associations nationales. Cette instance n’est pas inactive. Son président s’adresse régulièrement par lettre au président de la République comme ce fut le cas récemment sur des sujets aussi divers que : la réalisation du monument à la mémoire des soldats morts pour la France en opération extérieure, l’éventuelle réhabilitation des « fusillés pour l’exemple » de la Grande Guerre, les conditions de la démission du général de Villiers ou la demande de nomination d’un secrétaire d’État aux Anciens Combattants. L’ASAF fait, bien sûr, partie de ce comité et se rend régulièrement à ses réunions

Ce comité pourrait accueillir aussi d’autres associations notamment les associations professionnelles nationales de militaires (APNM) dont dix sont aujourd’hui homologuées, ainsi que des cercles de réflexion comme le G2S qui regroupe des généraux en 2e section de l’armée de Terre. Ce dernier publie des études de très haute qualité comme celles, par exemple, pour ne citer que les deux dernières, sur la liberté d’expression des militaires (dossier n° 19 de mars 2017) ou sur la place des militaires au sein du ministère des Armées (dossier n° 20- juillet 2017) disponibles sur le site ASAF.

En agissant solidairement, le monde des associations patriotiques qui regroupent en leur sein un nombre considérable d’hommes et de femmes de valeur qui ont souvent, par le passé, rendu d’éminents services à notre pays, gagnerait en crédibilité et, par conséquent, serait en mesure de sensibiliser nos concitoyens aux questions de Défense et à placer nos politiques face à leurs responsabilités dans ce domaine.


LA REDACTION
www.asafrance.fr

Le Soldat et la Mort

Mercredi, 15 Novembre 2017 23:05

La seconde vie du drapeau de la Grande Guerre

Mardi, 21 Novembre 2017 11:36
https://www.lanouvellerepublique.fr/
Publié le 19/11/2017

Roger Guérin, Marie-Josèphe Mançois et Michel Blin.

Roger Guérin, Marie-Josèphe Mançois et Michel Blin. © Photo NR


Marie-Josèphe Mançois a restauré le drapeau des anciens combattants de la Première Guerre mondiale qui partait en lambeaux.


Au cours de la cérémonie du 11 Novembre, le drapeau de l’Union des anciens combattants de Montgivray, datant de la Première Guerre mondiale 1914-1918, était de nouveau de sortie. Il a été rangé pendant plusieurs années dans une salle du palais de justice de La Châtre, en attendant d’être restauré, travail qui a été confié à Marie-Josèphe Mançois, épouse d’un des porte-drapeaux, Gilbert Mançois, qui occupe cette fonction depuis plus de quarante ans.


Un élément du patrimoine local « Ça c’est fait bizarrement, explique cette dernière. J’ai toujours aimé coudre ; j’ai travaillé pendant trois années à l’usine de couture de M. Boué qui était installée à l’emplacement de l’école maternelle Flaubert, rue Alphonse-Fleury, à La Châtre, avant d’être mère au foyer pour m’occuper de mes quatre enfants. J’ai continué à coudre par plaisir, pour leur créer des vêtements. »


Lors d’une réunion de bureau, les anciens combattants ont décidé de faire restaurer le drapeau qui partait en lambeaux et de confier l’ouvrage à Marie-Josèphe Mançois. Un travail qu’elle a effectué avec beaucoup de minutie pour enlever le vieux galon et le remplacer, pour repriser le plus discrètement possible l’intérieur du drapeau avec des fils rouge et vert, les plus fidèles à la couleur initiale.


Une tâche qu’elle a eu à cœur de mener en souvenir de son père qui a participé à la Grande Guerre et de son beau-père, à celle de 1939-1945. Michel Blin, maire de Montgivray, a profité de la cérémonie pour adresser ses félicitations à Marie-Josèphe pour le temps qu’elle a consacré à la conservation de cet élément du patrimoine local. De son côté, Roger Guérin, porte-drapeau depuis plus de trente-cinq ans, est ravi de retrouver l’emblème de la Première Guerre mondiale. Il le sortait tout de même une fois ou deux par an. En attendant, on lui avait confié le drapeau de 1939-1945. Il faisait partie du régiment 2/403 d’infanterie d’artillerie de l’armée de Terre, engagé dans la guerre d’Algérie, et était parti pour Oran en octobre 1955, d’où il est revenu en février 1958. Roger Guérin qui est présent à toutes commémorations, portera maintenant avec fierté, l’honneur retrouvé des poilus.

Pierre de Villiers face à Ruth Elkrief

Mardi, 21 Novembre 2017 07:30

Soutiens de toute la France après le boycott du 11 novembre

Mardi, 21 Novembre 2017 10:14
http://www.courrier-picard.fr/
Publié le 17/11/2017

Les anciens combattants se sont rebiffés le 11 novembre à Montdidier. Depuis, ils reçoivent des messages de soutien de toute la France pour la sauvegarde des nécropoles.

d-20171106-3HUUPK 2017-11-06 16:19:02

En colère contre l’état de délabrement de la nécropole militaire de la rue de Roye à Montdidier (qui abrite 7 500 sépultures), les associations d’anciens combattants et le Souvenir français ont boycotté les cérémonies commémoratives du 11 novembre. Ulcérés par les croix renversées et les tombes à la limite d’être ouvertes à tout vent, ils ont vu leur action relayée par les réseaux sociaux et médias nationaux dans toute la France. Les soutiens affluent et montrent que le problème ne se limite pas à Montdidier.

« J’ai reçu un coup de fil d’un historien photographe amateur de Vic-sur-Aisne (Aisne), explique Gérard Karolczak, le président du Souvenir français local, à l’origine du mouvement de contestation. Il m’a expliqué être en contact avec d’autres qui constatent le manque d’entretien de ce type de lieu et de graves manquements à ce devoir de mémoire que tout le monde nous vante. Il se propose de venir réaliser un reportage photos de la nécropole et de les diffuser. Il pense aussi créer un collectif sur cette problématique. Évidemment, nous y participerons. » Ce photographe s’appelle Philippe Fouquez. À la retraite, il prend le temps de regarder et comparer les cimetières militaires des différentes nations belligérantes de 1914-1918. Mais il concède que « pour trouver une nécropole dans l’état de celle de Montdidier, il faut chercher un moment ». Et d’ajouter : « De gros travaux sont réalisés dans certains cimetières militaires. Mais à Montdidier comme à Ambleny (Aisne) il faut faire quelque chose ».

Le Souvenir français assure aussi avoir reçu une lettre du fils du Caporal Ervavault – dont la dépouille a été retrouvée lors de travaux réalisés sur une maison en face du monument aux morts de la commune – et qui encourage l’action : « « Ne lâchez rien », demande-t-il, vous êtes le dernier rempart de la mémoire ». »

Alain Chauplannaz, le président de l’Union nationale des combattants (UNC), est en contact avec une épouse d’ancien combattant, représentante d’un groupe de veuves de guerre orléanaises, qui inondent les réseaux sociaux de commentaires sur la situation montdidérienne. « Elles ont été outrées de voir l’état de la nécropole », rapporte Alain Chauplannaz. Toulon, Toulouse, Paris, les soutiens affluent. « Malheureusement, nous sommes les premiers à entrer en action, mais nous ne sommes pas les seuls », a-t-il appris.

Dans l’attente des travaux

« L’Office national des anciens combattants et veuves de guerre (ONAC) départementale fait son boulot d’entretien », reprend Gérard Karolczak. « Il nous a annoncé 900 000 euros de travaux. Je suis membre du conseil d’administration et n’ai jamais été informé d’un tel vote », explique-t-il en précisant que depuis 2008 il tire la sonnette d’alarme. Il ne veut pas mettre un ultimatum à l’ONAC mais indique : « Je suis sceptique sur le fait que ces fonds soient débloqués. Nous resterons vigilants sur ces travaux qui vont s’avérer conséquents. Je suivrai personnellement ce chantier et ferai parvenir leur avancée par voie de presse. On ne lâchera rien. »

Le Grand Témoin Podcasts 20 novembre 2017 : Général Pierre de VILLIERS, ancien chef d’état-major des Armées

Lundi, 20 Novembre 2017 13:36

Mémoire des hommes, franc succès de l’exposition «1917»

Mardi, 21 Novembre 2017 10:22
http://www.lavoixdunord.fr/
Publié le 17/11/2017

L’exposition « 1917 » montée de toutes pièces par le Cercle historique de Don s’est révélée « passionnante, surprenante et enrichissante ». Ce sont en tout cas les retours que les historiens locaux ont récoltés pendant l’événement. Vivement 2018 !


Michel Duhayon, 80 ans, fidèle porte-drapeau de la commune, a été récompensé par les élus et anciens combattants.




À l’issue de la cérémonie commémorative du 11 novembre, et après la remise des prix du concours UNC aux enfants des écoles, les Donois ont vécu un grand moment d’émotion. Le maire a en effet remis la médaille d’honneur de la ville à Michel Duhayon, 80 ans, fidèle porte-drapeau de la commune.

Puis les participants ont investi la salle de l’exposition « 1917 » qui débute avec l’entrée en guerre des États-Unis d’Amérique et retrace sans doute l’année la plus difficile des conflits. Les premiers contingents américains débarquent sur le vieux continent à Saint-Nazaire le 26 juin 1917, la population française découvre la culture américaine. Les Sammies ont amené avec eux chocolat, chewing-gum, cigarettes de tabac blond et surtout les boîtes de conserves.

La bataille de la crête de Vimy au nord d’Arras, qui culmine à 145 m, a constitué un point fort du dispositif défensif mis en place par les Allemands. Un des points stratégiques d’importance capitale pour l’Allemagne, non seulement permet-elle de voir, de son sommet, tout ce qui se passe dans les tranchées canadiennes, mais elle protège également les mines de charbon de Lens servant grandement à l’économie de guerre allemande. Vimy constitue la victoire militaire canadienne la plus célébrée, allant parfois jusqu’à être considérée comme le symbole quasiment mythique de l’émergence du sentiment et de la fierté d’appartenir à la nation canadienne.

Objets militaires, documents d’époque, uniformes, drapeaux... Les bénévoles du Cercle historique de Don ont voulu cette expo très pédagogique pour les plus jeunes.

Objets militaires, documents d’époque, uniformes, drapeaux... Les bénévoles du Cercle historique de Don ont voulu cette expo très pédagogique pour les plus jeunes.Les quatre divisions du Corps expéditionnaire canadien, combattant ensemble pour la première fois, ont attaqué la crête du 9 au 12 avril 1917 et ont réussi à l’arracher des mains de l’armée allemande. Plus de 10 500 Canadiens ont été tués ou blessés pendant l’assaut. 16 avril 1917, l’offensive Nivelle Chemin des Dames est un échec sanglant : 30 000 tués et 100 000 blessés en 10 jours. Cette bataille déclencha les mutineries de 1917. En fait de mutineries, il faudrait plutôt parler d’explosions de colère sans conséquence pratique, aucun soldat n’a braqué son arme sur un gradé, aucune compagnie n’a déserté. La vague de froid qui sévit dans la France durant l’hiver 1917 a mis à rude épreuve les combattants. Ce sera, pour des milliers d’hommes regroupés dans les tranchées, l’hiver le plus difficile avec un minimum de -23,2 degrés.

Le Poilu va déménager

Mardi, 21 Novembre 2017 08:19
http://www.estrepublicain.fr/
Le 14/11/2017

Des incivilités sont régulièrement commises autour du monument en hommage des soldats de la Grande Guerre. Ce qui choque les riverains et les anciens combattants. Photo Xavier GORAU

Le projet n’est pas financé. Les travaux ne sont pas encore programmés. Mais le déplacement du monument du Poilu à l’intérieur du square du Souvenir a été acté lors d’une réunion de concertation entre la municipalité et les associations d’anciens combattants, qui s’est tenue jeudi dernier.

Ce déplacement est demandé par les anciens combattants et les riverains. Depuis longtemps, ils se plaignent des incivilités qui sont perpétrées sur et autour du monument dont l’installation le long de la Savoureuse a été inaugurée le 11 novembre 1928.

Les abords de la stèle sont en effet le théâtre de rassemblements nocturnes et diurnes à la belle saison, où, selon les riverains, l’on consomme de l’alcool en chahutant. Certains iraient même jusqu’à uriner voire déféquer contre le monument. « Ces outrages ont choqué les anciens combattants, qui estiment que c’est un manque de respect aux soldats de la Grand Guerre et au devoir de mémoire », explique le maire Damien Meslot.

Trois propositions d’emplacement

De là a été lancée l’idée de déplacer le monument à l’intérieur du square du Souvenir, un parc qui est fermé au public la nuit. « L’opération nous est apparue d’autant plus intéressante que ce square est très fréquenté », poursuit le maire. « De plus, cela nous permet de regrouper dans un même parc le monument de la Grande Guerre, le monument du Poilu, le mémorial édifié en hommage aux disparus et aux vétérans de la guerre d’Indochine et le monument rendant hommage aux sapeurs-pompiers belfortains morts pour la France ou victimes de leur devoir. »

Il ne reste qu’à déterminer où installer le Poilu. Les services techniques ont proposé trois emplacements lors de la réunion à laquelle participaient une trentaine d’anciens combattants.

Le premier est situé sur une pelouse, à gauche de l’allée centrale, à proximité du monument de la Grande Guerre. Le deuxième se trouve juste en face, sur le côté droit de l’allée centrale. Enfin le dernier est à gauche du grand portail. « Après en avoir débattu », conclut Damien Meslot, « les anciens combattants ont choisi la première proposition. Cet emplacement assurera une bonne visibilité au monument. »

Avant de concrétiser le déplacement du Poilu, la municipalité va soumettre le projet à l’avis de l’architecte des bâtiments de France.

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

Mardi, 21 Novembre 2017 07:03
http://www.midilibre.fr/
12/11/2017

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

Soixante-deux porte-drapeaux étaient présents.

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

Les Gardois étaient reçus par l'Union départementale des anciens combattants.

Une importante délégation d'anciens combattants de plusieurs associations (150 personnes, dont 62 porte-drapeau) était reçue le 2 novembre, à l'initiative de l'Udac (Union départementale des anciens combattants, affiliée à l'Union française de toutes les associations d'anciens combattants).

L'assemblée était accueillie par son président, Jacky Cantareil, qui a rappelé le rôle de l'Udac et remercié l'assistance. Le secrétaire général et porte-drapeau, Pierre Giboulet, a souhaité rendre hommage aux porte-drapeaux en soulignant leur engagement sans failles : "Des hommes disponibles et fidèles par tous les temps pour le devoir de mémoire." Le secrétaire général a regretté que le drapeau des Résistants du maquis Aigoual-Cévennes ne puisse être représenté, les résistants étant désormais âgés entre 92 et 95 ans. M. Giboulet a salué la présence des guerilleros et a rappelé le rôle des FFI-MOI-FTPF (Forces françaises de l'Intérieur - Mouvement ouvrier immigré - Francs-tireurs et partisans français) dans la libération du Gard.

Il a notamment évoqué les combats de la Madeleine près d'Anduze, remémoré entre autres les sacrifices tels que les 15 pendus et les deux jeunes FTPF guillotinés à Nîmes parle gouvernement de Vichy, ainsi que les déportations et nombreuses tortures. La présence de la directrice de l'office national des anciens combattants, Mme Martinez, a été très appréciée au monument aux morts, où une gerbe a été déposée, suivie de La Marseillaise, entonnée par les participants et accompagnée à la trompette par M. Colombet, président de la Fnaca (Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie, Maroc et Tunisie) de Pont-Saint-Esprit. Un repas fraternel a terminé cette belle journée d'hommage aux porte-drapeaux.

Saint-Pathus : Virginie Poulizac, une femme à la tête des anciens combattants

Mardi, 21 Novembre 2017 09:56
http://www.leparisien.fr/
Alexandre Arlot| 16 novembre 2017

Saint-Pathus, ce lundi. Virginie Poulizac a servi en Afghanistan après le 11 septembre 2001. Cette habitante de Saint-Pathus a été élue le 5 novembre à la tête de la section locale des anciens combattants. DR et LP/A.A.

Dans les années 2000, cette hôtesse de l’air a servi sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. Elle fut l’une des premières femmes à obtenir le brevet de directeur de pont d’envol.

Virginie Poulizac est une pionnière. En juin 2003, cette militaire fut la deuxième femme en France à obtenir le brevet de directeur de pont d’envol. Quatorze ans plus tard, la voilà à la tête de la section des anciens combattants de Saint-Pathus.

C’est une première pour une femme en Seine-et-Marne. L’élection de Virginie Poulizac, 39 ans, s’est tenue le 5 novembre.

Vingt ans plus tôt, le 3 novembre 1997, elle s’engage dans la marine nationale. Son brevet d’électromécanicien d’aéronautique navale en poche, elle débarque sur le porte-avions Charles-de-Gaulle en juillet 2000. « Une vraie ville flottante, avec 1 900 membres d’équipage », se rappelle-t-elle.

Après les attentats du 11 septembre 2001, le navire amiral de la marine française prend la direction de l’Afghanistan. Virginie Poulizac, de son nom de jeune fille Voynov, connaît alors sa première « opex » (NDLR : contraction des mots « opération extérieure »), lors de laquelle elle dépanne les avions de chasse français.

« J’étais fière, je n’avais pas d’appréhension, raconte-t-elle. Nous sommes partis sept mois d’affilée. Nous avons tous raté au moins un anniversaire, un mariage ou une naissance. Je l’ai bien vécu car j’étais célibataire et sans enfants. »

S’ensuivra une formation à l’école du personnel de pont d’envol. En 2003, Virginie Poulizac devient « chien jaune », surnom donné aux militaires chargés d’organiser le placement des avions sur le pont. À l’époque, la fonction est presque exclusivement masculine.

« Je me suis battue pour avoir ce poste, j’ai même dû déposer un recours, se souvient la militaire. En tant que femme, il faut faire ses preuves et être meilleure que les hommes. Dès que l’on prouve qu’on est compétent, cela se passe bien. »

En 2006, Virginie Poulizac décide pourtant de quitter la marine. Elle restera dans la réserve jusqu’en 2012 et la naissance du premier de ses deux enfants.

La trentenaire a troqué son grade de maître pour l’uniforme d’hôtesse de l’air. « Je continue de voyager et je garde des horaires décalés, sourit-elle. Les horaires de bureau, ce n’est pas pour moi ! »

Amie d’enfance du maire de Saint-Pathus Jean-Benoît Pinturier (SE), Virginie Poulizac s’est installée dans la commune en janvier dernier. Elle succède à la présidence de la section locale des anciens combattants à l’historique Robert Michel, affaibli par la maladie.

Sa mission ? Attirer des recrues plus jeunes, au profil similaire au sien. « Les anciens combattants sont demandeurs de nouveaux visages, assure Virginie Poulizac. Il faut continuer à donner de la grandeur à ces cérémonies. Sinon, elles n’attireront plus personne d’ici à quelques années. »

Forum de Halifax: le commandant du Stratcom refuserait d’exécuter un ordre illégal de Trump

Mardi, 21 Novembre 2017 11:28
http://www.45enord.ca/
le 18 novembre 2017

Le général des forces aériennes John E. Hyten, commandant du Commandement stratégique des États-Unis, qui contrôle les armes nucléaires de l’arsenal des États-Unis. (Twitter/@HFXforum)

Durant une table ronde organisée au Forum de Halifax sur la sécurité internationale aujourd’hui samedi, le général des forces aériennes John E. Hyten, commandant du Commandement stratégique des États-Unis (Stracom), qui contrôle les armes nucléaires de l’arsenal des États-Unis, a déclaré qu’il ne mettrait pas à exécution un ordre du président Donald Trump s’il le jugeait «illégal».

Le général des forces aériennes a même précisé qu’il avait déjà discuté de cette possibilité avec Donald Trump.

Advenant une guerre, c’est le général Hyten qui serait responsable des forces nucléaires américaines. Dans le cas où le président déciderait de lancer une attaque nucléaire, le général Hyten lui présenterait différentes options et le laisserait choisir, mais s’il estimait que l’ordre enfreignait les lois sur les conflits armés, il en informerait Donald Trump et lui proposerait d’autres avenues légales.

«Première frappe»

La Constitution est claire: l’article deux confère au président la direction des forces armées. Il est le commandant en chef, chargé de défendre la nation contre tout danger ou menace imminente. Et seul à pouvoir déclencher le feu nucléaire.

La définition de l’imminence n’est pas stricte, mais une fusée nucléaire sur un pas de tir nord-coréen et prête à détruire une ville américaine serait très probablement considérée comme imminente et le feu nucléaire pourrait alors être déclenché par le président sans que personne puisse s’y opposer.

Mais cela serait bien différent si Donald Trump décidait d’envoyer une bombe préventivement, ce que le ‘vocabulaire stratégique’ appelle une «première frappe». Pour être légale, l’attaque qu’ordonnerait Trump devrait être nécessaire et proportionnelle. Si tel n’était pas le cas, non seulement le commandant du Commandement stratégique pourrait-il refuser d’exécuter l’ordre, mais serait même tenu d’opposer son refus à cet ordre, qui serait alors illégal.

Une règle militaire élémentaire veut en effet que «l’armée est obligée d’exécuter un ordre légal» mais aussi «obligée de refuser de suivre un ordre illégal».

À Halifax, le général Hyten a déclaré qu’il avait beaucoup réfléchi à ce qu’il dirait si Donald Trump ordonnait une frappe qu’il considérait comme illégale.

« Je crois que certaines personnes pensent que nous sommes stupides », a déclaré le général en réponse à une question sur un tel scénario lors de la table ronde à Halifax. «Nous ne sommes pas des gens stupides, nous pensons beaucoup à ces choses, quand vous avez cette responsabilité, comment n’y penseriez-vous pas?

Le commandant du Stratcom a déclaré qu’il a été formé de façon continue pendant des décennies en droit des conflits armés, qui prend en compte des facteurs spécifiques pour déterminer la légalité – nécessité, distinction, proportionnalité, souffrances inutiles et plus encore- d’une action militaire. Traiter des scénarios de réaction en cas d’ordre illégal est une pratique courante, a-t-il indiqué.

« Si vous exécutez un ordre illégal, vous allez en prison, vous pouvez aller en prison pour le reste de votre vie », a dit le général Hyten.

L’inquiétude grandit face à un président instable et volatile

Des sénateurs américains inquiets d’une guerre nucléaire avec la Corée du Nord, on par ailleurs cherché à savoir mardi, trois jours avant l’ouverture du Forum de Halifax, si un éventuel ordre de Donald Trump de déclencher le feu nucléaire pouvait être stoppé.

Les élus, tant républicains que démocrates, ne cachent plus leur inquiétude à l’idée qu’une étincelle ne déclenche un conflit imprévisible avec le régime de Kim Jong-Un. «Nous craignons que le président des États-Unis soit si instable et si volatil, que son processus décisionnel soit si fantasque, qu’il puisse donner un ordre d’utiliser l’arme nucléaire complètement contraire aux intérêts de sécurité nationale américains», a déclaré cette semaine le sénateur du Connecticut Chris Murphy.

Le général Hyten a également déclaré aujourd’hui à Halifax que gérer le problème de la Corée du Nord et de son imprévisible leader Kim Jong requiert être un effort international. « Le président Trump par lui-même ne peut pas changer le comportement de Kim Jong Un », il faut plutôt « créer les conditions pour que que la communauté internationale et nos voisins dans la région puissent travailler ensemble ».

Les responsables militaires, qui savent mieux que quiconque quels seraient les conséquences d’un conflit dans la péninsule coréenne, n’ont eu de cesse de mettre en garde contre le recours à l’arme nucléaire dans une première frappe, impensable jusqu’à tout récemment.

Si toutefois Donald Trump s’entêtait et persistait dans la mauvaise voie, allant jusqu’à ordonner de déclencher une première frappe nucléaire dévastatrice, on pourrait probablement le stopper un temps, mais en pratique, il pourrait sans doute remplacer les réfractaires le long de la chaîne de commandement, du ministre de la Défense au chef du commandement stratégique, et on se retrouverait alors en pleine véritable crise constitutionnelle, avec le chaos qui s’ensuivrait.

Et, quoi qu’il en soit, en être aujourd’hui à se poser avec plus d’acuité que jamais la question de la réponse à un ordre illégal venant du président américain est, en soi, un symptôme inquiétant, quoi qu’en disent les responsables militaires.

Marine nationale : Création d’une fédération des associations d’officiers

Mardi, 21 Novembre 2017 10:53
https://www.meretmarine.com/
Publié le 17/11/2017 par Vincent Groizeleau

Les principales associations d’officiers qui servent ou ont servi dans la Marine nationale ont décidé de se regrouper au sein d’une fédération, l’Alliance Navale, dont les objectifs affichés sont « de soutenir le rayonnement de la Marine nationale, de renforcer les liens unissant les associations qui la constituent avec le monde maritime et avec les autres Armées, et de favoriser la mobilité professionnelle des adhérents de ces associations ».

L’Alliance Navale rassemble l’AAAM (Association des Administrateurs des Affaires Maritimes), l’ACORAM (Association des Officiers de Réserve de la Marine Nationale), l’AEN (Association des Anciens Elèves de l’Ecole Navale), l’ANCM (Association Nationale des Commissaires de la Marine et des Commissaires des Armées-Marine), l’AOM (Association des Officiers de la Marine), l’APEM (Association des Professeurs de l’Enseignement Maritime) et INTRA-MARINE (Association Amicale des Officiers de Marine de Réserve Interprétariat-Transmissions).

La fédération est présidée par le capitaine de vaisseau (R) Eric Dyèvre, président de l’AEN. Les deux vice-présidents sont le capitaine de vaisseau (H) Bruno Grout de Beaufort, président de l’ACORAM et le commissaire général de la marine (2S) Jean-Loup Velut, président de l’ANCM.

« Cette fédération regroupe près de 10.000 adhérents et elle constitue un exceptionnel réseau, riche d’expériences professionnelles très variées et uni par les valeurs fortes de la Marine nationale et du monde de la mer », souligne la toute nouvelle Alliance Navale.

- Voir le site de l'Alliance Navale

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

Pont-Audemer : Se souvenir du jeune soldat

Mardi, 21 Novembre 2017 07:15
http://www.paris-normandie.fr/
Publié 13/11/2017

Une photo du 14e régiment de l’adjudant Maurice Halley

Une photo du 14e régiment de l’adjudant Maurice Halley

Histoire. Un écrivain recherche des informations sur un jeune Pont-Audemérien, Maurice Halley, tué dans les Aurès durant la guerre d’Algérie, en 1961. Ce soldat était un appelé.

Cela fait 25 ans que Patrick-Charles Renaud se passionne pour l’Histoire et les Hommes qui la composent. Après voir sorti il y a deux ans Dans les yeux des poilus, l’écrivain publiera un ouvrage sur la Grande Guerre en janvier 2018, travaille en ce moment sur un autre livre lié à la guerre d’Algérie. L’auteur devrait sortir courant 2018. Pour compléter ses recherches, l’auteur lance un appel aux Pont-Audemériens et habitants de sa région pour retrouver des informations sur un jeune combattant, Maurice Halley. Il a été tué au combat le 2 avril 1961 dans les Aurès, en Algérie. Il appartenait au 14e régiment de chasseurs parachutistes.

Un combat perdu d’avance

C’est l’histoire d’un oncle tué en Algérie qui a donné l’idée à l’auteur de se pencher sur une partie de cette histoire. Au gré de ses lectures et de ses premières recherches au sein des archives militaires, il tombe sur un régiment de parachutistes décimés en 1961. « Ce qui m’a interpellé, c’est de voir que des gamins de 20 ans avaient été envoyés au front sans avoir été préparés à ce qui allait leur arriver, explique Patrick-Charles Renaud. Ils n’avaient pas choisi d’être là et ils y ont laissé leur vie », poursuit-il.

Quand il commence à s’intéresser à ce régiment, il mène l’enquête et déroule le fil. « J’ai envoyé beaucoup de courriers, rencontré des anciens combattants qui m’ont parlé d’anciens combattants et ainsi de suite. Même s’ils sont âgés, pour la plupart, de 80 ans aujourd’hui, ils ont encore de très bons souvenirs et surtout sont souvent restés en contact les uns avec les autres. »

À l’issue de l’opération, le régiment du jeune Eurois déplorera sept tués et plus d’une vingtaine de blessés, dont plusieurs graves. Les troupes venues en renfort, dont les légionnaires, ne feront pas mieux que les appelés du 14e et enregistreront également des pertes. Un hélicoptère sera même abattu. Cela a été la dernière opération pour les parachutistes du 14e RCP. Le 7 avril 1961, Maurice Halley et les autres victimes seront inhumés provisoirement dans le cimetière de Batna. « Le livre que je prépare a pour objectif de raconter les dernières semaines des hommes de ce régiment en Algérie, à un moment où l’histoire était “tiraillée”. Il faut se souvenir qu’au début du mois d’avril 1961, le sort de l’Algérie était scellé : le référendum sur l’autodétermination du 8 janvier 1961 avait été largement accepté par le peuple français. Et pourtant, de jeunes hommes, partis effectuer leur service militaire en Algérie, étaient encore engagés dans des opérations meurtrières », explique l’auteur.

Infos pratiques

Si vous avez des informations sur Maurice Halley, vous pouvez joindre Patrick-Charles Renaud à l’adresse suivante : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou au 06 77 89 89 67.

Les cérémonies du 11 novembre dans les Alpes-de-Haute-Provence

Dimanche, 19 Novembre 2017 19:35

http://www.hauteprovenceinfo.com/
11 novembre 2017

A Manosque, dépôt de gerbe de la municipalité, avec Bernard Diguet, Michèle Barrières et des écoliers de la Ponsonne. HAUTE-PROVENCE INFO/Christian KALINOWSKI

Ce samedi, de nombreuses communes ont commémoré le 99ème anniversaire de l'Armistice 1918.

Comme partout en France, de nombreuses communes des Alpes-de-Haute-Provence ont commémoré ce samedi le 99ème anniversaire de l'Armistice du 11 novembre 1918, marquant la fin de la Première Guerre Mondiale. Tour d'horizon avec les compte-rendus et les images de nos journalistes et correspondants.

Pierrevert - Gérard VENET

Une assistance nombreuse a assisté à la cérémonie : les enfants des écoles et leurs enseignants, Mmes Audoin, Izart Chirouse et Mr Corrégio qui ont chanté la Marseillaise, des élèves volontaires de classes de CE2, CM1 et CM2 qui ont déposé la gerbe des anciens combattants, ou celle de la municipalité, qui ont lu les noms des morts pour la France, avec Guy Gervois, qui ont présenté la croix du combattant remise à Addelkrim Ahmed-Andrieu par le maire André Mille devant les portes drapeaux, les anciens combattants et les officiels, le major Philippe Cluzel de la gendarmerie, le commandant Christophe Devaux, le capitaine Jacques Margaillan nouvel officier chez les pompiers de Manosque ainsi qu’une importante délégation de jeune sapeurs. Une très belle répétition du centenaire à venir !

Nous reviendrons sur la remise de la croix du combattant et le parcours d'Addelkrim Ahmed-Andrieu dans notre prochaine édition.

Mallemoisson - Céline BARBIER

Une cinquantaine de personnes s'est réunie à 11h30 autour d'Emmanuelle Martin, maire du village. Parmi les membres présents, un nouvel habitant de Mallemoisson, Patrick Diavorini, retraité de l'armée. Porte-drapeau pendant 28 ans de la marine nationale de Toulon, il a accompli de nombreuses missions avant de terminer sa carrière en tant que maître manœuvrier.

Forcalquier - Jean-Luc ICARD

Cérémonie commémorative du 99ème anniversaire de l’armistice de la Grande Guerre en deux temps à Forcalquier. D’abord au Monument aux Morts où en présence du secrétaire d’Etat Christophe Castaner, de la sous-préfète Fabienne Ellul, du maire Gérard Avril entouré de nombreux membres du conseil municipal, du conseiller régional David Gehant, de la conseillère départementale Sophie Balasse et pléthore de personnalités civiles, militaires, il s’agissait de rappeler les grandes dates de cette tragédie de l’Humanité, et de fleurir le site, comme en présence des enfants des écoles de chanter la Marseillaise.

Puis à quelques pas de la Place Martial Sicard, dans le passage qui relie la rue René Cassin et Louis Andrieux était dévoilée la nouvelle dénomination de cette portion de la cité comtale «passage du Quinzième Corps d’Armée» Des combattants du Sud-Est (Marseille, Aix, des Alpes…) «Les Midis» furent fortement et injustement dénigrés par la hiérarchie militaire et accusés de tous les maux devant une défaite, imputable à leur commandement. Aujourd’hui, en Provence plusieurs rues, espaces portent le nom de ce Quinzième Corps, Forcalquier aujourd’hui prend sa part dans la réhabilitation de ces militaires.

Sisteron - Françoise LATOUR

Après une messe dédiée à la Grande Guerre, à ses soldats et à ses morts, la cérémonie du 11 novembre s'est déroulée en fin de matinée. Autour du maire Daniel Spagnou étaient réunis les élus, les pompiers, les gendarmes, la police municipale et des anonymes venus rendre hommage discrètement à la nation.

Manosque - Christian KALINOWSKI

Une centaine de personnes est venue assister à la cérémonie commémorative organisée en milieu d'après-midi place du Terreau. Elus, représentants des autorités, des associations d'anciens combattants, les porte-drapeaux ont rendu hommage à ceux qui ont perdu la vie il y a tout juste un siècle.

Des écoliers de la Ponsonne ont lu des lettres de Poilus, avant plusieurs dépôts de gerbes, le chant de la Marseillaise mais aussi de l'hymne européen, avec la participation de l'OMPA et des jeunes enfants.

Annot - Louis BOURGUE

Nombreux ont été les habitants à rendre hommage à tous ceux qui ont combattu pour la liberté. Les musiciens de la fanfare l'Echo de la Vaïre ont interprété une trés belle Marseillaise en présence des autorités locales dont Jean Ballester premier magistrat de la cité entouré de son conseil municipal, de l'adjudant-chef Adriano commandant la communauté de brigades de gendarmerie d'Annot-Entrevaux, de Michel Viglino chef de corps des sapeurs pompiers et de Max Doublet président de l'amicale des anciens combattants.

Oraison - Jean BANNER

Beaucoup de monde pour ce 11 novembre à Oraison en présence des autorités militaires, de l’Harmonie municipale et les membres du Conseil municipal des jeunes et des enfants (CMJE) très actifs à cette cérémonie.

Après une halte au monument dédié aux fusillés de Signes, le maire Michel Vittenet a rappelé des faits d’histoire et que la paix était fragile, menacée par les intégrismes et les nationalismes.

Gréoux-les-Bains - Danielle BOURCELOT

Lors de la cérémonie du souvenir, Paul Audan a abordé, comme chaque année, un épisode méconnu de ce conflit, en rappelant comment fut désigné le plus illustre des poilus français. Huit cercueils contenant les restes non identifiés de soldats français sont déposés en la Citadelle de Verdun. Un jeune caporal, Auguste Thin, auquel on confie la mission de désigner le soldat inconnu. Il choisit le 6ème, il appartient au sixième corps, le cumul des chiffres de son matricule donne six. Depuis le 11 novembre 1920, les restes de ce soldat reposent sous l'Arc de Triomphe. Les sept autres corps ont été inhumés au cimetière du faubourg Pavé de Verdun.

Saint-Martin-de-Brômes - Pierre-André ARENE

Lors de la cérémonie du souvenir, Jean-Christophe Pétrigny, maire de Saint-Martin-de-Brômes, a centré son discours sur l’historique de ce conflit qui a secoué et secoue encore le monde occidental moderne et qui semble aujourd’hui un peu oublié des jeunes générations. Devant une assemblée de saint-martinois, chaque année fidèle à ce rendez-vous important, Jean-Christophe Pétrigny a remercié les présents, les invitant à une minute de recueillement, avant que la chorale de Saint-Martin-de-Brômes n’entonne «La Marseillaise».

Allos - Mauricette PELLISSIER

Recueillement intense à la commémoration du 99ème anniversaire de l'Armistice de 1918 de la Grande Guerre, en présence des autorités et du corps de sapeurs-pompiers.

Castellane - Line TILLEMAN

La cérémonie s'est déroulée en présence de Jean-Pierre Terrien, Christophe Duverne le sous-préfet, d'Eliane Bareille ainsi que des gendarmes et des sapeurs-pompiers et JSP. Après la lecture par le Conseil municipal jeunes de quelques correspondances de soldats, les autorités ont procédé aux dépôts de gerbes.

Saint-Maime - Jean-Luc TROUVE

Mireille Bor, maire de Saint-Maime, était entourée de nombreux enfants et d'habitants venus se recueillir pour la mémoire de tous ces soldats morts pour la France. La cérémonie s'est terminée par un dépôt de gerbes et une minute de silence.

Les Mées - Jean BANNER

Au village des Mées, la cérémonie du 11 novembre se déroule sur deux sites, d’abord au cimetière des Petits camps, puis au monument aux morts au cœur de la cité. En présence des enfants de l’école qui ont désigné le nom des victimes de la guerre, des autorités civiles et militaires, le maire Gérard Paul a rappelé ces terribles pages de notre histoire en réaffirmant son soutien aux «Fusillés pour l’exemple» afin qu’ils soient réhabilités.

Mane - Jean-Luc TROUVE

Jacques Depieds, maire de Mane, a rappelé: "99 années ont passé depuis le 11 novembre 1918, sur le front les clairons ont surgi pour sonner le cessez-le-feu". La liste de tous les morts de la commune ont été cités, avant un dépôt de gerbes et une minute de silence. Jacques Depieds rajoute: "il faut perpétuer l'indispensable devoir de mémoire".

Barcelonnette - Françoise GARNIER

La cérémonie du 11 novembre a rassemblé une population nombreuse sur l’esplanade du monument aux morts, où les autorités civiles et militaires se sont recueillies. Les écoliers ont participé avec dynamisme à cette cérémonie, par des lectures de textes évoquant la vie des poilus, par un chant dont ils ont composé l’air sur les paroles de Lazare Ponticelli le dernier poilu. Certains, parmi lesquels Paloma petite-fille de Bertrand Hubert président de l’Amicale Ubayenne des Chasseurs Alpins, ont cité à voix haute les noms des soldats ubayens qui ont perdu la vie au front, Alice et Sergeï ont déposé une gerbe.Tous ont fait preuve de respect et ému l’assistance.

Outre les habituels discours et dépôts de gerbes, on retiendra de cette belle cérémonie, la présence de militaires du Centre de Formation d’Infanterie de Montagne de Gap (qui accueille 1200 jeunes engagés par an), sous le commandement du lieutenant colonel Jean-Philippe Fort. «Cela est particulièrement important pour la population, attachée depuis toujours à la présence de l’Armée en Ubaye» a souligné le maire.

Dauphin - Jean-Luc TROUVE

Une commémoration sous le signe de la paix et de la victoire. Michèle Bertin, maire de Dauphin, entourée de nombreux habitants et élus, a lu le message de la secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des armées. Une gerbe a été déposée et un hommage à tous les morts pour la France a été suivi d'une minute de silence.

Mison - Françoise LATOUR

Lors de la cérémonie du 11 novembre en fin de matinée, le maire Robert Gay évoque la Grande Guerre devant les petits misonais qui entonnent ensuite "La Marseillaise" sur la place du village. Robert Gay et son 1er adjoint Didier Constans ont déposé les gerbes au pied du monument aux morts. Les misonais ont suivi attentivement le déroulement de la cérémonie.

Puimichel - Jean BANNER et M.C.

Il faisait légèrement froid mais la population de Puimichel a tenu à participer à cette cérémonie. Le maire Pierre Bonnafoux a fait un rappel de cette terrible période, a fait énumérer les morts de la commune, dépôt de gerbe, la Marseillaise entonnée en cœur. Une cérémonie dans la dignité et l’émotion.

Malijai - Claude-Yves LAGARDE

Une fois encore plusieurs générations s’étaient retrouvées pour se souvenir et célébrer le 99ème anniversaire de l’armistice de 1918. Le Maire Gilles Chatard, plusieurs adjoints et conseillers, une délégation de 16 sapeurs-pompiers dont 10 SPV et la population ont tenu à rendre hommage aux Malijaiens tombés lors de la guerre de 1914-18.

Parmi les officiels, des anciens combattants du territoire toujours fidèles, dont Claude Féraud, Michel Destremont, Georges Cardona, Christian Baro, René Graff de la FNACA Bléone-Durance et 6 porte-drapeaux. Christian et Hugo Blanquart arboraient pour la circonstance de vraies tenues de Poilus.

Cruis - Alain BESSAC

Le public était nombreux pour rendre un hommage à tous les soldats tombés au champ d'honneur. La liste des "Morts pour la France" a été pour la première fois égrenée par un enfant. Enfants dont il est question cette année avec la reconnaissance des Pupilles de la Nation.

Saint-Etienne-les-Orgues - Alain BESSAC

Plusieurs enfants qui ont lu de courts textes de la lettre publiée par la ministre de tutelle devant un large public présent pour cette cérémonie commémorative. La France est le seul pays au monde a avoir créé un organisme pour prendre en charge les enfants orphelins de parents tués.

Montfuron - D'S

Notons dans l'assitance la présence de la conseillère départementale, Stéphanie Colombero, venue à l'invitation du maire Pierre Fischer. Aux enfants de l'école le soin de lire, avec émotion, un texte proposé par une association d'anciens combattants, et de déposer des gerbes de fleurs ; puis au maire de transmettre à l'auditoire le communiqué de la secrétaire d'État en charge de ces commémorations.

Enfin, après l'émouvante évocation de nos ancêtres tombés au champ d'honneur, vint le temps de la convivialité, autour d'un apéritif confectionné par le cercle républicain et offert par la municipalité.

Rians - Charlotte B.

Après la messe dite par le Père Mariusz, cérémonie aux monuments aux morts, avec le 1er Régiment Légion étrangère de cavalerie de Carpiagne, la chorale des élèves aspirants classe préparatoire du Lycée militaire d'Aix, un militaire du RIMa, les sapeurs-pompiers et l'école des Jeunes Sapeurs-Pompiers, les CCFF, la Brigade de Rians, la FNACA, "qui donnent une dimension importante à cette cérémonie".

Après le discours très émouvant du maire, Yves Mancer, et lecture du texte officiel par Dany Botey, 1ère adjointe, les noms des disparus de cette "grande guerre" sont cités par R. Davin. Des chants très adaptés et la Marseillaise clôturent cette cérémonie, où on a pu ressentir de belles émotions.

Sigonce - Julie SCHNEIDER

Sigonçois et sigonçoises se sont rassemblés en cette journée de commémoration autour de leurs édiles et de leur porte-drapeau Thierry Chiapella. Eric Marcello, 2ème adjoint au maire, était le chef d'orchestre de la cérémonie, Sylviane Ruggiero a lu à l'assemblée le discours du secrétaire d'état auprès de la Ministre des armées. Il s'agit de commémorer ici le 99ème anniversaire de la fin de ce conflit qui a changé le cours du XXème siècle et de rendre hommage à l'ensemble des morts de toutes nos guerres passées mais aussi aux hommes et femmes tombés lors d'opérations extérieures partout dans le monde, dont les orphelins sont aujourd'hui également reconnues pupilles de la nation.

Après le dépôt de gerbes devant le monument aux morts, la minute de silence et la Marseillaise, le maire Christian Chiapella a convié l'assemblée à partager le verre de l'amitié.

Allemagne-en-Provence - Martine OLIVIER

La cérémonie du 11 novembre sera marquée ce jour par une action symbolique à savoir la pose d’une borne dite de «Terre sacrée – Mémoire de Verdun» sur le Monument aux morts situé devant la mairie (celui situé sur la place rend hommage aux disparus de la guerre de 1940-1945). Jean-Luc Zerbonne, maire, en inaugurant cette borne, précise que c’est Gaston de Blaise, sculpteur, ancien poilu, qui en recueillant de la terre de douze champs de bataille différents créa ces bornes (il en fut créé sept, déposées avant son décès). Monsieur Zerbonne et sa commune, en renouvelant cette action symbolique ne font qu’accroitre le Devoir de Mémoire. C’est Michel Terrasson, ancien combattant, ancien Président de l’Union Départementale des Anciens Combattants des Alpes-de-Haute-Provence qui effectua ce dépôt de terre.

Francis Gaudermau énoncera les noms des vingt-huit victimes de cette «guerre des tranchées» ; le texte de la Secrétaire d’Etat vibrera, lu par une élue, pour nous rappeler qu’il y a cent ans, en 1917, la France comptait ses disparus et qu’en 2017 nous devons «Tenir pour des ennemis diffus…». Porte-drapeaux, Amis de la Musique de Riez ont accompagné cette cérémonie. Vendredi, une évocation de la guerre 14-18, conduite par Jacques Bec, avait convié le public à rendre un hommage aux morts d’Allemagne-en-Provence «Vous étiez paysans»…

Montagnac-Montpezat - Martine OLIVIER

Le maire François Gréco a honoré ce jour comme il se doit celle que l’on nomme «La grande guerre», sans oublier les conflits qui se sont perpétués et ceux qui se perpétuent encore. Etaient présents en ce devoir de mémoire le Colonel Louis Papon-Adoul ancien combattant du deuxième régiment des parachutistes coloniaux, Marc Erba président des Anciens combattants des Alpes, le Lieutenant Mont du Centre de Secours de Riez, des représentants des pompiers, de la gendarmerie, les porte-drapeau, les élus et la population.

François Gréco souligne le centenaire de l’année 2017, la prise du pouvoir par Georges Clémenceau, aube de la fin de la guerre un an plus tard. Mais si cent ans sont passés, l’appel «Tenir contre la radicalisation ; ternir pour le respect des notions, tenir…» retentira autant que la Sonnerie aux Morts et la Marseillaise jouée par Les Amis de la Musique de Riez. Deux enfants du village déposèrent les gerbes. Le maire remercia les personnes présentent en les conviant à prendre «un pot de l’amitié».

A Montpezat, Armel Aïta, maire délégué, a commémoré ce jour par la lecture du message de la secrétaire d’Etat et par le dépôt de gerbe à la stèle des anciens combattants.

Le Castellet - Jean BANNER et A.G.

Emouvante cérémonie du 11 novembre au Castellet car il a été rendu hommage à deux enfants du village Fernande et Sylvain tués en 1917, en allant à l’école, il y a 100 ans. Le maire Henri Garcia a présidé la cérémonie et en après-midi, l’exposition du centenaire consacrée aux soldats du val de Rancure a recueilli un vif succès.

Redortiers-le-Contadour - Michel JUBIN

Par un temps hivernal, le 11 novembre a été célébré par un discours d'André Bonnefoy, premier adjoint qui a déposé une gerbe. À l'initiative de Philippe Wagner, maire de Banon, La Marseillaise a été entonnée a capella. Un drapeau arbore la Croix du combattant des Anciens d'Algérie, ainsi se relie la mémoire de l'Histoire de France.

Château-Arnoux-Saint-Auban - SERPAN

Ils étaient nombreux sur la place de la résistance, pour commémorer le souvenir de cet armistice de la grande guerre. Après le traditionnel mot de Patrick Martellini, l’appel aux morts, et la dépose de la gerbe, Denis Allard, professeur de trompette de l’école de musique, a entonné la «sonnerie aux morts». Puis les enfants de l’école Freinet sont venus rendre hommage à tous les disparus, en reprenant «la chanson de Craonne», du tristement connu «chemin des dames».

«Pour que l’on n’oublie jamais, et que les générations futures gardent pour toujours le souvenir de ceux qui ont donné leur vie pour qu’aujourd’hui nous soyons libres...», tels furent les mots prononcés par Patrick Martellini, avant que l’école de musique de St Auban interprète solennellement notre chant national : «la Marseillaise».

Ubraye

C’est sous un ciel assez clément que les habitants de la commune d’Ubraye ont commémoré le 11 novembre. Tous les hameaux de la commune étaient représentés. Le maire Claude Roustan, entouré de son conseil municipal, a tenu à féliciter les personnes présentes pour leur fidélité. Après avoir fait l’appel traditionnel des morts pour la France, le maire en compagnie du jeune Timothée a déposé une gerbe devant le monument aux morts en hommage aux disparus.

Dans son allocution, il a rappelé l’importance du souvenir en citant Schopenhauer «L’histoire est pour un peuple ce que la conscience est pour un homme. Un peuple qui oublie son histoire est comme un homme qui perd sa conscience». Cette phrase contient à elle seule tout le sens des commémorations, a-t-il conclu.

Reillanne

Bravo aux enfants de CM2 de l'école G. Aillaud, qui ont préparé et participé avec beaucoup d'enthousiasme à la cérémonie de l'Armisice du 11 novembre 1918. Après avoir accompagné le président des anciens combattants et le maire de Reillanne au dépôt de gerbes, ils ont récité "Poème aux soldats", texte ecrit par des enfants de CM2 de Cogolin, puis ils ont lu le message de l'Union Française des Anciens Combattants.

Après que Mme le maire ait lu le message de la Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, ils ont fait l'appel des 49 Reillannais morts pour la France en 14/18 et 39/45. Après la minute de silence, ils entonnèrent a cappella une vibrante Marseillaise accompagnés des nombreux Reillannais présents, qui saluèrent la belle interprétation et le sérieux de ces enfants. Un grand merci à leur professeur, Mme Roussel, qui a su les motiver et les préparer à ce devoir de mémoire envers tous ceux qui sont morts pour notre liberté.

Bras d'Asse - La Bégude

Le maire de Bras d'Asse - La Bégude, entouré de ses adjoints, ses conseillers, la population et les membres du corps de sapeurs pompiers, a donné lecture du message officiel, fait l'appel aux morts et observé la minute de silence tant au momunent de la Bégude qu'à celui de Bras d'Asse.

Meaux : le créateur des secteurs postaux honoré par un timbre et un premier jour

Dimanche, 19 Novembre 2017 12:44
http://www.leparisien.fr/
Alexandre Arlot| 09 novembre 2017

Le timbre à l’effigie d’Augustin-Alphonse Marty a été réalisé par André Lavergne, un graveur natif du même département que le réformateur de la Poste aux armées : l’Aveyron. André Lavergne/Musée de La Poste

Le musée de la Grande Guerre accueille un bureau de poste temporaire ce vendredi, à l’occasion du premier jour de vente du timbre dédié à Augustin-Alphonse Marty (1862-1940).

Plus d’un siècle a passé et son invention est toujours d’actualité. Augustin-Alphonse Marty, créateur des secteurs postaux en décembre 1914 et réformateur de la Poste aux armées, méritait bien d’être honoré. Quelle plus belle reconnaissance pour ce fils de facteur qu’avoir un timbre à son effigie ?

Ce vendredi, le musée de la Grande Guerre mettra en vente en avant-première cet objet de collection tiré à 900 000 exemplaires*. Un bureau de poste temporaire y sera installé. Les philatélistes pourront ainsi faire l’acquisition d’un timbre premier jour, oblitéré à l’aide d’un cachet spécifique.

Le timbre a été réalisé par André Lavergne, un graveur natif comme Augustin-Alphonse Marty de l’Aveyron. L’inspecteur général des PTT est représenté en tenue de payeur général des armées, entre un enfant et sa mère écrivant une lettre et un soldat lisant le courrier.

Né en 1862, Augustin-Alphonse Marty est nommé inspecteur général des PTT en 1907. La guerre bouscule sa carrière. Fin 1914, le général Joffre fait appel à ce civil pour réformer la Poste aux armées.

C’est dans le cadre de cette mission qu’Augustin-Alphonse Marty invente les secteurs postaux, une numérotation permettant à la fois un tri plus rapide et la confidentialité géographique.

Le 8 février 1919, le haut commandement militaire décerne à cet « organisateur de premier ordre » une citation à l’ordre de la Croix de Guerre. Augustin-Alphonse Marty meurt en septembre 1940, quelques semaines après la débâcle de la bataille de France.

Ce vendredi, le président-directeur général du groupe La Poste Philippe Wahl signera au sein du musée une convention de partenariat avec le Pays de Meaux. Des pièces du musée de La Poste seront offertes au musée meldois. Le petit-neveu d’Augustin-Alphonse Marty assistera à la cérémonie.

* Vendredi 10 novembre de 14 heures à 18 heures au musée de la Grande Guerre, rue Lazare-Ponticelli. Valeur faciale du timbre : 0,73 euro.

Scandale : “des milliers de corps de soldats morts pour la France vont rejoindre les fosses communes”

Dimanche, 19 Novembre 2017 13:11
https://www.valeursactuelles.com/
Par Louis de Raguenel / Jeudi 9 novembre 2017

Comme ici à Digne Les Bains et Equancourt, des milliers de sépultures d'anciens combattants sont menacées de disparition. Photo © Souvenir Français

Mémoire. A la veille du 11 novembre, le Contrôleur Général des Armées (2s) Serge Barcellini, Président Général du Souvenir Français, le révèle « des milliers de tombes où sont inhumés des Morts pour la France ont disparu ou vont disparaître ». Entretien.

L’Etat est-il à la hauteur dans l’entretien des sépultures des français morts au combat ?
Au lendemain de la Première Guerre mondiale l’Etat a proposé aux familles le choix - soit d’inhumer dans une nécropole nationale le membre de leur famille tué au combat, soit de reprendre le corps afin de l’inhumer dans une tombe familiale. 350 000 familles ont choisi la restitution. La majorité ont inhumé « leur combattant » dans une sépulture à durée dite perpétuelle sans imaginer que cette perpétuité ne durerait pas. Aujourd’hui une sépulture perpétuelle ne dure que 99 ans… Dans nos cimetières communaux des milliers de tombes où sont inhumés des Morts pour la France ont disparu ou vont disparaître ! En remettant en cause sa parole, les familles n’auraient pas récupéré le corps de leur combattant si on leur avait annoncé que les sépultures perpétuelles allaient disparaître – l’Etat n’est pas à la hauteur du respect que nous devons aux Morts pour la France. Ainsi c’est au moment où l’on célèbre le centenaire de la Grande Guerre que des milliers de corps de combattants de la Grande Guerre vont rejoindre les fosses communes municipales.

Comment faire pour continuer d’entretenir les sépultures de soldats dont les familles sont parfois très éloignées géographiquement ?
Les tombes des Morts pour la France dans les cimetières communaux sont le croisement de trois mémoires – une mémoire familiale (le combattant appartient à une famille), une mémoire territoriale (le combattant illustre sa commune) et une mémoire nationale (le combattant est mort pour la France).
Il est impératif de sauvegarder ces tombes pour l’avenir et l’enracinement de la mémoire. Il est nécessaire de recenser dans chaque commune les tombes où sont inhumés des Morts pour la France et de rechercher les descendants. Alors que « le nomadisme » gagne la société, il est impératif de maintenir un lien entre les territoires et les descendants de ceux qui les ont illustrés. A nous d’inventer les solutions. Le Souvenir Français y contribuera.

Vous plaidez pour que les Français aillent plus dans les cimetières…
Les communes de France découvrent progressivement que les monuments, les stèles et les plaques constituent de véritables chemins de la mémoire. Or, rares sont celles qui y intègrent les tombes encore considérées comme des biens seulement privés. Or, les tombes des Morts pour la France « parlent » à l’ensemble des habitants d’un territoire. Il est essentiel que nos cimetières communaux deviennent des « stations » des chemins de mémoire. Pour réussir ce grand défi, Le Souvenir Français a lancé un projet novateur de géolocalisation des tombes des Morts pour la France. Visiter un cimetière avec un téléphone portable ou une tablette cela est désormais possible. Cinq cimetières sont d’ores et déjà géolocalisés. En les visitant, les élèves apprennent l’histoire : celles des hommes morts à Verdun, au Vercors, en Indochine, en Algérie ou en Afghanistan. La géolocalisation est la réponse de la modernité. Nos tombes ne sont pas ringardes. Elles sont notre histoire.

Au-delà des cimetières, la France est le pays qui possède le plus de lieux matérialisés des guerres contemporaines dans le monde – monuments, stèles, plaques – plusieurs centaines de milliers ! C’est aussi le pays qui possède le plus grand nombre des sites de combats - de lieux de batailles, de débarquement, d’emprisonnement. Ces lieux sont constitutifs de notre histoire. Ils sont notre patrimoine. Leur découverte doit s’imposer comme un élément du parcours de l’éducation de chaque enfant des écoles françaises.

Il est essentiel qu’un élève ne quitte pas sa scolarité sans être allé visiter au moins un lieu de notre mémoire nationale. Visiter une fois Verdun, le Vercors, les plages du débarquement… c’est se souvenir toute sa vie de cette visite.
Le Souvenir Français, principal financeur en France des voyages mémoriels, est porteur de cette exigence mémorielle.

Vous déplorez la disparition des mémoires locales…
La mémoire nationale est une construction résultant des croisements féconds des mémoires familiales, locales et nationales. Les mémoires locales jouent un rôle essentiel dans cette construction. Les 35 000 monuments aux Morts ont enraciné la mémoire de la Grande Guerre dans toutes les communes de France. Comme l’ont enraciné les cérémonies qui rappellent un épisode historique local - le combat d’un maquis, une rafle, une libération, l’hommage à un héros natif du pays. Or, ces commémorations locales tendent aujourd’hui à se réduire au profit des journées nationales commémoratives et plus particulièrement au profit des 11 journées commémoratives nationales qui du 11 novembre au 8 mai en passant par le 18 juin, la journée de la déportation, le 19 mars, le 5 décembre … structurent désormais le temps mémoriel.
Face à ces rétrécissements mémoriels et à cette uniformisation commémorative, Le Souvenir Français souhaite sensibiliser les Français. Etre Français, c’est partager une histoire commune, mais c’est aussi en vivre les moments commémoratifs de cette histoire. Que l’année 2018, centenaire de la fin de la guerre victorieuse soit aussi un moment privilégié pour réfléchir et répondre à ces défis mémoriels.

Mémorial dédié aux soldats morts en opérations extérieures : le projet patine

Dimanche, 19 Novembre 2017 17:22
http://www.europe1.fr/
le 11 novembre 2017

Mémorial dédié aux soldats morts en opérations extérieures : le projet patine

Le 18 avril 2017, François Hollande avait lancé le chantier de ce monument aux morts.@ AFP

Un monument aux morts rendant hommage aux soldats morts en opérations extérieures doit être inauguré en mai prochain, à Paris. Mais le projet patine un peu.

Le 11-Novembre, jour férié qui célèbre l'armistice de 1918, est aussi une journée d'hommage à tous les soldats morts pour la France. Il honore ceux morts avant 1963 et la fin du conflit algérien. Pour les plus de 600 soldats français tombés en OPEX (Opérations extérieures, ndlr) depuis cette année-là, un autre monument est en train d'être fabriqué. Celui-ci aurait dû être inauguré en mai prochain mais les travaux ont beaucoup de retard et la date ne sera sans doute pas tenue. Vendredi matin, une rencontre entre la secrétaire d'État aux Armées et la Maire de Paris était censée relancer le chantier.

"Ça cafouille sec". Depuis six ans, ce projet tarde à se concrétiser et depuis quelques mois, il était même à l'arrêt. Tout juste nommée secrétaire d'État, Geneviève Darrieussecq s'en est inquiétée. "Effectivement, ça cafouille sec, nos services sont prêts, les sommes sont inscrites à nos budgets, et j'avoue que ce dossier m'inquiète un peu", admet la secrétaire d'État. "L'idée était que ce monument soit prêt pour novembre 2018, si des décisions ne sont pas prises immédiatement, ce ne sera jamais prêt pour le mois de novembre", explique-t-elle.

Changement de lieu. Mais pour remettre le dossier sur les rails, il reste encore un obstacle financier à franchir. Le budget initial de l'aménagement du jardin, 1,3 million d'euros, va être revu à la baisse, car trop élevé pour la Mairie de Paris qui en paie la moitié. Mais, promet-on, cela ne changera rien au projet initial : une sculpture de bronze, taille réelle, représentant un scène de portage mais sans cercueil, par six soldats. Autour, des plaques de bronze où seront gravés les noms des plus de 600 militaires morts en opérations extérieures depuis 1963. Ce monument, qui devait être érigé place Vauban, derrière les Invalides a été remis en cause par les riverains. Finalement, il se trouvera dans le 15ème arrondissement, à quelques mètres du ministère des Armées. Le 18 avril dernier, François Hollande avait inauguré ce monument dans un coin du parc André-Citroën, au sud de Paris.

Les militaires s'exaspèrent. Ce monument est très attendu par la communauté militaire, qui s'exaspère. Mais au train où vont les choses, il n'est pas sûr qu'il soit prêt pour le 11 Novembre 2018, date symbolique s'il en est, car commémoration du centenaire de la fin de la Grande Guerre.

11-Novembre : les tombes de 3.500 soldats américains illuminées dans la Meuse

Dimanche, 19 Novembre 2017 19:01
http://www.europe1.fr/
le 11 novembre 2017

11-Novembre : les tombes de 3.500 soldats américains illuminées dans la Meuse

Des bougies ont été posées sur 3.500 des 14.246 sépultures des soldats américains venus en Europe à la fin de la Grande Guerre.@ AFP

Les noms des 3.500 soldats américains enterrés à la nécropole de Romagne-sous-Montfaucon ont aussi été lus samedi, pour les commémorations du 11 novembre.

Raymond O. Carlson, Fred R. Pihlman, Reinhold Edward Pohl... le nom de 3.500 soldats américains, tués pendant la guerre de 1914-1918 et enterrés à la nécropole de Romagne-sous-Montfaucon, dans la Meuse, ont été égrenés samedi et leurs tombes illuminées pour les commémorations du 11 novembre.

"On lit le nom de ces morts, on leur redonne une vie. Il y a presque 100 ans qu'ils sont là et il y a des noms qui n'ont jamais été prononcés", chuchote pendant la lecture Denis Cordonnier, président d'une des quatre associations organisatrices de la commémoration de l'Armistice à la nécropole. Des bougies ont été posées sur 3.500 des 14.246 sépultures de 'Sammies' - les soldats des forces armées américaines venus en Europe à la fin de la Grande Guerre- situées dans deux carrés devant la chapelle de la nécropole. "On leur doit notre liberté, on ne peut pas l'oublier", glisse Denis Cordonnier.

Des milliers d'hommes "morts pour un pays qui n'était pas le leur". Sur l'estrade, une petite foule massée sous des parapluies écoute les bénévoles égrener les noms des soldats américains en regardant des images de la Grande Guerre projetées sur un écran. Devant une croix blanche parmi des milliers, un guide raconte l'histoire de Freddie Stowers, tombé à 22 ans pendant l'offensive de l'Argonne le 28 septembre 1918. En 1991, il fut le premier soldat noir américain décoré de la médaille d'honneur à titre posthume.

"On ne voulait pas manquer le centenaire de l'arrivée des Américains pour leur rendre hommage", expliquent Isabelle et Marc Piret, venus avec leurs trois enfants. "On se rend compte qu'il y a des milliers d'hommes qui sont morts pour nous dans un pays qui n'était pas le leur", ajoute le couple de quadragénaires.

croix600

Source : AFP

La plus grande nécropole de soldat américain d'Europe. Cette cérémonie, 99 ans après la fin de la guerre, est "une sorte de répétition générale" avant le centenaire de 2018, selon Denis Cordonnier. "L'année prochaine, ce seront les 14.246 tombes qui seront illuminées et les 14.246 noms qui seront prononcés avec une lecture toute la nuit", a-t-il détaillé. Les 900 identités de soldats enterrés ailleurs et gravées sur le mur de la chapelle seront également lues. La nécropole de Romagne-sous-Montfaucon compte 14.246 tombes de soldats américains réparties en huit carrés, ce qui en fait la plus importante d'Europe.

Par Rédaction Europe1.fr avec AFP

Clap de fin pour l'équipe cycliste de l'armée de terre

Mardi, 21 Novembre 2017 10:45
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
17.11.2017

les-cyclistes-de-l-armee-de-terre-gagnent-en-notoriete.jpg

Ce n'était pas la danseuse de l'armée de terre, juste sa "petite reine"...

Dans un communiqué, le ministère des armées confirme la disparition de la formation cycliste de l'AT:
"l’Equipe Cycliste de l’Armée de Terre, créée en 2010, a contribué à faire vivre le cyclisme au sein des armées grâce à de nombreux exploits et une forte visibilité. Aujourd’hui, le ministère des Armées se voit dans l’obligation de mettre fin à cette belle aventure. Le commissaire aux sports militaires en a informé personnellement les membres de l’encadrement et de l’équipe".

Et d'expliquer que "cette décision, prise sur proposition du chef d’Etat-major des armées et du chef d’Etat-major de l’armée de Terre, s’explique par un constat simple : l’ECAT est devenue une formation professionnelle évoluant en 3e division professionnelle. Les contraintes, les spécificités et le financement d’une équipe sportive professionnelle ne rentrent pas dans le cadre normal de la politique de développement du sport de haut niveau auquel le ministère est attaché qui repose sur la promotion du sport amateur."

L’avenir des membres de l’équipe a été précisé par le ministère.
"Certains ont d’ores et déjà l’assurance d’intégrer une autre équipe professionnelle de cyclisme, d’autres resteront au sein du dispositif des sportifs de haut niveau porté par le CNSD au sein du ministère des Armées et certains coureurs sont en voie de reconversion professionnelle. Concernant l’équipe technique, ses membres seront réintégrés au sein de l’armée de Terre, dans le cadre d’un traitement individualisé. Ils seront tous reçus en entretien individuel afin d’explorer les différentes pistes de reconversion possibles."

Le Crotoy et ses 889 destins pendant la Grande Guerre

Mardi, 21 Novembre 2017 10:17
https://actu.fr/
Publié le 17 Nov 17

L'association de Sauvegarde de la Mémoire du Crotoy publie un ouvrage en deux tomes sur la vie au Crotoy durant la grande guerre...

Le livre de Patrice Andés, publié par SMC (©SMC)

À l’occasion du centième anniversaire de la première guerre mondiale, l’association Sauvegarde de la Mémoire Crotelloise (SMC) édite un ouvrage en deux tomes signé de Patrice Andés sur l’histoire du Crotoy et des Crotellois au cœur de ce qu’on appelait « la zone des armées ».

14-18 au pays

Quatre ans de vie dans cette bande d’une centaine de kilomètres de large faisant tampon entre le front et l’arrière. « Dès le début de la Grande Guerre, Le Crotoy se retrouve dans cette zone. Pendant que ses enfants se battent sur tous les fronts, la ville subit l’autorité militaire. Elle doit cohabiter avec les armées française et britannique » explique-t-on en prélude de la sortie de l’ouvrage. Un hôpital militaire est d’ailleurs installé au Crotoy, où on accueille aussi de nombreux réfugiés, et les victimes des atrocités des tranchées. « Les libertés sont limitées. Réquisitions et restrictions deviennent le quotidien du Crotoy » une première « occupation » avec laquelle les habitants doivent composer.

Crotellois mobilisés

Et c’est là tout le cœur du travail de Patrice Andés, « Le premier volume met en relief, dans un rappel chronologique du déroulé de la Grande Guerre, le parcours individuel des mobilisés crotellois. Le second détaille les lieux de mémoire de la ville, met l’accent sur l’École d’Aviation et l’Hôpital Temporaire 44 ». Rappelons que 14-18 en plus d’incarner la première « guerre mondiale », propulsant des nations des quatre coins du monde dans le plus violent et meurtrier conflit de l’Histoire, marque aussi l’entrée de l’aviation comme arme de guerre. Quelques années avant même la déclaration de guerre, les frères Caudron, pionniers de l’aviation civile, avaient bâti leur école de pilotage sur la commune.

Celle-ci deviendra l’un des premiers lieux de formation au pilotage dans le monde, et qui plus est ouvert aux femmes. Parmi les centaines de noms décrochant leur brevet de pilotage notons : Jean Mermoz, Adrienne Bolland, René Doumer, Bessie Coleman, Georges Jacquemart, René Fonck… Dès les premières heures de la grande guerre, l’école de pilotage et les fabriques d’avions Caudron deviennent les premiers équipementiers aéronautiques de la France, puis des Alliés.

Jusqu’au 15 décembre pour aider à l’édition

Le deuxième tome retrace l’impact du conflit sur la vie locale et le rôle primordial du maire crotellois et de son équipe pendant 14-18. Un très gros travail de recherche qui se concrétise ces jours-ci. Une souscription est d’ailleurs lancée pour participer à l’édition de cette publication à la fois historique et mémorielle. Chacun peut donc contribuer, jusqu’au 15 décembre, en pré-commandant l’ouvrage de 430 pages réparties sur deux volumes.

Sauvegarde de la Mémoire du Crotoy (SMC). 9, rue Jules Verne, 80 550 Le Crotoy. Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Tél. : 03 22 27 85 75, ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

36 euros en souscription jusqu’au 15 décembre, 40 euros ensuite.

"Bravo Zulu": les officiers de marine de réserve ont décerné leurs prix littéraires

Mardi, 21 Novembre 2017 07:40
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
13.11.2017

bravo zulu.jpg

"Bravo Zulu", c'est désormais le nom du prix littéraire de l'Association Centrale des Officiers de Marine de Réserve. "Bravo Zulu" est le signal utilisé dans la Marine pour signifier la grande satisfaction du commandement à l’issue d’un exercice particulièrement réussi. Il s’envoie à l’aide de deux pavillons internationaux correspondant aux lettres B et Z.

Le jury du comité de lecture de l'ACORAM vient de décerner son prix littéraire 2017, dans les catégories : "Livre", "Beau livre" et "Bande dessinée".

Dans la catégorie "Livre", l'ouvrage S'ils sont tes frères d'Anne Tallec a été primé (il est paru aux éditions Cent mille milliards). Une mention spéciale a été attribuée à Soudain le large de Julien Decoin (Seuil)

Dans la catégorie "Beau livre", c'est L'Histoire universelle de la navigation (éditions Monza) qui a été retenue. Une mention spéciale a été attribuée à Christophe Colomb. Vu par un marin, de Jean-Baptiste Charcot (éditions Paulsen).

Dans la catégorie "bande dessinée", c'est la BD Lao Wai (tome 1) de Alcante-Bollée-Besse (éditions Glénat) qui a été primée.

Ces prix seront remis le 2 décembre prochain, à l'Ecole Militaire.

GIGN: deux ouvrages sur l'histoire de la fameuse unité de la Gendarmerie

Mardi, 21 Novembre 2017 09:52
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
15.11.2017

missions-extremes-le-gign-et-l-epign-en-operation-1976-2017.jpg

Le journaliste Jean-Marc Tanguy vient de publier chez Histoire & Collections un livre consacré aux opérations du GIGN et de l'EPIGN de 1976 à 2017. L'auteur a rencontré de nombreux anciens des deux unités fondues en une unique entité en 2007. La première partie présente rapidement les deux unités, leurs missions et leurs moyens. La seconde partie dresse la liste des pays d'intervention; la troisième partie rassemble des témoignages de gendarmes.

Missions extrêmes. Le GIGN et l'EPIGN en opération. 1976-2017, 168 pages, 19€.

GIGN-Nous-etions-les-premiers.jpg

L'ancien officier de gendarmerie Christian Prouteau et l'ancien militaire Jean-Luc Riva (déjà auteur d'un livre consacré à la prise d'otages de Djibouti en 1976: Les enfants de Loyada) viennent pour leur part de publier chez Nimrod un "GIGN: nous étions les premiers. La véritable histoire du GIGN racontée par ses premiers membres". On lira donc avec intérêt l'histoire de dix-huit hommes au caractère bien trempé, menés par un chef atypique, qui ont accepté de livrer leur témoignage sur les premières années déterminantes dans l'identité du GIGN.

GIGN: nous étions les premiers. La véritable histoire du GIGN racontée par ses premiers membres, 384 pages, 21 €.

A l'ATAC! La seconde vie des Mirage F1 de Châteaudun

Dimanche, 19 Novembre 2017 19:11
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
13.11.2017

IMG_0256.JPG

J'ai déjà consacré quelques lignes à la vente des Mirage F1 de l'armée de l'air à la société américaine ATAC (lire ici). L'opération suit son cours et de façon plus que satisfaisante puisque les premiers F1 ont quitté la France pour la Belgique où la société Sabca va les remettre en état de vol avant leur transfert vers les USA.

La partie initiale de cette opération logistique complexe, qui aboutira avec les premiers vol de F1 dans le ciel américain au printemps prochain, se déroule actuellement sur l'ex base de Châteaudun devenue, en 2014, un Elément Air Rattaché à la base d'Orléans.

Visite et explication en images (photos Ph. CH).

IMG_0216.JPG

Derrière toutes ces opérations, tant commerciales que logistiques, un homme: Pierre Duval, de la société Demeteris. Cet ancien de Bull (et pas de l'armée de l'air) représente et conseille ATAC et sa maison-mère Textron Airborne Solutions. Pierre Duval a été l'initiateur et l'artisan de cette cession exceptionnelle de 32 F1 de catégorie RDS1 (pour faire court: avions retirés du service, en bon état et cessibles) et 31 RDS2 (qui peuvent être cannibalisés), ainsi que de 72 réservoirs externes:

IMG_0238.JPG

La vente des F1 français devait initialement avoir lieu au profit de l'Argentine (pour 12 avions) puis au profit de la société US Draken, l'un des concurrents d'ATAC sur le marché des CAS (Contracted Air Services). Mais en avril dernier, Pierre Duval a présenté au ministère de la Défense la proposition d'ATAC/Textron qui a été retenue. Et Pierre Duval de se féliciter de l'"extrême réactivité" de la Simad et du cabinet du ministre.

Draken, qui détient jusqu'en septembre 2018 le contrat AAS1 (Adversary Air Support) de Nellis AFB (valeur 82 millions de $) et qui cherche toujours à grossir son parc, s'est rabattu sur les F1 espagnols dont 22 exemplaires sont en cours de vente (lire mon post ici). Leur état de conservation serait moins satisfaisant que celui des appareils français.

A Châteaudun, a donc lieu actuellement le transfert des F1 de l'armée de l'air à la Sofema qui les prépare pour leur acheminement vers la Belgique.

Phase 1: la démilitarisation. Le GERSA de Châteaudun procède au démontage des canons de 30mm, des radios cryptées etc. Toute la documentation opérationnelle de chaque avion est remise au SHD.

IMG_0190.JPG

Phase 2: l'armée de l'air se charge du transfert physique des avions à la Sofema qui va dès lors pouvoir commencer le démontage partiel et le conditionnement des F1 avant leur envoi vers Charleroi où Sabca procédera à la révision des RDS1 et à la reconstruction de 8 à 10 appareils de catégorie RDS2:

IMG_0325.JPG

Phase 3: le démontage est confié à une équipe de la Sofema; la douzaine de spécialistes civils est pilotée par Franck Larue. Objectif: en terminer avec les avions pour le mois de décembre de façon à libérer le hangar mis à disposition par l'AA. Il restera ensuite à gérer les stocks de pièces détachées, les moteurs et les bidons externes.

Les moteurs sont d'abord sortis des cellules après une vidange des avions.

moteurssofema.jpg

Puis voilure, dérive et empennage sont démontés et préparés pour leur transfert routier. Les sièges éjectables sont ensuite retirés du cockpit.

IMG_0301.JPG

Phase 4: le démontage terminé, le fuselage est en partie emballé et l'avion est remis sur le parking avant son transfert par voie routière. Le convoyage s'effectue à raison de deux voyages par semaine avec, à chaque voyage, deux avions.

IMG_0225.JPG

Et ensuite? Les spécialistes de Sabca vont se charger de l'opération de rénovation/reconstruction. L'objectif, c'est qu'ATAC puisse mettre en ligne plus de quarante avions.

Une fois prêts, les F1 seront acheminés, probablement par voie maritime, aux USA. Ils rejoindront alors l'aéroport d'Alliance, près de Fort Worth au Texas (c'est un aéroport civil mais une partie de son activité est de nature militaire). Dix F1 devraient être opérationnels en septembre 2018 mais ils auront volé dès le mois de mai puisqu'il va falloir former les pilotes américains.

La formation des pilotes (et des maintenanciers) a été confiée à la société sud-africaine Paramount Group qui va s'en charger en RSA et aux USA. Paramount qui a racheté AeroSud (lire ici) et dispose d'un petit stock de Mirage sud-africains, connaît bien le F1 mais le savoir de quelques anciens de l'AA sera peut-être nécessaire pour que les pilotes d'ATAC puissent jouer les "top gun" avec leurs F1.

Les ex-Mirage F1 français connaîtront alors de nouvelles aventures. Sous un autre camouflage qui fera disparaître certains "marquages" historiques comme ceux de ce F1 intercepteur d'avions russes lors de son déploiement au-dessus de la Baltique à l'été 2013. Il s'agit d'un Mirage F1CR qui appartenait à l'ER 2/33 "Savoie"; il portait le code 118-NQ et le numéro 658. Ces cinq étoiles rouges témoignent de cinq interceptions réussies.

IMG_0330.JPG

Sentinelles - Ils veillent sur Paris

Jeudi, 16 Novembre 2017 14:43

Paris, le 16 novembre 2017

Madame, Monsieur,


Ces soldats de l'opération Sentinelle, vous les connaissez, ce sont ceux qui, chaque jour, patrouillent dans nos rues. Et pourtant, savez-vous qui ils sont ? En quoi consiste leur mission ? Quel est leur quotidien ?

La photographe Sandra Chenu Godefroy a suivi ces femmes et ces hommes pendant plus d'un an. Elle a parcouru avec eux des dizaines de kilomètres chaque jour, assisté à leurs entraînements, partagé leur quotidien, et pris plus de 13 000 photos, constituant ainsi un témoignage unique sur l'opération Sentinelle, cette mission qui a tant marqué l'actualité.

Si je vous écris aujourd'hui, c'est parce que nous avons été séduits par la beauté de ses clichés et que nous avons décidé avec elle d'en faire un beau livre. Je suis donc ravi de vous présenter Sentinelles - Ils veillent sur Paris, un projet exceptionnel, le premier du genre !

Si vous souhaitez offrir ce beau livre à l'occasion des fêtes de fin d'année par exemple, sachez que nous proposons une possibilité d'achat préférentiel pour une commande en nombre. N
'hésitez pas à nous contacter pour établir une proposition tarifaire.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute demande d'information complémentaire.


Bien à vous,


Pierre de Taillac
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

02.31.98.04.45

Sandra Chenu Godefroy
 
De Montmartre à la tour Eiffel, des Champs-Élysées au Louvre, devant les écoles ou les boutiques parisiennes, des soldats montent la garde. Ils veillent sur Paris et patrouillent jour et nuit pour assurer la sécurité de la capitale.
Depuis le lancement de l'opération Sentinelle, ce sont des dizaines de milliers de militaires anonymes qui se sont succédé pour protéger la ville et ses habitants. Sandra Chenu Godefroy les a suivis pendant plus d'un an pour donner un visage à ces soldats inconnus.
Ces superbes clichés montrent ceux que l'on ne photographie jamais, ces militaires anonymes qui sont présents partout et qui protègent Paris.
Prix : 39,90
Nombre de pages : 240
Format : 28 x 24 cm
Couverture : cartonnée
Illustrations : + de 450 photographies inédites
ISBN :
978-2-36445-105-6
L'auteur

Originaire de Grenoble, Sandra Chenu Godefroy a quitté les Alpes à l'âge de 18 ans pour étudier la photographie à Paris. Elle rejoindra ensuite la gendarmerie en qualité de photographe militaire, mais sort des rangs en 2009 et s'installe en tant que photographe indépendante en région parisienne, spécialisée dans les domaines du secours, de la sécurité et de la prise de vue en conditions extrêmes. Elle choisit le reportage d'action, non comme un simple métier, mais comme un art de vivre : un moyen de découvrir le monde, de rencontrer des hommes et des femmes, de partager leurs vies, et de raconter leurs histoires.
Sentinelles - Ils veillent sur Paris, c'est aussi une exposition !
Sentinelles - Ils veillent sur Paris, c'est aussi une exposition comprenant 22 panneaux de 3 x 2 mètres, présentée dans les douves de l'Hôtel national des Invalides, à Paris.
Elle y est accessible tous les jours et y restera jusqu'au 8 janvier 2018.

 

La Lettre d'Information 17/50 du CEACH.

Envoyer

La Lettre d'Information 17/50
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

Assemblée plénière 2017 du CEACH.

Mardi, 31 Octobre 2017 14:25

L’Assemblée plénière CEACH du second semestre 2017 aura lieu le jeudi 23 novembre 2017, de 9 heures 45 à midi au Restaurant POIVRE ROUGE, ZAC de La Peyrière – Allée Jean Monnet, 34430 SAINT-JEAN-DE-VEDAS à hauteur de la Sortie 32 de l’autoroute A 709
 

selon l’ordre du jour suivant :


1- Ouverture de l’assemblée par le président

2- Rapport d’activités par le secrétaire général

3- Rapport financier par le trésorier

4- Le site informatique du CEACH

5- Intervention du président

6- Questions diverses
 

A l’issue de cette réunion, ceux qui le désirent pourront prendre leur repas de midi dans le même établissement.

Le menu qui nous est proposé est le suivant :

- Apéritif accompagné des feuilletés maison avec olives à la provençale

- Entrée = croustillant de chèvre chaud

- Jarret d’agneau ou poisson

- Café gourmand accompagné de tarte au citron revisitée ou fraisier façon Poivre Rouge ou beignet au chocolat.

Le vin, rouge et rosé, qui arrosera ce repas sera du Faugères.



Le tout nous sera facturé pour 28,00 € par personne.

Vous voudrez bien nous retourner votre bulletin de participation au repas de midi,

accompagné d’un chèque de 28,00 € par convive, à l’ordre du CEACH

à l’attention du trésorier du CEACH : Jean-Marie GONZALEZ, 37, impasse Frédéric Bazille, 34400 LUNEL

en précisant le choix de vos plats.

Merci.

Fresnes : le héros de guerre enterré dans l’indifférence des militaires et des anciens combattants

Jeudi, 09 Novembre 2017 10:31
http://www.leparisien.fr/
Anne-Laure Abraham| 08 novembre 2017

Oscar Alferez, croix de guerre 39-45 est enterré ce jeudi. Aucune association d’anciens combattants ne lui rendra hommage.DR

Oscar Alferez est décédé vendredi dernier à 93 ans. Cet ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale souhaitait juste être enterré avec un drapeau, comme son père. Sa famille a dû en acheter un pour son enterrement ce jeudi.

Il a libéré la France à côté de milliers de jeunes gens comme lui et fêté ses vingt ans pendant le débarquement en Provence, en août 1944. Ce jeudi, Oscar Alferez sera inhumé à Fresnes sans les honneurs auxquels tout ancien combattant devrait avoir droit. Il y a un peu plus d’une semaine, quelques jours avant son décès vendredi, cet habitant du Clos la Garenne à Fresnes avait confié à son fils, José-Marie, et à sa belle-fille, Frédérique, son souhait d’être enterré comme son père, un ancien de Verdun, avec un drapeau bleu, blanc, rouge sur son cercueil. Les yeux dans le vague, il parlait de rejoindre Andrée, son épouse atteinte d’Alzheimer, décédée quelques mois auparavant.

Carte de combattant d’Oscar Alferez. (LP/A.-L. A.)

Alors vendredi, lorsque José-Marie et Frédérique ont appris la mort d’Oscar, âgé de 93 ans, ils ont voulu respecter sa dernière volonté. Samedi, Frédérique tape « anciens combattants » et « Fresnes » sur internet et tombe sur un représentant de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca). C’est la douche froide : « On lui a dit que personne ne pourrait venir, mais le pire c’est qu’on lui a dit non pour le drapeau. Il fallait voir avec les pompes funèbres », souffle José-Marie. « La personne que j’ai eue au téléphone m’a dit il n’a rien fait pour nous donc on ne fait rien pour lui et on m’a raccroché au nez ! », s’exclame Frédérique. Celle-ci évoque des cotisations non à jour. Un soufflet.

« C’est une injustice. On ne reconnaît pas que c’est un ancien combattant pour une histoire de cotisation ! », s’étrangle Frédérique. Oscar avait cotisé à une association jusque dans les années 80. Très en colère, le couple écrit à l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et à la mairie de Fresnes pour faire part de son mécontentement. La mairie a prêté un drapeau : « C’est gentil, mais il est tout petit. La taille n’est pas adaptée… Finalement, on a acheté un drapeau de 2,50 m sur internet », reprend José-Marie.

Saint-Michel-sur-Orge (Essonne), ce mardi. José-Marie Alferez et sa femme Frédérique ont dû acheter un drapeau tricolore sur internet pour rendre hommage à Oscar Alferez, le père de José-Marie, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, qui doit être inhumé ce jeudi.

Croix de guerre avec étoile de bronze

Contacté, le représentant de la Fnaca de Fresnes livre sa version : « Cette femme a été incorrecte avec moi. Je lui ai dit que son beau-père n’était pas adhérent chez nous et elle s’est mise à m’engueuler. Je ne lui ai pas reproché de ne pas avoir payé ! On ne peut pas venir avec notre drapeau car il est siglé des anciens combattants d’Afrique du nord. J’ai prévenu l’ACPG (Anciens Combattants Prisonniers de Guerre). Je ne pense pas qu’ils aient fait quelque chose. C’est dommage. Normalement, les pompes funèbres doivent fournir un drapeau quand on présente un livret militaire. » Sur celui d’Oscar Alferez, figure la Croix de guerre avec étoile de bronze, ainsi que cette mention « a participé avec beaucoup de dévouement au transport de fantassins lors de la prise de Belfort du 20 au 25 novembre 1944 (...) » Né à Rabat (Maroc), ce tailleur de profession s’était installé en région parisienne à la fin du protectorat.

Extrait du livret militaire d’Oscar Alferez. (LP/A.-L. A.)

Une cérémonie est prévue ce jeudi à 15 heures à l’église Saint-Eloi. L’association Koufra, qui reconstitue des scènes de vies des soldats de la Seconde Guerre mondiale, sera présente en tenue pour porter le cercueil. Tous ses petits-enfants seront présents.

Excédés par l'état des sépultures, d'anciens combattants vont bouder la cérémonie du 11 novembre

Jeudi, 09 Novembre 2017 10:47
https://francais.rt.com/
8 nov. 2017

Excédés par l'état des sépultures, d'anciens combattants vont bouder la cérémonie du 11 novembre

© Capture d'écran Youtube / GRPICARDIE3945

L'état déplorable des sépultures de la nécropole de Montdidier dans la Somme, où sont enterrés près de 7 500 combattants morts pour la France, a provoqué la colère d'associations qui ne se rendront pas à l'hommage du 11 novembre qui y est organisé.

Plusieurs associations ont décidé de bouder une partie des commémorations du 11 novembre à Montdidier, dans la Somme, pour protester contre l'état de délabrement et le manque d'entretien de la nécropole locale.

Des croix en béton délabrées, laissant apparaître leur structure métallique rouillée, des pierre tombales brisées, des plaques d'identité manquantes... Tel est l'état actuel de la nécropole de Montdidier, selon les constations faites par le Courrier Picard à quelques jours de l’hommage officiel aux combattants de la Grande guerre qui y sera rendu le 11 novembre. Des vidéos de la nécropole postées sur internet témoignent en effet de l'état de délabrement des sépultures.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=TCQv3e9s5ME

Interrogé par le Courrier Picard, Gérard Karolczak président de la section locale du Souvenir français a laissé éclaté son ras-le-bol face à une situation qu'il dit dénoncer en vain depuis 2008 et a déclaré qu'il ne participerait pas, comme d'autres associations, à l'hommage dans la nécropole, se contentant d'une cérémonie «au monument aux morts, au cimetière communal et en mairie».

«Il y a même des tombes musulmanes cassées […] Ces gens-là n’ont plus personne pour les défendre. Nos soldats sont morts deux fois. Une fois au champ d’honneur et une fois ici», a ainsi déclaré Gérard Karolczak, qui siège aussi à l’Office national des anciens combattants (ONAC), précisant qu'il a aujourd'hui «honte» de conduire des visiteurs à la recherche de la sépulture d'un proche tombé au combat tant l'état du cimetière est déplorable.

Construite dans les années 1920, cette nécropole nationale où reposent environ 7 500 hommes ayant pour la plupart combattu et étant tombés sous l'uniforme français semble manquer d'entretien depuis plusieurs années ce qui provoque la colère d'associations locales dédiées à la mémoire, mais aussi de la Croix-Rouge.

Aussitôt publiée, la nouvelle a provoqué des réactions d'indignation sur les réseaux sociaux, notamment celle de la président du Front national Marine Le Pen.

Selon les informations recueillies par le Courrier Picard, l’ONAC, l'opérateur de l’Etat pour le ministère des Armées, s’apprêterait à agir pour restaurer la grande nécropole dans des travaux qui prendront environ six mois pour une somme d'environ 900 000 euros. La rénovation devraient être achevée et le cimetière rénové pour les commémorations du centenaire de l'armistice, ce dont Gérard Karolczak semble douter : «Ils me trimbalent depuis 2008», a-t-il ainsi soupiré à l'encontre de l'Office.

Bordeaux: Il faisait mine d’aider des vétérans marocains et détournait leurs allocations

Mercredi, 08 Novembre 2017 17:29
http://www.20minutes.fr/
Publié le 08/11/17

JUSTICE Lundi, un commerçant Bordelais a été condamné à un an de prison pour avoir détourné plusieurs centaines de milliers d'euros d'allocations destinées à d'anciens combattants marocains...

Le tribunal de grande instance de Bordeaux.

Le tribunal de grande instance de Bordeaux. — E.Provenzano / 20 Minutes

Un commerçant bordelais a été condamné ce lundi par le tribunal correctionnel de Bordeaux à deux ans de prison, dont un avec sursis, pour le détournement partiel d'allocations versées à d'anciens combattants marocains, portant sur plusieurs centaines de milliers d'euros. Il a été reconnu coupable d'escroquerie et de blanchiment aggravé et devra verser à la partie civile, le Service de l'Allocation de Solidarité aux Personnes Agées (ASPA) représenté par la Caisse des dépôts et consignations, plus de 521.000 euros au titre du préjudice matériel, dont le prévenu a été reconnu partiellement responsable.

>> A lire aussi : Nice: La métropole va réserver des emplois publics aux enfants de harkis

A l'audience fin septembre, le tribunal avait entendu comment ce sexagénaire avait mis en place un stratagème, entre 2009 et 2013 au moins, par lequel il fournissait à des anciens combattants, jusqu'à une quarantaine d'entre eux, souvent démunis et illettrés, des attestations de logement fictives à son adresse, dans le centre historique de Bordeaux.

Pas-de-Calais : des éoliennes sèment la discorde entre la France et l'Australie

Jeudi, 09 Novembre 2017 11:00
http://www.lefigaro.fr/
Par Roland Gauron Publié le 08/11/2017

http://i.f1g.fr/media/figaro/680x382_crop/2017/11/08/XVMdc5261c8-c48f-11e7-b5ea-cfc166fd55ef.jpg

Environ 10.000 soldats australiens sont morts ou ont été blessés entre avril et mai 2017 lors des deux batailles de Bullecourt. Domaine public

Le ministre australien des Anciens Combattants, Dan Tehan, va demander des clarifications à la France au sujet d'un projet d'éoliennes sur un champ de bataille où des milliers d'Australiens ont péri en 1917.

Sur les terres du Pas-de-Calais, plusieurs milliers de soldats australiens sont tombés pour la France durant la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui, un champ d'éoliennes qui pourrait voir le jour courant 2020 sur un ancien champ de bataille est à l'origine d'une discorde entre Paris et Canberra. Mercredi, l'Australie a même annoncé qu'elle allait demander des clarifications à la France à ce sujet. «Je parlerai avec mon homologue français pour obtenir des clarifications», a assuré le ministre australien des Anciens Combattants, Dan Tehan. «Les Français, comme les Australiens, comprennent l'importance de cette terre et ont le plus grand respect pour le sacrifice fait par les Australiens sur leur sol.»

La veille, la chaîne australienne Sky News diffusait un reportage sur le futur champ de six éoliennes de 150 mètres de haut qui doit voir le jour entre les communes de Bullecourt et Riencourt-les-Cagnicourt, dans le Pas-de-Calais. Le projet, porté par la société Eolis-Les quatre chemins, filiale d'Engie Green, sera érigé à seulement 600 mètres d'un mémorial dédié aux victimes de la bataille. Certains descendants de soldats australiens s'en émeuvent d'autant plus que certaines dépouilles y gisent encore. Les activités agricoles actuellement menées sur le site ne les dérangent pas, explique Sky News. Mais l'installation d'éoliennes impliquerait de creuser la terre beaucoup plus profondément.

Quelque 10.000 Australiens tués ou blessés

Entre avril et mai 1917, dans ce secteur de deux kilomètres carrés, plusieurs divisions australiennes et une britannique avaient tenté de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Au soir d'une première offensive, le 11 avril, la 4e brigade australienne, engagée ce jour-là à Bullecourt, perdra pas moins de 2229 hommes sur les 3000 qu'elle comptait initialement. Le mois suivant, les Australiens repartent à l'assaut. Au cours de cette seconde bataille, 7000 soldats australiens supplémentaires seront tués ou blessés. Encore aujourd'hui, de nombreux Australiens font le voyage pour honorer la mémoire de leurs aïeuls. La ministre des Affaires étrangères australienne s'était en personne rendue sur place il y a trois ans. À ces 10.000 morts ou blessés, s'ajoutent également 7000 Britanniques et 10.000 Allemands.

» LIRE AUSSI - Les Australiens commémorent les combats de la Première guerre mondiale

Le projet d'éoliennes ne rencontre pas uniquement l'opposition des Australiens. Certains riverains voient d'un mauvais œil l'installation des six éoliennes. Le conseil municipal de Riencourt-les-Cagnicourt a voté le week-end dernier contre le projet. «On a eu beaucoup de retours liés au mémorial, rétorque dans La Voix du Nord Maxime Louage, chef de projet chez Engie green. On a donc décalé le projet vers le sud, de plusieurs centaines de mètres. Quand on entrera sur le site, on ne verra pas les éoliennes, contrairement à ce qui était prévu au départ.» Une enquête publique a été ouverte en début de semaine mais le fin mot de l'histoire reviendra au préfet du Pas-de-Calais.

Hommage aux soldats inconnus inhumés à Palavas

Jeudi, 09 Novembre 2017 11:11
http://www.midilibre.fr/
Publié le 08/11/2017

Hommage aux soldats inconnus inhumés à Palavas

Émotion à l'évocation de ces soldats inconnus.

Chaque année, l'après-midi du 2 novembre, Palavas-les-Flots rend hommage aux soldats tombés au champ d'honneur.

Jeudi, toujours fidèle à ce rendez, une importante délégation des anciens combattants de la section palavasienne de l'UNC s'est rendue, derrière ses porte-drapeaux, au cimetière de la ville. Le maire Christian Jeanjean, qu'accompagnaient plusieurs élus, et Roger Fostier, le président de la section des anciens combattants ont, dans leurs allocutions respectives, évoqué la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour la patrie et plus particulièrement celle des soldats inconnus qui sont inhumés dans le carré militaire. Tous les deux ont insisté sur la grande fragilité de la paix et sur les efforts nécessaires à sa préservation.

Cette cérémonie, émouvante dans sa simplicité, a été marquée par un dépôt de gerbes et une vibrante Marseillaise.

A la rencontre des Pupilles de la Nation : 100 ans d'un statut unique

Jeudi, 09 Novembre 2017 11:17
http://www.parismatch.com/
Publié le 09/11/2017 Mariana Grépinet

SC BW17 09 16PUPILLES024
Julien et Caroline Altounian, 24 et 22 ans, devant le château de Vincennes. En février 2009 ils étaient présent à l’attentat du Caire.

Orphelins ou victimes d’un attentat, l’Etat avait un devoir envers eux, il les a adoptés. Pour les 100 ans de ce statut sans équivalent au monde, Match est allé à leur rencontre.

Serrées sur le canapé de la maison familiale, en bordure du lac d’Annecy, les trois sœurs Verdoulet feuillettent l’album à la couverture rosée. Les pages de papier ont jauni. Il y a peu de photos de famille. Le temps a manqué pour en prendre. Leur père, Christian, policier, est mort en 1993 dans un braquage à main armée. Il avait 42 ans, les jumelles, Laure et Lise, 3 ans, Magali, 7. Elles ont perdu un parent. Mais en devenant pupilles de la nation, elles en ont trouvé un autre : l’Etat. Ce dernier s’est substitué à leur père pour les prendre en charge, de manière symbolique et matérielle. Mais il ne comble pas le manque affectif. « Plus je vieillis et plus je ressens son absence », glisse Lise, les larmes aux yeux. Adepte de la course à pied, elle s’adresse à son père avant chaque compétition : « Allez, donne-moi des ailes… »

Lire aussi : "Morts pour la France" ou "au service de la nation"

Yohanna Brette, elle, a perdu sa mère, hôtesse de l’air, dans l’attentat du DC-10 d’UTA, en 1989, commandité par le pouvoir libyen du colonel Kadhafi, et qui a coûté la vie à 170 personnes. Quand on lui demande son âge, elle le calcule en prenant comme référence la date de l’attentat. Malgré le temps, la plaie reste vive. Parce que son père souffrait de troubles mentaux, elle a écumé une dizaine de familles d’accueil et de foyers avant d’être adoptée, à 14 ans, par des amis de sa mère. Pendant cette adolescence conflictuelle et agitée, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), dont dépendent les pupilles, a été son « filet de sécurité ». Elle sait aujourd’hui que, quoi qu’il arrive, il y aura toujours quelqu’un pour elle.

Pour devenir pupille de la nation, il faut le demander et déposer un dossier auprès du tribunal de grande instance. Peut prétendre à ce statut un jeune de moins de 21 ans dont l’un des parents (ou les deux) a été blessé ou tué au combat ou dans l’exercice de ses fonctions (pour un militaire, policier, magistrat, etc.). Depuis 1990, les victimes (toujours âgées de moins de 21 ans) ou enfants de victimes de terrorisme ont été intégrés. Devenir pupille, c’est être adopté par la nation, au sens littéral. Certains parents hésitent. Le mot « adoption » et sa mention sur l’acte de naissance font peur. « Mais ce statut ne retire rien au parent existant, qui conserve tous ses droits. Il s’agit simplement d’un soutien moral et financier », explique Emmanuelle Double, chef du bureau solidarité à l’ONACVG.

John Leader et l’un de ses fils, Oscar, 12 ans, étaient au Bataclan le 13 novembre 2015. L’adolescent n’avait jamais vu de morts, il s’est retrouvé allongé à côté d’un cadavre. Par miracle, père et fils s’en sortent indemnes. Au moins physiquement.

John découvrira l’existence du statut de pupille quelques mois plus tard, grâce à un courrier envoyé par l’Office à toutes les victimes des attentats. « Ça fait du bien de savoir que l’Etat, parfois impersonnel, peut se rendre disponible vis-à-vis des enfants qui se retrouvent dans cette situation », constate ce Franco-Australien. Pour leur expliquer où tout a commencé, il a emmené ses deux fils dans les cimetières de la Somme. Au milieu des tombes, il leur a parlé de la Grande Guerre et des 986 000 orphelins de ce conflit. C’est pour eux que le statut de pupille a été créé en 1917. Il est unique au monde. S’il a assez peu évolué, il s’est adapté aux époques. Il prévoit aujourd’hui la gratuité des frais d’inscription à l’université ou l’exonération des frais de succession, des étrennes de fin d’année (de 200 à 800 euros en fonction de l’âge), et puis des subventions attribuées lorsque la situation l’exige, en fonction des ressources familiales.

La mère de Thibault Bagoe-Fresino a été grièvement blessée dans l’attentat du RER B en 1995. Il a grandi seul avec elle en Martinique. Avec une obsession : voler. Son statut de pupille lui a donné des ailes. Il lui a permis de financer ses études de pilote. L’Office a pris aussi en charge son loyer à Montpellier, ainsi que l’achat du matériel : casque, nécessaire de navigation et manuels scolaires. Laure Verdoulet, elle, a pu aller aux Etats-Unis pour améliorer son anglais. Elle a obtenu, avec sa jumelle, une aide pour une opération des yeux au laser. En moyenne, 3 000 euros sont versés par an à chaque pupille. Mais le dispositif ne se résume ni à un montant ni à un chèque. Comme un vrai parent, la nation sait aussi être présente à des moments symboliques, à travers des attentions. Quand Lise quitte le domicile familial pour s’installer dans son appartement, elle lui offre un lave-linge.

Emmanuel Macron serre un pupille de la nation contre lui
Emmanuel Macron serre un pupille de la nation contre lui, à l’occasion du défilé du 14 Juillet, place de la Concorde. © Denis Allard/Pool/Bestimage

Pour les pupilles, l’Etat a un nom et un visage, celui de l’assistante sociale qui les suit. Celle de Thibault lui donne un coup de main pour remplir ses papiers : Caf, assurance-maladie, Pôle Emploi. Elle le soutient, l’encourage. « On a toujours besoin de l’ONACVG comme on a toujours besoin d’une famille », conclut Thibault. L’accompagnement dure tout au long de la vie. « En général, les pupilles disparaissent de nos radars lors de leur entrée dans la vie active. On les retrouve quand ils ont un accident de parcours puis, le plus souvent, après 70 ans », explique Emmanuelle Double dans son bureau de l’hôtel des Invalides. Chantal Banlier se décrit comme « une vieille pupille de la nation ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, son père s’est pris un éclat d’obus. « Il est entré par une joue et est sorti par un œil ; papa est devenu gueule cassée, raconte-t-elle. Il me disait toujours : “N’oublie pas, grâce à ce statut, tu es protégée.”» Chantal a 72 ans. Elle n’avait jamais sollicité l’Office. Jusqu’à ce que sa pension de comédienne se révèle insuffisante pour payer son loyer. C’était il y a trois ans. « Je suis allée voir l’assistante sociale – je ne la remercierai jamais assez – et j’ai obtenu deux allocations logement », détaille la retraitée.

« Ça fait un peu bizarre d’être rattaché aux anciens combattants, à des gens qui ont perdu un bras, une jambe », confie Julien Altounian, 24 ans

En 2016, l’ONACVG, dont le budget est limité, a versé 1,1 million d’euros à quelque 2 000 pupilles majeurs et 1,4 million d’euros à 500 jeunes. Jusqu’à présent, on comptait chaque année entre 20 et 50 nouveaux arrivants. Les attentats ont tout changé. En 2016, 189 enfants ont été adoptés par la nation. Parmi eux, 137 à cause du terrorisme. Cette année, 138 jeunes ont déjà été reconnus pupilles de la nation. La moitié d’entre eux ont moins de 10 ans. A Nice, l’assistante sociale Nathalie Farneti, référente locale de l’ONACVG, s’est retrouvée face à des familles anéanties. Comme cette fratrie de cinq enfants, dont les deux parents ont été fauchés par le camion assassin. L’aînée, 30 ans, est devenue la tutrice des plus jeunes, adoptés par l’Etat.

Jusqu’au 14 juillet 2016, Nathalie Farneti, 43 ans, était en charge des cinq pupilles de son département. Depuis, elle en gère 58. Pour certains, elle est devenue une amie, une confidente, une seconde mère parfois. Elle est celle que l’on appelle pour constituer chaque dossier de demande de subvention, régler des questions administratives, boucler les fins de mois, préparer les vacances des enfants. Elle est celle qu’on contacte quand plus rien ne va. Celle qui écoute, surtout les angoisses, les cauchemars, les récits d’horreur qui tournent en boucle. Pour mesurer son engagement, il faut entendre son émotion quand elle évoque le plus jeune d’entre eux, « ce babinou né quelques mois après l’attentat, dont le papa a été grièvement blessé et qui ne connaîtra ni son grand-père paternel ni son oncle, tous deux décédés en juillet ». Elle a dédié sa vie à ces enfants.

« Ça fait un peu bizarre d’être rattaché aux anciens combattants, à des gens qui ont perdu un bras, une jambe », confie Julien Altounian, 24 ans. En février 2009, il était en vacances au Caire avec sa sœur Caroline. Ils se promenaient dans un souk quand une bombe a explosé. Une de leurs amies est morte. Julien et Caroline se sont d’abord sentis illégitimes pour prétendre au statut de pupille, avant de comprendre qu’ils avaient été visés à cause de leur nationalité et que, à ce titre, la nation leur devait cette protection supplémentaire. Les années qui suivent l’attentat sont difficiles. Julien se mure dans le silence, se replie sur lui-même. Jusqu’au projet Papillon : un séjour d’une semaine, organisé par l’AFVT (Association française des victimes du terrorisme) pour réunir des jeunes victimes d’attentat. La parole de Julien se libère.

Des heures les plus sombres de l’Histoire, est né un statut qui donne de l’espoir quant au rôle et à la place de l’Etat

Cette rencontre avec d’autres pupilles a été une étape dans sa reconstruction. « Un vrai lien nous unit, assure Yohanna. Quand on se parle, on se comprend. On est là les uns pour les autres. Entre nous, il n’y a aucun tabou. Pour les autres, ça peut paraître violent. » Pendant des années, la jeune fille a caché son histoire, racontant que sa mère était morte dans un accident d’avion. A l’époque, on ne parle pas de terrorisme. Elle mettra vingt ans à dire la vérité et à témoigner. Les attentats du 13 novembre 2015 ont réveillé ses angoisses. Mais pas seulement. Quelques jours après, elle a proposé son aide à l’AFVT et intégré l’association. Le moyen de rendre ce qui lui a été donné pendant des années.

Des heures les plus sombres de l’Histoire, est né un statut qui fait honneur à la France et donne de l’espoir quant au rôle et à la place de l’Etat. « Je suis très attaché à la nation et très fier ; la nation est une véritable mère pour moi, et une bonne mère », dit Thibault. Yohanna témoigne de la même fierté : « J’ai un vrai côté patriotique. » Yohanna, Thibault, Julien et Caroline, les sœurs Verdoulet, tous ont fait de leur drame une force. « Je trouve ça beau que l’Etat sache reconnaître ses enfants, confie Julien. Ça pousse à se réaliser, à être exemplaire. » Le rêve de tout parent.

L’ONACVG lance une campagne nationale d’appel aux dons via l’œuvre du Bleuet de France : bleuetdefrance.fr

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

« Servir », Pierre de Villiers prend la parole pour la première fois depuis sa démission et s'explique

Mercredi, 08 Novembre 2017 17:34
https://francais.rt.com/
8 nov. 2017, 12:26

«Servir», Pierre de Villiers prend la parole pour la première fois depuis sa démission et s'explique

L'ancien chef d'état-major des armées à l'Elysée en mars 2016 © Charles Platiau Source: Reuters

Dans un livre paru le 8 novembre, l’ancien chef d'état-major des armées rend hommage aux militaires et revient sur le conflit qui l’a opposé à Emmanuel Macron en comparant ce dernier aux trois autres chefs d'Etat qu'il a servis dans sa fonction.

«Quel gâchis d’en être arrivés là, alors que nous aurions pu faire autrement !», c'est en des termes relativement mesurés et en accord avec sa carrière que Pierre de Villiers a choisi de donner sa version du différend qui l'a opposé à l'actuel locataire de l'Elysée.

Pour mémoire, après des semaines ombrageuses et un recadrage sévère de la part du président, le chef d'état-major des armées a claqué la porte le 19 juillet. Sa démission, fait sans précédent sous la Ve République, avait pour origine des économies de 850 millions d'euros réclamées cette année aux armées, dans un contexte de restrictions budgétaires générales, ce que le militaire n'a pas accepté.

Pas un pamphlet, mais une mise au point

Dans son ouvrage intitulé Servir et publié le 8 novembre par les éditions Fayard, Pierre de Villiers rend hommage aux hommes et aux femmes qui servent sous les couleurs du drapeau français et rappelle qu'il a lui-même œuvré à l'état-major des armées auprès de quatre présidents différents :

«Le chef militaire vit au contact constant du pouvoir politique. Pour ma part, j’ai connu en conseil restreint pas moins de quatre présidents de la République : Jacques Chirac, méthodique, chaleureux et passionné par l’armée ; Nicolas Sarkozy, exigeant, tranchant et charismatique ; François Hollande, à l’écoute, calme et plein d’humour ; et, enfin, Emmanuel Macron, avec lequel mes relations ont été empreintes de franchise, de confiance et de cordialité.»

Même «l'obéissance» de la «Grande muette» a ses limites

«Cordialité», le terme peut paraître fort au regard du scandale provoqué par sa démission en juillet, mais le général précise : «La vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef», et il ajoute : «La vraie liberté est d'être capable de le faire, quels que soient les risques et les conséquences [...] La vraie obéissance se moque de l'obéissance aveugle. C'est l'obéissance d'amitié.»

L'ancien chef d'état-major reste pourtant en partie fidèle à l'attitude silencieuse prônée au sein de l'armée, la «Grande muette» comme on l'appelle parfois : il ne dira pas tout. Il a par exemple choisi de ne pas dévoiler la teneur de son dernier entretien avec le président Macron, au moment où il lui a remis sa démission : «Vous me permettez de garder pour moi» cet échange, s'excuse-t-il.

En revanche, sur la brouille budgétaire qui a précipité le départ de ce militaire visiblement apprécié des trois présidents qui ont précédé Emmanuel Macron, l'ouvrage se fait plus incisif et rappelle les problèmes récurrents entre l'armée et le pouvoir : «Nous ne pouvons plus traiter des problèmes de défense avec une approche comptable comme nous l'avons connue dans les années 2000. [...] Nous n'en sommes plus aux interventions ponctuelles dans l'espace et dans le temps. La phase militaire de la majorité des engagements extérieurs dure en moyenne une quinzaine d’années.»

Lire aussi : Prise en étau entre les terroristes et les coupes budgétaires, l'armée française est en souffrance

Le 14 juillet, «critiqué publiquement», Pierre de Villiers prend sa décision

Par ailleurs, il semblerait que Pierre de Villiers n'ait pas non plus digéré la journée du 14 juillet 2017 : «Critiqué publiquement et explicitement, devant les représentations étrangères, dont mon homologue américain présent à mes côtés pour notre fête nationale, devant les familles des soldats morts au combat au cours de l’année, devant les blessés des armées et l’ensemble des représentants de la communauté de défense, il me semblait impossible de poursuivre ma mission.»

Cinq jours plus tard, le général renonçait à son poste et était bientôt remplacé par le général François Lecointre. Loyal et toujours aussi élégant, le chef d'état-major sortant n'a d'ailleurs que des mots élogieux à son égard et qualifie cette nomination d'«excellent choix.»

De Villiers répond à Macron : les raisons de la rupture

Mercredi, 08 Novembre 2017 17:44
http://www.rtl.fr/actu/
Cécile De SèzeJ publié le 07/11/2017

ÉCLAIRAGE - L'ancien chef d'état-major des Armées a présenté sa démission le 19 juillet dernier après une crise sans précédent avec le président de la République. Pierre de Villiers publie "Servir", dans lequel il expose sa vision des choses.

Emmanuel Macron descend les Champs-Élysées en voiture militaire vendredi 14 juillet au côté du chef d'état-major Pierre de Villiers

Emmanuel Macron descend les Champs-Élysées en voiture militaire vendredi 14 juillet au côté du chef d'état-major Pierre de Villiers Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Tout est parti d'une question de budget. En juillet dernier, le chef d'état-major des Armées, pour la première fois depuis 1958, présente sa démission au président de la République. Le 19 juillet, Emmanuel Macron accepte le départ de Pierre de Villiers après un épisode critique qui aura duré moins d'une semaine. Cette démission est le résultat d'une crise de confiance profonde entre le président et son chef des armées.

Celui qui a gravi les échelons militaires toute sa carrière publie, le 8 novembre, Servir. Il y expose sa vision des choses, et surtout il veut "expliquer aux Français" sa démission qu'il qualifie de "devoir personnel" et "collectif". Pierre de Villiers y expose également, d'après lui, "la vérité sur l'état de nos forces armées et sur les menaces".

À lire aussi Pierre de Villiers à l'Élysée, lors de la passation de pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron, le 14 mai 2017 défense Qui est Pierre de Villiers, l'ancien chef d'état-major des armées ?

Deux principales raisons ressortent de cette crise : pas assez de moyens octroyés pour les besoins demandé aux armées ; le lien de confiance s'est "dégradé" après les propos tenus le 13 juillet par le président de la République. Il est parti, selon lui, avec "aucune amertume, aucune rancœur" et "le sentiment du devoir accompli".

Crise de confiance au sommet

Le 11 juillet, Gérald Darmanin annonce, sur RTL, une coupe budgétaire de 850 millions d'euros demandée à tous les ministères, y compris celui tenu par Florence Parly. Une nouvelle que Pierre de Villiers a eu du mal à avaler.

Il faut dire que les promesses de campagne du candidat En Marche ! ne correspondent pas à cet effort demandé. Pierre de Villiers s'en est plaint, et a jugé que l'armée "avait "déjà tout donné", lui qui milite pour un budget à 2% du PIB en 2025. Il croyait à cet engagement, alors la déception est mal passée.

"Je ne vais pas me faire baiser comme ça !" avait-t-il lancé le 13 juillet dernier avant de se faire recadrer par le locataire de l'Élysée, devant les militaires, dans la cour de l'Hôtel de Brienne : "Je suis votre chef". "Je considère qu'il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique", avait ajouté Emmanuel Macron dans une allusion directe au général. Un affront insupportable devant ses troupes pour celui qui devait représenter l'autorité.

"Recadrer le chef d’état-major devant un parterre de généraux et de subordonnés, c’est l’horreur absolue, on ne doit jamais remettre en cause un chef militaire comme cela", a raconté un prédécesseur de l'intéressé, Henri Bentégeat, au Monde. D'autant que Pierre de Villiers avait été reconduit pour un an à son poste par le président de la République le 30 juin, à la condition de tenir la promesse des 2%.

Escalade des tensions entre de Villiers et Macron

Alors quand la crise a éclaté entre Pierre de Villiers et Emmanuel Macron, si le gouvernement a tenté de sauver la façade et que le chef d'état-major a accepté de descendre l'avenue des Champs-Élysées au côté du chef de l'État pour le 14 juillet, l'eau était déjà dans le gaz. Le lendemain, sur Facebook, le rebelle postait un message de mise en garde adressé à son corps de métier : "Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité."

Au Journal du Dimanche, le président expliquait : "Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change." Le 17 juillet, vers 15 heures, la décision est prise. Une heure avant, le chef d'état-major a présenté une première lettre de démission au chef de l'État, qui est refusée. Trois jours plus tard, elle est acceptée et le remplaçant de Pierre de Villiers est annoncé à la sortie du conseil des ministres, mercredi 19 juillet : c'est François Lecointre.

Ces coupes budgétaires ont été particulièrement mal reçues à l'heure où la France est engagée militairement à l'extérieur au Sahel et au Levant, et que l'opération sentinelle est en cours sur le territoire depuis plus de deux ans, sans interruption. Emmanuel Macron avait toutefois assuré que, malgré ces efforts demandés, les crédits budgétaires alloués aux armées seront portés à 34,2 milliards d'euros en 2018.

Le général de Villiers explique et défend sa démission dans un livre

Mercredi, 08 Novembre 2017 18:01
http://www.bfmtv.com/
07/11/2017

000_QL5C0.jpg

Emmanuel Macron et le général Pierre de Villiers, le 14 juillet. - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / POOL / AFP

Jusqu'au 19 juillet, le général Pierre de Villiers était le chef d'état-major des armées. A cette date, il a présenté sa démission au président de la République sur fond de querelle budgétaire. Dans un livre, publié ce mercredi, le haut gradé sort de son silence et s'explique.

Servir sort ce mercredi dans les librairies et crée l'événement, signé par le général Pierre de Villiers. C'est la première fois que l'ex-chef d'état-major des armées revient sur sa démission remise au cœur de l'été dernier, le 19 juillet, à Emmanuel Macron. Ce mardi, Le Monde a publié sur son site internet les bonnes feuilles de l'ouvrage de ce militaire de haut rang qui a retrouvé la Vendée, fief de sa famille, depuis son retrait.

De Chirac à Macron

Evitant visiblement les controverses, l'officier de 61 ans dresse dans son livre le panorama des chefs de l'Etat qu'il a connus de près:

"Le chef militaire vit au contact constant du pouvoir politique. Pour ma part, j’ai connu en conseil restreint pas moins de quatre présidents de la République: Jacques Chirac, méthodique, chaleureux et passionné par l’armée ; Nicolas Sarkozy, exigeant, tranchant et charismatique ; François Hollande, à l’écoute, calme et plein d’humour ; et, enfin, Emmanuel Macron, avec lequel mes relations ont été empreintes de franchise, de confiance et de cordialité."

Abordant leurs premiers entretiens, il dépeint à nouveau un tableau flatteur de leurs échanges. "Nos relations personnelles ont toujours été confiantes: alors secrétaire général adjoint à l’Elysée, il m’avait aidé, lorsque, au printemps 2014, à peine nommé chef d’état-major des armées, j’avais déjà eu à mener une difficile bataille budgétaire", dit-il.

C'est pourtant à ce président de la République avec lequel il entretenait des relations apparemment si sereines qu'il a présenté sa démission. Le général revient en longueur sur cette journée du 19 juillet: "Aucun chef d’état-major des armées n’a jamais démissionné sous la Ve République. Et pourtant, je vais présenter ma démission. (...) L’entretien dure cinquante minutes et sa tonalité est apaisée. Quel gâchis d’en être arrivés là, alors que nous aurions pu faire autrement!"

Dans Servir, le général Pierre de Villiers campe toutefois sur les positions qui ont entraîné son départ. Et la raison est évidemment budgétaire en premier lieu: "Nous ne pouvons plus traiter des problèmes de défense avec une approche comptable comme nous l’avons connue dans les années 2000. (...) Nous n’en sommes plus aux interventions ponctuelles dans l’espace et dans le temps. La phase militaire de la majorité des engagements extérieurs dure en moyenne une quinzaine d’années."

Une affaire personnelle

C'est aussi devenu une affaire personnelle:

"Critiqué publiquement et explicitement, devant les représentations étrangères, dont mon homologue américain présent à mes côtés pour notre fête nationale, devant les familles des soldats morts au combat au cours de l’année, devant les blessés des armées et l’ensemble des représentants de la communauté de défense, il me semblait impossible de poursuivre ma mission."

Dont acte. Par ailleurs, s'agissant de son remplaçant, le général François Lecointre, Pierre de Villiers dit y voir "un excellent choix".

Robin Verner

Le général de Villiers raconte sa démission : "Quel gâchis d’en être arrivé là"

Jeudi, 09 Novembre 2017 09:56
http://www.sudouest.fr/
Publié le 07/11/2017

Le général de Villiers raconte sa démission :

Emmanuel Macron et Pierre de Villiers, le juillet dernier. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / afp

Le 19 juillet, le chef d’état-major des armées avait quitté son poste en raison d’un désaccord avec Emmanuel Macron. Il se confie dans un livre.

Mi-juillet, l’affaire avait fait grand bruit. Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, avait démissionné de son poste après avoir été recadré par le président Emmanuel Macron à propos du budget des armées.

Le général s’était ému d’une baisse annoncé. Emmanuel Macron l’avait sèchement repris. "Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change", avait déclaré le président.

"Un devoir personnel"

Ce mardi, Le Monde publie des extraits de "Servir", le livre rédigé par l’ex-militaire. Le jour même de sa démission, il relate son état d’esprit à quelques instants de sa rencontre avec le président : "Pour ce rendez-vous au palais de l’Elysée, je n’ai pas pris de dossiers. Rien qu’une feuille de papier. Aucun chef d’état-major des armées n’a jamais démissionné sous la Ve République. Et pourtant, je vais présenter ma démission."

Sud Ouest

Crédit photo : ETIENNE LAURENT / afp

L’entretien dure "cinquante minutes" et "sa tonalité est apaisée", assure-t-il. Mais il ajoute : "Quel gâchis d’en être arrivés là, alors que nous aurions pu faire autrement (…). Cette démission que rien n’annonçait quinze jours plus tôt était pour moi un devoir personnel ; elle comporte également un devoir collectif, celui d’en expliquer les raisons, afin de dire aux Français la vérité sur l’état de nos forces armées et sur les menaces auxquelles notre pays doit faire face."

Une armée "en surchauffe"

La vérité que veut mettre en avant le général de Villiers, c’est que "l’armée française se trouve aujourd’hui en véritable surchauffe" car elle doit "mener à bien tant de missions avec des moyens limités". Le militaire assure donc avoir pris ses responsabilités pour défendre les hommes sous ses ordres.

"Les militaires français n’ont pas de syndicat. Ils ne peuvent se constituer en contre-pouvoir. Seul le chef se trouve en position de faire remonter à sa hiérarchie les difficultés et les demandes légitimes. C’est ce que j’ai toujours fait avec le président de la République".

Le général de Villiers revient sur sa démission fracassante dans un livre

Jeudi, 09 Novembre 2017 12:02

http://lessor.org/
9 novembre 2017

Paris, le 30 aout 2016, le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers (à droite) lors de la cérémonie d'adieu aux armes du Directeur général de la Gendarmerie, le général Denis Favier (au centre) auquel succède le général Richard Lizurey (à gauche). (M. GUYOT/ESSOR)

Paris, le 30 aout 2016, le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers (à droite) lors de la cérémonie d'adieu aux armes du Directeur général de la Gendarmerie, le général Denis Favier (au centre) auquel succède le général Richard Lizurey (à gauche). (M. GUYOT/ESSOR)

L’ancien chef d’état-major des armées (Cema) Pierre de Villiers, qui a démissionné avec fracas le 19 juillet après avoir été recadré par Emmanuel Macron, défend et explique sa décision dans un livre intitulé “Servir” (Fayard).

Sa démission, fait sans précédent sous la Ve République, avait pour origine des économies de 850 millions d’euros réclamés aux armées, dans un contexte de restrictions budgétaires générales, que le gradé n’a pas accepté.

La vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef“, écrit le général de Villiers. “La vraie liberté est d’être capable de le faire, quels que soient les risques et les conséquences (…) La vraie obéissance se moque de l’obéissance aveugle. C’est l’obéissance d’amitié“, écrit-il dans son livre de 250 pages.

Pour autant, le général ne dévoile pas la teneur de son dernier entretien avec le président Macron. “Vous me permettez de garder pour moi” cet échange.

Assurant qu’avant la crise qui l’a conduit à quitter son poste, ses relations avec le président ont d’abord “été empreintes de franchise, de confiance et de cordialité“, il estime toutefois qu’après avoir été “critiqué publiquement et explicitement” par le chef de l’État lors d’un discours le 13 juillet, “le lien de confiance entre le chef des armées et son chef d’état-major était trop dégradé pour que je puisse continuer à mon poste“.

Connu pour son franc-parler, Pierre de Villiers avait déclaré, lors d’une audition à huis clos à l’Assemblée nationale sur ces questions budgétaires qu’il “n’allait pas se laisser baiser” et que le situation “n’était pas tenable“.

Détaillant dans son livre les restructurations imposées aux armées au cours des dernières années, le général écrit: “On a déjà donné. On a déjà tout donné“.

Le ministère de la Défense a été le plus important contributeur de la révision générale des politiques publiques (RGPP) instaurée en 2007 (…) En poste à Matignon entre 2008 et 2010, j’ai pu le vérifier, chiffres à l’appui (…) Lorsque les engagements opérationnels sont en hausse et le budget en baisse, j’appelle cela un grand écart“, estime-t-il.

Se plaçant dans la position du serviteur de l’État et de l’armée française qui choisit de dire ce qu’il a sur le cœur, au risque de devoir sacrifier sa carrière, il affirme que “la loyauté n’est pas l’esprit de cour ni l’assentiment permanent à ce qui peut être utile pour se faire bien voir. Le silence est parfois proche de la lâcheté“.

Concluant son livre sur la haie d’honneur et les applaudissements que les personnels du ministère de la Défense lui ont réservé le jour de son départ, Pierre de Villierslit dans les regards la déception, la colère parfois, l’incompréhension, mais aussi la fierté retrouvée d’un chef qui est allé au bout de ses convictions“.

Le général de Villiers a été remplacé par le général François Lecointre au poste de chef d’état-major des armées.

Défense : les députés LR ont des "doutes et inquiétudes" autour du budget

Jeudi, 09 Novembre 2017 11:29
http://www.rtl.fr/
Martin Planques et AFP publié le 08/11/2017

L'Assemblée nationale a adopté mardi 7 novembre le projet de budget de la Défense pour 2018, en augmentation de 1,8 milliard par rapport à 2017, conformément aux engagements du gouvernement. Pourtant à droite, es doutes subsistent.

Emmanuel Macron à la base aérienne d'Istres le 20 juillet en compagnie du chef d'état-major des Armées Francois Lecointre et de la ministre des Armées Florence Parly.

Emmanuel Macron à la base aérienne d'Istres le 20 juillet en compagnie du chef d'état-major des Armées Francois Lecointre et de la ministre des Armées Florence Parly. Crédit : Claude Paris/AP/SIPA

Voté en première lecture mardi 7 novembre à l'Assemblée nationale, le budget 2018 de la Défense, doté de 32,4 milliards d'euros, "prévoit une hausse historique de 1,8 milliard d'euros", a déclaré devant les députés la ministre des Armées Florence Parly. "C'est un effort inédit, le point de départ d'une remontée en puissance exceptionnelle, puisque chaque année ensuite, et ceci jusqu'en 2022, le budget du ministère des Armées augmentera de 1,7 milliard par an".

Malgré les louanges de la ministre Florence Parly certaines voix ont laissé entendre des "doutes" sur le premier budget de la Défense de l'ère Emmanuel Macron. Notamment chez les Républicains, le député Charles de La Verpillière, en reconnaissant que la hausse de 1,8 milliard était "bienvenue", a déclaré que "les députés LR éprouvent des doutes et des inquiétudes concernant en premier lieu l'exécution du budget 2017, après l'annulation de 850 millions de crédits inscrits à ce budget."

Avant de demander directement à la ministre des Armées : "Êtes-vous certaine, Madame la ministre, que cela ne va pas affecter les capacités opérationnelles" des forces armées ? "Cela réduit à peu de choses, reconnaissez-le, l'augmentation réelle de ce budget 2018", a-t-il ajouté.

Une hausse du budget déjà consommée

Comme le rapporte Les Échos, de nombreux Sénateurs LR ont rappelé que la hausse de 1,8 milliard d'euros de budget en 2018 est en fait consommée d'avance. Notamment parce que des mesures prises en 2016 pour les militaires (embauches et primes) se traduiront pleinement à hauteur de 1 milliard dans le budget 2018, d'après le journal économique. Le "report de charges", ce qui aurait dû être payé en 2017 mais est décalé à l'année d'après, ne cesse d'augmenter. Il a doublé depuis 2010, dépasse 3 milliards d'euros depuis 2012 et devrait s'envoler à 3,5 milliards fin 2017, soit plus de 10 % du budget du ministère.

Le vote du budget 2018 survient quelques mois après la démission de l'ancien chef d'état-major des armées Pierre de Villiers. Il avait quitté son poste avec fracas le 19 juillet après avoir été recadré par Emmanuel Macron. Ce fait sans précédent sous la Ve République, avait pour origine des économies de 850 millions d'euros réclamés cette année aux armées, dans un contexte de restrictions budgétaires générales, que le gradé n'a pas accepté.

La rédaction vous recommande

La Lettre d'Information 17/49 du CEACH.

Envoyer

La Lettre d'Information 17/49
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

Bleuet de France : campagne d'appel aux dons du 3 au 13 novembre 2017

Mercredi, 08 Novembre 2017 11:28
http://france3-regions.francetvinfo.fr/
Publié le 08/11/2017

La campagne de Bleuet de France / © Bleuet de France

La campagne de Bleuet de France / © Bleuet de France

La campagne nationale d'appel aux dons pour le Bleuet de France continue jusqu'au 13 novembre. En cette année 2017, marquée par le centenaire du statut de pupille de la Nation, les dons au Bleuet de France seront plus particulièrement consacrés à ce type de public.

L'histoire

La Première Guerre mondiale crée une rupture historique par sa violence, sa durée et sa dimension internationale, elle marque la fin d’une époque.

Pour faire face aux drames humains engendrés par ce conflit, l’Etat décide de créer l’Office national des mutilés et réformés de la guerre, dès 1916, puis l’Office national des pupilles de la Nation et enfin l’Office national du combattant pour prendre en charge les réparations, la rééducation professionnelle et la solidarité en faveur des victimes de guerre et des anciens combattants.

Ces administrations spécifiques se développent en partenariat avec les associations du monde combattant, qui se multiplient après guerre, et s’organisent pour mieux défendre leurs droits, secourir et soutenir socialement leurs membres.

Car, en 1918, la fin de la «Grande Guerre» laisse derrière elle plus de 20 millions de blessés et d’invalides dont certains, gravement mutilés, ne peuvent plus travailler.
Ainsi, dans l’immédiate après-guerre, toutes les énergies sont mobilisées par la reconstruction qu’elle soit économique, humaine ou matérielle et, outre les dispositifs mis en place par l’Etat, naissent des initiatives de solidarité privées ou associatives de toutes sortes.

L’histoire de la création du Bleuet de France débute, au sortir de la Première Guerre mondiale, à l’Institution Nationale des Invalides.
Aux origines du Bleuet de France, deux femmes de leur temps à l’écoute des souffrances de leurs contemporains : Charlotte Malleterre (fille du commandant de l’Hôtel national des Invalides) et Suzanne Leenhardt, toutes deux infirmières au sein de l’Institution et qui souhaitaient venir en aide aux mutilés de la Première Guerre en créant dès 1925 un atelier pour les pensionnaires des Invalides dans lequel ils confectionnaient des fleurs de Bleuet en tissu pour reprendre goût à la vie et subvenir en partie à leurs besoins par la vente de ces fleurs.

Une campagne nationale / © Bleuet de France

Une campagne nationale / © Bleuet de France

Pourquoi le bleuet ?

Cette fleur sauvage est choisie pour incarner le symbole national du Souvenir mais pourquoi ? Plusieurs hypothèses existent :

  • Ce serait un héritage des tranchées, un souvenir de ces jeunes nouveaux soldats arrivés dans leurs uniformes bleu horizon et baptisés « bleuets » par leurs aînés Poilus,
  • Une fleur des champs dans le chaos des hommes puisque le bleuet, malgré l’horreur des tranchées a continué de pousser sur les champs de bataille,
  • En hommage au bleu, couleur de la Nation, première couleur du drapeau tricolore.


Bientôt cette initiative se développe et prend une dimension nationale : la Nation veut témoigner de sa reconnaissance et venir en aide à ces hommes qui ont sacrifié leur jeunesse à défendre la France.

C’est pourquoi, il est décidé à l’occasion du 11 novembre 1934, de vendre, pour la première fois, les fleurs de bleuet fabriquées par les anciens combattants sur la voie publique dans la capitale : 128 000 fleurs seront vendues !

C’est une vraie réussite suivie d’une véritable reconnaissance car dès 1935, l’Etat décide de la vente officielle du Bleuet chaque 11 novembre partout en France. Après la seconde Guerre mondiale, en 1957, l’Etat décide de créer un deuxième jour de collecte chaque 8 mai.

Puis, en 1991 l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG) décide de prendre en charge la gestion de l’Œuvre qui malheureusement périclitait depuis quelques années.

D’un atelier artisanal de confection de fleurs est née une oeuvre caritative unique en son genre qui a traversé le XXème siècle avec un objectif constant : soutenir les anciens combattants et victimes de guerre.


Sources : Bleuet de France et Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Pour effectuer un don

Si vous souhaitez faire un don : CLIQUEZ ICI
 

2017 : centenaire du statut de "Pupille de la Nation"

Près de 100 ans après, cette tradition perdure ! Le Bleuet de France est toujours là tout en poursuivant sa mission traditionnelle de soutien moral et financier envers les anciens combattants, les victimes des guerres d’hier et d’aujourd’hui, il met son savoir-faire au service de nouvelles victimes : celles des actes de terrorisme.

En cette année 2017, marquée par le centenaire du statut de pupille de la Nation, les dons au Bleuet de France seront plus particulièrement consacrés vers ce type de public. Un statut centenaire et une mission historique pour l’ONACVG, plus que jamais d’actualité. A ce jour, plus de 450 enfants et jeunes gens de 1 à 21 ans sont accompagnés par l’Office, qui les aide et aide leurs familles à financer en priorité leurs études, et à concrétiser les projets qui leur tiennent à cœur.

Les ¾ des pupilles adoptés en 2016 sont des enfants de victimes d’actes de terrorisme ou victimes eux-mêmes. Et depuis le début de l’année 2017, plus de cent adoptions ont déjà été prononcées.

Les anciens combattants boycottent la cérémonie à Montdidier

Mardi, 07 Novembre 2017 10:53

http://www.courrier-picard.fr/

Publié le 06/11/2017

Ils ne veulent pas cautionner l’état de délabrement avancé de la nécropole nationale.

En guise de protestation, les associations patriotiques ne s’y rendront pas le 11 novembre.

À la nécropole nationale de Montdidier, rue de Roye, reposent 7 500 combattants : 5789 Français en tombes individuelles, 1671 dans deux ossuaires, un Belge et un Italien. Aux côtés de ces hommes ont été inhumés 24 aviateurs du Commonwealth décédés en avril 1942 et mai 1944.

Le gazon est tondu bien ras. Mais les sépultures font peine à voir. Le béton dévoré par les années laissant apparaître la ferraille, des croix de guingois, des tombes qui se reposent les unes contre les autres, des plaques d’identité descellées… « c’est irrespectueux, même insultant pour la mémoire des soldats », lâche Gérard Karolczak, président de la section locale du Souvenir français. Il regarde, désolé, avec ses camarades des autres associations d’anciens combattants (ACPG-CATM, l’UNC mais aussi la Croix-Rouge), la nécropole, où reposent 7 500 soldats, surtout des Poilus, rue de Roye.

« Depuis 2008, je porte réclamation, tance le vieil homme dans une colère froide. Il y a même des tombes musulmanes cassées… (…) Ces gens-là n’ont plus personne pour les défendre. Nos soldats sont morts deux fois. Une fois au champ d’honneur et une fois ici. »

« Nos soldats sont morts deux fois. Une fois au champ d’honneur et une fois ici »

Gérard Karolczak

Quand des familles s’adressent à lui pour retrouver la sépulture d’un ancêtre, le Montdidérien vient à reculons.« J’ai honte de leur montrer un cimetière comme ça. »

À ses demandes, Gérard Karolczak, qui est aussi membre du conseil d’administration de l’Office national des anciens combattants (ONAC), opérateur de l’État pour le Ministère des armées, assure n’avoir obtenu qu’une réponse, en 2011. « Monsieur Bureau – ndlr : directeur de l’ONAC de la Somme – m’a dit qu’il n’y avait plus de sous. »

Pour manifester leur colère, les anciens combattants ne se rendront pas à la nécropole le 11 novembre pour commémorer l’Armistice, « mais nous irons au monument aux morts, au cimetière communal et en mairie », précisent-ils.

Contacté par nos soins, l’ONAC assure que le marché public concernant ces travaux, dont la somme avoisine les 900 000 €, est attribué. « Une rencontre sur site est programmée la semaine prochaine, révélait l’ONAC hier, lundi 6 novembre. Les travaux débuteront cet automne ou au printemps. » Six mois devraient être nécessaires pour le gros œuvre, avec remplacement des emblèmes et des plaques identitaires. Les longrines, ces poutres plantées dans le sol qui tiennent les croix en béton, seront mises correctement, avec les croix rénovées, blanches, au-dessus des corps, sans déplacer les restes humains. L’ossuaire sera refait aussi, ainsi que l’entrée avec les deux piliers en béton blanc et la place d’Armes sur laquelle sont déposées les gerbes. Suivra ensuite la mise en place des espaces verts.

Tout cela ne rassérène pas Gérard Karolczak : « Ils me trimballent depuis 2008. Tous les ans on me dit que la nécropole va être refaite puis on me dit qu’il n’y a plus de sous. (…) Ça n’efface en rien leur responsabilité. » D’ailleurs, il n’y a pas grand espoir à avoir pour la dernière cérémonie du cycle commémoratif de la Grande Guerre : « Le 11 novembre 2018, le cimetière sera beau mais à mon avis on ne pourra pas y accéder, il ne sera pas praticable car les plantations seront fraîches ou en cours » estime-t-on à l’ONAC.

AUDE COLLINA

L’histoire du monument Maginot

Mardi, 07 Novembre 2017 10:35
http://www.estrepublicain.fr/
Le 05/11/2017

Le monument avant son déplacement. Photo Fédération nationale André Maginot

Le monument aujourd’hui bien entretenu par le ministère de tutelle des anciens combattants.

Érigé en 1935 à l’endroit où André Maginot et ses hommes s’étaient réfugiés le 9 novembre 1914, l’édifice a été déplacé au village. L’inauguration a eu lieu le 9 novembre 1997.

l y a 20 ans, le 9 novembre 1997, était inauguré à l’emplacement de l’ancien village le monument dédié à André Maginot et à ses patrouilleurs.Ce monument avait été érigé en 1935 à l’endroit où André Maginot et quelques-uns de ses hommes avaient trouvé refuge derrière une auge toute la journée du 9 novembre 1914. Il était situé à 200 mètres du bois des Haies et en plein centre d’un parc : il n’y avait aucune facilité pour s’y rendre. Il a été abandonné à l’usure du temps jusqu’à ce que, d’un commun accord avec la Fédération nationale André Maginot, la direction du ministère des Anciens Combattants et la commune de Maucourt décident de le transférer au village.

Le ministère des Anciens Combattants a pris en charge la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, la commune de Maucourt a mis à la disposition un terrain et aménagé les pourtours et la Fédération nationale Maginot a réalisé le montage financier.

Après les travaux de déplacement et de réhabilitation en 1996-1997, l’inauguration a été organisée le 9 novembre 1997. Depuis cette date, tous les ans, une manifestation du souvenir a lieu autour du 9 novembre.

À Vimy aujourd’hui, le Canada a rendu hommage à ceux qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale

Mardi, 07 Novembre 2017 10:30
http://www.45enord.ca/
le 5 novembre 2017


Le Mémorial national du Canada à Vimy (Photo: Archives/ACC)

Aujourd’hui, a été célébré la cérémonie officielle du jour du Souvenir du gouvernement du Canada au Mémorial national du Canada à Vimy à Givenchy-en-Gohelle, en France.

La bataille de la crête de Vimy a été un succès retentissant, mais son prix a été particulièrement lourd. Il y a 100 ans, parmi les 100 000 Canadiens qui s’y sont battus, plus de 10 600 furent blessés, dont près de 3 600 mortellement. En avril dernier, les Canadiens, ainsi que les Alliés, ont pris un moment pour se souvenir de ces récits empreints de persévérance, d’héroïsme et de fortitude que nous n’oublierons jamais. Le gouvernement du Canada se souvient et honore l’héritage de générations de Canadiens et de Canadiennes qui ont servi notre pays.

M. Vincent Klassen, chargé d’affaires, ambassade du Canada, en France, se joint à M. Marc Del Grande, secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais et représentant de la République française, aux membres des Forces armées canadiennes stationnés en Europe, aux vétérans, aux représentants militaires d’autres pays et aux citoyens canadiens et français pour une cérémonie commémorative au Mémorial national du Canada à Vimy.

Nous encourageons tous les Français et les Canadiens à se souvenir. Pendant cette Semaine des vétérans, exprimons notre gratitude et notre reconnaissance aux vétérans canadiens, à ceux qui ont donné leur vie pendant leur service et aux membres des Forces armées canadiennes et de la Gendarmerie royale du Canada de diverses origines ethniques, linguistiques, culturelles et régionales,

Joignez-vous à la discussion sur les médias sociaux à #LeCanadaseSouvient et #Passchendaele100, ou visitez le site Canada.ca/LeCanadaseSouvient ou canada.ca/LeCanadaseSouvient.

Citations

« Après la victoire historique du Canada à la crête de Vimy au printemps de 1917, l’impressionnante victoire canadienne lors de la bataille de Passchendaele a renforcé la réputation du Canada comme meilleure force offensive sur le front occidental pendant la Première Guerre mondiale. Pendant cette Semaine des vétérans, montrons que le Canada se souvient de ces braves Canadiens en uniforme, ceux qui sont tombés au combat et ceux qui ont continué de servir notre pays depuis ce temps jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes à jamais reconnaissants pour leur force et leur détermination désintéressée à défendre nos valeurs et notre liberté. », Seamus O’Regan, ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale.

« L’’inspirant Mémorial national du Canada à Vimy, en France, est l’emblème de la contribution et des sacrifices des Canadiens pendant la Première Guerre mondiale. Les personnages que l’on aperçoit sur les deux tours quadrangulaires symbolisent une importante histoire de sacrifices, de tristesse et d’espoir. Représentant la foi, la justice, la paix, l’honneur, la charité, la vérité, la connaissance et l’espoir, ces superbes personnages incarnent les vertus universelles qui définissent le Canada aujourd’hui. Le majestueux Mémorial national du Canada à Vimy s’élève en hommage à tous ceux qui ont servi leur pays au combat durant ces quatre années de guerre, plus particulièrement à ceux qui ont donné leur vie. Nous nous souviendrons d’eux. »,Vincent Klassen, chargé d’affaires, ambassade du Canada, en France.

Faits en bref

2017 est une année spéciale de commémoration pour le Canada. En plus de fêter Canada 150, nous célébrerons le 100e anniversaire des batailles de la crête de Vimy et de Passchendaele et le 75e anniversaire du raid sur Dieppe.

Le 9 avril 1917, durant la bataille de Vimy, les quatre divisions du Corps canadien combattaient côte à côte pour la première fois et ont fait preuve de bravoure en s’emparant d’une position solidement défendue, remportant une importante victoire.

Construit au plus haut point de la crête de Vimy, le Mémorial marque l’endroit d’un événement historique important et s’élève en hommage à tous les Canadiens qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale. Sur les murs qui ceinturent le monument sont gravés les noms des 11 285 soldats canadiens tués en France, sans sépulture connue.

2017 marque le 100e anniversaire de la bataille de Passchendaele. En 1917, des Canadiens ont surmonté des difficultés inimaginables pour prendre ce village dévasté, situé dans une région boueuse de la Belgique.

Cent ans après, les frères Laignel sont réunis sur le monument aux morts

Mardi, 07 Novembre 2017 09:59
http://www.lavoixdunord.fr/
Par André Rousseau | Publié le 03/11/2017

Pour la prochaine cérémonie du 11-Novembre, le nom de Gustave Laignel, soldat de la Première Guerre mondiale, vient d’être ajouté sur le monument aux morts de la commune. Il avait été oublié, contrairement à son jeune frère, Charles-Louis.

Le 11 novembre, une cérémonie aura lieu en présence de la famille Laignel.

Le 11 novembre, une cérémonie aura lieu en présence de la famille Laignel.

Au départ, c’est un concours de circonstances… Cherchant un terrain ou une maison dans le secteur, Corinne Bruzac-Laignel, l’une des petites filles de Gustave Laignel, sonne sans le savoir, chez Marie-Claude Vervisch, l’historienne de Lompret. Celle-ci vient d’éditer un document sur l’histoire des personnes inscrites sur le monument aux morts de sa commune et Corinne Bruzac-Laignel l’informe alors que son grand-père devait y être inscrit, mais ne l’a jamais été.

Après de multiples recherches, Marie-Claude Vervisch édite un second document, Lompret, ses morts pour la France, inscrits ou absents sur le monument aux morts, dans lequel on peut lire que cinq autres soldats manquent à l’appel. Munis de ses informations, les époux Bruzac se sont rapprochés d’Hélène Moeneclaey, la maire, qui a fait le nécessaire pour que le nom de ce soldat soit enfin gravé sur le monument de sa commune de naissance.

Inscrit à Pérenchies

Né le 19 juin 1891 au hameau du Grand logis, le soldat Laignel Gustave Désiré était le fils de Gustave Joseph, peigneur de lin, et d’Adèle Marie Wambre, ménagère. Il avait été incorporé en août 1914 dans un régiment de cuirassiers. Après une brève évacuation, il avait retrouvé le 66e régiment en juillet 1915. Blessé à plusieurs reprises, il reçut une citation à l’Ordre de l’armée ainsi que la Croix de guerre.

Il décède en 1951. Et en septembre 1953, le ministère des Anciens combattants informe sa famille que la mention « mort pour la France » doit figurer sur son acte de décès. Cependant, à Pérenchies (où il avait vécu après un second mariage), il a été inscrit sur le monument aux morts avec les victimes civiles...

Son plus jeune frère, Charles-Louis Laignel, né à Lompret en 1894, apparaît bien quant à lui sur le monument aux morts du village. Soldat au 2e R.I., il est mort en 1918 dans l’Aisne. Cent ans après, les deux frères sont maintenant réunis sur le même monument.

Le corps du tirailleur kanak exhumé

Mardi, 07 Novembre 2017 09:16
http://la1ere.francetvinfo.fr/
Publié le 03/11/2017

Les honneurs militaires ont été rendus au tirailleur Kalepo Wabete dont la dépouille a été exhumée de la nécropole militaire de Flavigny-Le-Petit, dans l'Aisne.

© © ARCHIVES DE NOUVELLE-CALÉDONIE Tirailleurs kanak durant la première Guerre mondiale

© © ARCHIVES DE NOUVELLE-CALÉDONIE Tirailleurs kanak durant la première Guerre mondiale

Le tirailleur Kalepo Wabete, matricule 702 durant la Première guerre mondiale, a été tué en octobre 1918 dans le Nord-Est de la France.
C’est en présence d’officiels, d’associations d’anciens combattants et de militaires, de collégiens enfin que la mémoire de Kalepo Wabete a été saluée dans le cimetière militaire.

Reportage Thierry Ravalet

TIRAILLEUR KALEPO WABETE

TIRAILLEUR KALEPO

Le petit-fils de son frère aîné, Emile, a pris la parole à cette occasion.

Pierre de Villiers

Mercredi, 08 Novembre 2017 14:40

http://www.fayard.fr/

Couverture : Pierre de Villiers, Servir, Fayard

Servir

« Le lundi 17 juillet 2017, dans la solitude de mon bureau, après mûre réflexion, je viens de prendre la décision de quitter ma fonction de chef d’État-major des armées. Cette démission, que rien n’annonçait quinze jours plus tôt, était devenue pour moi un devoir.

J’ai désormais une responsabilité, celle de dire la vérité sur les menaces auxquelles nous devons faire face et sur les défis de nos armées. Ainsi, les Français pourront mieux comprendre.

Ce livre est un appel. Oui, nous pouvons être fiers de notre beau pays et de son armée. Oui, cette nation est fidèle à son histoire quand elle est rassemblée.

Je veux parler de nos forces, de nos fragilités, de notre courage, de notre honneur. Je veux servir. »

Pierre de Villiers a été chef d’État-major des armées de
2014 à 2017, concluant quarante-trois ans d’une grande carrière militaire, au service du succès des armes de la France.

Lire un extrait

Prologue

Ce 19 juillet 2017, à 7 h 45, je monte dans ma voiture, entouré de mes deux fidèles, mon conducteur et mon officier de sécurité. Nous quittons l’École militaire et partons pour l’Élysée. Un itinéraire bien connu pour un chef d’État-major des armées. Cinq jours plus tôt, j’accompagnais le président Emmanuel Macron, nouvellement élu, qui ouvrait le défilé du 14-Juillet sur les Champs-Élysées, en présence du chef de l’État américain, Donald Trump. Pour ce rendez-vous au palais de l’Élysée, je n’ai pas pris de dossiers. Rien qu’une feuille de papier. Aucun chef d’État-major des armées n’a jamais démissionné sous la Ve République. Et pourtant, je vais présenter ma démission.

En ce jour, tous les sentiments qui m’animent, toutes les images qui me viennent à l’esprit traduisent d’abord l’attachement au service des armées et de la France qui fut le mien pendant mes quarante-trois années de service. Depuis mes années d’instruction au prytanée national militaire de La Flèche jusqu’à mes années d’instructeur où j’ai dû enseigner les fondamentaux du métier militaire, les savoir-faire tactiques et techniques, sans oublier le savoir-être éthique. Depuis les années passées à Paris à m’initier aux finances publiques jusqu’à mon commandement au Kosovo, où j’ai expérimenté que seule la force permet de faire reculer la violence, ou bien en Afghanistan où j’ai pu me rendre compte de ce qu’étaient la violence aveugle, les attaques lâches et destructrices produites par l’idéologie islamiste radicale. Tout au long de ma vie et jusqu’à cet instant, je suis resté en plein accord avec mon destin choisi de soldat. Et pourtant, je vais présenter ma démission.

Nos armées, je le sais, n’ont certainement pas besoin d’une crise, mais tout au contraire de confiance et de continuité pour assurer des missions toujours plus difficiles, pour participer à la sécurité sur le territoire national, pour intervenir sur les théâtres d’opérations extérieures. Il n’existe aucune tension, aucune crise au sein de l’État-major des armées. Et pourtant, je vais présenter ma démission.

Le chef militaire vit au contact constant du pouvoir politique. Pour ma part, j’ai connu en Conseil restreint pas moins de quatre présidents de la République : Jacques Chirac, méthodique, chaleureux et passionné par l’armée ; Nicolas Sarkozy, exigeant, tranchant et charismatique ; François Hollande, à l’écoute, calme et plein d’humour, et, enfin, Emmanuel Macron, avec lequel mes relations ont été empreintes de franchise, de confiance et de cordialité. Décidément, je ne suis plus un « lapin de six semaines »…

Lorsque je travaillais à Matignon entre 2004 et 2006, j’ai connu deux Premiers ministres aux tempéraments aussi différents que leurs physiques : Jean-Pierre Raffarin, mesuré, plein d’humour et très humain, et Dominique de Villepin, flamboyant, fulgurant et pressé. J’ai pu observer avec « l’œil du naïf », celui d’un petit colonel à l’hôtel de Matignon, 58, rue de Varenne, le fonctionnement des institutions dirigées avec deux styles différents. Deux ans plus tard, j’en ai connu un troisième avec François Fillon, plus secret, talentueux et attachant, dont j’étais cette fois-ci le collaborateur direct en tant que conseiller pour les affaires de défense. Sous les ordres d’un directeur de cabinet exceptionnel, Jean-Paul Faugère, j’ai beaucoup appris en management des sujets comme des personnes. J’ai observé de près les nouveaux équilibres entre l’Élysée et Matignon.

Et puis, enfin, il y eut les sept années et demie passées boulevard Saint-Germain, puis à Balard, comme numéro 2 (major général des armées) sous les ordres de l’amiral Guillaud, qui m’a fait une confiance totale, puis comme chef d’État-major des armées (CEMA), principalement sous les ordres de Jean-Yves Le Drian, qui aura été un grand ministre de la Défense. J’ai donc une expérience longue et, somme toute, heureuse du travail avec le pouvoir politique. Et pourtant, je vais présenter ma démission.

Ces dernières années, j’ai surtout mesuré combien la vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef. La vraie liberté est d’être capable de le faire, quels que soient les risques et les conséquences. C’est ce que j’exigeais de mes subordonnés. Lyautey affirmait : « Quand j’entends les talons claquer, je vois les esprits qui se ferment. » La vraie obéissance se moque de l’obéissance aveugle. C’est l’obéissance d’amitié. J’ai toujours essayé de la pratiquer, et, pourtant, je vais présenter ma démission.

Au palais de l’Élysée, patientant avant d’être reçu par le président Macron, je repense, au milieu de ces années parisiennes, au commandement de la 2e brigade blindée, forte de six mille hommes et femmes, installée à cette époque à Orléans. L’alliance du maréchal Leclerc et de Jeanne d’Arc, deux figures de chef dans notre histoire de France, était singulière. Comment ne pas évoquer le fameux esprit Leclerc de la célèbre 2e division blindée, qui m’a façonné pour toujours ; celui qui a permis au général et à ses hommes, depuis Koufra, au fin fond de la Libye, de faire le serment de ne déposer les armes que lorsque nos trois couleurs flotteraient..

Introduction

Du général au particulier

J’ai pris la décision définitive de partir, dans la solitude de mon bureau, exceptionnellement toutes portes fermées, après mûre réflexion, le lundi 17 juillet vers 15 heures, une heure avant d’aller porter cette démission au Président pour la première fois. Pourquoi ? Pour deux raisons essentielles, l’une de fond et l’autre de forme.

D’abord, je l’ai écrit dans mon communiqué, je considérais, à l’issue des arbitrages budgétaires pour la gestion du budget 2017 et la construction du projet de loi de finances 2018, ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je croyais pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain. Ce modèle reposait sur l’exacte cohérence entre les menaces qui pèsent sur notre pays et sur l’Europe, les missions de nos armées qui ne cessent légitimement de s’accroître et les moyens nécessaires pour les remplir. Cette cohérence était menacée.

Ensuite, après avoir entendu les propos du président de la République, le 13 juillet au soir, j’ai estimé en conscience que le lien de confiance entre le chef des armées et son chef d’État-major était trop dégradé pour que je puisse continuer dans mon poste. Critiqué publiquement et explicitement, devant les représentations étrangères, dont mon homologue américain présent à mes côtés pour notre fête nationale, devant les familles des soldats morts au combat au cours de l’année, devant les blessés des armées et l’ensemble des représentants de la communauté de défense, il me semblait impossible de poursuivre ma mission. Ce serait donc la démission.

Juste avant de partir pour l’Élysée le lundi 17 juillet, j’ai rangé mon casoar dans sa boîte. C’était fini. Un soir du « 2S » 19751, à Saint-Cyr, comme le veut la tradition de l’École depuis plus de deux siècles, mon binôme, de deux ans mon aîné, un élève officier de la promotion qui précédait la mienne, m’avait remis ce symbole que chaque saint-cyrien garde tout au long de son existence : le casoar, ces plumes blanches et rouges comme le sang, qui se fixent sur le « shako », le couvre-chef militaire. Le 14 juillet suivant, je descendais les Champs-Élysées en compagnie de mes camarades de Saint-Cyr, arborant fièrement mon casoar. Je ne l’ai jamais quitté, et dans mon bureau, où que je fusse, le casoar était posé devant moi. Ce matin de juillet, c’est empli d’émotion que je l’ai saisi, l’ai soigneusement rangé dans la boîte que mon binôme avait décorée à mon intention quarante ans auparavant. « Mon âme à Dieu, mon corps à la patrie, mon cœur à la famille », avait-il choisi d’écrire sur le tube de carton. En le rangeant, je savais que ma décision serait irrévocable. Que je ne le reverrais plus. Ma femme et mes enfants pourront le sortir le jour de mes funérailles et le poser à côté de mon cercueil, s’ils le souhaitent.

C’est ainsi. Je ne ressens aucune amertume, aucune rancœur vis-à-vis de quiconque. Seulement, ancré en moi, le sentiment du devoir accompli. Depuis que j’ai pris cette décision, je suis serein, silencieux et déterminé à servir mon pays autrement. Ce livre est une première étape en ce sens.

Ce livre, je l’aurais probablement écrit, si j’étais parti un an plus tard. Simplement parce que je pense pouvoir apporter, par mon expérience, et d’une manière le plus pédagogique possible, quelques clefs de compréhension en matière de défense. Combien de fois, ces derniers temps, ai-je entendu des Français m’interpeller ainsi : « On n’y comprend plus rien ! » ?

Les Français veulent être protégés, car ils perçoivent l’accroissement des risques. Le bon sens les y encourage, quand ils voient le nombre d’attaques terroristes se multiplier sous nos yeux, y compris sur notre territoire. Je souhaite ici faire œuvre utile et donner, à travers des exemples concrets, les éléments d’information nécessaires, en allant du général au particulier. Partant de l’analyse des menaces et de leurs évolutions, je souhaite montrer que notre modèle d’armée est le bon et pourquoi il faut le régénérer de manière urgente et substantielle, avant qu’il ne soit trop tard...

Chapitre 1

Ce monde est dangereux

Commençons par la traditionnelle question : qui est l’ennemi, ou au minimum l’adversaire ? Là est l’interrogation fondamentale qui doit donner la mesure de tout le raisonnement, lorsqu’on traite des questions de défense.

Ma conviction profonde est la suivante : les temps à venir seront difficiles. Nous avons le devoir de regarder la réalité en face, sans la noircir, ni l’exagérer, mais avec le souci d’appréhender le monde actuel, tel qu’il est et tel qu’il évolue.

La force régulatrice des États souverains, comme celle des pôles de sécurité collective, est fortement fragilisée par l’affirmation de deux menaces distinctes, mais non disjointes : d’une part, le terrorisme islamiste radical ; de l’autre, la menace nouvelle que fait peser le retour des États-puissances.

L’histoire s’écrit sous nos yeux

La journée du chef d’État-major des armées commence tôt le matin par la lecture des événements des vingt-quatre heures précédentes. Chaque jour, en moyenne, au cours des derniers mois, on recensait de l’ordre de quatre ou cinq attaques dans le monde entier, faisant parfois plusieurs dizaines de victimes. Les faits sont têtus.

Ces attaques étaient d’abord le fait du terrorisme islamiste radical. Cette idéologie nihiliste envisage la violence barbare comme un recours ordinaire. Pour reprendre les mots mêmes de notre ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, il s’agit « d’un terrorisme purement destructif dans ses buts ».

Cette stratégie d’expansion et de destruction est mise en œuvre, d’un côté, par des réseaux structurés, préparés, entraînés, capables de frapper à grands coups (l’exemple le plus saisissant est l’attaque du Bataclan, à Paris) ; et, de l’autre, par des individus radicalisés et isolés, mais sous influence, capables de frapper partout : Nice, Saint-Étienne-du-Rouvray, Carrousel du Louvre, Orly, Champs-Élysées, Levallois, Marseille, mais aussi Bruxelles, Istanbul, Berlin, Londres, Barcelone, etc. La liste s’allonge chaque mois. Comme l’écrit justement Alain Bauer, « Daech possède à la fois des agents très expérimentés qui sont leurs salariés – les lions du califat –, des sous-traitants qu’ils contrôlent indirectement – les soldats du califat – et aussi toute une série d’opérateurs dont ils ne connaissent parfois pas l’existence, mais qui, rétrospectivement, signalent leur allégeance1 »...

Le général Pierre de Villiers revient sur sa démission dans un livre

Mercredi, 08 Novembre 2017 13:26
http://www.lefigaro.fr/
Par Guillaume Descours Publié le 08/11/2017

Le général de Villiers a démissionné le 19 juillet alors qu'il venait d'être prolongé à son poste.ETIENNE LAURENT/AFP

Dans Servir, qui sort ce mercredi aux éditions Fayard, l'ex-chef d'état-major des Français revient sur son départ fracassant en juillet dernier. Il défend sa décision estimant que c'était un «devoir personnel».

«Aucun chef d'état-major des armées n'a jamais démissionné sous la Ve République. Et pourtant, je vais présenter ma démission». Ces mots du général Pierre de Villers reviennent comme un leitmotiv dans son livre Servir, qui sort ce mercredi aux éditions Fayard. Muet depuis quatre mois, et son départ fracassant du poste de chef d'état-major des armées, le militaire revient sur sa décision dans ce livre dont Le Monde publie les bonnes feuilles.

La couverture du livre du général Pierre de Villiers.

«La vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef», écrit le général de Villiers. «La vraie liberté est d'être capable de le faire, quels que soient les risques et les conséquences (...) La vraie obéissance se moque de l'obéissance aveugle. C'est l'obéissance d'amitié», écrit-il dans son livre de 250 pages. S'il revient pour la première fois sur les raisons de son départ, le général ne dévoile pas la teneur de son dernier entretien avec le président Macron. «Vous me permettez de garder pour moi» cet échange.

» LIRE AUSSI - La Défense sous le choc des réductions budgétaires

Le 19 juillet dernier, le général Pierre de Villiers annonçait sa démission dans un communiqué de presse. «Je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd'hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays. Par conséquent, j'ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au président de la République, qui l'a acceptée», écrivait-il. Il était entré une semaine plus tôt en confrontation ouverte avec le président de la République, Emmanuel Macron, dans un contexte de réductions budgétaires. Pierre de Villers avait vivement critiqué, le 12 juillet, les coupes de crédits dans le budget de la Défense. Lors d'une audition à huis clos à l'Assemblée nationale, il avait déclaré notamment qu'il «n'allait pas se laisser baiser» et que la situation «n'était pas tenable». Une réaction tancée par le chef de l'État dès le lendemain. «Je suis votre chef» et «ce n'est pas le rôle du chef d'état-major» de défendre le budget des armées, avait répondu Emmanuel Macron. Une semaine plus tard, le général présentait sa démission à l'issue d'un conseil de Défense.

Une armée en «surchauffe»

Outre, les problèmes de budget, l'ex-chef d'état-major, qui a connu pas moins de quatre présidents, explique que cette démission lui paraissait être «un devoir personnel». «Après avoir entendu les propos du président de la République, le 13 juillet au soir, j'ai estimé en conscience que le lien de confiance entre le chef des armées et son chef d'état-major était trop dégradé pour que je puisse continuer dans mon poste». Il explique pourtant que c'était avec Emmanuel Macron, qu'il avait ressenti le plus «de franchise, de confiance et de cordialité», et regrette un «gâchis d'en être arrivés là, alors que nous aurions pu faire autrement».

Dans son livre de 250 pages, le général Pierre de Villiers dresse aussi un bilan de l'état des armées françaises. Une armée qu'il juge en «surchauffe» face à la multiplication et l'extension des conflits. «Nous avons changé d'époque. Désormais, l'ennemi peut aussi bien se trouver à l'intérieur de l'Hexagone que très loin au-delà des mers. (…) De ce fait, le nombre des missions qui incombent à nos armées tant en France que sur l'ensemble de la planète n'a jamais été aussi élevé depuis la fin de la guerre d'Algérie. (…) Or cet alourdissement des tâches s'est fait progressivement, au cours des dernières années, et, qui plus est, en période de constants efforts budgétaires. De ce fait, l'armée française se trouve aujourd'hui en véritable surchauffe, devant mener à bien tant de missions avec des moyens limités».

» LIRE AUSSI - La réunion qui a scellé le sort du général de Villiers

Craignant qu'avec de nouvelles coupes budgétaires, cette situation ne se dégrade, Pierre de Villiers estime qu'il n'avait pas d'autres solutions que de démissionner. «Les militaires français n'ont pas de syndicat. Ils ne peuvent se constituer en contre-pouvoir. Seul le chef se trouve en position de faire remonter à sa hiérarchie les difficultés et les demandes légitimes. C'est ce que j'ai toujours fait avec le président de la République». Remplacé depuis par le général François Lecointre, il conclut son livre sur la haie d'honneur et les applaudissements que les personnels du ministère de la Défense lui ont réservé le jour de son départ. Il conserve le sentiment d'être resté jusqu'au bout «loyal» et d'avoir toujours tout dit, «le silence» étant «parfois proche de la lâcheté».

Le coup de force du général de Villiers... dans les librairies et les médias

Mercredi, 08 Novembre 2017 13:21
https://www.lexpress.fr/
Par Eric Mandonnet, publié le 07/11/2017

Le président Emmanuel Macron et le général Pierre de Villiers au défilé du 14 juillet 2017 sur les Champs-Elysées à Paris. Cinq jours plus tard, le second démissionnera.

Le président Emmanuel Macron et le général Pierre de Villiers au défilé du 14 juillet 2017 sur les Champs-Elysées à Paris. Cinq jours plus tard, le second démissionnera.afp.com/CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Le premier chef d'état-major des armées à avoir démissionné, après un bras de fer avec Emmanuel Macron, publie un livre et va multiplier les interviews. Le président n'appréciera pas forcément.

Le livre a été fabriqué sous X, tiré à 80000 exemplaires. Ce n'est que ce mardi 7 novembre au matin que les libraires en ont découvert le contenu. Le général Pierre de Villiers publie, aux éditions Fayard, Servir, dans lequel il revient notamment sur sa démission du poste de chef d'état-major des armées, présentée le 19 juillet au président Emmanuel Macron _ un geste inédit dans la Ve République, le premier coup de tonnerre du quinquennat.

L'ex-"Grand Muet" sur tous les fronts médiatiques

Dans les prochains jours, Pierre de Villiers ne sera pas le "Grand Muet". Un plan médias de vaste ampleur lui a été concocté. Lemonde.fr dévoile, ce mardi, les bonnes feuilles du livre. Jeudi, Le Point publie une interview du général, qui sera, le lendemain, l'invité de RTL à 7h50, puis celui du 20 heures de TF1.

LIRE AUSSI>> Pierre de Villiers, le général qui défie Emmanuel Macron

"J'ai désormais une responsabilité, celle de dire la vérité sur les menaces auxquelles nous devons faire face et sur les défis de nos armées. Ainsi, les Français pourront mieux comprendre. Ce livre est un appel", écrit le général.

Qui est Pierre de Villiers, l'ancien chef d'état-major des armées ?

Mercredi, 08 Novembre 2017 13:10
http://www.rtl.fr/
Clarisse Martinet Cécile De Sèze publié le 07/11/2017

PORTRAIT - Après une vive passe d'armes avec Emmanuel Macron, le militaire avait annoncé avoir remis sa démission au président de la République en juillet dernier. Il publie "Servir", dans lequel il expose sa vision des choses.

Pierre de Villiers à l'Élysée, lors de la passation de pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron, le 14 mai 2017

Pierre de Villiers à l'Élysée, lors de la passation de pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron, le 14 mai 2017 Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Il avait été nommé par François Hollande le 15 février 2014. Pierre de Villiers a présenté sa démission à Emmanuel Macron, le 19 juillet 2017. Le général sera resté trois ans et trois mois au poste de chef d'état-major des armées, plus haute autorité militaire française. Un départ qui intervient après un désaccord sur la réduction du budget de la Défense exprimé le 13 juillet devant la commission de la Défense à l'Assemblée nationale.

Ses propos, prononcés à huis clos, lui ont valu un vif recadrage d'Emmanuel Macron dans la foulée, où il a rappelé qu'il était "le chef" des armées. Le président de la République l'avait pourtant reconduit dans ses fonctions le 1er juillet pour une ultime année. Quatre mois après la crise, il publie Servir, ce mercredi 8 novembre. Un livre dans lequel il entend expliquer aux Français ce départ historique pour un chef d'état-major des armées, et dire la "vérité sur l'état de nos forces armées".

À lire aussi Emmanuel Macron descend les Champs-Élysées en voiture militaire vendredi 14 juillet au côté du chef d'état-major Pierre de Villiers armée De Villiers répond à Macron : les raisons de la rupture

Issu des rangs de l'armée de Terre, Pierre de Villiers est le frère cadet de l'homme politique Philippe de Villiers. Après une classe préparatoire au lycée militaire le Prytanée de La Flèche (Sarthe), le militaire avait intégré les rangs de la prestigieuse école militaire Saint-Cyr, dans le Morbihan.

"Un type qui sait se faire aimer de ses hommes"

Au lendemain de la passe d'armes qui l'a opposé au chef de l'État, Pierre de Villiers avait publié un long message sur sa page Facebook. Pour le moins énigmatique, tout portait à croire qu'il était destiné à Emmanuel Macron, bien que le Président n'y est jamais nommé. "Méfiez-vous de la confiance aveugle", écrit-il notamment dans sa "lettre à un jeune engagé". En décembre 2016 puis durant la campagne présidentielle, Pierre de Villiers avait déjà plaidé pour une revalorisation du budget de la Défense dans une tribune publiée dans Les Échos. Une prise de position rare, au sein de la Grande Muette.

Passionné de football, apprend-on dans un portrait que lui avait consacré Libération en 2014, au moment de sa nomination, il déclare au quotidien que cela lui avait valu "une popularité immédiate auprès de la troupe" au moment de la coupe du monde de 1998. "Tout le monde a compris qu'avec moi, on regarderait les matchs." Le haut gradé est d'ailleurs décrit comme un "type agréable, à l'écoute et qui sait se faire aimer de ses hommes" par une source le connaissant personnellement.

Soutenu à gauche comme à droite de l'échiquier politique

Le refroidissement des relations avec Emmanuel Macron a entraîné une vague de soutiens transpartisans en faveur de Pierre de Villiers, politiquement inclassable puisque soumis à un devoir de réserve. De l'extrême droite à la gauche radicale, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le comportement du chef de l'État à son endroit.

À l'Assemblée nationale, Marine Le Pen a loué sa "parole forte et honnête". Jean-Luc Mélenchon s'est lui fendu de critiques de la "violence du recadrage" dans un post de blog. "Son devoir devant la représentation nationale est de répondre avec franchise et sincérité", a défendu le chef de file de La France Insoumise. Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense de François Hollande désormais ministre des Affaires étrangères a même salué sa "grande intégrité", sans prendre toutefois prendre parti dans les dissensions avec Emmanuel Macron.

Pierre de Villiers devait être reçu à l'Élysée le 20 juillet pour mettre un point final à sa divergence de vues avec le chef de l'État. Il aura décidé de se démettre de ses fonctions la veille. Il est remplacé par François Lecointre et s'en va, d'après lui, sans "aucune amertume, aucune rancœur" et "le sentiment du devoir accompli".

Le général Pierre de Villiers sort de son silence

Mercredi, 08 Novembre 2017 13:02
http://www.lemonde.fr/
07.11.2017

Depuis sa démission, en juillet, l’ancien chef d’état-major des armées avait respecté une stricte réserve. Il s’explique aujourd’hui dans un livre, « Servir », dont « Le Monde » publie des extraits en exclusivité.

Le général Pierre de Villiers, au palais de l’Elysée, le 13 juillet.

Ce 19 juillet 2017, à 7 h 45, je monte dans ma voiture, entouré de mes deux fidèles, mon conducteur et mon officier de sécurité. Nous quittons l’Ecole militaire et partons pour l’Elysée. Un itinéraire bien connu pour un chef d’état-major des armées. Cinq jours plus tôt, j’accompagnais le chef de l’Etat Emmanuel Macron, nouvellement élu, qui ouvrait le défilé du 14-Juillet sur les Champs-Elysées, en présence du président américain, Donald Trump. Pour ce rendez-vous au palais de l’Elysée, je n’ai pas pris de dossiers. Rien qu’une feuille de papier. Aucun chef d’état-major des armées n’a jamais démissionné sous la Ve République. Et pourtant, je vais présenter ma démission.

En ce jour, tous les sentiments qui m’animent, toutes les images qui me viennent à l’esprit traduisent d’abord l’attachement au service des armées et de la France qui fut le mien pendant mes quarante-trois années de service. (…)

Tout au long de ma vie et jusqu’à cet instant, je suis resté en plein accord avec mon destin choisi de soldat. Et pourtant, je vais présenter ma démission. Nos armées, je le sais, n’ont certainement pas besoin d’une crise, mais tout au contraire de confiance et de continuité pour assurer des missions toujours plus difficiles, pour participer à la sécurité sur le territoire national, pour intervenir sur les théâtres d’opérations extérieures. Il n’existe aucune tension, aucune crise au sein de l’état-major des armées. Et pourtant, je vais présenter ma démission.

« J’ai connu pas moins de quatre présidents »

Le chef militaire vit au contact constant du pouvoir politique. Pour ma part, j’ai connu en conseil restreint pas moins de quatre présidents de la République : Jacques Chirac, méthodique, chaleureux et passionné par l’armée ; Nicolas Sarkozy, exigeant, tranchant et charismatique ; François Hollande, à l’écoute, calme et plein d’humour ; et, enfin, Emmanuel Macron, avec lequel mes relations ont été empreintes de franchise,...

L’accès à la totalité de l’article est protégé

L'ex-chef d'état-major des armées a "toujours su" qu'il n'aurait pas "le dernier mot" face à Macron

Mercredi, 08 Novembre 2017 12:52
http://www.lejdd.fr/
le 7 novembre 2017

Quatre mois après sa confrontation avec Emmanuel Macron, l'ancien chef d'état-major des armées Pierre de Villiers revient sur sa démission dans un livre, "Servir", dont Le Monde diffuse mardi des extraits.

Emmanuel Macron et le général de Villiers, lors du défilé du 14 juillet.

Emmanuel Macron et le général de Villiers, lors du défilé du 14 juillet.(Reuters)

"Après avoir entendu les propos du président de la République, le 13 juillet au soir, j’ai estimé en conscience que le lien de confiance entre le chef des armées et son chef d’état-major était trop dégradé pour que je puisse continuer dans mon poste." Ce sont avec ces mots que, pour la première fois en quatre mois, le général Pierre de Villiers revient en détail sur sa démission. L'ancien chef d'état-major revient sur son départ dans un livre, Servir (Fayard), qui paraît mercredi. Le Monde en diffuse les bonnes feuilles mardi soir sur son site Internet.

En 2014, Macron l'avait "aidé" quand il était à l'Elysée

Sa confrontation publique avec Emmanuel Macron aura duré une semaine. Le mercredi 12 juillet, dans un contexte de réductions budgétaires, Pierre de Villliers s'était ému des coupes de crédits dans le budget de la Défense. Une sortie qui lui avait valu un vif recadrage le lendemain de la part du chef de l'Etat. "Je suis votre chef" et "ce n'est pas le rôle du chef d'état-major" de défendre le budget des armées, avait lancé à des militaires Emmanuel Macron dans une marque d'autorité qui lui a ensuite coûté des points dans l'opinion. Les deux hommes s'étaient ensuite montré ensemble le lendemain pour le défilé du 14 juillet... et c'est le mercredi suivant, le 19 juillet, que le général de Villiers avait annoncé sa démission à l'issue d'un conseil de Défense. "Pour ce rendez-vous au palais de l’Elysée, je n’ai pas pris de dossiers. Rien qu’une feuille de papier. Aucun chef d’état-major des armées n’a jamais démissionné sous la Ve République. Et pourtant, je vais présenter ma démission", raconte le militaire dans son livre.

"Tout au long de ma vie et jusqu’à cet instant, je suis resté en plein accord avec mon destin choisi de soldat. Et pourtant, je vais présenter ma démission", répète l'auteur, qui rappelle avoir connu "pas moins de quatre Présidents", de Jacques Chirac le "méthodique, chaleureux et passionné par l’armée" à Emmanuel Macron, avec qui ses relations auraient "été empreintes de franchise, de confiance et de cordialité". "Il rappelle au passage que, "alors secrétaire général adjoint à l’Elysée, [Emmanuel Macron l’avait] aidé, lorsque, au printemps 2014, à peine nommé chef d’état-major des armées, [il avait] déjà eu à mener une difficile bataille budgétaire".

Pour Pierre de Villiers, "l'armée française se trouve aujourd'hui en surchauffe"

Sa décision, Pierre de Villiers la justifie par son devoir de franchise. "Ces dernières années, j’ai surtout mesuré combien la vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef. (…) Lyautey affirmait : 'Quand j’entends les talons claquer, je vois les esprits qui se ferment.' La vraie obéissance se moque de l’obéissance aveugle", écrit le général de Villiers. A l'Elysée ce 19 juillet, "l’entretien dure cinquante minutes et sa tonalité est apaisée. Quel gâchis d’en être arrivés là, alors que nous aurions pu faire autrement!", ajoute-t-il dans son livre. "Cette démission que rien n’annonçait quinze jours plus tôt était pour moi un devoir personnel ; elle comporte également un devoir collectif, celui d’en expliquer les raisons, afin de dire aux Français la vérité sur l’état de nos forces armées et sur les menaces auxquelles notre pays doit faire face."

Cette "vérité" sur la situation actuelle de l'armée, il la développe ensuite longuement, évoquant les "engagements extérieurs [qui durent] en moyenne une quinzaine d’années" et qui engendrent "un phénomène d’usure des ressources humaines et matérielles". "L’armée française se trouve aujourd’hui en véritable surchauffe, devant mener à bien tant de missions avec des moyens limités", constate-t-il. C'est donc parce qu'il craignait que cette situation ne se détériore davantage que Pierre de Villiers dit avoir agi. "Les militaires français n’ont pas de syndicat. Ils ne peuvent se constituer en contre-pouvoir. Seul le chef se trouve en position de faire remonter à sa hiérarchie les difficultés et les demandes légitimes. C’est ce que j’ai toujours fait avec le président de la République", explique-t-il. Avant d'en tirer cette conclusion, qui s'est traduite par une démission : "Restant, face à mes interlocuteurs politiques, le soldat que je suis, j’ai toujours su que nos différences pourraient devenir des désaccords et que je ne saurais avoir le dernier mot face au représentant de la nation."

Démission du général de Villiers: L'ancien chef des armées revient sur sa démission fracassante dans un livre

Mercredi, 08 Novembre 2017 12:41

http://www.20minutes.fr/

Publié le 07/11/17

ARMÉE : Il explique qu’avant la crise qui l’a conduit à quitter son poste, ses relations avec le président ont d’abord été « empreintes de franchise, de confiance et de cordialité »…

Le Général Pierre de Villiers à l'Elysée, le 13 juillet 2017.

Le Général Pierre de Villiers à l'Elysée, le 13 juillet 2017. — Jacques Witt/SIPA

Il se confie. L’ancien chef d’état-major des armées Pierre de Villiers, qui a démissionné avec fracas le 19 juillet après avoir été recadré par Emmanuel Macron, défend et explique sa décision dans un livre intitulé Servir (Fayard), publié ce mercredi.

>> A lire aussi : Démission de Pierre de Villiers: Retour sur une polémique en cinq actes

Sa démission, fait sans précédent sous la Ve République, avait pour origine des économies de 850 millions d’euros réclamés cette année aux armées, dans un contexte de restrictions budgétaires générales, que le gradé n’a pas accepté.

>> A lire aussi : VIDEO. Démission du général de Villiers: Ses soldats lui disent adieu

L’ancien gradé estime avoir été « critiqué publiquement et explicitement » par Macron

« La vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef », écrit le général de Villiers. « La vraie liberté est d’être capable de le faire, quels que soient les risques et les conséquences (…) La vraie obéissance se moque de l’obéissance aveugle. C’est l’obéissance d’amitié », écrit-il dans son livre de 250 pages. Pour autant, le général ne dévoile pas la teneur de son dernier entretien avec le président Macron. « Vous me permettez de garder pour moi » cet échange.

>> A lire aussi : VIDEO. «Ce n'est pas le rôle du chef d'état-major» de défendre le budget des armées, affirme Macron

Assurant qu’avant la crise qui l’a conduit à quitter son poste, ses relations avec le président ont d’abord « été empreintes de franchise, de confiance et de cordialité », il estime toutefois qu’après avoir été « critiqué publiquement et explicitement » par le chef de l’État lors d’un discours le 13 juillet, « le lien de confiance entre le chef des armées et son chef d’état-major était trop dégradé pour que je puisse continuer à mon poste ».

« La loyauté n’est pas l’esprit de cour »

Connu pour son franc-parler, Pierre de Villiers avait déclaré, lors d’une audition à huis clos à l’Assemblée nationale sur ces questions budgétaires qu’il « n’allait pas se laisser baiser » et que la situation « n’était pas tenable ». Détaillant dans son livre les restructurations imposées aux armées au cours des dernières années, le général écrit : « On a déjà donné. On a déjà tout donné ». « Le ministère de la Défense a été le plus important contributeur de la révision générale des politiques publiques (RGPP) instaurée en 2007 (…) En poste à Matignon entre 2008 et 2010, j’ai pu le vérifier, chiffres à l’appui (…) Lorsque les engagements opérationnels sont en hausse et le budget en baisse, j’appelle cela un grand écart », estime-t-il.

>> A lire aussi : Démission du général de Villiers: «Les militaires se disent que Macron les roule dans la farine»

Se plaçant dans la position du serviteur de l’État et de l’armée française qui choisit de dire ce qu’il a sur le cœur, au risque de devoir sacrifier sa carrière, il affirme que « la loyauté n’est pas l’esprit de cour ni l’assentiment permanent à ce qui peut être utile pour se faire bien voir. Le silence est parfois proche de la lâcheté ».

Concluant son livre sur la haie d’honneur et les applaudissements que les personnels du ministère de la Défense lui ont réservé le jour de son départ, Pierre de Villiers « lit dans les regards la déception, la colère parfois, l’incompréhension, mais aussi la fierté retrouvée d’un chef qui est allé au bout de ses convictions ».

L’ancien chef d'état-major des armées raconte sa démission

Mercredi, 08 Novembre 2017 12:32
http://www.liberation.fr/
Par Pierre Alonso — 7 novembre 2017

Pierre de Villiers et Emmanuel Macron, à Paris le 14 juillet. Photo Etienne Laurent. AFP


Mettant fin à une crise de plusieurs jours avec le chef de l’Etat, le général de Villiers a quitté son poste le 19 juillet. Il en parle pour la première fois dans un livre à paraître.

Une feuille de papier. Le 19 juillet, à 7 h 45, quand le chef d’état-major des armées monte dans sa voiture pour se rendre à l’Elysée, il n’a pas emporté ses habituels dossiers. Il va démissionner. Le général Pierre de Villiers revient pour la première fois sur la crise qui l’a opposé à Emmanuel Macron, deux mois après son élection, et s’est conclue par sa démission. Son livre, Servir, paraît mercredi.

D’après les premiers extraits publiés par le Monde, le récit n’a rien d’un brûlot ni d’un règlement de compte. Villiers ne montre aucune acrimonie à l’égard de l’actuel président de la République, le quatrième qu’il ait connu en Conseil de défense. Il décrit : «Jacques Chirac, méthodique, chaleureux et passionné par l’armée ; Nicolas Sarkozy, exigeant, tranchant et charismatique ; François Hollande, à l’écoute, calme et plein d’humour ; et, enfin, Emmanuel Macron, avec lequel mes relations ont été empreintes de franchise, de confiance et de cordialité.»

Propos très cash

A peine une trace d’amertume pointe-t-elle lorsque l’ancien chef d’état-major revient sur l’épisode, douloureux, du 13 juillet. A l’hôtel de Brienne, où siège la ministre des armées, Emmanuel Macron gronde en public : «Je suis votre chef.» Le rappel à l’ordre s’adresse de façon très transparente au général de Villiers, dont les propos, très cash, prononcés la veille devant les députés de la commission de la défense ont fuité dans la presse. «Je ne me laisserai pas baiser», avait-il lancé à propos des coupes budgétaires annoncées pour l’année 2017.

«Après avoir entendu les propos du président de la République, le 13 juillet au soir, j’ai estimé en conscience que le lien de confiance entre le chef des armées et son chef d’état-major était trop dégradé pour que je puisse continuer dans mon poste», écrit Villiers dans son livre qui énumère néanmoins tous ceux devant qui il a été humilié : «Devant les représentations étrangères, dont mon homologue américain présent à mes côtés pour notre fête nationale, devant les familles des soldats morts au combat au cours de l’année, devant les blessés des armées et l’ensemble des représentants de la communauté de défense.»

Sur le fond de son désaccord avec Macron, Pierre de Villiers ne semble pas avoir bougé d’un iota. «Nous ne pouvons plus traiter des problèmes de défense avec une approche comptable comme nous l’avons connue dans les années 2000. Il y va de la vie ou de la survie de nos soldats, marins ou aviateurs» écrit-il, persuadé que les guerres durent, «en moyenne une quinzaine d’années», et que seule la paix empêche le «"pourrissement" des conflits».

« Le général de Villiers a fait son devoir »

Mercredi, 08 Novembre 2017 12:21
http://www.famillechretienne.fr/
08/11/2017 | Numéro 2078 | Par Pierre Jova et Samuel Pruvot

général sainte claire deville

Le général Sainte-Claire Deville ©MAXPPP

Alors que l’ancien chef d’état-major des armées Pierre de Villiers publie un livre pour s’expliquer après son éviction, Servir (Fayard), le général Arnaud Sainte Claire Deville, commandant des forces terrestres jusqu’en août dernier, revient sur cette affaire, et sur les enjeux auxquels les armées font face.

Au cours de la crise de juillet dernier, le général de Villiers a-t-il dit tout haut ce que le monde militaire pensait tous bas ?

Au départ, chacun était dans son rôle. D’un côté le président en tant que chef des armées que les militaires, légalistes, n’ont jamais contesté. De l’autre le général de Villiers, chef d’état-major des armées, qui avait pour rôle de mettre en place des réformes en vue de rester à niveau. Ce dernier s’est exprimé au sein d’une instance – la commission de la Défense de l’Assemblée nationale – où il n’est pas prévu que « ça fuite ». Il était de son devoir de décrire la réalité devant les parlementaires. Sachant que les décisions et les arbitrages reviennent ensuite au politique. La suite des évènements m’a beaucoup choqué sur la forme et j’aurais aimé que nous ne donnions pas ce spectacle… J’étais présent le 13 juillet dans les jardins de l’hôtel de Brienne. Les militaires ont été heurtés par le ton très dur du président à son encontre. C’est un principe de base, chez nous, de ne pas reprendre un supérieur devant ses subordonnés. Peut-être des conseillers avaient-ils expliqué au président qu’il fallait faire preuve d’autorité. Que cela plairait aux militaires… Mais ce choix était en réalité catastrophique !

Les militaires ont été heurtés par le ton très dur du président à son encontre. C’est un principe de base, chez nous, de ne pas reprendre un supérieur devant ses subordonnés.

D’autant plus que le général de Villiers avait une grande expérience en tant que major général des armées. Pour lui, priver le budget 2017 de 850 millions d’euros avait des conséquences dommageables. Le contrat opérationnel demandé à l’armée française est de plus en plus lourd. La conséquence est une usure du capital humain et matériel. Le général de Villiers voulait conserver un modèle d’armée complet, capable de répondre aux enjeux d’aujourd’hui et d’anticiper les problématiques du futur. Toute la difficulté de l’équation consiste à faire face aux missions actuelles et en même temps de penser l’avenir sans faire d’impasses capacitaires. Tout cela nécessite des investissements.

La tension entre les moyens et les objectifs n’est-elle pas un grand classique dans l’histoire militaire française ?

Oui, la tension entre les moyens et les missions a toujours existé. Mais le nouveau contexte est plus exigeant. Il y a la nouveauté des menaces sur notre territoire, avec les attentats de 2015, et un engagement terrestre très important dans le cadre des opérations extérieures, sans oublier le retour des États puissants sur la scène internationale, comme la Russie et la Chine. Des efforts budgétaires ont été faits. La courbe a commencé à s’infléchir, mais nous sommes encore de maintenir nos capacités.

Emmanuel Macron est le premier président de la République à ne pas avoir connu l’époque du service militaire. Comment éviter la méconnaissance de la réalité des armées par la nouvelle génération d’hommes politiques ?

Il existe des dispositifs comme l’Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN), une formation suivie par certains politiques et membres de la société civile sur une année. Ces initiatives reposent sur du volontariat : ceux qui viennent ont déjà un petit substrat, un petit lien avec les armées. Je pense personnellement qu’il faut aller plus loin, et cibler les populations appelées à occuper des fonctions publiques, pour faire en sorte que cette connaissance soit plus fine. On pourrait se demander s’il n’est pas utile que les élèves de l’ENA fassent une période militaire, par exemple.

Que pensez-vous du projet, souvent évoqué, d’un service national ?

Nous parlons du « comment », mais pas du « pourquoi ». Voulons-nous faire des soldats ou renforcer la citoyenneté ? Ce n’est pas la même chose. Faire un soldat en un l’espace d’un mois, c’est impossible. Rétablir un service militaire universel pour toute une classe d’âge nécessiterait beaucoup de moyens. Cela donnerait à l’armée plus de soldats pour ses missions. Mais comment faire pour encadrer 700 000 jeunes ? Il faudrait trouver des dizaines de milliers de cadres… Dans quelles casernes, puisque beaucoup ont été vendues ou démantelées, depuis la suspension du service militaire ? Ce serait un défi énorme. Un service national sur le registre de la citoyenneté suppose quant à lui une participation interministérielle, et pas uniquement des Armées.

Les griefs sur le coût humain et l’efficacité de l’opération Sentinelle vous semblent-ils justifiés ?

C’est un sujet que je pense bien connaître ! En prenant mes fonctions en août 2014, peu avant les attentats de Charlie Hebdo, je suis assez vite devenu le « commandant de Sentinelle ». Nous l’avions un peu oublié, avec notre armée professionnelle qui se projetait à l’étranger, mais la mission première d’une armée est de défendre sa population. En ce sens, l’engagement massif de Sentinelle est normal. Bien sûr, cela a été un vrai défi d’expliquer à de jeunes Saint-Cyriens et sous-officiers, qui s’étaient engagés pour crapahuter au Levant, qu’ils iraient aussi dans le métro parisien ! Par ailleurs, j’ai pu mesurer toutes les évolutions de Sentinelle. Après les attentats de Charlie, c’était une logique d’effectifs, dictée par le ministère de l’Intérieur, qui exigeait tant d’hommes à tel endroit, sans mission précise. Soit l’encontre de la logique militaire, qui se demande quel est l’objectif final recherché, et qui se donne les moyens pour le faire ! Nul besoin de sortir de Saint-Cyr pour constater qu’un soldat faisant le pied de grue devant une école était un mode très limité de protection… C’est l’attentat de Nice qui a changé la nature de Sentinelle : nous sommes passés à un déploiement d’action dynamique, en mouvement, plus en phase avec la logique militaire. Je pense que nous sommes aujourd’hui arrivés à un équilibre.

Nous l’avions un peu oublié, avec notre armée professionnelle qui se projetait à l’étranger, mais la mission première d’une armée est de défendre sa population. En ce sens, l’engagement massif de Sentinelle est normal.

L’autre difficulté était de gérer la surcharge : il nous a été demandé de maintenir 7 000 hommes sur Sentinelle, ce qui nécessitait de recruter 11 000 soldats supplémentaires. Cela ne s’est pas fait en un jour ! La décision ayant été prise en avril 2015, ce n’est que fin 2016 que les recrutements ont été achevés. En attendant, les soldats qui étaient disponibles ont été très fortement mobilisés : certains ont fait plus de 250 jours en dehors de chez eux ! Aujourd’hui, l’opération Sentinelle est mieux comprise par les soldats. Nous avons nos 11000 hommes, et notre mode d’action s’apparente beaucoup plus à du « contrôle de zone », que nous faisons en Opex.

Mais le dispositif Sentinelle ne fait-il pas des militaires des cibles faciles ?

Ce que je note, c’est qu’à chaque fois que nos soldats étaient ciblés, la discipline de feu était impeccable. Jusqu’à présent, les incidents graves ont toujours eu une réponse ajustée, y compris de la part des réservistes. Ils n’ont pas été pris au dépourvu. Parce que nous avons le même soldat dans le métro et au Mali. L’expérience acquise en milieu urbain, parmi les populations, est précieuse, et sert partout. Chaque soldat qui part en opération à une mise en condition finale : on lui donne les ultimes savoir-faire avant d’accomplir sa mission. C’est la même chose pour Sentinelle. Nous avons des retours d’expérience en permanence.

Selon le dernier rapport du Haut comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM), seuls 65 % des militaires du rang rempilent dans l’armée de Terre après un premier contrat. Comment expliquez-vous cette situation ?

La fidélisation est un véritable sujet pour les armées professionnelles. Moins on fidélise, plus on doit investir dans la formation. Mais cette situation n’est donc pas surprenante, compte tenu la structure professionnelle des armées. Je peux vous assurer que les Britanniques et les Allemands ont bien plus de difficultés que nous. C’est aussi une conséquence de la génération zapping ! Il est fréquent de rencontrer des soldats qui ont « beaucoup appris sur eux », qui sont venus chercher une expérience, et qui ne rempilent pas. Il faut aussi reconnaître le mécontentement de certains, mais ce n’est pas que cela. Ce phénomène-là existe également chez les Saint-Cyriens : alors que, jeune lieutenant, je m’engageais pour la vie, la moitié d’entre eux partent aujourd’hui voir autre chose. Pas seulement par aigreur, et tout en gardant un réel sens du service. Quant au lien qui existerait entre Sentinelle et ce non-renouvellement, je n’ai pas constaté d’automaticité. J’ai trouvé des unités qui ont perdu des hommes à cause du poids de cette opération leur vie de famille. Mais j’en ai aussi vu où l’effectif avait augmenté. Il faut savoir qu’après les attentats du Bataclan, nous avons recruté des jeunes qui venaient justement servir pour Sentinelle !

Il y a dans notre pays une jeunesse et des familles qui savent ce qu’est le sacrifice, et qui sont prêtes à tout.

Avez-vous noté un réveil patriotique depuis les attentats de 2015 ?

Je le crois. Il y a dans notre pays une jeunesse et des familles qui savent ce qu’est le sacrifice, et qui sont prêtes à tout. J’ai accompagné beaucoup de parents de soldats tués. Ils disent simplement : « nous sommes fiers de notre fils ». L’amour de la patrie et du drapeau sont encore très présents dans les profondeurs de la société française.

Il y a dix ans, la France réintégrait le Haut commandement militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) : les Armées n’ont-elles pas perdu en indépendance géostratégique ?

Nous avions certes quitté la structure intégrée de l’Otan en 1966, mais nous étions toujours liés à elle. Notre retour nous a permis d’être à nouveau présents dans ses structures, et d’obtenir des postes stratégiques en son sein. Mais cet engagement ne comporte pour nous aucun caractère automatique : nous avons toujours une grande liberté d’action, et nous n’allons pas engager nos unités dans n’importe quel conflit.

Pourtant, la France participe désormais aux manœuvres de l’Otan sur les frontières de la Russie. N’est-ce pas nous entraîner dans une logique guerrière qui n’est pas la nôtre ?

Nous avons décidé de rejoindre dispositif de présence avancée de l’Otan, en Pologne et dans les pays baltes. C’est un témoignage fort de solidarité avec ces pays, qui ressentent une réelle inquiétude vis-à-vis des Russes, liée à l’histoire. Il faut rester raisonnable : je ne pense pas que Vladimir Poutine ait des plans d’invasion ! Mais la remise à niveau de l’armée russe, et l’importance de leur dispositif dans cette zone nécessitent de rester vigilants. Du reste, nous ne sommes pas du tout dans le même dispositif de la Guerre froide : à l’époque, il y avait des corps d’armée entiers déployés face au rideau de fer, des rives de la Baltique jusqu’au sud des Alpes. Nous n’assurons aujourd’hui qu’une présence.

Il faut soutenir l’armée, et pas seulement le 14 juillet !

Les Armées sont immensément populaires (88 % des Français en avaient une opinion très favorable en juillet dernier, selon une étude menée par l'Ifop et la Délégation à l’Information et à la Communication de la Défense). Sont-elles le dernier rempart de la République ?

Il y a un vrai basculement. Dans les années 1970-1980, nous sentions un fort antimilitarisme, incarné par l’adjudant Kronenbourg, dessiné par Cabu. Aujourd’hui, c’est l’adjudant Kronenbourg qui est perçu comme le sauveur de la société ! On le voit bien avec les débats sur le retour d’un service national. Notre institution s’appuie sur des valeurs solides, sur lesquelles ont construit des personnalités très fortes, et il est normal qu’un pays en quête de repères s’y rattache. Mais prenons garde : notre armée est là pour former des soldats et défendre la population, pas pour régler tous les maux de la société. Nous pouvons y prendre part, avec notre pédagogie et une expérience, mais on ne peut pas se soustraire d’autres acteurs.

Qu’attendent les militaires de « l’arrière » : des hommes politiques, mais aussi des civils ?

Ils attendent que l’arrière comprenne qu’ils font un métier pas comme les autres ! Le service exceptionnel de la France, au prix de nos vies, exige des politiques qu’ils nous en donnent les moyens, et de l’opinion publique qu’elle nous appuie. Il ne faut soutenir l’armée seulement le 14 juillet ! Cela doit passer par des attentions et des gestes du quotidien, comme le Bleuet de France. J’ai eu le triste privilège d’accueillir des cercueils de soldats tués en opération : nous aimerions voir la population leur rendre hommage en nombre, même si de plus en plus de civils le font. Aux États-Unis et au Canada, c’est une attitude assez normale, qui infuse dans toute la société. Ces choses assez simples font partie de ce soutien de l’arrière, dans les moments joyeux comme dans les moments douloureux.

AVIS FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES SUR LE PROJET DE LOI de finances pour 2018

Mardi, 07 Novembre 2017 08:03

Accélérer Scorpion ou rénover le VAB ?

Mercredi, 08 Novembre 2017 12:15
http://forcesoperations.com/
Nathan Gain 7 novembre, 2017

Doubler la cadence de production du véhicule Griffon, développé dans le cadre du programme Scorpion de modernisation pour l’armée de terre française, ne provoquerait qu’un surcoût annuel de 27M€.

Le premier prototype de VBMR Griffon présenté à Satory en juillet 2017

Le premier prototype de VBMR Griffon présenté à Satory en juillet 2017

C’est l’avis, en tout cas, du député de la majorité présidentielle La République en Marche (LREM), Thomas Gassilloud, rapporteur pour avis des crédits alloués aux forces terrestres au sein de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée nationale. « Accélérer Scorpion, c’est anticiper une dépense par ailleurs programmée, tandis que régénérer des VAB, c’est consentir des dépenses supplémentaires sans économie postérieure en contrepartie », argumente Gassilloud.

Véritable secret de polichinelle, l’obsolescence du segment médian des blindés français sera certainement au cœur de la prochaine Loi de programmation militaire. D’après Gassilloud, celle-ci devra impérativement statuer sur les deux seuls scénarios envisageables : soit prolonger – encore et encore – la durée de vie des VAB en modifiant un nombre plus important au standard Ultima, soit accélérer les livraisons de plateformes Scorpion. Pour le député LREM, le choix est clair : « les circonstances […] plaident en faveur d’une accélération du programme Scorpion ». Explications.

Développé avec pour objectif de constituer un « parc tampon » en attendant Scorpion, le standard Ultima n’a pour l’heure profité qu’à 290 des 2 661 VAB du parc français. Selon l’Etat major de l’armée de Terre (EMAT), l’intensité croissante des menaces en opération extérieure nécessite de moderniser jusqu’à 460 VAB supplémentaires à l’horizon 2025, dont 240 pour l’infanterie et le génie et 220 d’autres versions. De même, toute logique de modernisation nécessitera l’ajout de systèmes futurs, dont la radio Contact, et donc l’intégration des véhicules à la « bulle Scorpion ». Un scénario coûteux, estimé à 334M€ pour les VAB Infanterie/Génie, soit un coût unitaire de 1,4M€.

L’option Scorpion repose quant à elle sur la capacité industrielle des membres du GME Scorpion (Thales, Nexter et Renault Trucks Defense) et de leurs sous-traitants à augmenter la cadence des lignes de production. D’après Gassilloud, cette hypothèse permettrait aux forces terrestres de disposer à l’horizon 2025 de 1 310 Griffon au lieu de 800 et de 143 Jaguar au lieu des 110 prévus. Or, selon les calculs de l’EMAT, le prix prévisionnel du Griffon est resté stable, à 1,5M€ en moyenne. L’écart de prix entre la production d’un Griffon et la régénération d’un VAB ne s’élève donc « qu’à » 6,7%. En tenant compte des coûts de maintien en condition opérationnel (MCO) et des durées d’amortissement, « la possession d’un Griffon est plus économique que celle d’un VAB modernisé », rappelle Gassilloud. En effet, l’entretien du premier coûterait 156 600€ par an contre 183 200€ pour un VAB.

In fine, doubler la cadence de production du Griffon coûterait au total 680M€. Soit 188M€ de plus que la régénération des VAB, ou un surcoût annuel inférieur à 27M€ pour la période envisagée. Un écart net, certes, mais que Gassilloud juge peu « au regard de l’accroissement annoncé des crédits du ministère des Armées » d’ici 2025. Un écart d’autant plus négligeable que « la plus-value opérationnelle des Griffon et Jaguar est indéniable », conclut Gassilloud. Reste à intégrer cette réflexion dans la logique de la future loi de programmation militaire.

Côté GME Scorpion, l’on se dit depuis un moment en mesure de doubler les cadences pour parvenir au rythme de 220 Griffon et « une cinquantaine » de Jaguar produits à l’année, confirmait en juillet dernier Stéphane Mayer, PDG de Nexter et président du GICAT. Gassiloud estime néanmoins que l’augmentation des cadences exposerait les industriels à un double risque.

Premièrement, l’augmentation des cadences suppose « des investissements en infrastructures comme en ressources humaines ainsi qu’un recours accru à la sous-traitance et des transferts de charge entre établissements d’un même groupe », explique Gassilloud. En outre, accélérer les livraisons expose les industriels au risque d’un « effet de falaise », autrement dit un effondrement brusque de la charge d’activité.

Un pari risqué donc, que l’industrie française peut remporter en misant dés maintenant sur les marchés à l’exportation, avec le soutien de l’État. À ce titre, le projet de « Scorpion belge » actuellement en cours de négociation pourrait amener un effet d’entraînement salvateur s’il se concrétise. Enfin, l’effort consenti par les industriels sera partiellement compensé par la délégation d’une part plus importante du MCO des matériels Scorpion, jusqu’à 40% selon le plan de transformation MCO-T 2025, pour les 30 ou 40 années à venir.

Pour le général Lanata, il n’est pas question pour l’armée de l’Air d’aligner moins de 215 avions de combat

Mardi, 07 Novembre 2017 10:25
http://www.opex360.com/
Laurent Lagneau4 novembre 2017
 

Renouvellement des capacités de ravitaillement en vol par l’A330 MRTT « Phénix », modernisation de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire, remplacement des moyens de renseignement électronique, fortes tensions sur les ressources humaines, en particulier pour les fusiliers commandos et les spécialités de pointe, problèmes liés au transport aérien, manque de certains moyens indispensables (comme les nacelles optroniques), montée en puissance des drones, maintien en condition opérationnelle des aéronefs, etc.. Les sujets de préoccuation ne manquent pas pour le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA).

Mais l’un d’eux paraît plus important encore que les autres (qui le sont aussi) : l’avenir de l’avation de combat. « Un sujet central, stratégique pour notre défense et plus largement notre pays, car elle constitue à la fois un marqueur de puissance et un enjeu de sécurité », a expliqué le général Lanata, lors d’une audition devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale.

Mais avant de parler de l’avenir, il faut prendre en compte le présent. Et ce dernier est marqué par des engagements qui vont bien au-délà des contrats opérationnels définis par le Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale (LBDSN) de 2013, avec 20 avions de combat projetés au lien de 12 et 4 théatres d’opérations au lieu d’un.

« Ce niveau d’engagement, somme toute ‘mesuré’ pour un pays comme la France – après tout 20 avions de combat ne constituent pas un volume de force exceptionnel – conduit notre dispositif aux limites de ses possibilités », a observé le CEMAA. Et cela d’autant plus que les interventions, plus intenses, s’inscrivent dans la durée.

« En 2016, à partir de notre seule base déployée en Jordanie, nous avons réalisé environ 7.500 heures de vol d’avions de chasse. Alors que nous n’y avions en moyenne que 7 avions déployés, cela représente l’activité annuelle de 85 pilotes aptes aux missions de guerre. 85 pilotes c’est un tiers des capacités actuelles de l’armée de l’air consommé à partir de notre seule base en Jordanie! », a expliqué le général Lanata.

Aussi, pour faire face à ce niveau d’engagement, le CEMAA estime nécessaire « de stabiliser le format de l’aviation de chasse de l’armée de l’Air à 215 appareils », alors que le précédent LBDSN prévoyait de le porter à seulement 185 avions de combat, après le retrait des Mirage 2000N (en 2018) et des Mirage 2000C (en 2021).

« La réduction du format à 185 appareils, rendue possible par une large mutualisation des contrats opérationnels, devait s’accompagner du passage à une flotte polyvalente où chaque avion était capable de réaliser toutes les missions indifféremment. Pas de mutualisation des contrats sans polyvalence! Le passage progressif au Rafale qui est un avion totalement polyvalent et une modernisation ambitieuse du Mirage 2000D, devaient nous permettre d’y parvenir. Nous n’en sommes malheureusement pas là aujourd’hui et pour de nombreuses années », a déploré le général Lanata.

Or, a fait observer le CEMAA, « aujourd’hui, le nombre total d’équipements, donc le format de notre dispositif, redevient un facteur clef quand le nombre des engagements simultanés ne cesse d’augmenter, tout comme les espaces et les étendues terrestres ou maritimes à surveiller. Nos avions n’ont pas le don d’ubiquité. »

Qui plus est, cette forte et longue pression opérationnelle font que l’entraînement et la formation des équipages continue de se dégrader, ce qui finit par avoir des conséquences sur les opérations.

« Si l’entraînement est insuffisant, le nombre d’équipages formés, capables de conduire les missions opérationnelles, diminue progressivement. J’estime en perdre environ quatre à cinq chaque année actuellement, l’équivalent d’un escadron de chasse en quatre à cinq ans. Il en résulte que les déséquilibres s’aggravent. Nous sommes ainsi entrés dans un cercle vicieux dont il ne sera possible de sortir qu’en produisant un volume d’heures de vol suffisant pour réaliser à la fois les missions opérationnelles, le soutien à l’export et garantir le niveau d’entraînement », a expliqué le général Lanata.

Outre le nombre d’avions de combat, l’avenir de l’aviation de chasse passe par la qualité. La modernisation des 55 Mirage 2000D, que se fera a minima (il n’est plus question de les doter de capacités air-air) ainsi que le lancement du standard F4 du Rafale pour maintenir cet avion au meilleur niveau à l’horizon 2025, permettra d’y répondre à court terme.

La suite s’annonce plus compliquée puisqu’il s’agira de développer un nouvel appareil, ou plutôt un « système de combat aérien futur », dans le cadre d’une éventuelle coopération européenne. D’abord pour remplacer le Mirage 2000D en 2030, puis les Rafale. « Il s’agit d’un sujet complexe où s’entrelacent de multiples dimensions : politique, stratégique, internationale, technologique, industrielle, capacitaire et budgétaire », a souligné le général Lanata.

En attendant, pour maintenir le format de l’aviation de chasse, le CEMAA propose de « prolonger un peu plus les flottes les plus anciennes tout en modernisant quelques Mirage 2000D en complément des 55 déjà prévus » et d’exploiter au mieux les potentialités des appareils en service.

« Je continuerai toutefois à demander l’intégration de l’AASM [Armement Air Sol Modulaire] sous M2000D et de la GBU49 sous Rafale pour faciliter nos opérations. Je trouve en effet cette ségrégation des stocks par type d’avion contraire au bon sens élémentaire, et je pèse mes mots. Je pense également nécessaire de nous préoccuper de l’acquisition de bombes de 500 et 1000 kg, dotées de capacité tout temps », a cité, à titre d’exemple, le général Lanata.

NÎMES Les morts à la guerre ne sont pas oubliés

Mardi, 07 Novembre 2017 09:05
http://www.objectifgard.com/
3 novembre 2017

Au cimetière du Pont de Justice, le carré militaire Photo Anthony Maurin).

Au cimetière du Pont de Justice, le carré militaire (Photo Anthony Maurin).

2 novembre oblige, le devoir de mémoire était à l'ordre du jour hier au cimetière du Pont de Justice.

La traditionnelle journée Nationale du Souvenir est l'occasion de se rappeler, pour ne surtout jamais oublier, les Français morts à la guerre. Dans ce cadre, au cimetière du Pont de Justice, deux sites sont particulièrement mis à l'honneur, le mémorial des rapatriés et le carré militaire.

Adossées aux tombes ornées d'une croix chrétienne, les stèles musulmanes nous rappellent que la France a toujours été un pays aux cultes épanouis mais trop souvent utilisés pour séparer plutôt que pour réunir. En tout cas lorsqu'il s'est agit d'envoyer, en première ligne bien évidemment, la France non métropolitaine par exemple.

Le mémorial des rapatriés Photo Anthony Maurin).

Le mémorial des rapatriés (Photo Anthony Maurin).

Bref, pour ne pas oublier ces sacrifices humains exceptionnels, les élus de la Ville de Nîmes Monique Boissière et Frédéric Pastor ainsi que Jean-Claude Feybesse pour l'agglo et Christian Bastid pour le Conseil départemental sont venus déposer des gerbes et marquer l'instant d'un brin de solennité en compagnie des autorités concernées.

Autre sujet qui attriste les anciens combattants, les morts pour la France qui sont oubliés. En effet, les familles souhaitent régulièrement récupérer leurs morts et plus de 500000 corps ont été restitué dans cette optique. Quid de ces envies, ces valeureux combattants sont rapidement oubliés... Une fois que la concession arrive à sa fin, les morts pour la patrie ne sont plus visibles et leur souvenir s'évapore au fil des décennies au lieu d'être les immuables rappels de ces sombres années. Ces aïeux de la grande France doivent-ils quitter leur carré militaire, symbole de leur valeur, ou rentrer dignement dans les caveaux de famille? Telle est la question!

Carré militaire cimetière Pont de Justice Photo Anthony Maurin)

Le carré militaire du cimetière du Pont de Justice (Photo Anthony Maurin).

Mme Parly sort les rames pour boucler le budget 2017 des Armées

Mardi, 07 Novembre 2017 07:27
http://www.opex360.com/
Laurent Lagneau3 novembre 2017

Après la coupe de 850 millions d’euros qui, décidée l’été dernier, a eu pour conséquence le décalage de plusieurs programmes d’armement, le ministère des Armées va-t-il devoir mettre la main à la poche pour boucler l’année 2017? Pour le moment, il n’y a aucune certitude.

Deux sujets sont particulièrement préoccupants : la prise en charge du surcoût des opérations extérieures et intérieures, à hauteur de 350 millions d’euros, et le dégel de 700 millions de crédits. Tant au Sénat qu’à l’Assemblée nationale, Mme le ministre de la Défense, Florence Parly, a admis qu’elle n’a pas encore obtenu gain de cause auprès « de qui vous savez », c’est à dire de Bercy.

Or, ces deux questions sont au point mort depuis maintenant plus d’un mois. Devant les sénateurs de la commission des Finances, le 31 octobre, Mme Parly a fait état de « discussions intenses » avec Bercy au sujet de la prise en charge des 350 millions de surcoûts liés aux opérations.

« Je crois pouvoir dire et j’espère ne pas être démentie dans la dernière ligne droite que ces 350 millions devraient être financés par la solidarité ministérielle et sans apport complémentaire du ministère des Armées. Mais l’avenir, je l’espère, nous le confirmera de façon formelle », a dit Mme Parly aux sénateurs. S’agissant des 700 millions de crédits gelés, Mme le ministre a assuré en avoir demandé le dégel et de continuer à le demander. « J’espère bien aboutir comme sur le premier sujet », a-t-elle assuré.

Deux jours plus tard, cette fois devant les députés réunis en commission élargie pour examiner les crédits de la mission Défense, Mme Parly a dû aussi répondre sur cette fin de gestion qui s’annonce compliquée.

Pour les 700 millions d’euros de crédits encore gelés, Mme Parly a admis qu’elle n’avait pas encore eu de réponse à sa demande auprès de Bercy. « Vous pouvez compter sur mon acharnement pour en avoir une et le plus vite possible », a-t-elle assuré, alors qu’elle répondait pour la deuxième sur ce sujet. « Si Bercy ne bloquait pas, j’aurais pu répondre à la question. On va tout faire pour que Bercy se débloque », a-t-elle dit.

Quant aux 350 millions de surcoûts des opérations, et comme elle l’avait affirmé lors de son audition au Sénat, Mme Parly n’a toujours pas obtenu, là aussi, de réponse ferme et définitive. Au plus s’est-elle dit « raisonnablement confiante » sur « le fait que ces crédits seront apportés par le canal de la solidarité interministérielle et ne mettront pas à contribution le budget des armées pour ce dernier quantum. » Et d’ajouter : « Je dis raisonnablement parce que le projet de loi de finances rectificative n’a pas encore été présenté au Conseil des ministres donc je vous demande de conserver une certaine prudence mais j’espère de ne pas être démentie par rapport à ce que j’indique. »

Cela étant, le 2 novembre, un projet de loi de finances rectificative (PLFR) a bel et bien été présenté en Conseil des ministres. Et son contenu a été publié par l’Assemblée nationale. Seulement, aucune mention n’est faite sur une prise en charge interministérielle du surcoût des opérations étant donné que son seul et unique objet porte sur le remboursement de 10 milliards d’euros de taxes indûment prélevée, selon une décision de justice, auprès des entreprises.

Toutefois, le texte précise que, comme le gouvernement « n’est pas en mesure, compte tenu du calendrier anticipé et resserré de préparation et d’adoption du présent PLFR, de procéder dès ce présent PLFR aux ajustements et mouvements de crédits nécessaires à la fin de gestion 2017 », le « traditionnel PLFR de fin de gestion sera […] déposé dans les prochaines semaines » et « portera les ouvertures et annulations de crédits du schéma de fin de gestion, qui est en cours de préparation. »

Par ailleurs, une autre épée de Damoclès planne sur le budget des Armées : l’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques. Comme l’a rappelé le député François Cornut-Gentille lors de son intervention en commission élargie, ce texte « gèle le reste à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017 soit environ 100 milliards pour l’Etat, dont 50 milliards pour le ministère des armées dont 35 milliards pour le seul programme 146 [équipement des forces, ndlr] ».

Aussi, estime le député, « dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d’être sérieusement mise à mal » étant donné que ces derniers « obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet de l’article 14. »

L’article 14 vise « à assurer au niveau de l’État un maintien de l’écart entre les engagements et les paiements au niveau constaté fin 2017. Il est évident que s’il devait être appliqué de manière unilatéral au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements […] et je serai donc extrêmement attentive à ce que ne soit pas le cas et que la capacité d’engagement du ministère dont les programmes d’équipement s’étalent sur un grand nombre d’années soit préservée », a répondu Mme Parly.

"Jonquille" ou l'Afghanistan d'un capitaine: l'auteur sera à Rennes le 4 novembre

Mardi, 07 Novembre 2017 09:11

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
03.11.2017

Encore un militaire qui a anticipé, avec succès, l'appel récent du CEMA: "Et surtout écrivez".

couverture jonquille.jpg

Le 4 novembre, de 15h30 à 18h30 La librairie Le Failler de Rennes organise une dédicace de Jean Michelin. L'événement se déroulera à la librairie de la rue Saint-Georges, autour de son roman Jonquille paru aux Éditions Gallimard.

Le livre vient tout juste de sortir et son auteur est actuellement en France pour en faire la promo.

"Je voulais parler des gens", m'a expliqué l'auteur, jeudi midi.

Jean Michelin a servi comme capitaine et commandant de compagnie au 16e bataillon de chasseurs. Il a été déployé en Afghanistan en 2012; à la fin de son séjour, il a considéré qu'il était important de ne pas perdre la mémoire de ce qu'il avait vécu en compagnie de ses camarades.

D'où, un mois après son retour, un premier essai d'écriture. Mais, a confié le CE Michelin, il lui aura fallu un an pour trouver le bon format, avec des chapitres centrés sur une personne, incluant des éléments de portraits, de récit, de journal et des anecdotes. Le résultat est désormais dans les kiosques et les présentoirs.

L’auteur : Jean Michelin a donc servi en Afghanistan en 2012 comme dans le cadre de la lutte contre les talibans. Il sert actuellement à Norfolk, aux USA, où il est "la plume" du général Mercier.

Son compte Twitter est ici.

Le hors-série "Navires militaires 2017" du Marin est paru

Mardi, 07 Novembre 2017 07:34
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
03.11.2017

marin.jpg

Le contrôle des espaces maritimes est un enjeu stratégique majeur dans un contexte de retour des grandes puissances.

En quatre ans, la Chine a construit de quoi égaler la marine française en nombres de bateaux et de sous-marins grâce à un ambitieux programme.

La montée des nationalismes se manifeste aussi par le retour de la Russie sur la scène internationale. Si le déploiement en Syrie a mis en lumière des déficiences de la marine russe, celle-ci a aussi fait la démonstration de capacités nouvelles.

Sur les mers, les États-Unis conservent leur place de leader, tant qualitativement que quantitativement. La première force navale du monde continue même d’augmenter ses budgets.

L’Europe tente de se maintenir dans cette course, mais les États membres peinent à coopérer et chacun développe ses propres programmes. Dans cet environnement concurrentiel, la France a lancé plusieurs programmes navals. Ils doivent profiter aux chantiers nationaux tout en relançant les ventes à l’export, assurant ainsi le plan de charge des sites. Le marin fait le point sur la situation des constructeurs (Naval group, STX, CMN, Kership, Ocea, Eca, Socarenam, Allais). Les chantiers font aussi face à un nouveau défi avec l’intégration des technologies numériques. Sans faire l’impasse sur le nouveau type de menace que constitue le terrorisme.

Hors-série Navires militaires 2017, bilingue français-anglais, 9 €, 60 pages, disponible en kiosque et sur la Boutique marine.

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

La Lettre d'Information 17/48 du CEACH.

Envoyer

La Lettre d'Information 17/48
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

La semaine du Bleuet de France.

Lundi, 06 Novembre 2017 20:11

Mesdames, messieurs les présidents,

je me permets de vous rappeler que nous entrons ce jour dans la semaine du Bleuet de France qui comme vous le savez tous par sa grande quête nationale permet de financer les œuvres sociales de l’ONACVG et de soutenir nombres d’anciens combattants, veuves, pupilles…. Merci par avance de ce que vous ferez individuellement et collectivement pour collecter.

A titre indicatif, sachez que Mesdames PARLY (ministre des Forces Armées) et DARRIEUSSECQ (Secrétaire d’Etat) recevront les 10 et 11 novembre prochains un nombre important de Pupilles de la Nation mettant ainsi l’accent sur le Centenaire du statut éponyme.

Alain DAVID

Cimetière du Petit Lac - ORAN

Lundi, 06 Novembre 2017 18:13

Cimetière Marin de MERS-EL-KEBIR.

Lundi, 06 Novembre 2017 19:55

DÉCLARATION du président de la République sur le temps de travail dans les armées.

Lundi, 06 Novembre 2017 20:56
http://www.asafrance.fr/
Posté le dimanche 22 octobre 2017

Décision de monsieur Emmanuel MACRON

La directive européenne sur le temps de travail ne concernera pas les militaires :

(…) Sur ce sujet du temps de travail, je dirai aussi très clairement que ma détermination est complète pour qu’aussi bien la gendarmerie que les militaires de manière plus générale ne soient pas concernés par la directive bien connue. Les choses sont claires, notifiées à qui de droit et seront portées jusqu’à leur terme. (…)

(Extrait du discours du président de la République aux forces de sécurité intérieure publié le 19 octobre)

(…) La directive sur le temps de travail, qui date de 2003, est un sujet sur lequel nous travaillons Nous ne sommes pas à l’abri d’un recours contentieux et d’une décision d’un juge qui considérerait que la France n’a pas rempli ses obligations de transposition.

Cette directive avait été proposée par les Français. Une démarche interministérielle a été engagée et nous nous employons à faire avancer le dossier.

Il faut, en parallèle, faire une lecture aussi exhaustive et critique que possible de la directive – pour définir les exonérations d’application. Les activités opérationnelles au sens strict peuvent être facilement sorties du champ de la directive, mais c’est plus ambigu pour d’autres activités, liées à l’entraînement ou à la formation.

Par ailleurs, et je pense que le chef d’état-major des Armées a dû vous le dire ce matin, la directive pose une question de principe : elle pousse à compter le temps de travail des militaires, alors que l’institution a en tête qu’on ne le fait pas, le militaire étant disponible en tout temps et tout lieu. C’est un élément central du statut auquel d’autres aspects sont attachés, notamment en matière de rémunération, indiciaire et indemnitaire. Si l’on commence à détricoter un élément essentiel du statut, il faut regarder avec attention jusqu’où l’on va.

D’un point de vue juridique et technique, on doit regarder tout ce que l’on peut faire à partir de la directive, y compris en examinant ce qui se passe dans les pays voisins. Nous avons ainsi quelques retours nous venant d’outre-Rhin.

Il faut réaliser ce travail d’analyse, en attendant qu’une décision soit prise sur le plan politique.

Le coût est-il de 30 000 emplois ? Compte tenu de l’impact des 11 heures de repos journalier dans la gendarmerie, c’est une possibilité. (…)

(Extrait de l’audition de monsieur Jean-Paul BODIN secrétaire général pour l’Administration du ministère des Armées, devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale le 4 octobre 2017)



Avis de l’ASAF

L’ASAF approuve cette décision du président de la République.
Elle estime, que la disponibilité est un élément fondamental de la raison d’être d’une armée et déterminant de son efficacité opérationnelle.

Source : www.asafrance.fr

Audition du général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air, sur le projet de loi de finances pour 2018.

Lundi, 06 Novembre 2017 21:00

Audition de M. Jean-Paul Bodin, secrétaire général pour l’administration, sur le projet de loi de finances pour 2018

Lundi, 06 Novembre 2017 21:14

Florence Parly présente le Plan d’accompagnement des familles et d’amélioration des conditions de vie des militaires

Mardi, 07 Novembre 2017 02:51

http://www.defense.gouv.fr/
02/11/2017

Mardi 31 octobre 2017, A Balard (Paris), Florence Parly a présenté le plan Famille destiné à l'accompagnement des familles et d'amélioration des conditions de vie des militaires, s'étalant sur 5 ans.

Avec le plan Famille, Florence Parly fait des conditions d’exercice du métier des armes, l’une de ses priorités pour la prochaine Loi de programmation militaire, avec un seul crédo : il n’y a pas de soldat fort sans famille heureuse. Ce plan a été pensé par et pour les militaires. La concertation au sein des armées a été la clé de la construction des mesures qui sont présentées. Depuis sa nomination, la ministre des Armées n’a en effet cessé d’aller à la rencontre des forces, pour échanger avec les personnels du ministère, sur leurs conditions de vie et de travail, et mieux connaître leurs aspirations professionnelles et familiales.

Points clés - Plan d'accompagnement des familles et d'amélioration des conditions de vie des militaires

Le plan famille permettra de mieux concilier un engagement exigeant avec une vie familiale épanouie en aidant d’abord les plus fragiles et en se penchant sur les questions de la disponibilité et de la mobilité. La famille est placée au centre des priorités. Mieux prendre en compte les absences opérationnelles, mieux accompagner la mobilité, ancrer la garnison au cœur de la vie familiale et sociale sont les lignes directrices au cœur des 12 mesures principales du plan Famille (voir les mesures en téléchargement ci-dessous).

Les nouvelles mesures de ce plan, représentent 300 M€ de crédits nouveaux sur 5 ans qui répondent de manière concrète et visible aux contraintes inhérentes à la vie militaire.

Le plan famille, dont 70% des actions seront mises en œuvre dès 2018, fera l’objet d’un suivi et d’un dialogue permanent avec les instances de concertation, permettant si besoin d’adapter ou de compléter les mesures prises.

https://www.youtube.com/embed/53p1ThOHxa0

PLAN D’ACCOMPAGNEMENT DES FAMILLES ET D’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE VIE DES MILITAIRES 2018 - 2022

Mardi, 07 Novembre 2017 04:06

Les points clés du plan Famille.

Niger : "Les Français ont sauvé nos hommes", affirme l'armée américaine

Lundi, 06 Novembre 2017 21:33

https://www.valeursactuelles.com/
Par valeursactuelles.com/ Mercredi 25 octobre 2017


International. Les soldats français déployés au Sahel ont évité un bain de sang en secourant une patrouille américano-nigérienne qui combattait les islamistes au Niger, au début du mois d'octobre.

Le temps du "French bashing" (le fait de dénigrer perpétuellement la France) chez les Américains serait-il révolu ? Le 4 octobre dernier, une embuscade menée par des combattants islamistes au Niger a coûté la vie à quatre soldats américains. Hier, sur ABCnews un officiel du Pentagone a rendu hommage aux forces françaises sans qui le bilan aurait pu être bien plus lourd. "Les soldats français ont sauvé nos hommes. Nous en avons perdu quatre mais sans leur intervention, nous serions tous morts", a déclaré ce haut-gradé de l'armée américaine.

Mirage 2000 et hélicoptères déployés

L'accrochage s'est produit le 4 octobre dernier. Une patrouille de reconnaissance composée de douze soldats des forces spéciales américaines et de trente soldats nigériens rentre de mission à une centaine de kilomètres de Niamey, la capitale nigérienne. Ils sont tout à coup attaqués par une cinquantaine de combattants islamistes. Pensant pouvoir riposter sans renfort, ils engagent les combats pendant près d'une heure avant de finalement appeler les Français à la rescousse.

Immédiatement, l'armée française déploie un Mirage 2 000 puis des hélicoptères et parvient à chasser les islamistes. Les Américains perdent quatre hommes, mais comme l'a avoué hier le responsable du Pentagone, les Français ont "sauvé leur couenne".

Le drone nEUROn a terminé une nouvelle campagne d'essais en vol

Lundi, 06 Novembre 2017 21:56
http://www.defens-aero.com/
26 Octobre 2017

© Dassault Aviation / A. Pecchi - Eté 2016 avec un Rafale Marine, le drone nEUROn réalise des essais à la mer afin d'étudier l'utilisation d'un drone de combat dans un contexte naval.

© Dassault Aviation / A. Pecchi - Eté 2016 avec un Rafale Marine, le drone nEUROn réalise des essais à la mer afin d'étudier l'utilisation d'un drone de combat dans un contexte naval.

EXCLUSIF !

Du 28 août au 31 octobre 2017, l'Unité de Management Avions de chasse et équipements (UM ACE) de la Direction Générale de l'Armement (DGA) a conduit une nouvelle campagne d'essais en vol («nEURON 2017»), la première pour 2017, avec le démonstrateur de drone européen de combat nEUROn.

Cette nouvelle campagne d'essais en vol, la cinquième depuis le premier vol du nEUROn en décembre 2012, avait pour objectif principal de poursuivre les études préliminaires menées en 2016 concernant les mesures «Low Observability» (LO). Lors de la précédente campagne, durant l'été 2016, des vols d'essais ont été réalisés dans le domaine de la SER, pour Surface Equivalente Radar (en anglais, RCS - Radar Cross Section), et de la signature infrarouge avec notamment la température des gaz à la sortie de la tuyère.

Mais cette campagne 2017 n'était pas uniquement une continuité de la précédente puisque de nouvelles problématiques ont été traitées avec, selon nos informations, «des études d’ouverture de domaine pour l'armements en soute». Cela a notamment permis, selon diverses sources concordantes, «de préparer l’emport d’une bombe guidée laser GBU-12 dans la soute» à la suite d'un vol qui a mesuré «l'ambiance vibratoire».

A la suite de cette phase, d'autres vols ont été menés afin de confronter le nEUROn face à un avion d'alerte avancée E-3F SDCA de la 36ème Escadre de commandement et de conduite aéroportée d'Avord, et face au Mirage 2000D n°501 de la DGA Essais en Vol (avion banc d'essais, ABE) équipé du radar RBE2/AESA.

En outre, au cours de cette deuxième période, le nEUROn a opéré avec dans sa soute une bombe guidée laser GBU-12. Ces premiers vols d'emport ont été menés, nous explique-t-on, avec la soute fermée et d'autres fois ouverte.

L'ensemble des ces essais en vol ont été dirigés par la DGA Essais en vol qui, grâce à ses moyens techniques, assurait la trajectographie du drone, les liaisons entre les différents intervenants, le contrôle de l'espace aérien ainsi que la coordination des vecteurs aériens engagés dans ces vols. Dassault Aviation était également et évidemment associé, ainsi que d'autres entités mobilisées dans ce programme.

Selon nos informations, après son premier vol et les multiples campagnes d'expérimentations en vol réalisées en France, mais aussi en Suède et en Italie, le drone nEUROn affiche à son compteur plus de 140 vols.

Bien que sa conduite ne soit pas encore véritablement fixée, le Service de l'Information Aéronautique (SIA) de la DGAC (Direction Général de l'Aviation Civile) annonce dans un supplément à l’AIP (SUP Air) qu'une seconde campagne «nEUROn 2017» doit avoir lieu du 06 novembre au 1er décembre 2017.

Pour rappel, le programme européen du nEUROn, qui a débuté en 2006, est le fruit d’une coopération européenne qui rassemble, outre la France avec Dassault Aviation comme maître d’œuvre, cinq pays partenaires et leurs industriels : l’Italie avec Alenia Aermacchi, la Suède avec Saab, l’Espagne avec Airbus Defence & Space, la Grèce avec HAI, et la Suisse avec Ruag. Cette coopération s'est concrétisée avec le premier vol du nEUROn qui a eu lieu à Istres, le 1er décembre 2012.

Ce démonstrateur de drone de combat, semblable au drone X-47B de l'US Navy, est équipé du réacteur Rolls-Royce Turbomeca Adour Mk. 951, aussi utilisé par les Jaguar, les Hawk, ou les T-45 Goshawk, suivant différentes versions. Le nEUROn mesure officiellement 9,20 mètres de long, pour une envergure de 12,50 mètres. Avec une masse à vide de 4 900kg, ou de 7 000kg au maximum, ce drone peut voler jusqu'à Mach 0.8, avec un plafond maximal de 14 000m. Il doit être capable d'emporter et de tirer deux bombes guidées laser de 250kg, et utilise un train d'atterrissage calqué sur celui en service sur les Mirage 2000 de l'Armée de l'Air française.

Guerre de Corée : l’ancien combattant français Jean Le Houx sera enterré dans la DMZ

Lundi, 06 Novembre 2017 23:39
http://french.yonhapnews.co.kr/
2017/10/30

Jean Le Houx pendant la guerre de Corée © Ministère des Patriotes et des Anciens combattants

Jean Le Houx pendant la guerre de Corée © Ministère des Patriotes et des Anciens combattants

SEOUL, 30 oct. (Yonhap) -- Les cendres de l'ancien combattant français Jean Le Houx arriveront en Corée du Sud ce mercredi pour être enterrées dans la Zone démilitarisée (DMZ), a fait savoir aujourd’hui le ministère des Patriotes et des Anciens combattants.

«La cérémonie d'inhumation de l'ancien combattant français Jean Le Houx, qui a participé à la guerre de Corée en tant que soldat du bataillon français des Nations unies (ONU), se déroulera le 2 novembre», a déclaré le ministère.

Les cendres de Le Houx arriveront à l'aéroport international d'Incheon le 1er novembre et seront enterrées temporairement au cimetière national de Séoul avant l'inhumation le lendemain près de la 5e division de l'armée de terre dans la DMZ, devant le monument commémorant les anciens combattant français, à Cheorwon, dans la province du Gangwon, où il a combattu avec ses compagnons d'armes.

Le Houx a intégré le bataillon français qui était rattaché aux forces de l’ONU en décembre 1951, alors qu’il n'avait que 19 ans, et est rentré en France juste après la conclusion de l'accord d'armistice, en juillet 1953. Il a ensuite travaillé chez Citroën.

Lors d’une visite en Corée du Sud en 2007, à l'invitation du ministère des Patriotes et des Anciens combattants, il avait exprimé son souhait d'être enterré sur le site où il a combattu avec acharnement en compagnie de ses camarades.

Après son décès le 30 décembre 2016, à l'âge de 84 ans, l'Association nationale des anciens et amis des forces françaises de l’ONU/Régiment de Corée a décidé de l'enterrer en Corée après consultation avec le ministère des Patriotes et le ministère de la Défense.

Ce sera la première fois qu'un ancien combattant étranger sera enterré dans la DMZ, et non au cimetière commémoratif des Nations unies à Busan.

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Après ceux du CPA 10, deux autre militaires français ont été blessés par un drone armé de l’État islamique

Lundi, 06 Novembre 2017 23:13
http://www.opex360.com/
Laurent Lagneau 28 octobre 2017

En octobre 2016, l’on apprenait que deux aviateurs du Commando Parachutiste de l’Air n°10 (CPA 10) de la Task Force Hydra avaient été gravement blessés par l’explosion d’un drone piégé par l’État islamique (EI ou Daesh), alors qu’ils se trouvaient à Erbil (Kurdistan irakien). Mais ils n’ont pas été les seuls à avoir été touchés par ce mode d’action.

En effet, lors d’une audition au Sénat, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a révélé, sans donner de date, que deux militaires du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP) ont été « blessés dans une colonne des forces irakiennes par un drone que l’on trouve dans le commerce, sur lequel une caméra et une griffe permettant d’emporter une sous-munition avaient été ajoutées. » Et d’ajouter que cet engin aurait presque réussi à « renverser le rapport de force. »

« La qualité de nos instructeurs a permis à l’armée irakienne de réinvestir Mossoul, et on subit des pertes causées par un drone de 250 euros! », s’est insurgé le CEMAT, qui entend tirer les enseignements de cette affaire.

Pour cela, le général Bosser veut densifier l’enseignement et développer encore davantage le renseignement au niveau tactique au sein de l’armée de Terre. « Que fait-on des retours d’expérience dont on dispose concernant les ennemis conventionnels, hybrides et irréguliers? L’ennemi conventionnel agit de façon indirecte, comme la Russie en Ukraine. Qu’a-t-on appris des modes d’actions de pays ‘forts’ quant à la manière dont ils se déploient aujourd’hui, ou des modes d’action ‘irréguliers’ d’une armée classique? », a-t-il demandé.

Pour rappel, l’armée de Terre dispose d’un commandement dédié au renseignement, le COM RENS, dont l’état-major est basé à Strasbourg. Il s’appuie sur 6 unités (2e Régiment de Hussards, 61e Régiment d’Artillerie, 44e et 54e Régiment des Transmissions, du 28e Groupe géographique et de la 785e Compagnie de Guerre Électronique), d’un centre d’enseignement et d’études du renseignement (CEERAT), du Centre de renseignement Terre (CRT), du Centre d’analyse des signaux d’intérêt Terre (CASIT) et du Centre interarmées des actions sur l’environnement (CIAE).

Cela étant, bien avant l’explosion qui blessa les deux opérations du CPA 10, l’on savait que l’EI s’intéressait de très près aux possibilités offertes par des drones légers, jusqu’alors utilisés pour le loisir. Ainsi, en février 2016, un atelier servait à modifier ces appareils avait été découvert à Ramadi, peu après la reconquête de cette ville par les forces irakiennes. De tels engins dotés d’une munition furent utilisés par les jihadiste lors de la bataille de Kobané, quelques mois plus tôt.

Lors des deux premiers mois de la bataille de Mossoul, il fut rapporté que 80 drones piégés ou armés avaient été utilisés par l’EI. Selon l’état-major irakien, ces appareils causèrent la mort d’une douzaine de soldats et en blessèrent une cinquantaine. Plus tard, le Combating Terrorism Center (CTC) de l’académie militaire de West Point précisa que Daesh avait mis en place une sorte de « filière industrielle » sous l’égide d’une « brigade spécalisée » appelée « Al Bara bin Malik. »

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

À La Flèche, un nouveau marab pour le Prytanée

Lundi, 06 Novembre 2017 23:22
https://www.ouest-france.fr/
Publié le 29/10/2017 Élisabeth Petit.

Renaud de Donna-Fredeville, 37 ans, a pris ses fonctions à temps plein au Prytanée, en septembre dernier.

Renaud de Donna-Fredeville, 37 ans, a pris ses fonctions à temps plein au Prytanée, en septembre dernier. |

Renaud de Donna-Fredeville est aumônier militaire catholique, au Prytanée. Ce trentenaire a été le premier séminariste à être formé et ordonné prêtre pour le diocèse aux Armées, en France.

Rencontre

Ses journées débutent à 5 h 30, avant les laudes célébrées en présence de quelques dizaines d'élèves, quartier Gallieni, ou avant la messe pour les prépas, le jeudi, quartier Henri-IV.

Elles s'achèvent avec les complies, qui réunissent cinquante à cent brutions, à 22 h 30, avant les confessions.

« Malheureusement, un jour ne fait que 24 heures ! Ma mission, c'est d'être disponible pour les 900 élèves et pour l'encadrement », résume Renaud de Donna-Fredeville. Depuis octobre 2016, ce Lyonnais d'origine occupe les fonctions de marab, au Prytanée.

Un poste unique en France. « Sous Napoléon III, les militaires appelaient leur aumônier « marabout », durant les campagnes d'Afrique. L'armée de Terre a conservé le terme « marab », puis il est devenu propre au lycée », explique-t-il.

Premier séminariste aux Armées

Le trentenaire affiche une autre spécificité. Ce fils de cadres supérieurs, filleul d'un Juste parmi les nations, a été le premier séminariste formé et ordonné prêtre pour le diocèse aux Armées, dans le pays. Une ordination reçue le 6 avril 2009, à Paris. « Auparavant, ce diocèse ne possédait pas de séminaire propre et recevait des religieux formés dans le civil. Aujourd'hui, il compte 230 aumôniers, qui sont prêtres, diacres et laïcs. »

L'épilogue d'une vocation précoce, née au sein d'une famille de « religieux républicains », et héritée d'une enfance marquée par le scoutisme et un passage chez les Petits chanteurs de Lyon. « À l'adolescence, j'ai compris, grâce à un reportage à la télévision, que mon voeu était bien d'être prêtre, mais pour les Armées, parce que je pourrais ainsi servir à la fois la nation et l'Église. »

De Nantes à Coëtquidan

En 1998, Renaud de Donna-Fredeville entame une formation de philosophie, au Séminaire pontifical international Saint-Pierre, en Bavière. La création d'un séminaire aux Armées se profile justement. Volontaire, il est envoyé en stage dans la paroisse nantaise de Saint-Clément, et partage son temps avec les écoles de Coëtquidan (Morbihan).

En 2002, il devient aumônier adjoint de la base navale de Toulon (Var). Avant de décrocher son baccalauréat ecclésiastique de théologie, équivalent de la licence, à l'université pontificale de la Grégorienne, à Rome, et à la faculté théologique de Paris.

Les expériences s'enchaînent. À Gap, le Lyonnais endosse le rôle d'aumônier militaire catholique du 4e Régiment de chasseurs, du Centre national d'aguerrissement en montagne, et du groupement de gendarmerie des Hautes-Alpes.

Côte d'Ivoire et Afghanistan

Ordonné prêtre des Armées, il vit sa première année de ministère en Afghanistan, aux côtés des forces françaises en Kapisa, une province au sud-est de la capitale, Kaboul. Une expérience « très forte », marquée par cinq décès, et suivie par une autre « projection » en République de Côte d'Ivoire, en octobre 2011.

Rappelé en France, Renaud de Donna-Fredeville sera, durant cinq ans, aumônier catholique des Écoles militaires de Saumur, du 2e Régiment de Dragons et du groupement de gendarmerie du Maine-et-Loire. Des fonctions qu'il exercera jusqu'en 2017, avant de dédier la totalité de son ministère au Prytanée, depuis septembre.

Un « microcosme », où l'oecuménisme se vit comme une évidence. « Ici, les jeunes sont d'abord brutions, quelle que soit leur religion, confie-t-il. Ils prient ensemble sans se poser de questions. La porte de la marabie leur est grande ouverte, à tous ».

À Amiens, des cimetières pas comme les autres

Lundi, 06 Novembre 2017 23:29
http://www.courrier-picard.fr/
Par Jeanne Demilly | Publié le 29/10/2017
 

À Amiens, il existe quatre cimetières militaires. L’un d’eux est régi par le Commonwealth.

Le cimetière Saint-Pierre abrite le seul carré du Commonwealth à Amiens.

Le cimetière Saint-Pierre abrite le seul carré du Commonwealth à Amiens.

On en parle moins souvent mais la ville d’Amiens dispose elle aussi de cimetières militaires. Ils sont quatre, et si leur aspect est relativement similaire, leur histoire, elle, est bien différente.

1.Un seul carré étranger

Il se trouve au cimetière Saint-Pierre, ou Saint-Pierre cemetery c’est au choix. Il compte 761 tombes de soldats britanniques, canadiens, australiens, néo-zélandais, sud-africains, indiens et chinois. Des hommes morts lors de la Première Guerre mondiale et qui ont été inhumés ici entre 1915 et 1919. Comme dans la plupart des cimetières du Commonwealth, des plantes et notamment des rosiers, ont été plantés entre les stèles. Ce sont les jardiniers de la CWCG, Commonwealth war graves commission (commission relative aux tombes militaires) qui les entretiennent. « Nous avons plusieurs bases horticoles disséminées sur tout le territoire, explique Nelly Poignonnec, porte-parole de l’agence française de la CWGC. Les employés ont des compétences en horticulture mais aussi en maçonnerie, en gravure sur pierre, en menuiserie et en ferronnerie. »

2.Leurs homologues français juste à côté

Le carré militaire français du cimetière Saint-Pierre se trouve juste à côté. Ici, on compte 1 347 tombes ; celles des soldats morts dans les hôpitaux de la ville lors de la Grande Guerre. Il faut dire qu’Amiens se trouvait alors à seulement 30 kilomètres du front.

Après la guerre, d’autres dépouilles de soldats, d’abord enterrées dans de petits cimetières communaux, ont été rapatriées ici.

Aujourd’hui, c’est l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC), l’équivalent français de la CWGC, qui gère ces tombes. « Et pour leur entretien, nous faisons appel à des sous-traitants », note Frédéric Bureau, directeur de l’ONAC de la Somme. Ses équipes veillent sur 68 540 dépouilles (ossuaires et tombes).

3. La plus grande nécropole

amiénoise est à Saint-Acheul Avec ses 2 739 tombes et son monument aux morts, le cimetière militaire de Saint-Acheul est le plus important de la ville. Ici aussi on a enterré des soldats morts dans les hôpitaux de la ville. La plupart étaient Français mais on compte également 10 Belges, 12 Britanniques et un Russe.

Douze soldats tués lors de la Seconde Guerre mondiale sont aussi enterrés ici.

Le cimetière est également doté d’un très beau monument aux morts intitulé La veuve éplorée, réalisé par Albert-Roze. Il a été inauguré le 27 juillet 1924 par le Maréchal Joffre.

4. Le plus ancien à la Madeleine

Le plus vieux cimetière militaire de la ville se trouve à la Madeleine. Il regroupe les tombes des soldats morts au champ d’honneur, durant la guerre franco-allemande de 1870-1871. 209 soldats reposent ici. Un obélisque surmonté d’une croix rappelle les noms de 199 d’entre eux. Dix n’ont jamais été identifiés.

À quelques mètres de là, dans le cimetière civil, on trouve, çà et là, d’autres tombes de soldats. Elles appartiennent aux militaires dont les familles ont fait le choix de les enterrer dans un cimetière civil, avec parfois, le reste de la famille.

Le Souvenir français mobilisé autour des carrés militaires

Lundi, 06 Novembre 2017 23:48
https://www.lanouvellerepublique.fr/
Publié le 30/10/2017

Au cimetière de la Pierre-Levée, les stèles allemandes (grises) côtoient les stèles blanches des soldats français.

Au cimetière de la Pierre-Levée, les stèles allemandes (grises) côtoient les stèles blanches des soldats français. © Photo NR


Dans les cimetières, les stèles érigées au lendemain de la “ Der des Ders ” ont été nettoyées. Une opération menée avec la Ville et le Souvenir français.

Noircies, fragilisées par les ans, parfois dévorées de mousses et de lichens, les tombes des soldats de la Première Guerre mondiale « morts pour la France » ont bénéficié d’importants travaux de réhabilitation ces deux dernières années. On en compte 176 dans les cimetières de Chilvert * et 172 à La Pierre-Levée. Ce dernier compte aussi 104 stèles de militaires allemands.
A la Toussaint, l’association Le Souvenir français sera présente aux portes des cimetières pour sa quête annuelle. Le produit de celle-ci lui servira à poursuivre ses missions de passeur de mémoire. Pas seulement puisqu’elle a aussi en charge l’entretien de ces sépultures.
Une subvention de 10.000 euros Avec l’appui logistique et financier de la Ville, à travers l’attribution d’une subvention exceptionnelle de 10.000 euros, le Souvenir français a pu procéder au cours de ces deux dernières années au nettoyage de la lanterne des morts de la Pierre-Levée, à la peinture de toutes les croix du carré Français de Chilvert… « De gros travaux de réhabilitation avaient été entrepris en 1997 avec l’Office national des anciens combattants, complète Frédéric Bertrand, le responsable technique des cimetières de Poitiers. En 1986, une délégation allemande était venue réhabiliter le carré allemand. » Il est vrai que d’une manière générale, l’entretien de ces carrés militaires - on en dénombre près de 2.000 en France - est l’apanage de l’État mais celui-ci délègue le plus souvent aux villes cet entretien. A Poitiers s’est ajoutée depuis quelques années une tradition de fleurissement des carrés militaires.
« A la Toussaint, précise Frédéric Bertrand, tout ce qui reste comme fleurs des serres de Beauvoir est réparti sur ces carrés ». Pour embellir ces espaces de mémoire où dorment des inconnus.
* Ce cimetière abrite aussi un ossuaire comprenant les restes de soldats de la guerre de 1870.

Ils fleurissent les tombes pour ne pas oublier

Mardi, 07 Novembre 2017 01:52
https://www.lanouvellerepublique.fr/
Publié le 30/10/2017

Michel Moreau et le Souvenir français sont venus fleurir les tombes pour le 1er novembre.

Michel Moreau et le Souvenir français sont venus fleurir les tombes pour le 1er novembre. © Photo NR


Les membres du comité de Châteauroux du Souvenir français entretiennent la mémoire des soldats tombés au combat en fleurissant leurs tombes.


Comme chaque année, à l’approche du 1er novembre, les membres du comité castelroussin du Souvenir français se donnent rendez-vous au cimetière Saint-Denis afin d’en fleurir les tombes des carrés militaires. Michel Moreau, président du comité, perpétue cette tradition vieille de 130 ans, en l’honneur des soldats tombés au champ.
“ Une affaire qui nous tient à cœur ” « Nous avons 264 tombes à nettoyer, décaper et fleurir. Nous en avons aussi une vingtaine à Saint-Christophe. C’est un travail important, mais c’est une affaire qui nous tient à cœur. »
Dans la brume matinale de ce vendredi, une poignée de vieux briscards du Souvenir français s’affairent à vérifier que les sépultures sont en parfait état, avant d’y déposer une rose rouge en plastique, symbole d’une reconnaissance atemporelle. « Dès lors qu’il n’y a plus de famille pour entretenir la tombe, la mairie intervient auprès des descendants. Si on constate que la tombe n’est plus fleurie, c’est à nous de veiller à l’entretien. »
Michel Moreau et ses compagnons achèvent de fleurir les pierres tombales des poilus. Viendront ensuite les 152 tombes du carré militaire dédié aux combattants morts durant la Seconde Guerre mondiale. Le président du comité regrette que ces dernières soient encore en piteux état, leurs croix de fer oxydées et le plus souvent anonymes. « J’aimerais collaborer avec la Ville pour leur remise en état. Nous voudrions poser du gazon, refaire les croix avec une plaque et le nom de chaque soldat. J’espère que ça aboutira en 2018. »
Afin de financer la réfection du carré militaire, 15.000 € sont nécessaires au Souvenir français. Pour ce faire, Michel Moreau espère avoir le soutien de la trésorerie nationale de l’association, en plus de quelques subsides émanant des conseils départemental et régional. Sans oublier la quête que ses membres feront, à l’entrée des cimetières, le 1er novembre.
Le Souvenir français de Châteauroux Métropole organisera également, mercredi, son traditionnel rassemblement commémoratif. Les porte-drapeaux se retrouveront à 9 h, devant l’église Notre-Dame. Une messe sera célébrée à 9 h 30. Les associations d’anciens combattants accompagnant le Souvenir français, ainsi que le préfet de l’Indre et le maire, Gil Avérous, sont ensuite attendus à 11 h, au cimetière Saint-Denis, rue des États-Unis, pour le dépôt des gerbes au pied des carrés militaires.

Cimetières : à la recherche des tombes de soldats oubliés

Mardi, 07 Novembre 2017 02:13
https://www.lanouvellerepublique.fr/
Publié le 01/11/2017

Hier au cimetière Notre-Dame. Bertrand Rodier relaie la quête nationale du Souvenir Français, jusqu’à jeudi.

Hier au cimetière Notre-Dame. Bertrand Rodier relaie la quête nationale du Souvenir Français, jusqu’à jeudi. © Photo NR


Le Souvenir Français vient de recréer un comité à Montmorillon pour l’entretien des tombes abandonnées et oubliées de soldats morts pour la France.


En ce jour de Toussaint, on se recueille sur les tombes de ses proches, en observant souvent ces nombreuses sépultures qui ne reçoivent plus de visite ni d’attention. Parmi ces défunts oubliés, des soldats “ Morts pour la France ”, pour lesquels œuvre le Souvenir Français. Cette association nationale vient de reformer un comité à Montmorillon, afin de regrouper quelques bénévoles pour l’entretien et le fleurissement des tombes.
“ L’inventaire a commencé dans les deux cimetières de Montmorillon ” « Le comité de Montmorillon était resté en sommeil depuis une vingtaine d’années après le décès de son dernier président, explique Bertrand Rodier, nouveau président. Je me suis impliqué à la demande du comité départemental, avec deux autres bénévoles, Éric Sarrail et Bernard Garnier. »
Pour l’heure, le comité s’efforce de recenser les tombes de soldats qui ne sont plus entretenues par les familles, dans les seize communes des anciens cantons de Montmorillon et La Trimouille. Les tombes ne portent pas forcément la mention “ Mort pour la France ” : « Il faut partir des archives de l’état-civil, du plan du cimetière, etc., ce n’est pas simple. Les plus anciennes tombes remontent à 1870 [le Souvenir Français a été fondé après la guerre franco-prussienne]. L’inventaire a commencé dans les deux cimetières de Montmorillon, nous avons de nombreuses tombes concernées à Notre-Dame, dont une contient les corps de plusieurs soldats morts à l’hôpital pendant la Première Guerre mondiale. L’un d’eux venait de Nouvelle-Calédonie (1). » Cette tombe est déjà entretenue par la Ville et fleurie chaque 11 novembre par les élus.
Tandis que les associations d’anciens combattants voient leurs effectifs diminuer, le Souvenir Français espère associer les jeunes : « Nous avons eu deux projets en 2017 avec le lycée professionnel, les élèves se sont rendus en Normandie dans les cimetières anglais de Bayeux et américains de Colleville. Nous souhaitons qu’ils participent aux cérémonies. »
(1) Y reposent également deux hommes tués en 39-45 dont un Ukrainien. > Assemblée générale. Le comité local du Souvenir Français tiendra son assemblée générale le 20 novembre à 18 h au CCAS, rue des Récollets, en présence de la déléguée départementale Aïda Jaafar. Le comité est à la recherche de bénévoles dans les communes des anciens cantons de Montmorillon et La Trimouille.

Des anges gardiens au chevet des tombes abandonnées

Mardi, 07 Novembre 2017 02:35
https://www.lanouvellerepublique.fr/
Publié le 01/11/2017


L’association des Lanturelus a décidé d’entretenir sept sépultures emblématiques, seul moyen de préserver la mémoire de ces Fertois sans descendance.

Des sépultures à l’abandon, ce n’est pas normal. Bruno Guillon a beau fréquenter les carrés militaires plusieurs fois dans l’année, il ne s’est pas fait à l’idée de voir certaines tombes sombrer dans l’oubli le plus complet. Alors, plusieurs fois dans l’année, le président du comité local du Souvenir français de Romorantin-Monestois retrousse ses manches pour filer un coup de pinceau ou redresser une pierre dans son secteur.

Les anciens combattants ont leurs protecteurs Un secteur qui s’est élargi voilà un an et demi avec l’arrivée du Monestois en plus du Romorantinais, 17 communes désormais. Une charge de travail considérable pour l’association aux 26 adhérents, « mais que 9 pour travailler dans les cimetières », précise Bruno Guillon. « Il ne faut pas hésiter à nous rejoindre, on n’est pas une association de militaires », insiste aussi le président actuellement dans sa 3e année d’exercice. Après avoir refait « trois stèles entières » au cimetière de Pruniers-en-Sologne et 17 sépultures à Lanthenay cet été, l’association principalement composée d’anciens combattants d’Afrique du Nord, va bientôt s’attaquer à Saint-Roch. « 37 tombes sont à refaire », avance précisément Bruno Guillon en cette période de Toussaint propice aux visites de cimetières.

Des cimetières que Jean Baraza connaît lui aussi sur le bout des doigts après trente-sept années passées à leur préservation. Lui aussi pour la mémoire des anciens combattants, à la présidence du Souvenir français de Selles-sur-Cher, 43 adhérents au total. « J’ai créé le comité de Selles-sur-Cher parce qu’il n’en existait pas », rappelle l’homme de 83 ans, qui nettoie les stèles des morts pour la France sans famille survivante, fait les petits travaux lorsque nécessaire, de Soings à Gièvres en passant par Mur, Lassay, Gy, Rougeou et Billy. Comme chaque 1er novembre, qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou qu’il vente, Jean Baraza se déplacera dans chacune d’entre elles pour fleurir les tombes « où plus personne ne va. » « Quarante-neuf bouquets tricolores seront déposés en tout », explique le gardien de la mémoire locale qui ne pourrait œuvrer sans subventions municipales.

Les Lanturelus poussent la grille du cimetière Les anciens combattants dont s’occupe le Souvenir français ne seront pas les seuls à ne pas recevoir de visite ce mercredi 1er novembre. Le premier maire de La Ferté-Imbault ou l’ancien propriétaire anglais du château de la commune, tous deux sans descendance pour venir fleurir leur tombe, probablement aussi. Leurs tombes auraient d’ailleurs dû disparaître si une association locale ne s’était préoccupée de leur mémoire. En apprenant que la municipalité envisageait de relever certaines sépultures (lire ci-dessous), les Lanturelus se sont émus de la situation et ont décidé d’établir une convention avec la municipalité pour entretenir huit sépultures jugées intéressantes pour des « raisons historiques ou pour leur architecture ou une certaine esthétique », explique Tristan Segret, son président. Déjà adoptée par le conseil municipal, cette convention devrait être signée d’ici la fin de l’année. En attendant, le travail a déjà commencé. « Surtout en amont, puisque la préparation a été longue, depuis un an environ, pour mener le travail d’inventaire et de recherches en lien avec le garde champêtre », explique le président des Lanturelus.

« Nous sommes une petite association, nous ne pouvons pas engager de lourds travaux, on se limite au nettoyage, la peinture, en se substituant simplement à un héritier qui n’existe plus », prévient le gardien de la mémoire et du souvenir d’anciens Fertois dans leur dernière demeure.

En 1915 la marine française sauve des milliers de chrétiens persécutés en Turquie: Un excellent film va sortir à ce sujet « la Promesse »

Mardi, 07 Novembre 2017 01:58

http://www.medias-presse.info/
1 novembre 2017

« La Promesse », film américano-espagnol à gros budget dont la sortie est prévue fin novembre, relate le génocide des Arméniens en Turquie en 1915-1916, leur résistance désespérée au Mont Moïse et leur sauvetage héroïque par les marins français malgré les autorités françaises qui rechignent à donner leur accord.Voici comment Georges Kevorkian, intérrogé par Le Point, relatait l’événement lors de la sortie de son livre La flotte française au secours des Arméniens (1909-1915), Marines éditions:En 1915, des Arméniens de la région du mont Moïse, sur le golfe d’Alexandrette (aujourd’hui Iskenderun), sont acculés par les Turcs. Leur salut viendra de la mer et de la marine française.

Pourquoi est-elle intervenue ?

Fin octobre 1914, l’Empire ottoman se joint aux forces allemandes et autrichiennes (Empires centraux) pour combattre le bloc des pays de l’Entente (Grande-Bretagne, France et Russie). C’est ce qu’on a appelé le « théâtre oriental » de la Grande Guerre. En septembre 1915, la 3e escadre de la flotte de combat française en Méditerranée, aux ordres de l’amiral Gabriel Darrieus (qui vient de prendre le relais de l’amiral Louis Dartige du Fournet devenant chef de l’armée navale en Méditerranée), patrouille le long des côtes de Syrie, proches du golfe d’Alexandrette et du mont Moïse (Musa Dagh). Le 10 septembre, le croiseur Guichen aperçoit des groupes d’hommes descendant de la montagne vers la plage : plusieurs milliers d’Arméniens acculés à la mer fuient la barbarie des Turcs qui les pourchassent pour les déporter (la mort leur étant promise), en application du crime « génocidaire » décidé par les autorités ottomanes. Ils brandissent un pavillon de la Croix-Rouge, des pavillons français, et (dit-on) un drap sur lequel a été dessinée la croix du Christ. La décision est prise par l’amiral Dartige du Fournet, avant de quitter son escadre : « Il faut sauver ces Arméniens chrétiens (combattants, femmes, enfants, vieillards) du joug des bachi-bouzouks, les Turcs, nos ennemis. »

Dans quelles conditions cette opération de sauvetage de grande ampleur s’est-elle déroulée ? Quel en fut le bilan ?

L’accord demandé aux autorités françaises de Paris tarde à venir, mais l’organisation du secours est bien en place et sera exécutée par l’amiral Darrieus du 11 au 13 septembre. Au total, le nombre d’Arméniens sauvés par cette opération navale s’élève, très exactement, à 4 092, dont 8 blessés, répartis comme suit : le croiseur cuirassé amiral Charner : 347, le croiseur cuirassé Desaix : 303, le croiseur de 3e classe D’Estrées : 459, le croiseur auxiliaire Foudre : 1 042, le croiseur de 1re classe Guichen : 1 941. Ces réfugiés vont être placés dans des camps situés à proximité de Port-Saïd, grâce à l’accord des autorités anglaises qui les accueillent le 14 septembre. Parmi ces réfugiés se trouvent des combattants dont certains rejoindront la légion arménienne du général français Julien Dufieux, en 1920.

Ces épisodes de l’histoire navale de la France sont peu connus. Sont-ils commémorés avec une intensité suffisante, à vos yeux ?

Ils sont connus par la plupart des Arméniens, grâce notamment au roman Les 40 jours de Musa Dagh de Franz Werfel, paru en 1934. D’autres ouvrages évoquent ces événements et les actes héroïques des marins français. Les mémoires des amiraux des escadres du Levant en font état. Ce qu’on doit retenir des écrits de ces derniers, c’est le décalage entre leurs actions de protection des chrétiens d’Orient et le recul (pour ne pas dire l’abandon) de la diplomatie française en 1922 et 1923 (désastreux traité de Lausanne). La France n’est plus dès lors « protectrice des chrétiens d’Orient ». La sortie de mon ouvrage a favorisé plusieurs commémorations. Le 5 mai 2010, un hommage a été rendu devant la tombe de l’amiral Dartige du Fournet à Saint-Chamassy (Dordogne) en présence du maire du village, du sous-préfet de la Dordogne et de descendants d’Arméniens sauvés du mont Moïse. Le 15 octobre 2010, à Toulon, une cérémonie d’hommage a été rendue à la marine française par le secrétaire d’État aux Anciens Combattants M. Hubert Falco, maire de Toulon, en présence de l’ambassadeur d’Arménie en France et d’autorités civiles et militaires, dont le préfet maritime. Une plaque est posée au musée de la Marine, près de l’Arsenal maritime.

Source le Point

Ce sera la dernière fois que la France viendra au secours des chrétiens persécutés en tant que tels. Après cette date, la France cessera d’être la nation protectrice des chrétiens, titre que la Russie revendiquait déjà en 1915 et qu’elle est seule à revendiquer de nouveau et à mériter désormais.

Cette dernière série de massacres de chrétiens en Turquie a duré du mois d’avril 1915 au mois de décembre 1916.

Mais en avril 1909 déjà les Arméniens avaient été la proie des Jeunes Turcs. Ils avaient alors déjà été secourus par la Marine française. A cette occasion les autorités françaises avaient été moins timorées, elles avaient décidé d’envoyer plusieurs navires au secours des Arméniens de Cilicie sauvagement persécutés par les Turcs:

Georges Kevorkian : Les Jeunes-Turcs au pouvoir depuis 1908 ont promulgué une Constitution qui introduit des réformes de progrès et une orientation plus tolérante des rapports entre les différentes communautés de l’Empire ottoman, notamment entre les Arméniens chrétiens et les Turcs musulmans. Les Arméniens adhèrent à ce programme. Mais parmi ces Jeunes-Turcs, les nationalistes les plus radicaux rejettent les « infidèles ». Les Arméniens sont accusés de menées autonomistes en Cilicie. À la mi-avril 1909, des heurts entre les communautés déclenchent des représailles de la part des Turcs. Tous les chrétiens sont visés. Les puissances occidentales sont averties de massacres dont sont principalement victimes les Arméniens ; elles craignent pour leurs ressortissants et leurs représentants consulaires. Du côté français, on craint aussi pour la vie des jésuites et des soeurs de Saint-Joseph-de-Lyon. Une force navale de plusieurs pays est alors dépêchée.

À quelles opérations ces navires français seront-ils affectés et en quoi aideront-elles les Arméniens ?

Le contre-amiral Louis Pivet, commandant l’escadre légère de Méditerranée à bord du croiseur cuirassé Jules Ferry, reçoit l’ordre d’appareiller pour cette région. Outre le Jules Ferry, son escadre, comprenant le cuirassé d’escadre Vérité ainsi que les croiseurs cuirassés Victor Hugo et Jules Michelet, se met en route pour arriver en bordure du golfe d’Alexandrette le 23 avril 1909. Les marins français constatent que tout le quartier arménien d’Adana est en feu ; il en est de même des habitations chrétiennes des localités proches. Les réfugiés chrétiens sont protégés avec le concours d’unités navales européennes (croiseur anglais Diana, croiseur italien Piemonte, croiseur allemand Hambourg…). Le 27 avril, le paquebot français Niger, réquisitionné, embarque 2 200 chrétiens (en majorité des Arméniens) de la baie de Bazit. Le Jules Ferry embarque, le même jour, 1 450 réfugiés, dont deux tiers de femmes et d’enfants. Quant au Jules Michelet, il protège par sa présence des chrétiens réfugiés en bordure de mer, en baie de Kessab. Le calme revenu, après concertation avec les autorités ottomanes, les réfugiés rescapés reviennent dans leurs quartiers dévastés ; cependant, certains quitteront pour toujours le pays. Source le Point

Georges Kevorkian, d’origine arménienne, ne parle pas dans cette interview des persécutions des Assyro-chaldéens de Turquie, qui ont eu lieu en même temps que celles qui visaient les Arméniens. L’ordre d’éliminer physiquement les chrétiens les concernait pourtant tous indistinctement, même si les Arméniens étaient plus nombreux. La député Valérie Boyer avait déposé en 2015, un projet de loi pour faire reconnaître ce génocide moins connu, peut-être parce qu’il en restait moins de survivants pour témoigner. Un autre film qui évoque ce génocide, également paru récemment, le lieutenant ottoman, fait allusion au massacre des Assyriens. Mais ce dernier film que j’ai vu, est beaucoup plus compréhensif avec ces massacres génocidaires qu’il étouffe autant que possible. Inutile de se déplacer!

Ne manquez pas, par contre, d’aller voir La Promesse qui sortira fin novembre dans les salles de cinéma. Malgré quelques petites concessions au politiquement correct, ce film à grand spectacle que j’ai vu, reste fidèle à la vérité historique en rendant hommage (ce qui est rare) à un épisode glorieux, mais souvent ignoré, de l’Histoire de la Marine française.

SYNOPSIS

1914, la Grande Guerre menace d’éclater tandis que s’effondre le puissant Empire Ottoman. À Constantinople, Michael, jeune étudiant en médecine arménien et Chris, reporter photographe américain, se disputent les faveurs de la belle Ana. Tandis que l’Empire s’en prend violemment aux minorités ethniques sur son territoire, ils doivent unir leurs forces pour tenir une seule promesse : survivre et témoigner.

La Promesse Bande-annonce VO

Avec l’actrice canadienne Charlotte Le Bon, l’acteur américain Oscar Isaac, et l’acteur britannique Christian Bale dans les rôles principaux.

Armée française : l'une des plus féminisées d'Europe

Mardi, 07 Novembre 2017 05:18
http://www.latribune.fr/
Par Michel Cabirol | 02/11/2017

Le taux de féminisation est passé de 7,5% en 1995 à 16% en 2016 avec une progression annuelle de l'ordre de 0,7% à partir de 1998-1999.

Le taux de féminisation est passé de 7,5% en 1995 à 16% en 2016 avec une progression annuelle de l'ordre de 0,7% à partir de 1998-1999. (Crédits : Ministère des Armées)

Le taux de féminisation des militaires du ministère des Armées s'élevait à 15,3% en 2016 tandis que celui de gendarmerie était de 17,5%.

La France dispose d'une des armées les plus féminisées d'Europe avec un taux moyen de féminisation de 16% à fin 2016. Sinon la plus féminisée d'Europe, selon le onzième rapport du Haut comité d'évaluation de la condition militaire. Ainsi, le taux de féminisation des militaires du ministère des Armées s'élevait à 15,3% en 2016. Un chiffre globalement stable depuis 2010. De son côté, la gendarmerie était féminisée à 17,5%.

"Cette situation, en adéquation avec l'affirmation de la place des femmes dans le monde du travail et avec les avancées de l'égalité professionnelle entre les sexes, est aussi le fruit de la volonté des armées d'élargir les viviers de recrutement, notamment au moment de la professionnalisation des forces à partir de1996", explique le Haut comité dans son rapport.

Enrôler des femmes dans les armées a eu pour objectif d'améliorer de façon "quantitative et qualitative" le recrutement, note le Haut comité. Le décret du 16 février 1998, qui a abrogé tous les quotas limitant l'accès des femmes aux emplois militaires, a permis aux armées d'ouvrir plus largement le recrutement aux femmes. Ce décret a toutefois réservé des emplois uniquement accessibles qu'à des hommes. Résultat, le taux de féminisation est passé de 7,5% en 1995 à 16% en 2016 avec une progression annuelle de l'ordre de 0,7% à partir de 1998-1999.

1% des spécialistes du combat des blindés sont des femmes

Dans un rapport consacré à la mixité des métiers, l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) a d'ailleurs reconnu que depuis 2004 les progrès les plus significatifs avaient été réalisés parmi les forces de sécurité, notamment les forces armées. Cette évolution positive recouvre toutefois des réalités extrêmement diverses, avertit le Haut comité. Ainsi, le service de santé des armées (SSA) est féminisé à 58,8%, le service du commissariat des armées (SCA) à 29,3% et l'armée de l'air à 21,8%.

Par ailleurs, si la spécialité "assistant de commandement, gestion ressources humaines et comptable logisticien" est féminisée à 47,8% dans la marine, moins de 1% des spécialistes du "combat des blindés" et de l'infanterie de l'armée de terre le sont, fait observer le Haut comité. Les effectifs en OPEX ne comptaient que 8% de femmes en 2016. Enfin, les dynamiques de recrutements externes ont tendance à accroître la féminisation des officiers mais à diminuer celle des volontaires et des militaires du rang et, enfin, à équilibrer quasiment celle des sous-officiers.

Défense : comparatif des opérations extérieures de 5 pays européens

Mardi, 07 Novembre 2017 04:34
http://www.ifrap.org/
02 novembre 2017

map.jpg

Lors de son allocution à la Sorbonne le mardi 26 septembre 2017, le chef de l’État, Monsieur Emmanuel Macron, a présenté dans le cadre du renforcement de l’Europe de la défense et de la sécurité une série de propositions et une méthode pour élaborer une feuille de route sur 10 ans en créant notamment :

  • une « force commune d’intervention » européenne pour 2020 ;
  • un budget de défense commun et une « doctrine commune » pour agir.

Cette déclaration est l'occasion de présenter les dispositifs législatifs et réglementaires de l'engagement et du contrôle des opérations extérieures (OPEX) mises en œuvre par 5 pays européens disposant d'un volume identique de forces armées et qui sont les suivants :

France

L'engagement des forces armées est effectué dans le cadre de résolutions de l'ONU, de traités multinationaux (OTAN), européens (UE) et d'accords de défense et de coopération bilatéraux qui sont ratifiés par le Parlement.

La décision de projeter les forces armées en OPEX relève des prérogatives du président de la République, chef des armées, sur la base des propositions du Conseil de défense et de sécurité nationale (organisme interministériel), notamment en ce qui concerne les orientations stratégiques en matière de conduite de ces opérations.

Toutefois, le Parlement a vu son rôle renforcé de façon relative avec la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 (confer l'article 35)1 qui stipule qu'il peut être informé, sans être appelé à voter, sur la prolongation des OPEX après au moins 4 mois après la date initiale de leur déclenchement.

Le financement des OPEX s'appuie sur la base du dispositif suivant :

  • l'article 6-3 du rapport annexé à la loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2009-2014 repris par l'article 5 de la LPM 2014-2019 qui prévoit qu'« en gestion, les surcoûts nets, hors titre 5 et nets des remboursements des organisations internationales, non couverts par cette dotation qui viendraient à être constatés sur le périmètre des opérations extérieures font l'objet d'un financement interministériel »,

  • le « surcoût OPEX » fait en principe l'objet d'un triple financement qui est le suivant :

  • provision initiale dont le montant est inscrit en loi de finances concernant le ministère des armées ;

  • remboursements issus d'organismes internationaux (notamment ONU) sous forme d'attributions de produits ;

  • compensation de la différence par un financement interministériel via un décret d'avance de fin d'année.

La Cour des comptes effectue a posteriori des audits financiers sur les OPEX sur plusieurs années et présente des recommandations dans différents rapports qui sont communiqués aux différentes commissions parlementaires (finances, affaires étrangères, défense).

En règle générale, c'est le ministère des armées qui supporte financièrement la majorité des coûts budgétaires des OPEX, le reste étant partagé (sauf en 2017) avec les autres départements ministériels (notamment affaires étrangères et intérieur).

Conclusion partielle : ce dispositif permet une forte réactivité du pouvoir exécutif en matière d'engagement en OPEX des forces armées. Cependant, le système financier se traduit bien souvent par une imputation d'une grande partie des surcoûts OPEX sur le budget du ministère des armées, notamment avec des annulations de crédits de paiement sur le programme 146 « équipement des forces » doté d'une importante masse financière qui affecte les réalisations des équipements, matériels et systèmes d'armes.

Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord

La conclusion des accords internationaux et multinationaux et des traités avec différents pays qui relève du Gouvernement, doit être ratifiée par un vote du Parlement selon les dispositions de la loi sur la gouvernance de 2010 sur la réforme constitutionnelle.

Si le Gouvernement n'est pas tenu de demander l'autorisation du Parlement pour engager les forces armées en OPEX dont la décision relève du Premier ministre avec l'avis de son cabinet (conseil des ministres), il l'en informe en règle générale par le biais de déclaration présentant les objectifs et les modalités de l'OPEX qui est le plus souvent suivie de débats et d'un vote, notamment sur la base de questions écrites et orales des parlementaires sur les conditions de l'engagement.

Le financement des OPEX est assuré à partir d'un fonds de réserve pour dépenses imprévues à la disposition du Gouvernement dont le montant est fixé dans le budget annuel voté par le Parlement. En cas de dépassement du montant de ce fonds en raison des coûts, le Gouvernement doit demander des crédits supplémentaires individualisés pour chaque OPEX dans le cadre de projets de loi de finances rectificatives qui sont débattus et votés chaque année. Si la durée de l'OPEX déborde sur l'exercice budgétaire suivant, le projet de budget individualisera les crédits destinés à couvrir les coûts de l'OPEX.

Le contrôle a posteriori est exercé sur les dépenses publiques par la Commission permanente des comptes publics qui bénéficie du concours du Bureau national de contrôle des comptes - organisme indépendant d'évaluation rattaché au Parlement dont les rapports sont remis au Parlement et qui sont utilisés par la Commission des comptes publics pour faire des recommandations au Gouvernement.

Conclusion partielle : le processus de décision d'engagement des forces armées en OPEX s'apparente à celui de la France. Cependant, le Parlement britannique dispose d'un réel pouvoir de contrôle financier et budgétaire des dépenses.

Allemagne

L'adhésion par voie de traités et d'accords de l'Allemagne à des organisations internationales et multinationales (ONU, OTAN, UEO, OSCE...) s'appuie sur les décisions du Parlement allemand.

La Loi fondamentale interdisant tous les actes visant à préparer une guerre d'agression, les forces armées ont une mission essentiellement défensive et ne peuvent intervenir que dans la mesure où la Loi fondamentale l'autorise expressément.

L'engagement des forces armées en OPEX est encadré notamment par :

  • la Loi fondamentale qui précise dans le cadre juridique et budgétaire approuvé et voté par le Parlement l'organisation des forces armées et ses missions qui ne peuvent être agressives ;

  • la jurisprudence de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, en particulier son arrêté du 12 juillet 1994 qui définit la base constitutionnelle de l'engagement des forces armées en OPEX en dehors du territoire national et de la zone couverte par l'OTAN (notamment en Europe) et des conditions de leur engagement2.

C'est le Bundestag qui sur la base de la définition de ses directives de la politique de sécurité et de défense qu'il a au préalable votées, donne son accord à l'engagement des forces armées en OPEX qui doivent être effectuées dans le cadre de traités internationaux (ONU), multinationaux (OTAN) et européens (UE, OSCE...) qu'il aura au préalable ratifiés.

La conduite des OPEX s'appuie sur une coordination interministérielle et interinstitutionnelle au sein du Cabinet du Chancelier fédéral et dans le cadre du Conseil fédéral de la Sécurité, coordonnateur de la politique de sécurité et de défense auxquelles participent de droit le Chancelier et le directeur de la Chancellerie (coordonnateur des services de renseignement), les ministres des Affaires étrangères, de la Défense, des Finances, de la Justice, de l'Économie et du Développement.

L'engagement des forces armées en OPEX fait l'objet d'un contrôle du Bundestag exercé selon des règles et des conditions fixées par la Loi fondamentale à partir de 2 organismes composés de membres élus qui sont les suivants :

  • la Commission de la Défense nommée par le Bundestag qui exerce ses fonctions y compris dans l'intervalle de 2 législatures, avec notamment des droits d'enquête en fonction du nombre d'élus qui la demandent ;

  • le Commissaire à la Défense élu pour une durée de 5 ans renouvelable par le Bundestag chargé de l'assister dans le contrôle parlementaire (notamment, pour le respect des droits fondamentaux de la République et des règles d'engagement des forces armées en accord avec les dispositions propres au cadre international, multinational et européen de chaque OPEX).

Conclusion partielle : En raison de l'histoire de ce pays, notamment au cours du 20éme siècle, le contrôle parlementaire des OPEX est très fort. En effet, selon la loi fondamentale, les forces armées qui dépendent du pouvoir exécutif responsable devant le Parlement, sont placées sous le contrôle du pouvoir législatif. L'approbation préalable par le Bundestag de leur engagement en OPEX est un principe constitutionnel qui se traduit par une autorisation ou un rejet à la majorité simple d'une mission en cours ou imminente décidée par le Gouvernement.

Italie

A l'exception de la déclaration de l'état de guerre qui fait l'objet d'une autorisation législative spécifique en application de la Constitution du 27 décembre 1947, les OPEX ne donnent pas lieu, en principe, à des autorisations du Parlement même si le Gouvernement a toujours sollicité son accord préalable. Cependant, selon certains cas d'urgence, le ministre de la défense peut soumettre la décision express du gouvernement de projeter les forces armées au seul Conseil Suprême de la Défense sous réserve de sa conformité au droit international et aux engagements qui lient l'Italie aux différentes organisations auxquelles elle appartient par voie de traités et d'accords ratifiés par le Parlement.

La loi n° 25 du 18 février 1997 précise les conditions de l'accord préalable d'engagement des forces armées en OPEX sur la base d'une durée préalablement définie et qui sont les suivantes :

  • délibération entre le Gouvernement et le Parlement ;

  • approbation par le Parlement ;

  • autorisation par le Parlement de la prolongation des OPEX.

Dans le cadre de la loi du 28 décembre 1995 portant mesures de rationalisation des finances publiques, le financement de chaque OPEX est assuré à partir d'un fonds de réserve pour dépenses imprévues rattaché au ministère du budget par :

  • initialement : un décret-loi (aussi appelé « décret-mission ») pour une durée de 6 mois qui précise l'évaluation des dépenses par ministère3 concerné par l'OPEX ;

  • à l'issue d'une période de 60 jours après le déclenchement de l'OPEX : une loi de finances votée par le Parlement qui sur la base des premières dépenses engagées confirme (ou non) le décret-loi qui à défaut sera abrogé ;

  • adoption d'une nouvelle loi pour la conversion du décret-loi prévoyant la poursuite du financement d'une OPEX prolongée.

En outre, chaque OPEX fait l'objet de comptes rendus budgétaires et opérationnels réguliers du pouvoir exécutif au Parlement.

Conclusion partielle : ce dispositif permet un réel contrôle parlementaire financier des OPEX du Parlement, notamment avec le vote ou non des lois de finances confirmant ou non les décrets-lois. Cependant, il génère des difficultés en ce qui concerne la planification et la conduite stratégiques des OPEX dans la durée en raison de cette procédure budgétaire et financiére.

Espagne

Selon la Constitution espagnole, le pouvoir exécutif doit faire ratifier par le Parlement la conclusion de traités et accords internationaux, multinationaux et bilatéraux à caractère politique et militaire.

La déclaration de la guerre relève d'une proclamation du Roi après l’accord du Parlement. Conformément à la loi organique de la Défense nationale du 17 novembre 2005, le gouvernement doit, en principe, demander l'approbation du Parlement pour chaque OPEX. Toutefois, si elle est engagée dans le cadre d'un accord ou d'un traité international déjà signé par le Gouvernement et autorisé par le Parlement, elle ne nécessite pas son autorisation spécifique.

En pratique, la décision d'intervention des forces armées en OPEX est du ressort du gouvernement et prise en Conseil des ministres et de la Défense nationale (Premier ministre ayant une part prépondérante, vice-présidents du gouvernement, ministres de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la coopération, de l’Économie et des finances - le Premier ministre ayant une part prépondérante). Cependant, le Parlement qui détermine les grandes lignes de la défense nationale qui doivent être notamment en accord avec les traités ratifiés, est tenu informé avec régularité par le Gouvernement. Il exerce un contrôle parlementaire par le biais de questions écrites et orales et d'interpellations en séances plénières.

Le financement des OPEX est imputé sur le budget du ministère de la défense dans une rubrique budgétaire spécifique inscrite dans le cadre de chaque loi de finances annuelle qui est abondée en cours d'exercice budgétaire par des suppléments de crédits ordinaires en fonction de leur déroulement. En cas d'insuffisance des crédits initialement prévus, le Parlement définit la procédure à suivre pour couvrir les dépenses, qui est identique pour n'importe quel autre type de dépense : un projet de loi de « suppléments de crédits » s'il s'agit de crédits déjà prévus au budget, mais insuffisants, ou de « crédits extraordinaires » s'il s'agit de dépenses non prévues au budget.

Conclusion partielle : l'Espagne dispose d'un système relativement proche de la France en matière de décision du pouvoir exécutif en ce qui concerne les engagements en OPEX. Cependant, le contrôle parlementaire y est plus développé.

Conclusion générale

Les prérogatives du pouvoir exécutif en France permet une plus forte réactivité concernant la décision et la conduite de l'engagement des forces armées en OPEX par rapport aux autres pays européens présentés supra. Cette situation est un atout en ce qui concerne les délais de projection de forces armées en OPEX.

En revanche, le rôle du pouvoir législatif sur la décision d'engager des forces armées en OPEX est moins important en France que dans les 4 autres pays européens présentés ci-dessus.

En outre, la France pourrait s'inspirer du système des autres pays européens en ce qui concerne notamment :

  • le rôle du ministère des affaires étrangères (comme en Italie, Espagne, voire au Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) en tant qu'interlocuteur privilégié du Parlement pour le déroulement des OPEX - la mission du ministère des armées français pouvant être ainsi recentrée sur la mission de fourniture de capacités opérationnelles ;

  • la constitution d'un fonds de réserve au niveau gouvernemental (comme en Italie et au Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) destiné à financer les OPEX – dispositif financier permettant ainsi de « socler » le budget du programme 146 du ministère des armées ;

  • le contrôle financier et budgétaire qui est effectué chaque année et pour chaque OPEX par un organisme rattaché au Parlement (comme au Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord et en Allemagne) – mission qui pourrait être exercée chaque année à la Cour des comptes.


1 Mis en œuvre pour les OPEX : Afghanistan (sept 2008), Tchad, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Liban et Kosovo (janv 2009), Libye (Juillet 2011), Mali (avril 2013).

2 Jusqu'à la réunification de la RFA et de la RDA, le domaine d'intervention des armées de ces 2 pays était limité à la défense de leur territoire.

3 Principalement la Défense, le reste étant partagé sur les autres départements ministériels : Affaires étrangères, Intérieur, Économie, Finances et Justice

Gestion de l'armée française : un rapport accablant

Lundi, 06 Novembre 2017 21:41
https://www.valeursactuelles.com/
Par valeursactuelles.com/ Samedi 7 octobre 2017
 

Soldats. Vendredi 6 octobre, le Haut comité d'évaluation de la condition militaire (HCECM), composé de neuf personnalités indépendantes (conseillers d'État, généraux et dirigeants d'entreprise) nommées pour quatre ans par décret du président de la République, a rendu public un rapport dénonçant les problèmes de l'armée française. A l'heure où l'armée, mobilisée sur tous les fronts, a d'importants besoins en ressources humaines, “la fidélisation (des soldats) constitue un défi de première importance”, indique vendredi 6 octobre, le 11e rapport thématique du Haut comité d'évaluation de la condition militaire (HCECM). En cause : des conditions de vie au sein de l'institution et de la concurrence du privé. Intitulé “La fonction militaire dans la société française”, le texte pointe des “facteurs négatifs” qui “pèsent sur le moral” des militaires et leur envie de rester dans l'institution : “difficulté à concilier vie militaire et vie personnelle, manque de moyens, crainte d'une perte de compétences techniques et tactiques, lassitude face aux difficultés rencontrées en matière de soutien et d'environnement (infrastructure et hébergement)”.

Manque d'entraînements et dégradation des infrastructures

Affirmant que les militaires s'estiment insuffisamment entraînés faute d'équipements disponibles en métropole du fait des multiples engagements en opérations extérieures (Opex), le HCECM explique également que 20% des pilotes de l'Aviation légère de l'armée de Terre (ALAT) n'ont pas effectué un nombre d'heures de vol suffisant pour mener une “mission de guerre". En outre, selon le Haut comité, moins de 60% des équipages d'avions de transport tactique sont qualifiés pour l'atterrissage en terrain sommaire.

“Les militaires ont le sentiment de ne pas avoir les moyens suffisants pour s'entraîner et redoutent une baisse de leurs capacités opérationnelles”, prévient le rapport. Les soldats “souffrent” aussi de la dégradation des infrastructures immobilières et conditions d'hébergement, affirme le HCECM, qui ajoute que près de 80 centres de restauration sur 350 devront fermer pour non-conformité s'ils ne sont pas rapidement modernisés.

“De faibles taux de renouvellement de contrat”

Concernant les recrutements, le HCECM indique qu'il est difficile de fidéliser fusiliers marins et fusiliers commandos de l'air, chargés d'assurer la protection des bases. “Le caractère aride, fatigant et répétitif de leurs missions conduit à de faibles taux de renouvellement de contrat (50% pour les fusiliers marins et 30% pour les fusiliers commandos de l'air) alors que le risque terroriste renforce le besoin en protection-défense et donc en effectif de fusiliers”, déplore l'état-major. Il constate également la "forte" concurrence du secteur privé “pour des spécialités de haute technicité” car les militaires y sont mieux payés et bénéficient de conditions de vie plus attractives.

In fine, le HCECM propose de créer plus de passerelles entre armée et fonction publique. “Les missions et les responsabilités gagneraient à être en partie exercées par d'anciens militaires”, note l'état-major. De la même manière, il propose la mise en place d'un dispositif obligatoire “d'une durée significative” avec une expérience dans une unité, pour les futurs cadres et dirigeants de l'État durant leur scolarité, notamment à l'École nationale d'administration (ENA). Ainsi, ils connaitraient mieux l'institution militaire, selon HCECM.

Moins de croix de la Légion d'honneur

Mardi, 07 Novembre 2017 02:39
http://ainsi-va-le-monde.blogspot.fr/
jeudi 2 novembre 2017

Réduction de 50% du contingent civil, 10% du contingent militaire. Le conseil des ministres a confirmé, aujourd'hui, une diminution des effectifs de la Légion d'honneur. Celle-ci "doit être attribuée avec mesure dans un équilibre qui lui permette d’alimenter sa vitalité et cultiver son prestige" explique le compte-rendu du conseil. Qui insiste sur "un respect plus strict des critères d'attribution." Dans quelques semaines, un décret triennal fixant les contingents pour les années 2018 à 2020 sera publié. Ces trois dernières années, les contingents annuels étaient les suivants :
- civil. Chevalier : 2800 ; officier : 360 ; commandeur : 75.
- Militaire. Chevalier : 900 ; officier : 275 ; commandeur : 62.

Précisons que jusqu'ici, certains dossiers présentés par les ministères étaient retoqués par le conseil de l'ordre de la Légion d'honneur, les mérites, notamment, n'étant jugés suffisants. Et ce dans une proportion non négligeable.

Les croix allouées aux étrangers connaîtront également une baisse de l’ordre de 25 %.

"Ces exigences de renouveau" s'appliqueront également à l'ordre national du Mérite et aux ordres ministériels (Palmes académiques, Mérite agricole, Mérite maritime et Arts et lettres).

Pourquoi la hausse du budget de la défense en 2018 est plus que jamais stratégique

Mardi, 07 Novembre 2017 05:03
http://www.huffingtonpost.fr/
02/11/2017

Didier Baichere Député LREM des Yvelines

"La défense! C'est la première raison d'être de l'État" disait le général De Gaulle. Le budget de la défense pour 2018 voulu par le Président de la République et présenté par la ministre des Armées s'inscrit dans cette vision de la souveraineté de la France et dont les marqueurs sont le maintien et la consolidation de notre autonomie stratégique. Ce budget, c'est aussi reconnaitre le niveau exceptionnel de sollicitation de nos armées. Cela oblige la Nation envers nos soldats et plus largement envers toutes les femmes et tous les hommes qui sont partie prenante de la défense en France.

Il marque le choix politique clair d'une remontée en puissance avec une augmentation historique des ressources allouées à la défense: une hausse de 1,8 Md€ qui porte l'effort de la Nation à 34,4 Md€, soit 1,82% du PIB. À ce titre, il démontre la capacité de la majorité présidentielle de définir les grandes priorités du quinquennat et d'en tirer les conséquences en matière budgétaire.

Ce budget de la défense est marqué du sceau de la responsabilité qui incombe aux dirigeants du pays de garantir son intégrité dans le présent et l'avenir. Il répond au contexte géopolitique, dangereux et incertain, fait de menace terroriste persistante, d'instabilité de régions aux portes de l'Europe, de stratégies de puissance de certains grands pays, des provocations nucléaires de la Corée du Nord et des attaques cyber. A cela s'ajoute la nécessité des Européens de prendre davantage en charge leur propre défense, à l'heure où le grand allié Américain montre des signes d'hésitations stratégiques. A ces fins et en conformité avec les engagements européens et internationaux de la France, il amorce la trajectoire qui doit conduire le budget de la défense à 2% du PIB à horizon 2025, trajectoire qui sera décrite dans la future loi de programmation militaire 2019-2025.

Les esprits chagrins souligneront, arithmétique à l'appui, qu'à ce rythme le budget de la défense s'élèverait à 42 Md€ en 2022, un cran en deçà des 2% du PIB en 2025. Mais comme en politique ou en d'autres domaines, la dynamique est plus forte qu'une arithmétique statique. L'impulsion, franche et massive, crée le mouvement qu'exigent des objectifs ambitieux. Le budget de la défense serait également sous-budgétisé car ne couvrant pas l'intégration du coût des opérations extérieures? Ici comme dans d'autres domaines et à contre-courant des années de pratique des gouvernements précédents, le budget 2018 produit un effort de transparence et de sincérité inédit avec 99% de crédits budgétaires fermes et une provision pour les OPEX qui monte à 650 M€ contre 450 M€ en 2017.

La première loi de finance du quinquennat traduit le retour d'une France motrice au sein de l'UE. La France assume doublement sa responsabilité européenne, par le respect des règles budgétaires communes et par l'impulsion donnée à l'Europe de la défense et de la sécurité. Une fois le "Brexit" consommé, la France sera le seul Etat membre de l'UE à disposer d'un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, d'une dissuasion nucléaire autonome et d'un modèle complet d'armée. La seule, au fond, à porter en cohérence l'ambition de l'autonomie stratégique.

Alors quel est le rôle d'un parlementaire issu de la majorité lors de l'examen budgétaire? Le député est celui qui du fait de sa position particulière peut relier le local au national, faire descendre le national vers le local, celui qui peut faire le pont entre les différentes administrations, entre les différents secteurs de la société. En un mot, donner de l'articulation et du liant. Et veiller à ce que cette articulation, cette intelligence collective se retrouve bien dans la loi, la règle pour toutes et tous.

Cela vaut pour la défense. Il faut aller voir, sur le terrain, dans les échelons locaux et intermédiaires de nos armées et, plus largement, de l'ensemble des acteurs de la défense. Comprendre et analyser, c'est le rôle de l'Assemblée nationale, mais également connaître et sentir en touchant du doigt, physiquement, les enjeux de la défense. Mes visites sur le plateau de Satory à Versailles qui accueille des entreprises de défense et la plus grande caserne de militaires peuvent paraître accessoires, un peu anecdotiques, une marotte d'élu. Je crois l'inverse, je crois en cette connaissance par le toucher sans laquelle la loi perd insensiblement le fil du réel.

De ce toucher, j'en tire deux convictions: l'impérieuse priorité de l'amélioration des conditions de vie des militaires et de leurs familles ainsi que l'impact déterminant des équipements, de la montre tactique aux infrastructures les plus lourdes, et des investissements y afférant. Les deux facteurs principaux d'incitation au départ sont en effet la difficulté de concilier vie militaire et vie privée, ainsi que le manque de moyens pour remplir les missions. Il n'y a pas d'armée sans soldats, c'est-à-dire sans recrutement ni fidélisation. Voilà un enjeu plus prosaïque que la dissuasion nucléaire, mais pas moins essentiel. En parallèle de la poursuite du Plan d'amélioration de la condition du personnel, et d'un vaste plan de recrutement dont le solde net sera positif, ce qui n'est pas arrivé depuis 10 ans, la ministre des Armées lance un Plan "Famille" de 300 M€ sur cinq ans qui traduit un réel changement de paradigme.

Il n'y a pas d'armée non plus sans filière industrielle de la défense sur le sol national. Et c'est aussi l'ancien DRH qui écrit ces lignes: la défense, c'est bien plus que l'armée; c'est tout un pan de notre société, un secteur économique clé, des métiers, un creuset pour nombre de jeunes. Comme toute filière stratégique, elle requiert des savoir-faire, de la commande publique intelligente, un soutien à la recherche et une capacité à l'export, avec une coopération européenne accrue. N'oublions jamais que l'armée reste de loin le premier investisseur en France, avec un fort soutien à la base industrielle et technologique de défense qui regroupe une dizaine de grands groupes et 4 000 PME pour 200 000 emplois en France. En 2018, le budget "équipement" s'élèvera à 18,5 Md€ (+7%). 4,67 Md€ seront dédiés à la recherche.

Mais notre rôle de députés est d'aller plus loin, d'intégrer à la défense d'autres enjeux, de pousser de nouvelles idées. Je pense en premier lieu à formation professionnelle. Quid de l'idée d'internats d'apprentissage dédiés à la filière industrielle de la défense ? Nos entreprises de défense recrutent massivement. Saisissons cette opportunité pour ouvrir ces emplois qualifiés et exigeants aux jeunes issus de territoires moins favorisés tout en consolidant le maintien sur le sol national des savoir-faire stratégiques.

Nous le voyons, la défense, loin de se cantonner aux seules armées, irrigue toute la société. C'est aussi cette profondeur de la défense que traduit le budget 2018 porté par le Gouvernement. A nous députés, de la majorité comme de l'opposition, d'y veiller et de l'enrichir.

La Lettre d'Information 17/47 du CEACH.

Envoyer

La Lettre d'Information 17/47
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

99e anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre à Montpellier

Vendredi, 03 Novembre 2017 14:52

99e anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre à Béziers

Vendredi, 03 Novembre 2017 15:17

99e anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre à Villeneuve-lès-Maguelone

Vendredi, 03 Novembre 2017 15:32

99e anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre à Pérols

Vendredi, 03 Novembre 2017 15:19

Conférence à Juvignac le 15 novembre par le Gal IRASTORZA "les femmes pendant la Grande Guerre"

Vendredi, 03 Novembre 2017 15:23

Le général (2S) IRASTORZA donnera le mercredi 15 novembre 2017 à 20 heures 30 dans la Salle J-L. Herrault, rue de la Plaine à JUVIGNAC ( 34990)
 

une conférence sur le thème des « femmes pendant la Grande Guerre 1914-1918 ».




Entrée libre.


Fidèlement vôtre.

Charles JANIER, délégué ASAF 34

Messe de la Sainte Geneviève

Dimanche, 24 Septembre 2017 11:19

Audition de Mme Florence Parly, ministre des Armées, sur le projet de loi de finances pour 2018

Lundi, 06 Novembre 2017 00:52

Audition de l’amiral Christophe Prazuck, chef d’état-major de la marine, sur le projet de loi de finances pour 2018

Lundi, 06 Novembre 2017 00:59

Audition du général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre, sur le projet de loi de finances pour 2018

Lundi, 06 Novembre 2017 01:01

1er RCP - Témoignages pour l'Histoire.

Jeudi, 02 Novembre 2017 17:55

École de guerre du fantassin français