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2017

La Lettre d'Information 17/54 du CEACH.

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La Lettre d'Information 17/54
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

Samedi, 16 Décembre 2017 13:05

Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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www.asafrance.fr

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 17/12 - A

« Connaître son métier »

«La plus grande immoralité c’est de faire un métier que l’on ne connaît pas » (Napoléon).

Où monsieur Emmanuel Macron a-t-il appris le métier de chef des Armées que lui confère la Constitution ? À l’ENA ? Non ! Dans la banque Rothschild ? On peut en douter. Lorsqu’il était ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique ? Il est fort à parier qu’alors les questions de Défense ne lui sont apparues qu’à travers le poids du budget qui leur était consacré.

Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, le chef de l’État n’a eu, semble-t-il, avant de le devenir, aucun contact avec la chose militaire si ce n’est à travers quelques échanges avec monsieur Le Drian et son équipe de conseillers… À l’heure où un débat est ouvert sur le rétablissement d’une forme quelconque, qui reste à définir, de service national universel qui impliquerait les armées et qui fut sans doute suggérée, bien imprudemment, au candidat Macron par l’un de ces conseillers, ne conviendrait-il pas d’abord de réfléchir au moyen de donner à nos élites une instruction militaire minimale ?

Sous la Ve République, précisément, a existé, jusqu’en 1972, l’obligation pour les élèves de certaines grandes écoles, en particulier d’ingénieurs, de recevoir, dans le cadre de leur scolarité, une instruction militaire obligatoire, en abrégé une IMO. Ceux qui la recevaient, et qui de ce fait, étaient désignés sous le titre d’IMO, voyaient inscrite à leur emploi du temps une demi-journée d’instruction militaire par semaine qui leur était délivrée in situ dans leur établissement par des cadres des armées ou lors de visites dans des unités militaires. Ils devaient en outre, lors de leurs vacances scolaires d’été, effectuer une «période militaire» de trois semaines. Ces IMO effectuaient ensuite leur service militaire en suivant un stage en école d’application puis en étant affectés dans les unités comme sous-lieutenants. Il est urgent d’appliquer à nouveau aujourd’hui ce principe, sous une forme atténuée, en insérant, au minimum et systématiquement dans les programmes des élèves des grandes écoles, pas seulement scientifiques mais aussi du type Sciences-Po et, au premier chef de l’ENA, un certain nombre de conférences consacrées au monde de la Défense et faites par des militaires, et en organisant des séjours dans les unités des trois armées.

Plutôt que de vouloir instituer un service obligatoire et qui se voudrait universel mais dont on voit bien qu’il s’adresserait d’abord aux plus démunis (comme c’était d’ailleurs devenu le cas du service militaire avant sa suspension) car, fort heureusement et pour reprendre les termes du candidat Macron, tous les jeunes Français ne sont pas désocialisés, en difficulté ou illettrés, il conviendrait plutôt de faire prendre conscience à nos élites des enjeux en matière de Défense de telle façon que, en situation de responsabilité, ils prennent des décisions en connaissance de cause.

****

Lettre n°17/12 – B

« La revue stratégique ou l’inventaire des incompatibilités »

Dès l’annonce faite, en 1995, par monsieur Jacques Chirac, président de la République, de la suspension du service militaire et de la création d’une armée professionnelle, a été élaboré un modèle d’armée dit modèle d’armée 2015; La réalisation de ce modèle, complet et cohérent, s’appuyait sur le processus 4PB : prospective, planification, programmation, préparation du budget.

Las, l’érosion constante des budgets de la Défense pendant plus de 25 ans en même temps que des engagements de plus en plus nombreux et de plus en plus coûteux de nos forces ont rendu ces dernières exsangues. La revue stratégique de Défense voulue par le nouveau chef des Armées et publiée le 13 octobre dernier a l’ambition (mot qui revient 48 fois dans les 110 pages de sa présentation) de constituer la première étape pour rétablir la cohérence entre les objectifs poursuivis en matière de Défense, les missions fixées et les moyens accordés. Elle définit trente aptitudes à détenir par nos forces armées aux premiers rangs desquelles la permanence de la crédibilité de notre dissuasion nucléaire nécessitant sa modernisation et la protection du territoire national contre toutes les formes possibles d’agression. À eux seuls, ces deux impératifs consommeront « l’augmentation » du budget annoncée et impacteront même notre capacité d’intervention à l’extérieur. Que dire alors d’autres capacités requises dans la revue stratégique comme «obtenir et conserver les supériorités aérienne, terrestre et maritime» sans qu’il soit d’ailleurs précisé dans quel contexte, face à quel adversaire et dans quel milieu ?

En dehors de ce qui relève de la nécessaire et absolue autonomie stratégique, c’est-à-dire de la dissuasion, du renseignement et de la protection du territoire, la revue fait appel à un miraculeux sésame : la coopération européenne. Mais qu’en est-il aujourd’hui, réellement, d’une utopique Europe de la Défense dont aucune de ce que devraient être ses missions n’est définie ? Avec quels partenaires doit-t-elle se construire ? Les Britanniques qui sortent de l’Union européenne ou les Allemands dont le budget de la Défense est déjà supérieur au nôtre mais qui ne veulent pas faire la guerre ?

Et qu’en est-il de l’équation financière ? La hausse de 1,8 milliards d’euros annoncée pour 2018 ne compensera pas les 850 millions abattus sur le budget 2017 augmentés du «surcoût» des opérations extérieures dont il faut comprendre qu’il sera, à l’avenir, entièrement à la charge de la Défense. L’objectif d’atteinte, pour le budget de la Défense, de 2 % du PIB en 2025 est d’ores et déjà inaccessible puisqu’il ne sera que de 42 milliards d’euros en 2022 pour un PIB qui, en 2017, devrait être supérieur à 2 300 milliards d’euros et qui, si la croissance espérée est au rendez-vous, affaiblira encore le ratio. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains parlementaires de la majorité présidentielle abandonnent d’ores et déjà cette notion de ratio pour afficher un budget nominal de 50 milliards d’euros en 2025.

Les projections financières prévues sur la durée du quinquennat ne sont donc pas à la hauteur des ambitions affichées par la revue stratégique qui, en outre, passe sous silence les difficultés de recrutement, en particulier dans les spécialités « pointues », et le fort taux de non renouvellement de contrat des militaires. Par ailleurs, est-il raisonnable d’évoquer ici l’éventualité d’un service national universel qui serait sans doute, au moins partiellement, à la charge des armées, et dont le coût est évalué à 3 milliards annuels en fonctionnement sans compter une dizaine d’autres en investissement initial ?

Ce qui est particulièrement regrettable, c’est que la revue stratégique de Défense dresse un tableau assez réaliste du contexte géostratégique dont elle constate la dégradation et l’instabilité croissantes, mais, pour ce qui concerne notre Défense, se contente de déclarations d’intentions sans même estimer le niveau des moyens réels nécessaires à nos armées.

La RÉDACTION
www.asafrance.fr

UNP 34 Bulletin N° 235

Ali Nadi, dernier goumier marocain ayant libéré la Corse a rejoint ses frères d'arme dans l'au-delà

Mercredi, 20 Décembre 2017 14:27

https://www.yabiladi.com/
Publié Le 15/12/2017

Ali Nadi, le dernier goumier marocain vient de s’éteindre il y a quelques jours dans son village du Haut Atlas. Avec lui s’en va tout un pan de l’histoire des «indigènes», ce père de quatre enfants avait participé à la libération de la Corse en 1943. Il avait été décoré de la légion d’honneur, puis élevé au grade d’officier de la légion d’honneur par François Hollande, ancien président français en 2013.

Ali Nadi, le dernier goumier marocain vient de s’éteindre il y a quelques jours dans son village du Haut Atlas. / Ph. Corse Matin

Ali Nadi a un de ses visages qu’on n’oublie pas. Une barbe blanche fournie, le port altier et une vivacité malgré son âge avancé. Le Marocain est mort le 12 décembre dernier dans son village du Haut-Atlas et avec lui «s'éteint ainsi le dernier Goumier encore vivant», écrit le site d’information Corse-Matin. Ce dernier avait participé à la bataille de Teghime pour libérer la ville de Bastia en Corse, le 3 octobre 1943.

«On était aux premières lignes au mépris du danger. Nous étions de vrais guerriers», déclarait Ali Nadi, en 2004 à la MAP. Il raconte avoir «débarqué» à Marseille sous «un déluge de feu aérien et terrestre».

Bastia était alors la dernière ville occupée du joug fasciste et nazi. «6000 hommes sont envoyés par la France libre et faisaient la jonction en Corse avec la résistance pour jeter à la mer l’occupant», rappelle un reportage de France 2 sur les derniers goumiers marocains en 2013. «L’armée allemande était retranchée au nord de l’île de Beauté, prise au piège».

Sur plusieurs fronts

Ali Nadi, raconte avoir neutralisé un nazi avant d’être blessé à l’épaule dans la bataille de Teghime. «À Teghime, les combats avaient été très difficiles. Les Allemands nous ont tiré dessus sans cesse avec des obus. Notre progression dans le froid et le brouillard a été très difficile. J'ai été blessé à l'épaule. Les pertes ont été nombreuses et des frères sont morts ici». En tout, ils étaient 200 goumiers morts pour libérer l’île corse.

Le sergent-chef s’est engagé à seulement 19 ans. Le natif de la province d’Azilal avait entendu l’appel à soutenir la France dans ces temps difficiles, lancé par le roi Mohammed V le 3 septembre 1939, à travers une lettre lue dans les mosquées du royaume.

«La guerre était dure. Mais nous étions fiers de défendre la France», déclarait Ali Nadi, à la presse lors de sa décoration de la légion d’honneur par l’ancien président français Jacques Chirac en août 2004, lors du 60ème anniversaire du débarquement en Provence. C’était la première fois qu’il revenait en France, depuis janvier 1946.

Dans l’émission «Grand Angle» diffusée sur la chaîne de télévision 2M, Ali Nadi s’était longuement exprimé sur son passé de soldat. Il clame fièrement : «Nous leur avons permis d’avoir leur liberté.»

«Je me positionnais toujours en tête. Je surprenais les Allemands pendant qu’ils vaquaient à leurs occupations. Je les surprenais et je criais ‘’Haut les mains !’’. Je tirais et là ils se rendaient en s’écriant ‘’Camarade !’’. J’ai capturé à moi tout seul 72 soldats allemands.»

Le goumier marocain n’avait pas peur d’aller au-delà de ses limites : «Nous sommes des enfants de la montagne. Rien ne nous fait peur. On allait au front, on nous envoyait dans les endroits les plus difficiles.»

En 2004, le goumier se plaignait des maigres pensions octroyées aux anciens combattants, il déclarait à la MAP : «Je touche 60 euros par mois, c’est peu».

Le père de quatre enfants a participé à plusieurs champs de bataille, en Corse, en Italie, le débarquement en Provence, en Alsace, des campagnes en Allemagne, en passant par l’Indochine (1949-1952). «Un combattant hors norme qui sera décoré par le Général de Gaulle, lui-même, et qui lui vaudra alors le surnom de ‘Lion de l'Atlas’», écrit Corse-Matin.

Ali Nadi, le dernier goumier marocain. / Ph. Corse Matin

Ali Nadi, le dernier goumier marocain. / Ph. Corse Matin

Reconnaissance

En 2013, le natif de la province d’Azilal est le seul goumier à être élevé au grade d’officier de la légion d’honneur par François Hollande, ancien président français. Lors d’un passage de ce dernier à Bastia, il avait déclaré au sujet des goumiers : «Vous ne tomberez jamais dans l’oubli».

En octobre 2015, un monument érigé pour rendre hommage aux goumiers marocains, place Denys-Cohin au 7ème arrondissement de Paris est dévoilé. Cette stèle met en avant la devise des goumiers «Zidou lgoudam» (en avant). Ali Nadi était présent lors de cette cérémonie.

https://www.youtube.com/watch?v=cecUGyA2Pbc

Pour ne pas tomber dans l’oubli, le groupe d’opposition mouvement corse démocrate du conseil municipal de Bastia «souhaite qu’une rue porte le nom d’Ali Nadi, le dernier des goumiers», écrit France Info, ce jeudi. Le 19 décembre prochain, une motion sera proposée lors du conseil municipal, pour que lors du 75ème anniversaire de la libération de la Corse en 2018, «une rue ou une place» porte le nom d’Ali Nadi, indique le groupe dans le texte de motion.

Les guerriers de l'Atlas

Replay du témoignage de Ali Nadi, et ses compagnons goumiers en Corse, réalisé par la journaliste Melinda Mrini, pour le magazine Grand Angle de Réda Benjelloun.

https://www.youtube.com/watch?v=jDLHy4ts38c

Gard : la stèle d'Abel Chennouf, tué par Merah, profanée

Mardi, 19 Décembre 2017 22:40
http://www.midilibre.fr/
Publié le jeudi 7 décembre 2017

Gard : la stèle d'Abel Chennouf, tué par Merah, profanée

Un acte volontaire qui a conduit à l'ouverture d'une enquête. DR

Le père du soldat tué a découvert le sinistre ce jeudi 7 décembre à Manduel dans le Gard.

"Je suis abattu, ça me répugne, j'ai 65 ans, j'ai chialé comme un môme, pourquoi toucher à ça ?". Albert Chennouf-Meyer ne décolère pas : le père d'Abel, ce jeune parachutiste de 25 ans abattu par Mohamed Merah, le 15 mars 2012 à Montauban, a constaté ce jeudi midi que la stèle municipale honorant son fils à Manduel (Gard) a été dégradée.

Un acte volontaire qui a conduit à l'ouverture d'une enquête par la police municipale. "Celui qui a fait ça voulait me toucher parce qu'il a ce combat que je mène contre le nazislamisme" avance Albert Chennouf-Meyer.

Distinction : la France congratule six anciens combattants congolais

Mardi, 19 Décembre 2017 18:35
http://adiac-congo.com/
Jeudi 30 Novembre 2017

L’attaché de défense près l’ambassade de France au Congo, le colonel Christian Piot, a récemment décoré six anciens combattants congolais vivant à Pointe-Noire, pour avoir servi sous le drapeau français aux différents théâtres d’opérations lors des deux grandes guerres mondiales.

La cérémonie s’est déroulée en deux phases dans la ville océane. La première, qui a consisté à la décoration de quatre récipiendaires, a eu pour cadre la zone militaire de défense n°1, en présence du général Jean Ollessongo Ondaye et d’autres chefs militaires de Pointe-Noire. En effet, le capitaine Jean-Pierre Ibouanga, le lieutenant Joseph Pandi Mboungou, l’adjudant-chef Joseph Mouanga et le soldat de 1ère classe André Nzekissa, ont reçu leurs médailles de reconnaissance de la nation française, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie mensuelle de levée de couleurs.

S’exprimant à cette occasion, l’attaché de défense près l’ambassade de France a justifié cette décoration par la participation de ces « braves anciens combattants congolais » sous le drapeau français aux différents théâtres d’opérations lors des deux Guerres mondiales. Selon lui, les bénéficiaires représentent tous leurs camarades ayant combattu pendant la période coloniale. Ils formaient ce qu’on appelait « la force-noire », qui a permis à la France de sortir victorieuse de la première Guerre mondiale. En effet, ils ont combattu aussi en Indochine, en Algérie, à Suez et au Cameroun.

« Vous représentez ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie, ceux qui ont gardé dans leur chair les stigmates de la guerre, ceux qui ont vécu ou qui vivent encore avec le souvenir de la guerre. Vous méritez respect et pour nous autres, soldats d’aujourd’hui, vous méritez surtout la reconnaissance de la France et il est légitime que vous portiez sur votre veste l’insigne de cette reconnaissance », a indiqué le colonel Piot.

La deuxième phase a, quant à elle, concerné la congratulation du capitaine Bernard Badiakoualou et du sergent Joseph Nzoulou à leurs domiciles respectifs, car ne pouvant plus se déplacer. « J’ai décidé, entant qu’attaché de défense, représentant le ministère français des armées, de venir à Pointe-Noire pour vous honorer en vous décorant de la médaille de la reconnaissance de la nation », a-t-il déclaré.

Accompagné du directeur de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, le colonel Pierre Obou, l’attaché de défense a, avant de quitter Pointe-Noire, mis à profit son séjour pour visiter le patrimoine des anciens combattants situé au centre-ville et à Lumumba. Ils ont, par ailleurs, saisi cette opportunité pour réaffirmer les liens de coopération entre la France et le Congo.

Rappelons que c’est pour la deuxième fois que le colonel Piot accomplit ce geste, qui réconforte, à plus d’un titre, les anciens combattants et leurs familles respectives.

DouniamaLégendes et crédits photo : Photo de famille; le colonel Piot congratulant les récipiendaires/ crédit photo DR
Parfait Wilfried

Moman Diop : frère d’arme massacré à Chasselay

Mardi, 19 Décembre 2017 19:16
http://www.afrik.com/
lundi 4 décembre 2017 / par Ali Attar

Le Tata sénégalais de Chasselay est là pour rappeler « la sublime épopée des Preux Chevaliers Noirs de l’Afrique Française qui au nombre de 200 attaquèrent courageusement plus de 25 000 ennemis uniquement pour sauvegarder l’Honneur ». Moman Diop fait partie de ces soldats africains massacrés par les Allemands lors de la campagne de France en mai-juin 1940, à Chasselay. Son histoire est racontée en vidéo par Thomas N’GIJOL.

Moman Diop fait partie de ces soldats africains massacrés par les Allemands lors de la campagne de France en mai-juin 1940, à Chasselay, dans le département du Rhône. Une nécropole a été érigée sur le site. Il s’agit d’un tata, enceinte de terre sacrée aux murailles de couleur ocre-rouge, similaire à ceux que l’on peut observer à Tombouctou. Au milieu d’immenses étendues de terres agricoles, l’espace de mémoire rassemble cent quatre-vingt-huit tombes de soldats venus d’Afrique, dont celle de Moman Diop ainsi que celles de quelques Européens.

Né au Sénégal, en 1918, Moman Diop s’engage en 1939 dans le 25e régiment de tirailleurs sénégalais (RTS), à la fois pour servir la France et ouvrir son horizon. Le 19 juin 1940, le 25e RTS dépêche deux bataillons pour freiner la division SS Totenkopf (Tête de mort) à Montluzin, au nord de Lyon. Il n’y aura pas de prisonnier. Soldats africains et européens sont massacrés. Le lendemain à Chasselay, les Allemands sont à nouveau arrêtés par une compagnie du 25e RTS qui tient quelques heures une ligne de résistance autour du château du Plantin. Moman Diop fait partie des effectifs qui se battent jusqu’au bout. La résistance est vaine. Ils sont faits prisonniers. Les Allemands de la Panzergrenadier division Groβdeutschland séparent les soldats blancs des Noirs. Ces derniers sont ensuite mitraillés par les blindés qui écrasent les corps. Peu après, horrifiés par ce massacre, les anciens combattants et le maire du village, Jean Marchiani, donnent une sépulture à ces martyrs.

Le tata de Chasselay a été construit et inauguré par l’État français (malgré l’occupation allemande) le 8 novembre 1942, le jour du débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Il est de nouveau inauguré après-guerre au nom de la IVe République naissante et, enfin, classé nécropole nationale en 1966. Moman Diop et ses frères d’armes ont été victimes du nazisme qui en mai-juin 1940 a causé la morts de plusieurs millions de combattants lors de la campagne de France.

https://player.vimeo.com/video/125432207

Saint-Avold : les enfants, parrains de tombes de soldats

Mardi, 19 Décembre 2017 15:15
http://www.republicain-lorrain.fr/
Le 26/11/2017
L’Association européenne civile et militaire du devoir de mémoire et la chorale Les bleuets naboriens aimeraient que les enfants parrainent les tombes des soldats morts pour la France. Une manière de créer une chaîne intergénérationnelle pour ne pas oublier…

Le carré militaire de Saint-Avold compte 86 tombes dont 61 soldats français et 24 étrangers. D’ailleurs, il est précisé dans la charte que le parrain ou la marraine s’engage à ne pas porter de jugement sur le choix et l’identité du soldat.  Photo Thierry Sanchis

Le carré militaire de Saint-Avold compte 86 tombes dont 61 soldats français et 24 étrangers. D’ailleurs, il est précisé dans la charte que le parrain ou la marraine s’engage à ne pas porter de jugement sur le choix et l’identité du soldat. Photo Thierry Sanchis

L’association européenne civile et militaire du devoir de mémoire et la chorale Les bleuets naboriens aimeraient que les enfants parrainent les tombes des soldats morts pour la France. Une manière de créer une chaîne intergénérationnelle pour ne pas oublier.

Votre association a créé une charte de parrainage citoyen pour le carré militaire de Saint-Avold. De quoi s’agit-il ?

Jean-Paul HENRION, président de l’Association européenne civile et militaire du devoir de mémoire (AECMDM) : « Nous proposons aux enfants et adolescents, avec bien entendu l’accord de leurs parents, de parrainer une des 85 tombes de soldats morts pour la France qui se trouvent au carré militaire, près du vieux cimetière de Saint-Avold.

En signant cette charte, le parrain ou la marraine s’engage à donner de son temps, au moins une fois par an, comme lors de l a cérémonie du 11-Novembre, pour déposer sur la tombe de son choix une fleur ou une bougie que lui aura donné au préalable l’AECMDM. Cela ne lui coûtera absolument rien, ni à sa famille d’ailleurs. »

L’initiative ne s’arrête pas là…

« Effectivement, l’enfant pourra prendre connaissance du vécu du soldat et donner ainsi une autre dimension à son engagement. Il appartiendra également aux membres de notre association de transmettre à ces jeunes le sens et les valeurs historiques de ces anciens combattants tombés au champ d’honneur pour la France.

Le lieutenant-colonel Marcel Rymarz se propose de sensibiliser, d’accompagner et d’encourager ces jeunes parrains et marraines dans leur engagement. »

Comment comptez-vous sensibiliser le jeune public à ce parrainage citoyen ?

« Nous allons adresser un courrier à tous les directeurs et directrices d’écoles pour leur expliquer en détail notre projet et préciser les 12 articles qui compoent la charte.

Ainsi, ils pourront notamment apprendre que l’engagement est totalement gratuit, d’une durée d’un an renouvelable par tacite reconduction et qu’il s’agit d’une démarche volontaire et non rémunérée.

Par ailleurs, nous ferons en sorte que les enfants qui signeront cette charte reçoivent une invitation personnelle aux différentes cérémonies commémoratives organisées au carré militaire de Saint-Avold, de la même manière qu’y seront conviées les autorités civiles et militaires. »

La vie du Poilu Arsène Guibert exposée

Mardi, 19 Décembre 2017 15:38
https://www.ouest-france.fr/
Publié le 24/11/2017

Le soldat Arsène Guibert, à Brest, le 8 avril 1915, et lors d'une cérémonie du 11 Novembre, dans les années 80.

Le soldat Arsène Guibert, à Brest, le 8 avril 1915, et lors d'une cérémonie du 11 Novembre, dans les années 80.

Arsène Guibert avait consigné son expérience de Poilu. Parallèlement à la parution de cet ouvrage retraçant son histoire, une exposition lui est consacrée à la médiathèque.

L'histoire

Né le 9 novembre 1896, Arsène Guibert fut une véritable figure de la commune, jusqu'à son décès, le 22 mai 1986. Présidant la section UNC (union des anciens combattants) dès 1936, « il tenait à faire perdurer le devoir de mémoire envers les victimes de 14-18 », raconte Narcisse Mabit, qui a succédé à Arsène Guibert dans la présidence de l'UNC. Dans cette optique, une exposition, qui retrace sa vie, lui est consacrée à la médiathèque.

Le 8 avril 1915, quand Arsène part à Brest pour le 2e régiment d'infanterie coloniale, il n'a pas encore 19 ans. En septembre 1916, il est affecté au 8e régiment d'infanterie pour reconstituer la troupe décimée lors de la bataille de Champagne.

Puis, c'est dans l'enfer de la Somme que le jeune Poilu apprend la vie de tranchée. «Je conserverai toujours le souvenir de ce début. Nous les jeunes, encadrés au créneau, chaque jeune par un ancien. Ces anciens, qui à force de souffrance sont devenus des durs, nous expliquent ce qu'il faut faire en cas d'attaque », déclare-t-il dans Mémoires d'un poilu de Beaufou, un ouvrage rédigé par Jean Mignet, à partir de ses récits.

12 km dans la neige

Fin 1916, son régiment est nommé à l'armée d'Orient. Arsène embarque à Marseille pour la grande aventure et débarque à Salonique, en Grèce, le 22 décembre. Après les durs combats de Monastir, la boucle de Cerna, en Macédoine, c'est avec les pieds gelés et 40° de fièvre qu'il parcourt 12 km dans la neige pour rejoindre l'infirmerie.

Retour en France, en juillet 1918. Après une période de repos, il rejoint Lunéville (Meurthe-et-Moselle). À l'Armistice, il fait partie des troupes d'occupation en Allemagne. Il ne sera libéré qu'en septembre 1919 après 1 628 jours de mobilisation. Détenteur du permis de conduire, il fut rappelé durant cinq mois en août 1939.

Veuf d'une première union, il se remarie en 1935. Négociant d'engrais, il tenait avec son épouse une épicerie et un bistrot. « Il écrivait beaucoup et parlait sans réticence et avec fierté de ses faits de guerre, précise Marcelle Elineau, sa belle-fille. Chaque 11 Novembre, il était très énervé. C'était sa fête, il composait lui-même la gerbe pour le monument aux morts. » Il a eu une haine des Allemands jusqu'aux premiers échanges dans la commune avec la ville d'Oberteuringen, où il s'est ravisé.

Du samedi 25 novembre au samedi 9 décembre, entrée libre. Vendredi 8 décembre, à 18 h 30, à la salle communale, conférence de Jean Mignet.

Triel-sur-Seine : une stèle en mémoire de Georges Bourdy, héros de la résistance

Mardi, 19 Décembre 2017 15:11
https://actu.fr/
Publié le 24 Nov 17


Georges Roger Bourdy avant sa mobilisation en 1939. Son fils, Jean-Claude Bourdy qui a vécu avec sa mère et sa grand-mère maternelle. Georges Bourdy en tenue de curé, vers 1942 ou 1943. (©Famille Bourdy)

« Entré dans la Résistance au mois d’août 1940, il a organisé à l’échelon départemental, l’organisation clandestine, s’est occupé spécialement de la fabrication des fausses cartes d’identité, des tracts et des journaux clandestins. Il a assuré des distributions massives de tracts antiallemands.

Recherché par la police en septembre 1941, il est passé dans la Marne où il a été nommé responsable du département à l’organisation du Front National (branche clandestine de la Résistance). Il a réussi à regrouper une solide organisation.

En juin 1942, il est nommé délégué interrégional FTTP (Francs tireurs et partisans français) dans les départements du Doubs, de la Haute-Saône et de la Haute-Marne.

Traqué (par la Gestapo), il a dû être muté en juin 1943 dans le sud-ouest avec le grade de commandant militaire.

Dénoncé, il a été arrêté le 21 septembre 1943 à Bordeaux et incarcéré au fort du Hâ où il a été fusillé par les Allemands le 26 janvier 1944.

Officier, animé d’un sens d’organisation remarquable, doué d’un courage magnifique, il résista héroïquement à d’affreuses tortures et mourut en chantant La Marseillaise. »

Fils unique

Cette description figure dans le décret du 20 août 1946 qui a accordé à Georges Roger Bourdy le titre de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

Plus de soixante-dix ans plus tard, à l’initiative des associations d’anciens combattants, la commune de Triel-sur-Seine rend enfin hommage à ce héros de la Résistance originaire de Vendée et qui a vécu à Triel-sur-Seine de 1930 à 1939 avant d’être mobilisé.

Ce samedi 25 novembre, une stèle en son honneur sera inaugurée. Elle sera installée à proximité du rond-point de la RD190 en entrée d’agglomération.

Son fils unique, Jean-Claude Bourdy, Triellois de 82 ans, ancien chaudronnier puis chef d’entreprise dans le secteur de l’ingénierie et de la manutention, assistera à la cérémonie. Il sera accompagné de son épouse Simone, de leur fille Viviane, leurs petites-filles, Clémence et Mathilde et probablement aussi de leur arrière petite-fille, Romane.

« Ça été dur pour toute la famille »

Né en décembre 1934, Jean-Claude Bourdy n’a pour ainsi dire pas connu son père parti de la maison en 1939. Ce qu’il sait de lui, il l’a appris par les membres de sa famille et des Résistants qui ont travaillé sous ses ordres.

« Mon père est né à Cezais en Vendée, raconte Jean-Claude Boury. Il était l’aîné de sept enfants. Son père, qui s’appelait également Georges, travaillait à la SNCF et sa mère était mère au foyer. Il est allé à l’école jusqu’au primaire à Rochefort-sur-Mer. Mon grand-père avait une sœur, Georgette, qui vivait à Paris. Il a envoyé mon père chez elle pour qu’il devienne apprenti charcutier. »

Plus tard, deux de ses frères le rejoignent. En 1930, il se marie à Triel-sur-Seine avec Jeanne. Le couple s’installe au 88, rue Paul-Doumer.

En 1939, Georges est mobilisé et rejoint un régiment d’infanterie. Il est fait prisonnier mais réussit à s’évader avant d’entrer dans la résistance en août 1940.

Tenant entre ses mains une photo de son père travesti en curé pour mieux passer inaperçu, Jean-Claude Bourdy témoigne : « Il n’avait aucun contact avec sa famille. On me demandait : « As-tu vu ton papa ? ». Je répondais non, bien sûr. Avec ma mère, on a été embêté comme ça jusqu’en 1942. Nous n’avions aucunes nouvelles de lui jusqu’à ce qu’il se fasse fusiller. Les gendarmes nous ont apporté sa montre, sa pipe… Ça a été dur pour toute la famille. »

Georges Bourdy repose depuis 1945 dans le carré militaire du cimetière de Rochefort-sur-Mer, en Vendée. Une stèle en son honneur existe déjà à Dijon.

Le maire d'Auby pousse un coup de gueule pour remplacer le panneau délabré de Notre-Dame de Lorette

Mardi, 19 Décembre 2017 20:25
https://france3-regions.francetvinfo.fr/
Par Jeanne Blanquart Publié le 05/12/2017

Le panneau est extrêmement abîmé... / © Mairie Auby

Le panneau est extrêmement abîmé... / © Mairie Auby

Le maire d'Auby a prévu de se rendre en Préfecture cet après-midi, pour dénoncer le manque d'entretien du panneau signalant la présence de Notre-Dame de Lorette, sur l'autoroute A26.

C'est pour lui inadmissible, "presque une insulte à la mémoire de nos soldats". Depuis plusieurs années, le maire d'Auby Freddy Kaczmarek demande à ce que soit remplacé le panneau d'autoroute indiquant la présence de Notre-Dame de Lorette, sur l'A23. Le panneau est en effet dans un état de délabrement avancé.

"Il y a deux ans, j'ai signalé au conseil d'administration de la Mission Bassin Minier que le panneau devait être changé. Rien n'a été fait", déplore le maire d'Auby. Un an plus tard, en décembre 2016, il décide carrément d'écrire au Préfet et reçoit une réponse. "Le Préfet s'est engagé à faire le nécessaire, il m'a assuré qu'il allait se rapprocher de la SANEF. Ca fait un an."

Vimy aussi

Freddy Kaczmarek n'abandonne pas sa lutte et a donc décidé de se rendre en Préfecture, cet après-midi, accompagné d'autres élus et d'anciens combattants. "J'ai été prendre une photo du panneau pour en faire une réplique. Le Préfet la mettra peut-être dans son bureau...", suggère le maire. Il précise également que le panneau signalant le mémorial de Vimy est dans le même état, alors que celui installé de l'autre côté de l'autoroute, signalant le Louvre-Lens, est lui tout neuf et brillant...

"Notre-Dame de Lorette, Vimy... Ce sont des symboles importants. Les laisser dans cet état, alors qu'ils sont censés valoriser notre patrimoine inscrit à l'UNESCO et qu'on vient de passer une grande période de commémorations, c'est inacceptable", poursuit le maire. "Des centaines de personnes du Commonwealth passent par cette autoroute, quelle image cela leur donne ?"

Deux squelettes de soldats déterrés tout près du mémorial de Vimy

Lundi, 18 Décembre 2017 20:00
http://www.lavoixdunord.fr/
ar Vincent Billet | Publié le 22/11/2017

Très tôt ce mercredi matin, l’entreprise chargée de dépolluer le site devant accueillir le futur parc du centenaire est tombée sur un os humain, à quelques mètres de la RD 55. Le Commonwealth a ensuite œuvré et découvert deux squelettes de soldats, probablement un français et un allemand, et des effets personnels.

Sur place, une baïonnette a aussi été retrouvée. Mais pas de médaille permettant une identification rapide des corps.

Sur place, une baïonnette a aussi été retrouvée. Mais pas de médaille permettant une identification rapide des corps.

Pour Christophe Douchet, responsable de l’activité pyrotechnique de l’entreprise mayennaise en charge de la dépollution du site proche du mémorial de Vimy, là même où le futur parc du centenaire doit voir le jour, « c’est une première » en vingt ans de services. Plus habituée à déterrer des métaux et engins explosifs en tous genres, son équipe est littéralement tombée ce mercredi matin sur un os. Une hanche enterrée sous une haie, en bordure de la RD55, à Givenchy-en-Gohelle.

Il est à peine plus de 8 h et la procédure habituelle est enclenchée. Les recherches sont stoppées, la gendarmerie prévenue, et la Commonwealth War Graves Commission est conviée à venir poursuivre les recherches. La zone sensible attend les spécialistes. Qui découvrent rapidement les squelettes de deux soldats, probablement un français et un allemand.

Des indices de nationalité, mais pas d’identification formelle

Cette découverte est à mettre au crédit de Steve Arnold, directeur adjoint horticole au CWGC, habitué à ce genre de situations. « Comme à chaque fois, on récupère tout ce qu’on peut. » Le moindre indice peut servir. « Là, on a probablement trouvé deux soldats. Ce sont deux squelettes en très bon état de conservation, après cent ans dans la terre… »

Selon ce spécialiste, il s’agit de « simples soldats », « un allemand et un français » d’après les observations faites sur « les restes de vêtements, boutons et balles ». Sur place, « une baïonnette » a aussi été retrouvée. Mais pas de médaille permettant une identification rapide. Elle se trouve peut-être dans le porte-monnaie retrouvé à proximité.

En début d’après-midi, les deux squelettes ont été emmenés à Beaurains, au CWGC, où ils seront nettoyés avant d’être récupérés par l’Office national des anciens combattants. Dans le champ, les employés de Séché éco-services continuent leurs sondages et détections de métaux. Les zones sensibles sont marquées par des repères visuels. Elles pourraient receler de simples objets métalliques, des obus, ou, « des soldats. Ça arrive de temps en temps », glisse le technicien du Commonwealth, déjà appelé avant-hier dans la Somme pour la découverte d’un squelette.

DOSSIER. Y a-t-il encore des Corses dans l'armée ?

Mardi, 19 Décembre 2017 18:03
https://www.corsematin.com/
Par Isabelle Luccioni--27 novembre 2017

Longtemps portés sur le métier des armes, les insulaires conservent des liens forts, historiques et parfois familiaux avec les armées. La fin du service militaire n’a pas changé la donne.

Il suffit d’aller dans un cimetière. Il suffit d’assister à une cérémonie du 11 novembre ou du 8 mai. La Corse - les Corses - ont été de grands pourvoyeurs en hommes de l’armée française. Mobilisés lors des guerres par le biais du service militaire obligatoire. Engagés aussi. Par conviction, parfois. Par souci d’ascension sociale aussi, dans une région pauvre.

Aucune famille ne peut dire dans l’île qu’elle ne compte pas de combattants parmi ses aïeux. « L’appel » parfois devancé a été longtemps l’occasion de passer tous les permis de conduire ou d’apprendre un métier, souvent en prolongeant l’engagement. Des générations de mécaniciens, de techniciens en communication ou de médecins sont passés par cette «filière».

Il y a exactement 20 ans, Jacques Chirac, président de la République, tenait la promesse effectuée en 1981 par son prédécesseur, François Mitterrand. Le service militaire était supprimé. L’armée française rompait avec la conscription, une tradition héritée de la Révolution et devenait une armée de métier. « Le monde avait changé depuis un certain nombre d’années. L’armée que nous avions était celle du siècle précédent. Nous vivons des situations de crise plutôt que de guerres entre deux blocs. Il fallait une armée de professionnels », explique le capitaine de vaisseau Pierre-Jean Rémy, délégué militaire de Corse-du-Sud.

Il y a 20 ans, le système du service militaire menaçait de tomber en panne. En Corse comme ailleurs, nombre de jeunes cherchaient à se faire exempter pour ne pas interrompre leurs études ou le début d’une insertion professionnelle. Il était de surcroît coûteux pour les finances publiques, même si la solde des appelés n’était pas vraiment élevée.

« L’armée du peuple »

Dans ce contexte, quel lien les jeunes Corses ont-ils gardé avec l’armée française ? D’autant que les idées nationalistes qui ont très largement infusé dans la population peuvent avoir distendu le lien entre l’île et la France.

« Il y a un lien historique qui remonte au XVIIIe siècle. Après Ponte Novu, les Corses ont rompu avec la monarchie. Les conventionnels Chiappe ou Saliceti étaient en phase avec cette armée du peuple contre les Versaillais. Cette armée républicaine, je pense qu’on ne la renie pas en Corse », rappelle Jacques-Louis Colombani.

L’avocat, originaire d’Ajaccio, a plaidé ces derniers mois pour que des entreprises corses signent une convention avec l’armée afin que leurs salariés ne soient pas en porte-à-faux s’ils intégraient la réserve opérationnelle. « Au départ, c’est la région Paca qui gérait la Corse. On m’avait prédit que cela ne marcherait pas. En fait, nous avons eu quelques succès. Plusieurs entreprises ont signé cette convention. Il faut savoir que les entreprises y gagnent aussi. Quand elles le comprennent, elles jouent le jeu », dit-il.

Autre exemple, les préparations militaires. A Ajaccio, tous les ans, cinquante jeunes s’astreignent à la préparation de la Marine nationale, à Aspretto.

« Je leur tire mon chapeau. Cette préparation a lieu le week-end et pendant les vacances scolaires, cela ne les freine pas. Pas plus que les distances. Nous avons des jeunes qui viennent de Bastia par le train ou en car depuis Bonifacio pour effectuer cette préparation, ils sont vraiment motivés », développe le capitaine de vaisseau Pierre-Jean Rémy.

Parmi ces jeunes volontaires, entre 15 et 20 % de jeunes filles. « Ce n’est pas la parité, les jeunes femmes sont moins enclines à porter les armes. Mais celles qui viennent sont souvent plus volontaires que leurs camarades masculins et ont d’excellents résultats », sourit le délégué militaire départemental.

Réserve opérationnelle, réserve citoyenne, garde nationale, préparations militaires, journée de défense et de citoyenneté (obligatoire celle-là, pour qui veut passer un examen ou le permis de conduire) : l’armée continue de recruter en Corse en gardant des liens avec la population. La base aérienne 126 de Solenzara, la marine à Ajaccio et la Légion étrangère à Calvi y veillent.

Le retour du service militaire ?

Après les attentats de 2015 et 2016 et l’état d’urgence, la France s’est remise à pensetr que le service militaire - ou citoyen - pouvait être utile. D’autant qu’il avait un rôle de cohésion sociale. Ceux qui l’ont effectué se rappellent avoir rencontré des jeunes de tous les horizons pendant leur année de service. Il avait aussi un rôle de détection de l’illettrisme. « Ce rôle, la journée de défense et de citoyenneté le joue toujours, mais ce n’est plus l’armée qui y remédie », tempère le capitaine Rémy.

On a déjà mis en place un service militaire sur la base du volontariat. Récemment, le président de la République a envisagé de renouer avec cette année de service - qui ne serait plus obligatoirement militaire.

Et la Corse dans tout ça ? Difficile de croire qu’une île qui entretient tellement de liens avec le métier des armes (de la garde papale et des troupes de Sampiero aux derniers conflits mondiaux) reste à l’écart de la défense du territoire et des principes de liberté.

ILS RACONTENT

Fanfan Tagliaglioli

"Il ne fallait pas être gourmet mais on mangeait plutôt bien"

« J’ai commencé mon service en 1960, au Maroc, à Meknès. J’étais alors dans l’Éducation nationale et j’avais réussi à différer mon départ. Puis mon ami, qui est comme un frère, Angeot Peretti, a été appelé. J’ai alors résilié mon sursis pour l’accompagner. Nous avions 22 ans et nous étions partis pour faire 28 mois. Heureusement, nous n’en avons fait que 24. Nous sommes restés les premiers mois sur la base aérienne de Meknès. Puis ils l'ont fermé petit à petit (définitivement en 1961) et ils cherchaient des volontaires pour Solenzara, ça tombait bien, il n’y avait pas beaucoup de Corses, et nous sommes partis en passant par la base d’Istres. Nous avons terminé notre service à Solenzara comme nous l’avions commencé : tranquillement. Il ne fallait pas être gourmet mais on mangeait plutôt bien. Mais surtout, nous avions nos permissions tous les week-ends et nous redescendions avec la voiture d’Angeot à Ajaccio. C’était un service très long mais plutôt agréable. Finalement, en dehors des temps de guerre, le service militaire, c’est du temps perdu. »

Pierre-Antoine Fournil

"Le troisième soir, nous avons construits un igloo avec deux collègues"

« J’ai intégré le 11e bataillon de chasseurs alpins (BCA), à Barcelonnette, en décembre 1985 jusqu’en décembre 1986. Notre cri de ralliement, c’était « 1er Bataillon d’chasseurs alpins, 11e bataillon de lapins ! » Il y avait quelques Corses mais nous étions constamment séparés. Un matin, nous avons été réveillés à 4 heures pour une course section. J’avais embarqué mes peaux de phoque et deux figatelli. Le troisième soir, nous avons construit un igloo avec deux autres collègues et on y a cuit les figatelli au réchaud. J’étais rentré en Corse et j’ai prolongé un peu mon séjour. Les gendarmes me cherchaient chez mes parents mais je dormais chez un ami. Avant de reprendre le service, cet ami m’a frappé à coups de barre à mine sur l’avant-bras et j’ai passé tout le trajet entre Marseille et Barcelonnette à me frapper des coups de poings dans la figure. Je me suis présenté chez le médecin avec une minerve et un bandage au poignet pour expliquer que j’avais eu un accident. Malheureusement, le docteur était Corse, il ne m’a jamais cru, j’ai dû effectuer quelques jours de services en rab.»

Jo Bonavita

"En Algérie, j'ai vu des corps coupés en deux par des canons de 20 mm"

"J’ai fait mes classes en 1960 à Bonifacio. Ensuite, j’ai été affecté au XIe DT en Algérie, jusqu’en mars 62, en plein conflit. J’étais dans une équipe de commandos héliportés. J’ai participé à beaucoup de combats. J’étais appelé mais j’ai été nommé sergent, sous-officier. Un jour, j’ai été héliporté sur un piton, dans une zone interdite aux rebelles, très avancée et isolée. Toute personne qui était trouvée dans cette zone était considérée comme un fellagha. J’étais relié au poste de commandement de la compagnie et le lendemain après-midi, grâce aux jumelles performantes qu’on nous avait données, j’ai vu qu’en bas, il y avait des maisonnettes abandonnées. Des gens en sortaient. J’ai tout de suite averti de ce que je venais de voir. Il y a eu une grande opération de déclenchée, avec des hélicoptères, du napalm. Ils ont bombardé, arrosé, c’était comme dans les films. Ce sont des choses terrifiantes. J’ai vu des corps coupés en deux par des canons de 20 mm. Beaucoup de jeunes, dont des Corses, y ont laissé la peau. Dans une guerre perdue d’avance."

Michel Castellani

"Je mesure 1 mètre 90 et ils m'avaient refilé un lit d'1 mètre 60"

"A Tarascon, le premier soir, je me suis retrouvé dans un dortoir, comme tout le monde. La différence, c’est qu’on m’a filé un lit qui devait faire 1 m 60 et que moi, je mesure 1 m 90. Il y avait des barreaux au fond, ce qui fait que ça devenait une torture. Alors je me suis rhabillé dans la nuit, je suis sorti très discrètement et j’ai sauté le mur de la caserne. J’ai pris une chambre à l’hôtel en face jusqu’à 6 h du matin. Ils m’ont réveillé à 6 h, j’ai re-sauté le mur en sens inverse et j’ai rejoint mon dortoir en attendant la suite des évènements. C’était invraisemblable mais la nuit suivante, j’ai réussi à trouver un lit un peu plus convenable. Je suis un type très calme mais ça a été un choc culturel pour moi. J’étais étudiant, j’étais habitué aux bibliothèques universitaires et je me retrouvais avec des gens qui avaient une approche totalement différente, une autre façon de voir les choses, beaucoup venaient de la campagne. Ça m’a beaucoup appris, de rencontrer des paysans de la France profonde. C’était extraordinaire ! Ma manière de voir la vie n’était pas supérieure ou inférieure, elle était juste différente."

Cent seize drapeaux portés par les volontaires en insertion à l’EPIDE derrière le Royal Tank Régiment

Mardi, 19 Décembre 2017 17:21
http://www.lavoixdunord.fr/
Par Pauline Delevoye | Publié le 26/11/2017

Le défilé protocolaire de dimanche mettra à l’honneur l’établissement pour l’insertion dans l’emploi (l’EPIDE) de Cambrai. Cent seize jeunes porteront les drapeaux des cent seize communes de l’arrondissement de Cambrai, derrière le défilé du Royal Tank Regiment. Une fierté pour l’école qui s’est exercée jeudi matin avenue de la Victoire.

Exercice très protocolaire ce jeudi matin pour les volontaires de l’EPIDE dans l’optique du vrai défilé de dimanche. Photo C.LEFEBVRE. La Voix du Nord - VDN

Toutes les écoles de l’arrondissement de Cambrai étaient invitée à l’exercice de ce jeudi matin en vue du vrai défilé de dimanche. Photo C.LEFEBVRE. La Voix du Nord - VDN

Toutes les écoles de l’arrondissement de Cambrai étaient invitée à l’exercice de ce jeudi matin en vue du vrai défilé de dimanche. Photo C.LEFEBVRE. La Voix du Nord - VDN

Toutes les écoles de l’arrondissement de Cambrai étaient invitée à l’exercice de ce jeudi matin en vue du vrai défilé de dimanche. Photo C.LEFEBVRE. La Voix du Nord - VDN

Toutes les écoles de l’arrondissement de Cambrai étaient invitée à l’exercice de ce jeudi matin en vue du vrai défilé de dimanche. Photo C.LEFEBVRE. La Voix du Nord - VDN


Toutes les écoles de l’arrondissement de Cambrai étaient invitée à l’exercice de ce jeudi matin en vue du vrai défilé de dimanche. Photo C.LEFEBVRE. La Voix du Nord - VDN

À 10 h 30, ce dimanche, le Royal Tank Regiment recevra, symboliquement, les clés de la ville de la main de François-Xavier Villain, maire de Cambrai. Les militaires du 501e régiment de chars de combat de Mourmelon défileront ensuite en remontant l’avenue de la Victoire, de la Porte de Paris jusqu’à la place Aristide-Briand. Juste derrière, les volontaires de l’EPIDE porteront les drapeaux de cent seize associations d’anciens combattants, représentant les cent seize communes de l’arrondissement. D’abord alignés le long de l’avenue, ils se regrouperont au milieu au fur et à mesure de l’avancée du régiment pour remonter les 500 mètres de l’avenue.

Autant de drapeaux que de communes

Ne cessons pas de le rappeler, la bataille de Cambrai, du 20 novembre au 7 décembre 1917, s’est surtout déroulée aux alentours de la ville de Cambrai, à Fontaine-Notre-Dame, à Marcoing ou encore à Flesquières pour ne citer qu’elles. En tout, pas moins de cent seize communes seront représentées aux travers de ces drapeaux qui sont pour la plupart de petits trésors d’histoire. « Les plus vieux ont une cinquantaine d’années. Ils appartiennent à des associations d’anciens combattants. Voilà un an qu’on a pris contact avec eux pour qu’ils nous les prêtent. Certains ont cependant refusé, leurs drapeaux étant trop fragiles ou parce que ce ne sont pas eux qui vont les porter », explique Christian Dhenin, adjoint à la mairie concernant les associations patriotiques.

Lire aussi Le Royal Tank Regiment répète ses gammes en musique devant 2 500 écoliers

« Certains ont refusé de prêter leurs drapeaux. Ceux-ci étant trop fragiles ou parce que ce ne sont pas les membres de l’association qui vont les porter »

Rencontre intergénérationnelle

En effet, lors de commémorations c’est habituellement les membres des associations des anciens combattants qui portent les drapeaux. Pour le centenaire, la ville a proposé aux volontaires de l’EPIDE. « Participer au défilé est quelque chose d’exceptionnel qui colle aux valeurs de notre établissement comme le devoir de mémoire, de citoyenneté voire de patriotisme. Ça permet aussi aux jeunes qu’on accueille de s’investir concernant ce volet de notre histoire », argumente Philippe Cartignies, directeur de l’établissement. Une décision qui est aussi pratique car « il faut parcourir près de 500 mètres avec ces drapeaux qui pèsent plusieurs kilos même avec l’aide du baudrier », indique l’adjoint. Mais pour ne pas flouer les anciens, les jeunes les rejoindront sur la place Aristide-Briand et se positionneront à leurs côtés.

Deux expositions à voir à l’EPIDE

Expo documentaire :

Un travail de plusieurs mois qu’on crée les élèves de l’EPIDE concernant la bataille du Cateau (le 26 août 1917), la bataille de Cambrai (20 novembre au 7 décembre 1917) et l’offensive des 100 jours (du 8 août au 11 novembre 1918). Des textes retravaillés et des photos qui reviennent de manière chronologique sur ces trois événements majeurs de la Première Guerre mondiale dans le cambrésis.

Quelques films documentaires ou reportages sur la ville de Cambrai en 1918 seront aussi diffusés.

Objets de collection :

Un passionné a prêté quelques objets de sa collection privée concernant la première guerre mondiale et trouvés aux alentours de Cambrai. « Il les a cherchés lui-même sur les anciens champs de bataille », s’enthousiasme Philippe Cartignies. Des armes : fusils, poignards mais aussi des bouts d’obus, des gourdes, des lampes ou encore des casques sont à découvrir.

À l’EPIDE, rue Louis-Bleriot à Cambrai. Visite des deux expositions sur rendez-vous. Rens : 03.27.74.29.61.

La transmission mémorielle aux jeunes, une priorité des anciens combattants du Loiret

Mercredi, 20 Décembre 2017 17:07
http://www.magcentre.fr/
mardi, 19 décembre 2017

Maintenir et resserrer les liens qui unissent le monde combattant et la Nation : l’assemblée générale de l’Union Nationale des Combattants du Loiret (UNAC 45) le 13 décembre dernier a confirmé l’ambition et le dynamisme de l’association particulièrement active pour perpétuer et transmettre la mémoire des conflits aux jeunes générations.

« Face à l’érosion de notre mémoire collective et la dégradation des grandes valeurs civiques qui fondent le pacte national, notre rôle est plus que jamais indispensable pour transmettre aux jeunes générations ce patrimoine commun » a déclaré Yves-Marie Larivière président de l’UNC Loiret lors du rendez-vous annuel de l’association qui compte 1.100 adhérents.

En matière de transmission, l’UNC 45 a notamment participé le 24 juin dernier à la commémoration à la nécropole nationale de Fleury-les-Aubray au cours de laquelle cent écoliers de CM2 de cinq écoles fleuryssoises ont levé les couleurs, porté des gerbes et lâché cent pigeons. Ces jeunes avaient au préalable bénéficié d’une intervention dans leur classe de plusieurs membres de l’UNC dont Sylvain Box, secrétaire départemental adjoint, venu leur présenter les symboles patriotiques et fonctionnement d’une association.

« J’ai répondu à de très nombreuses questions comme par exemple pourquoi le drapeau français est bleu, blanc et rouge ? Les enfants étaient très demandeurs. Ce lien avec notre passé et cette connaissance de ceux qui sont morts pour la France sont fondamental pour notre cohésion nationale », soulignait Sylvain Box. Dans un autre registre, la projection du film Les Kiwis dans la Grande Guerre de la jeune réalisatrice Marie-Lou Vezon a permis de mieux connaitre l’engagement des Néo-Zélandais dans le premier conflit mondial. Le documentaire labellisé par la Mission du Centenaire de la 1ère Guerre Mondiale a ainsi été projeté dans deux lycées orléanais (Charles-Péguy et Saint-Charles) et à la médiathèque.

Un rapport sur le Service national universel

Déjà auteur d’un rapport sur le lien armée-nation, la députée du Loiret Marianne Dubois est intervenue pour dresser un point d’étape sur le rapport d’information sur le service national universel qu’elle coécrit actuellement avec la députée LREM du Var Émilie Guérel.

« L’une des idées est de renforcer les liens entre la jeunesse et le monde de la défense en développant l’enseignement de la défense au sein des collèges. Cela se ferait au travers un socle de connaissances déployé une semaine par an pouvant se situer en mai ou autour du 11 novembre. Durant cette semaine dédiée, les jeunes découvriraient le fonctionnement de l’Armée, des Pompiers, des entreprises de la Défense, de la Réserve, des associations d’anciens combattants mais aussi les différentes formes d’engagement pour la collectivité comme le service civique ou humanitaire », a expliqué la Députée en précisant que la Journée défense et citoyenneté (JDC) pourrait ainsi être amenée à disparaître.

« Tous les jeunes y compris ceux avec un handicap bénéficieraient de cette disposition. Nous recevons un bon accueil des parents, des associations de parents d’élèves et de l’Éducation nationale » a précisé M. Dubois dont le rapport devrait être présenté fin janvier.

J-L. V.

Des nouveaux projets pour 2018

En 2018, l’UNC national fêtera le 100e anniversaire de sa création. La question de la transmission sera au centre d’une action pédagogique d’envergure en direction des jeunes apprentis des CFA invités à participer à un grand concours sous forme de réalisation d’une vidéo. Le thème en sera : faire un lien entre la filière de formation (métier) et la Grande guerre sous forme audiovisuelle.

2018 marquera également le début d’une collecte de témoignages auprès des anciens combattants d’Afrique du Nord en vue de réaliser un documentaire sur les anciens qui ont connu cette guerre. Plusieurs expositions ayant pour thèmes La Marseillaise, la Grande guerre, les OPEX « 1962 à ce jour » et la Guerre d’Algérie verront également le jour. Une nouvelle cérémonie mémorielle à la nécropole de Fleury-les-Aubrais est également au programme. « On désire se rapprocher, une fois de plus, des enfants des écoles, mais en essayant d’y incorporer des groupements de jeunesse et sportifs » développe le président Larivière en invitant les bénévoles à rejoindre l’Union Nationale des Combattants du Loiret, « véritable force morale et civique au service de la France ».

Contact : 06 75 57 03 78 ou 06 75 39 49 27

Armées : les inavouables conséquences des coupes budgétaires

Mardi, 19 Décembre 2017 20:30
https://www.latribune.fr/
Par Alexandre Papaemmanuel | 05/12/2017

Ce sont les soldats qui assumeront les conséquences des réductions budgétaires, a estimé Alexandre Papaemmanuel.

"Ce sont les soldats qui assumeront les conséquences des réductions budgétaires", a estimé Alexandre Papaemmanuel. (Crédits : Reuters)

Après cinq années au cours desquelles l’ambition politique portée par François Hollande et Jean-Yves Le Drian avait permis d’acter des orientations budgétaires au profit de la capacité militaire du pays, la nouvelle majorité a choisi de réduire de 850 millions d'euros le budget des Armées de 2017. Or, ces 850 millions d’économies ressemblent à une punition pour « mauvaise gestion », la somme coïncidant au delta entre le prévisionnel et le dépensé en matière d’opérations extérieures (OPEX). Cette rigueur budgétaire ne sera pas sans conséquence, tant sur l’exposition de nos soldats, notamment en matière de renouvellement de leurs matériels, que sur notre autonomie stratégique. Sur ce point, les 850 millions d’Euros manqueront assurément à la guerre de demain. Par Alexandre Papaemmanuel, maître de conférences à Sciences Po, auditeur de l'Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN)

La fin de cycle d'un grand nombre de nos matériels militaires hérités de la guerre froide constitue un défi de taille. Une rupture s'impose, un renouvellement est nécessaire. En effet, le Livre Blanc précédent et la Loi de Programmation associée avaient défini un modèle d'Armée 2025 décliné en cible capacitaire et donc en équipements et matériels. Et rien n'indique que le nouveau Président de la République ait modifié ces ambitions. Or, la Cour des Comptes a estimé, que pour répondre aux ambitions de ce modèle d'Armée, il conviendrait d'augmenter le budget de la Défense de 10 milliards d'euros avant 2025, en complément des dépenses planifiées .

Nos soldats exposés

Le financement de la dissuasion nucléaire soulève les mêmes défis à l'horizon 2020-2022. Il justifierait d'ailleurs à lui seul un budget à 2% du PIB, sans servir d'autres ambitions. La récente réduction du budget et les reports de charges vont impacter avant tout l'investissement et les crédits alloués à l'équipement des forces. Cette diminution signifie moins d'entrainement et des équipements qui ne pourront être renouvelés ou modernisés.

Les moyens opérationnels des Armées risquent d'être une nouvelle fois décalés, qu'importe qu'il faille engager le renouvellement de la flotte des hélicoptères des Armées, des avions de transport tactique, de frégates et des matériels terrestres. D'autant que, même en augmentation, le budget des Armées ne permet pas d'absorber, d'ores et déjà, l'ensemble des opérations d'armement lancées.

Or, repousser un programme d'armement revient à retarder la livraison d'un matériel pouvant faire la différence sur le théâtre d'opération. A titre d'exemple, une charge utile sur un drone Reaper (permettant d'intercepter les communications ennemies au moment où ils posent une charge IED sur nos axes logistiques) est un outil indispensable pour assurer la sécurité et l'efficience de l'action de nos Armées. Cette même charge peut également permettre de détecter leur déplacement lors d'une manœuvre opérationnelle et anticiper une attaque surprise.

Sans renouvellement de ce matériel vétuste, la protection de nos soldats ne sera jamais optimale. Le Général Elrick Irastorza, ancien chef d'état-major de l'armée de Terre, l'avait rappelé : le défi est de « fournir à nos troupes, aujourd'hui et demain les matériels les mieux adaptés à nos engagements les plus probables... »

Car, au-delà de l'équipement, ce sont les soldats qui assumeront les conséquences des réductions budgétaires, à l'heure où, comme le souligne l'ancien CEMA, le général Pierre de Villiers, « plus de 30 000 soldats sont en posture opérationnelle, à l'intérieur et à l'extérieur de nos frontières, de jour comme de nuit et depuis maintenant plus de deux ans. A cette sollicitation opérationnelle s'ajoute la dispersion des théâtres sur lesquels les armées sont déployées ».

Notre autonomie stratégique mise à mal

Alors que les surcoûts OPEX et MISSINT se confirment et que la sous-évaluation des dépenses de fonctionnements (Titre II) est récurrente depuis six ans, trois leviers opérationnels sont à la main du ministère des Armées pour effectuer les 850 millions d'euros d'économies en 2017 :

  • Temporiser les opérations en périphérie des opérations d'armement ;
  • Annuler les dernières priorités décidées lors de l'exercice dit de « variation annuelle du référentiel » ou « version actualisée du référentiel » (VAR) 2016 et 2017 et non inscrites en programmation. Ce levier concerne des mesures non prévues dans les contrats et la programmation qui représentent quelques millions d'euros. Elles présentent donc le risque le plus élevé en terme de non réalisation. Pareille décision aura par exemple pour conséquence :
  • L'arrêt de l'accélération des commandes d'Armes individuelles Futures pour remplacer le FAMAS ;
  • Ou encore l'annulation du marché de tablettes NUMeric TACtique devant équiper les blindés légers et les Véhicules d'Avant Blindés en remplacement des tablettes actuelles incompatibles avec le Système d'information et de combat Scorpion, etc.).
  • Retarder les opérations inscrites en programmation 2018.

Ces leviers, en impactant les opérations, jouent bien évidemment de manière négative sur l'outil industriel. Car c'est à l'aune de sa capacité d'investissement et donc des opérations d'armement, que le volontarisme politique prend corps.

Une opération d'armement a besoin d'un cadre strict car l'échelle de temps est longue, s'inscrivant sur 40 ans (10 ans de conception et 30 ans d'utilisation), sur un rythme asynchrone par rapport au quinquennat présidentiel. S'il est vrai qu'ils n'auront pas d'impact sur les engagements présents, ces 850 millions manqueront assurément à la guerre de demain.

D'autant qu'ils s'ajoutent aux choix budgétaires déjà réalisés et dont hérite la nouvelle majorité sans pouvoir ignorer leurs conséquences. En effet, comme déjà évoqué, la précédente LPM avait fait le choix de maintenir en service le plus longtemps possible des équipements militaires, tout en reportant les travaux d'initialisation nécessaires à leur renouvellement.

Or ces renégociations s'étaient opérées sans que le complexe militaro industriel ne soit pointé du doigt. Ces 850 millions correspondent donc à une double peine pour une industrie qui avait déjà consenti des efforts sur l'élongation des livraisons et donc les échéanciers de paiement associés. Car, retarder les livraisons, c'est retarder les versements étatiques, une formule bête et méchante pour gérer un budget en faisant passer ses contraintes financières sur les fournisseurs.

En définitive, certains investissements étant sanctuarisés, d'autres étant décalés ou reportés, cela impactera d'autant les capacités militaires indispensables pour manœuvrer sur le champ de bataille. Comment inscrire en toute sincérité de nouvelles capacités opérationnelles dans un exercice budgétaire rigide ? Le costume est taillé à l'excès au plus juste mais ne permet plus aucun mouvement !

Conclusion - Il faut désormais savoir gagner la paix

La réduction budgétaire de 850 millions d'euros souligne qu'à l'heure où les Armées sont engagées sur de nombreux théâtres, la souveraineté financière est pensée sans adhérence aucune avec la souveraineté militaire. Les critères de Maastricht et leur respect ont imposé une coupe sombre non réfléchie, ne questionnant ni le modèle des Armées, ni son contrat opérationnel. Cette coupe aurait pu être l'occasion de repenser l'action du ministère mais il fallait aller vite et donner des gages avant de penser l'exercice de la puissance militaire !

De fait, la réduction des 850 millions, le report de charges induit, et la budgétisation des OPEX grèvent cette remontée en puissance alors que la transformation du ministère se poursuit dans un contexte de forte mobilisation opérationnelle.

Que Jupiter porte la volonté et la puissance de la France est une nécessité pour donner un cap à l'action du pays. Cependant, le cap manque et, à trop désincarner Mars, il va créer une rupture qui laissera une marque profonde dans la communauté de Défense dont la réussite dépend de sa cohésion.

Mars, dieu de la Guerre est aussi dieu du Printemps. Espérons des lendemains qui chantent ! La prochaine LPM doit être une opportunité pour repenser en profondeur l'action du ministère des Armées. Le budget de la défense cristallise de nombreux enjeux mais nécessite une adhésion de chacune des parties prenantes. Il doit servir une ambition et ne doit pas être une simple variable d'ajustement.

Le temps doit désormais être celui de la concertation plus que de la confrontation. L'ennemi n'attend que notre division.

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NOTES

1) Référé n°S2017-2172.

2) Comme le rappelle par exemple le rapport d'information n° 85 (2016-2017) de M. Dominique de LEGGE, fait au nom de la commission des finances, déposé le 26 octobre 2016 : les forces projetées dans la bande sahélo-sahélienne, où la température peut atteindre les 50 voire 60 degrés, interviennent dans des VAB datant des années 1970 sans climatiseur.

http://www.senat.fr/rap/r16-085/r16-0854.html

3) DSI, HS n°55, aout-septembre 2017, p19

4) La VAR est un exercice budgétaire qui se déroule de février à avril. Il permet au ministre de redistribuer ses efforts en se basant sur le document prévisionnel de gestion (DPG) diffusé en début d'année. Ce dernier document fixe le plan d'emploi des autorisations d'engagement (PEAE).

Dans le détail, la VAR donne lieu à deux types de fiches de mesures : les fiches financières (proposition DGA avec avis capacitaire EMA) et les fiches capacitaires (proposition EMA avec avis financier DGA).

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Retrouverez ce texte en intégralité sur le site de L'Hétairie (lien vers le fichier Pdf de 18 pages).

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NB : Le journal La Tribune accueillera régulièrement dans ses colonnes les meilleurs extraits des chroniques du pôle Défense de L'Hétairie.

L'armée attend toujours le dégel de 700 millions d'euros

Mercredi, 20 Décembre 2017 06:22
https://www.challenges.fr/
le 13.12.2017

La ministre des Armées a assuré mercredi que l'hypothèse d'un déblocage des 700 millions d'euros de crédits militaires "gelés" restait ouverte, sans pour autant lever les inquiétudes sur les marges budgétaires de la Défense pour 2017 et ultérieurement.

La ministre des Armées a assuré mercredi que l'hypothèse d'un déblocage des 700 millions d'euros

La ministre des Armées a assuré mercredi que l'hypothèse d'un déblocage des 700 millions d'euros de crédits militaires "gelés" restait ouverte, sans pour autant lever les inquiétudes sur les marges budgétaires de la Défense pour 2017 et ultérieurement. Michaela Rehle

Le député François Cornut-Gentille, spécialiste des questions de Défense et membre de la commission des Finances de l'Assemblée, s'est ainsi alarmé de "l'incertitude budgétaire" qui pèse selon lui sur les missions futures des armées et la préparation de la loi de programmation militaire 2019-2025.

Le rapporteur spécial du budget de la Défense, invité de l'Association des journalistes de Défense, a déploré l'attentisme du ministère des Comptes publics quant aux 700 millions d'euros de crédits "gelés" sur l'exercice 2017, après la suppression de 850 millions d'euros de crédits en juillet.

Florence Parly répète se battre pour leur dégel, mais l'étape de l'exécution budgétaire approche sans le moindre indice.

"Vous pouvez compter sur ma détermination pour continuer à convaincre de la nécessité d'obtenir un dégel de crédits à hauteur de 700 millions", a-t-elle réaffirmé lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Sans préjuger de rien, je crois pouvoir dire que l'hypothèse d'un arbitrage favorable reste ouverte", a-t-elle ajouté.

"Le minimum"

A Bercy, on rappelle que les dégels de crédits en réserve nécessitent de déterminer précisément l'état de l'exécution budgétaire, du déficit public et de l'exécution des recettes et des dépenses. Une "procédure classique de cette période", explique-t-on sans plus de précisions sur le sort de cette manne. "Si c'est dégelé, il faut que ce soit dégelé à temps", relève François Cornut-Gentille (Les Républicains).

Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, Christian Cambon (LR), s'est lui-même irrité fin novembre de l'absence d'arbitrage sur la question et de son impact possible sur la "remontée en puissance" annoncée en 2018 : "Qu'attend le gouvernement pour sortir ces 700 millions d'euros du congélateur? Qu'ils ne soient plus consommables?"

Le budget des armées a été porté pour 2018 à 34,2 milliards d'euros de crédits, soit une hausse de 1,8 milliard par rapport à la loi de finances 2017.

"On peut avoir le sentiment d'une période plutôt positive, la progression du budget est réelle, je pense en réalité qu'on est dans une période de très grande incertitude", juge François Cornut-Gentille.

Une source au sein de la commission des Finances de l'Assemblée s'alarme des bombes à retardement budgétaires de la loi de programmation militaire 2014-2019, comme l'a relevé la Cour des comptes dans un référé rendu public le 23 novembre.

"A l'Assemblée, tout le monde pense que le budget 2018 est génial, à part les spécialistes. Ce budget, c'était le minimum pour que le tout n'explose pas", explique cette source, évoquant entre autres la sous-budgétisation des opérations extérieures dans l'actuelle LPM ou la surévaluation des recettes exceptionnelles.

"Un doute sur l'avenir"

Même si les 700 millions d'euros attendus sont dégelés, le report de charges de 2017 sur 2018 risque d'atteindre les 3,5 milliards d'euros, une situation inédite qui bridera toute marge de manœuvre budgétaire.

"En vantant son budget 2016 - à juste titre -, en disant que tout allait bien, (l'ex-ministre de la Défense) Jean-Yves Le Drian a retourné une communication positive contre son propre ministère", estime cette même source.

"En procédant ainsi, vous humiliez Bercy, qui va se venger. (...) Florence Parly se traîne cette difficulté" et, rapporté à l'aune budgétaire, "son cabinet est faible", ajoute la source. "D'autant qu'à Bercy, avec la réduction des effectifs des cabinets, un seul interlocuteur s'occupe de cinq à six budgets. Avant, c'était pénible, mais il y avait des discussions, avec des spécialistes".

Au nombre des difficultés à surmonter, François Cornut-Gentille met en exergue l'explosion au dessus du plafond de 50 milliards d'euros (50,4) des "restes à payer" au 31 décembre 2016 - les autorisations d'engagement consommées (c'est-à-dire les contrats passés par la Défense) mais non couvertes par des crédits de paiement.

Une équation connue qui contraint le gouvernement à renégocier les contrats pluriannuels pour étaler dans le temps les commandes, ce qui lui impose une surcharge d'intérêts moratoires. "Pour moins dépenser, on dépense plus", grince le député LR.

"En résumé, les difficultés s'accumulent et jettent plus qu'un doute sur l'avenir", estime-t-il.

Bercy va-t-il être le fossoyeur de la loi de programmation militaire ?

Mercredi, 20 Décembre 2017 15:37
https://www.latribune.fr/
Par Michel CABIROL Publié le 17-12-2017

Alors que la France est en guerre et des soldats en opération, Bercy souhaite limiter les dépenses des armées

Alors que la France est en guerre et des soldats en opération, Bercy souhaite limiter les dépenses des armées (Crédits : CHARLES PLATIAU)

La loi de programmation des finances publiques, notamment l'article 14, va sérieusement limiter les marges de manœuvres budgétaires, et donc les investissements, du ministère des Armées. L'article 14 va vider de sa substance la prochaine loi de programmation militaire. Le président de la commission de défense de l'Assemblée nationale, Jean-Jacques Bridey, a mis en garde sur les conséquences de cet article sur la Défense.

La France est en guerre. Bercy, lui, mène sa guerre contre le budget des Armées. Avec très certainement la complicité de l'Elysée et surtout d'une majorité parlementaire très inexpérimentée, le ministre chargé des Finances Gérald Darmanin a réussi à gagner une bataille décisive face aux militaires. Dans le cadre de la loi de programmation des finances publiques, votée dans la nuit de vendredi à samedi, Bercy dispose désormais d'une arme de dissuasion massive avec l'article 14 pour empêcher les armées d'investir pour la défense de la France quand bon lui semblera. Cet article pourra être utilisé comme une arme pour vider de sa substance la prochaine loi de programmation militaire et pour apurer d'un coup de sécateur les reports de charge portés par le ministère des Armées.

Très clairement, c'est désormais Bercy qui va décider par exemple du renouvellement ou non de la dissuasion nucléaire sous le seul prisme budgétaire. C'est ce qu'a expliqué le président de la commission de défense de l'Assemblée nationale, Jean-Jacques Bridey: "Alors que la mesure est censée être vertueuse du point de vue des finances publiques, le plafonnement trop rigide des restes à payer (engagements budgétaires pris par l'Etat, ndlr) pourrait empêcher la réalisation d'économies d'échelle dans le cadre de commandes globales". Un comble...

"Par exemple quand il s'agira d'engager une commande groupée pour nos quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins garants de la sécurité nationale, il est évident que le prix demandé par nos industriels ne sera pas le même s'il s'agit de procéder à quatre commandes étalées dans le temps ou un seul marché groupé", a-t-il précisé.

Jean-Jacques Bridey contre l'article 14

Que dit l'article 14? Il pose le principe "de stabilisation du montant des restes à payer (engagements) de l'État pour chacune des années 2018 à 2022, par rapport au niveau atteint en 2017". Un principe de bon sens, mais dont le ministère des Armées aurait dû être exempté au regard de son poids stratégique (renouvellement des équipements liés à la dissuasion, défense antimissile, renseignement...). Au 31 décembre 2016, les engagements pris par l'Etat - les désormais fameux restes à payer - s'élevaient à 106,8 milliards d'euros, dont 47% provenant de la mission Défense (50 milliards d'euros, dont 35 milliards pour les équipements militaires).

L'article 14 a donc fait grincer les dents, y compris jusque chez les députés de la majorité. Et pas des moindres. Ainsi, pour Jean-Jacques Bridey, il présente ni plus ni moins "un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu'elles ont été élaborées de façon consensuelle dans la revue stratégique et telles que nous aurons à les traduire dans nos débats de la programmation militaire". Pour autant, la majorité l'a votée en dépit de la mise en garde du président de la commission de défense de l'Assemblée nationale...

Dans un tweet daté du samedi 16 décembre, le député Les Républicains François Cornut-Gentille, rapporteur spécial sur le budget des Armées (préparation de l'avenir), a estimé pour sa part que c'était un "cinglant camouflet infligé cette nuit (dans la nuit de vendredi à samedi, ndlr) par Bercy au ministère des Armées, via la loi de programmation des finances publiques : la majorité LREM (La République en Marche, ndlr) a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire".

Le Sénat était contre

Le Sénat a adopté en séance deux amendements qui prévoient que la stabilisation des "restes à payer" ne s'applique pas aux dépenses du ministère des armées, à l'exclusion de celles portées par la mission Anciens combattants. Présentés par plusieurs membres du groupe Les Républicains, ces deux amendements ont recueilli un avis favorable du rapporteur général de la commission des finances mais défavorable du gouvernement. Mais à l'Assemblée nationale, les députés ont à leur tour dans la nuit de vendredi à samedi adopté un nouvel amendement présenté par le gouvernement réintégrant le ministère des Armées dans le plafonnement des "restes à payer". Jean-Jacques Bridey n'a pas voté cet amendement.

C'est François Cornut-Gentille, qui avait révélé, fin octobre lors de la discussion budgétaire, la portée "insidieuse" de l'article 14 gelant les restes à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017. "Dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d'être sérieusement mise à mal, avait fait observer le député Les Républicains. En effet, les équipements militaires obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet de l'article 14".

Que va faire Florence Parly?

Avec cette épée de Damoclès, le ministère des Armées va avoir ses marges de manœuvre limitées, notamment pour lancer de nouveaux programmes. Interrogée début novembre lors de la discussion budgétaire sur la portée de l'article 14, la ministre des Armées Florence Parly avait estimé qu'il est "évident que si cet article devait être appliqué de manière unilatérale au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements des armées".

Dans ces conditions, Florence Parly, soucieuse de défendre la future loi de programmation militaire, avait assuré qu'elle serait "extrêmement attentive à ce que ce ne soit pas le cas et que la capacité d'engagement de notre ministère, dont les programmes d'équipement par construction s'étalent sur plusieurs années, soit préservée".

Pourquoi 50 milliards d'euros de restes à payer pour la défense

Sur les 50 milliards de dépenses à venir des armées (contre 44,8 milliards en 2013), près de 36 milliards d'euros sont destinés pour le seul programme 146 (Équipement des forces) en raison des délais très longs de réalisation des programmes d'armement, qui s'étalent sur des dizaines d'années. Ces "restes à payer" concernent d'ailleurs pour plus de 70 % les engagements pris sur le programme 146. En outre, 9,4 milliards sont aussi d'ores et déjà figés pour le programme 178 (Préparation et emploi des forces). Les "restes à payer" de ce programme ont bondi de 41 % entre 2013 et 2016 (6,43 milliards en 2013).

Une nouvelle épée de Damoclès plane sur le budget des Armées et les ambitions stratégiques de la France

Mercredi, 20 Décembre 2017 16:47
http://www.opex360.com/
Posté par Laurent Lagneau Le 18-12-2017

Il y a des sujets autrement plus importants qu’un séjour présidentiel au château de Chambord qui mériteraient de faire l’objet d’une polémique… Ainsi en est-il, par exemple, des 700 millions d’euros du budget des armées encore gelés par le ministère de l’Action et des Comptes publics, ou encore de l’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour les années 2018-2022, examiné par les députés le 15 décembre au soir.

L’un des premiers à avoir mis en garde contre les conséquences potentiellement dévastatrices de ce texte pour les Armées est le député (LR) François Cornut-Gentille. Lors de son intervention en commission élargie, lors de l’examen des crédits de la mission « Défense » pour 2018, le parlementaire avait interpellé Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce point.

« L’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques gèle le reste à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017 soit environ 100 milliards pour l’Etat, dont 50 milliards pour le ministère des armées dont 35 milliards pour le seul programme 146 [équipement des forces, ndlr]. Dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d’être sérieusement mise à mal. En effet, les équipements militaires obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet » de ce texte, avait prévenu M. Cornut-Gentille.

« La stricte mise en œuvre de l’article 14 ne risque-t-elle pas d’entraîner le retour des fameuses sociétés de projet ou d’autres types d’achat en leasing, au final plus coûteux que l’acquisition patrimoniale? », s’était en outre inquiété le député de la Haute-Marne.

Interrogée, plus tard, sur cet article 14 par les sénateurs, Mme Parly avait admis que « s’il devait devait être appliqué de manière unilatérale au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements. » Et d’assurer qu’elle serait « extrêmement attentive à ce que ne soit pas le cas et que la capacité d’engagement du ministère dont les programmes d’équipement s’étalent sur un grand nombre d’années soit préservée. »

Seulement, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, ne l’entend pas de cette oreille. Si les sénateurs ont exclu le ministère des Armées de cet article 14, le gouvernement a en effet soumis au vote l’amendement n°45 pour rétablir ce texte dans sa version initiale.

« Cet article vise avant tout à assurer une meilleure transparence et information du Parlement. Il concerne l’ensemble du budget général de l’État et ne cible aucune mission en particulier. Exclure les investissements du ministère des armées (sauf la mission ‘Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation’) aurait par conséquent peu de sens », est-il avancé dans cet amendement. Peu de sens, vraiment?

Poids lourd de la majorité et président de la commission de la Défense, le député Jean-Jacques Bridey a croisé le fer quand cet amendement a été discuté dans l’Hémicycle, le 15 décembre.

Sans remettre en cause l’objectif de contenir la hausse des « restes à payer », M. Bridey a toutefois fait remarquer que le mécanisme imaginé pour les limiter « fait cependant peser plusieurs risques sur la prochaine loi de programmation militaire. »

Parmi ces risques, le président de la commission de la Défense a cité une gestion plus difficile « des aléas inhérents aux programmes d’armement », un « effet de ciseaux » et un « plafonnement des restes à payer, qui pourrait inciter à recourir à des stratégies de contournement », avec le retour possible des « sociétés de projets envisagées dès 2015 pour s’exonérer des contraintes budgétaires ».

S’agissant plus particulièrement de « l’effet de ciseaux », M. Bridey a rappelé que, selon la volonté du gouvernement, il « suffirait que les autorisations d’engagement d’autres ministères soient couvertes par des crédits de paiement pour redonner des marges de manœuvre au ministère des armées. » Or, a-t-il demandé, « est-il bien raisonnable de soumettre la programmation de la défense nationale à la rigueur d’autres ministères, ou de prendre par exemple le risque d’une remise en cause très rapide de ce plafond s’il se révélait intenable? »

Enfin, le député a souligné un risque « plus paradoxal ». Alors que cet article 14 est « vendu » comme étant un élément de bonne gestion, « le plafonnement trop rigide des restes à payer pourrait empêcher la réalisation d’économies d’échelle dans le cadre de commandes globales », a-t-il dit.

« L’amendement du gouvernement présente donc un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu’elles ont été élaborées de manière consensuelle dans la récente revue stratégique et telles que nous aurons à les traduire prochainement lors de nos débats sur la programmation militaire », a ensuite conclu Jean-Jacques Bridey.

Mais ses arguments n’ont pas été entendus… et l’article 14 a été rétabli dans sa version initiale. Ce qui a fait réagir le député Cornut-Gentille. « Cinglant camouflet infligé cette nuit par Bercy au ministère des Armées via la loi de programmation des finances publiques : la majorité LREM a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire », a-t-il dénoncé via Twitter.

« En intégrant la Défense dans le plafonnement des restes à payer, Bercy prive Florence Pary de la capacité à lancer de nouveaux programmes pour moderniser les équipements de la Marine nationae, de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air. On comprend mieux la priorité donnée au MCO [Maintien en condition opérationnelle, ndlr] », a encore ironisé le député de la Haute-Marne.

Avec la coupe de 850 millions d’euros faite cet été dans le programme 146 « Équipements des Forces », les 700 millions d’euros encore gelés (et qui concernent le même programme) et l’adoption de cet article 14 de la LPFP, cela fait beaucoup en si peu de temps pour le ministère des Armées, que l’on croyait pourtant prioritaire.

Garde nationale : gagner la bataille de la fidélisation

Mercredi, 20 Décembre 2017 15:53
http://forcesoperations.com/
Nathan Gain 18 décembre, 2017

« La garde nationale est aujourd’hui sur trajectoire », rassurait son secrétaire général, le général Gaëtan Poncelin de Raucourt, le 6 décembre devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale. Avec 70 000 réservistes aujourd’hui et 15 000 de plus pour 2018, la bataille des effectifs est sur le point d’être gagnée. Reste à remporter celle de la fidélisation.

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(Crédit photo: Gouvernement.fr)

Créée en octobre 2016, la garde nationale emploie chaque jour 7 300 personnes, dont 70% « n’ont pas de passé militaire d’active » et 37% sont des jeunes de moins de 30 ans, détaille Poncelin de Raucourt. D’ici fin 2018, elle sera composée de 85 000 membres, dont 9250 déployés quotidiennement. Un plafond qui devrait être atteint sans mal, tant la garde nationale est victime de son succès, « car nous avons davantage de candidats que de postes », se félicite Poncelin de Raucourt. Encore faut-il durabiliser ces effectifs car, jusqu’en 2015, les départs surpassaient encore les engagements. Afin d’accroître l’activité et inverser cette tendance, le secrétariat général de la Garde nationale (SGGN), jusqu’à présent soutenu par les lois de finances successives, multiplie aujourd’hui les mesures d’incitation.

« Dans un contexte où nous sommes appelés à amplifier la dynamique et à consolider les premiers résultats obtenus », la priorité reste la sanctuarisation des budgets, évalués 199,5M€ dans le PLF 2018 (contre 113,5M€ en 2017). Les 177M€ alloués au volet salarial, un budget plus que doublé depuis 2014, permettront notamment de renforcer les mesures indemnitaires et de rehausser la moyenne annuelle de jours d’activité par réserviste de 35 à 36,5 jours. Une dynamique budgétaire que Poncelin de Raucourt espère reproduire en faveur des équipements, afin que ceux-ci soient alignés sur les standards du personnel d’active. Un effort « inédit pour la réserve » de 169M€ est prévu à ce titre pour toute la durée de la loi de programmation militaire… mais qui dépendra sans doute du résultat du bras de fer opposant actuellement Brienne et Bercy.

Hormis l’aspect financier, le SGGN travaille au renforcement des relations entre les réservistes et les entreprises, trop peu enclines à tolérer les absences de leurs employés malgré les avantages fiscaux qui leur sont accordés. Dés lors, près de 70% des réservistes ne déclareraient pas leur engagement auprès d’un employeur qui, en conséquence, ne profitera pas de l’octroi d’une réduction d’impôt. « Il est très difficile de déterminer précisément la proportion de réservistes ‘clandestins’ » mais « nous savons que ce chiffre est élevé », confirme pour sa part Poncelin de Raucourt.

D’après ce dernier, la solution résiderait par exemple dans la multiplication des conventions de partenariat avec les entreprises, notamment soutenues par les correspondants réserve entreprises défense (CRED). Véritables VRP consacrés au démarchage des entreprises, ces CRED, aujourd’hui au nombre de 75, seront une centaine en France à la fin de l’année 2018. Outre une présence sur les réseaux sociaux, le SGGN travaille au développement de l’application « e-partenariat » qui, d’ici 2019, permettra aux entreprises intéressées de disposer des informations nécessaires et d’élaborer un début de convention de soutien à la politique de réserve.

Malgré tous les efforts consentis, certaines zones géographiques demeurent de véritables déserts militaires. Selon le rapport d’évaluation de la réserve militaire de 2016, « vingt-quatre départements comptent moins de cinquante réservistes des armées », rappelle le député LREM Jean-Philippe Ardouin. Si le problème ne peut s’appliquer aux gendarmes, présents sur tout le territoire français, il est vrai néanmoins que « s’agissant des armées, l’absence de bases ou de régiments dans certaines zones soulève des difficultés, car on observe que le réserviste a tendance à servir dans un rayon de 50 kilomètres autour de son domicile », confirme Poncelin de Raucourt.

Le chef d’état-major des armées ne veut pas « lâcher un pouce de terrain » à Djibouti

Mercredi, 20 Décembre 2017 15:07
http://www.opex360.com/
Posté par Laurent Lagneau Le 15-12-2017

Au cours de ces dix dernières années, les effectifs des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) n’ont cessé d’être réduits, pour s’élever actuellement à 1.450 militaires. Et les moyens également, avec, à ce jour, la présence du 5e Régiment interarmes d’outre-mer (RIAOM), de 5 hélicoptères (dont 3 appartenant à l’Aviation légère de l’armée de Terre), 4 chasseurs Mirage 2000-5 et 1 avion de transport tactique Transall C-160.

Cette réduction du format à Djibouti s’explique, en grande partie, par le départ, en 2011, de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère pour les Émirats arabes unis, où elle a été remplacée, depuis, par le 5e Régiment de Cuirassiers.

Cela étant, à une époque, il était question d’aller encore plus loin dans la réduction des effectifs des FFDj. En 2014, deux députés, Gwendal Rouillard et Yves Fromion, co-auteurs d’un rapport sur l’évolution du dispositif militaire français en Afrique et aux Émirats arabes unis, avaient en effet evoqué un format à seulement 950 militaires.

Finalement, il n’en a rien été, même si les effectifs militaires français à Djibouti ont connu une nouvelle baisse par la suite. Mais ils ont été calculés « au plus juste », la limite en dessous de laquelle les FFDj ne seraient plus crédibles pour remplir leur contrat opérationnel ayant été fixée à 1.350 hommes.

Aller plus loin dans la réduction du format des FFDj aurait en outre été un non sens, étant donné que plusieurs pays, dont la Chine, le Japon et les États-Unis font une priorité de Djibouti, dont la position géographique est stratégique à plus d’un titre. Cela étant, les forces françaises disposent d’autres bases opérationnelles avancées qui demandent évidemment des ressources.

« Le dispositif français de coopération de défense, opérationnel et structurel, répond à l’impératif d’être en permanence au plus près des zones de crises potentielles. Il repose principalement sur trois bases opérationnelles avancées (Abu Dhabi, Abidjan, Djibouti) et deux pôles de coopération (Dakar, Libreville), ainsi que sur de nombreux autres déploiements et opérations. Ce dispositif est,
désormais, dimensionné au plus juste », a ainsi relevé la Revue stratégique, publiée en octobre. Et l’on pourrait même ajouter la base aérienne projetée (BAP) de Jordanie.

Quoi qu’il en soit, pour le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées (CEMA), ces bases ont une importance capitale.

« La revue stratégique a clairement indiqué que nos forces outre-mer, qu’il s’agisse de celles pré-positionnées ou de présence, constituent un atout pour la France. C’est un héritage que nous devons valoriser », a en effet affirmé le CEMA, lors de son audition par les sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées.

« C’est un héritage que nous devons valoriser. Il a sans doute été affaibli, du fait des contraintes des deux lois de programmation précédentes. Nous souhaitons absolument, dans le cadre de la relance d’une politique de défense fondée sur la fonction stratégique prévention, que soit consolidé notre dispositif outre-mer », a indiqué le général Lecointre.

Aussi, a-t-il dit, « je n’ai pas l’intention de lâcher un pouce de terrain à Djibouti ». Ce qui signifie qu’il est hors de question pour lui de revoir le format des FFDj. « La zone, où nous sommes implantés, est extrêmement sensible et je ne pense pas que nous devrons nous en désengager dans les décennies qui viennent », a fait valoir le CEMA.

Cela étant, des questions vont se poser dans la perspective de la fin de l’opération Chammal, en Irak et en Syrie. « Comment réarticulons-nous notre dispositif autour du point d’appui stratégique qu’est Djibouti et du point d’appui des Emirats arabes unis? Concevons-nous, le cas échéant, une montée en puissance à partir de la Jordanie où nous nous trouvons aujourd’hui du fait de nos opérations au Levant? », a demandé le général Lecointre. Faudrait-il en déduire que la base aux Émirats pourrait passer à la trappe?

« Toutes ces questions sont posées dans le cadre d’une réflexion menée conjointement avec le Ministère des affaires étrangères. Des propositions seront faites au président de la République dans les mois qui viennent. C’est un vrai sujet pour nous tous », a continué le CEMA.

Le défi migratoire et le rôle éventuel des armées

Mercredi, 20 Décembre 2017 10:42
http://chauvancy.blog.lemonde.fr/
04 décembre 2017, par François Chauvancy
 

Un colloque sur les migrations est organisé par l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE) ce mardi 5 décembre sur le thème « Flux migratoires : origines et enjeux de civilisation(s) » (Cf. Colloque du 5 décembre). La question sécuritaire y sera bien entendu abordée avec cette question : les armées sont-elles nécessaires pour faire face au problème migratoire ?

L’Europe et la France, notamment depuis le conflit syrien, ont été soumises à une forte pression migratoire qui s’est accrue au fur et à mesure des années que ce soit pour des causes économiques ou les conflits auxquels il faudra intégrer les possibles conséquences du dérèglement climatique.

Néanmoins, les armées ne sont pas légitimes pour agir et pour faire face à tous les cas de figures. En effet, cette pression migratoire a de multiples formes : immigration légale, immigration illégale, immigration à accepter et à régulariser dans le cadre du droit d’asile. Il n’est cependant pas inopportun de réfléchir sur les conditions qui justifient ou justifieraient l’emploi des forces armées face aux pressions migratoires d’aujourd’hui ou de demain.

Contexte et fondements de la sécurité nationale

La sécurité nationale s’appuie avant tout sur la notion de frontières. Celle-ci est confrontée à une idéologie dominante qui voudrait une humanité sans frontières. Or, les frontières sont nécessaires pour aborder sérieusement la sécurité nationale (Cf. TedX Celsa du 27 juin 2017. Les frontières sont-elles nécessaires ?). La problématique des migrations y trouve alors toute sa place.

Les frontières d’un Etat expriment la souveraineté nationale et donc une autorité. Elles marquent la ligne que l’Autre ne peut pas franchir sans un accord. Pourtant loin d’être le symbole d’un soi-disant repli sur soi, elles peuvent aussi être le symbole du « vivre ensemble » en façonnant un ensemble géographique protecteur et mobilisateur selon des normes communes : peuple, système politique, langue, histoire partagée.

Paradoxalement, les frontières sont aussi le symbole de la tentation de la transgression et de la contestation de la souveraineté, sinon d’une identité. Elles peuvent d’ailleurs être contestées au sein d’une société démocratique au point que le franchissement de ces frontières par les migrants illégaux est soutenu par des individus, des associations s’abritant bien souvent derrière des références humanitaires.

La pression migratoire répond enfin à plusieurs facteurs : une démographie importante hors d’Europe, la volonté d’Etats à nous imposer un marché pour maîtriser les flux migratoires, l’absence d’Etats souverains capables de gérer les migrations auxquelles ils sont confrontés souvent en première ligne. Enfin, n’oublions pas l’appât du gain au profit des organisations criminelles ou terroristes.

Les années 2015 et 2016 ont néanmoins contraint l’Europe à revoir la perméabilité des frontières. Les accords de Schengen signés dans une période d’utopie ont été remis en cause et les contrôles rétablis aux frontières terrestres, aériennes et maritimes. Des garde-côtes européens ont été créés. Des forces navales ont été déployées en Méditerranée, sans oublier les accords financiers avec la Turquie ou la Libye pour maitriser ces flux migratoires.

Cependant, la pression migratoire quelle qu’en soit la forme remet aujourd’hui en cause la notion de souveraineté au nom bien souvent du droit humanitaire et des droits humains. La difficulté réside bien dans cette opposition.

L’aveuglement des « Livre blanc » sur la défense et la sécurité nationale sur les migrations

La problématique des migrations aurait dû être abordée largement dans les « Livre blanc » sur la défense et la sécurité nationale. Leur étude malheureusement montre qu’ils ont fait l’impasse sur les conséquences des migrations et surtout sur les décisions à prendre pour y faire face. En particulier, les « Livre blanc » de 2008 et de 2013 sont les symboles du grand aveuglement idéologique de notre société et de nos élites sur les questions migratoires.

Certes, sujet de peu d’actualité à l’époque, le Livre blanc de 1994 abordait indirectement la problématique des migrations par le biais de la démographie. Le poids des personnes déplacées était souligné avec 35 millions de personnes comme le fait que, depuis le milieu de la décennie 80, l’Europe occidentale avait accueilli annuellement 800 000 à 1 million d’immigrants.

Cependant, les « Livre blanc » de 2008 et de 2013 ont simplement effleuré la problématique des migrations qui n’apparait pratiquement pas. Ils se sont réfugiés derrière un projet européen dont on a vu l’échec face aux migrations de 2015. Suite à la crise syrienne, nous aurions pu penser que le Livre blanc de 2013 prendrait cette problématique migratoire plus sérieusement. Cela n’a pas été le cas, d’ailleurs pas plus que la menace de l’islamisme radical. Un bel exemple d’aveuglement idéologique.

En revanche, la revue stratégique sur la défense et la sécurité nationale d’octobre 2017 montre un infléchissement en abordant la notion d’immigration illégale.

Se poser la question du rôle des armées

La mission première des armées est d’assurer la protection de la Nation contre toute menace de nature militaire. Les migrations peuvent-elle être interprétées comme une menace militaire justifiant un engagement actif des forces armées ? Le Livre blanc de 2013 précisait que « Par menaces, on entend toutes les situations où la France doit être en mesure de faire face à la possibilité d’une intention hostile ». En soi, une migration n’est donc pas une menace militaire puisqu’il n’y a pas d’hostilité affichée.

En revanche, le Livre blanc définit le risque qui se comprend comme « tous les périls susceptibles, en l’absence d’intention hostile, d’affecter la sécurité de la France ». A ce titre, les armées sont concernées par ce risque sur la sécurité nationale mais le seul domaine migratoire qui puisse faire l’objet d’une prise en compte est celui de l’immigration illégale, au moins en renforcement des autres acteurs institutionnels.

Pour conclure, outre leur légitimité à assurer la protection du territoire national, les armées sont nécessaires pour faire face au problème migratoire au moins dans sa dimension illégale. Deux cadres d’action pourraient être étudié.

Le premier serait le renforcement accru des moyens de l’Etat par les armées notamment dans les domaines du renseignement ou de la protection des frontières qu’elles soient terrestres ou maritimes. Cela impose aussi un accroissement des moyens militaires pour compléter ceux qui sont déjà employés.

Le second surtout aurait pour objet de définir une stratégie d’action dans un cadre interministériel. Outre le développement d’une dissuasion crédible à l’encontre notamment des passeurs et de leur neutralisation, il s’agirait d’anticiper des flux migratoires beaucoup plus importants provoqués par exemple par le dérèglement climatique. Les armées y trouveraient toute leur place.

Le chef d’état-major des armées déplore les différences de traitement entre militaires et fonctionnaires civils

Mercredi, 20 Décembre 2017 14:51
http://www.opex360.com/
Posté par Laurent Lagneau Le 15-12-2017

Lors de leur audition par les députés de la commission de la Défense, les représentants du Conseil supérieur de la Fonction militaire (CSFM) dénoncèrent l’écart de traitement avec la Fonction publique.

« Tout en respectant les spécificités statutaires, le Conseil est sensible à la juste transposition des mesures appliquées à la Fonction publique », affirma le secrétaire du CSFM. Et d’ajouter : « Nous constatons régulièrement un déséquilibre entre l’application souvent tardive de mesures favorables qui contrastent avec l’immédiateté des mesures jugées négatives, comme le jour de carence ou la contribution sociale généralisée. »

Un exemple parmi d’autres : le retard pris, pour les militaires, de l’application du protocole Parcours Professionnel Carrière Rémunération (PPCR) par rapport à la Fonction publique.

Lors de son passage devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, dans le cadre des discussions budgétaires, le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, est revenu sur ces différences de traitement, qui, selon lui, sont susceptibles d’avoir des conséquences sur l’attractivité du métier des armes.

« L’entrée en vigueur du ‘parcours professionnel carrières rémunérations’, qui s’est faite avec un décalage pour les armées qui me paraît illégitime, ne contribuera que partiellement à combler le retard pris sur le reste de la fonction publique. Nous avons le devoir d’aligner le traitement réservé aux militaires et aux fonctionnaires civils », a lancé le général Lecointre.

Mais « de manière plus général, a-t-il continué, un devoir de vigilance s’impose concernant la nouvelle politique de rémunération des militaires (NPRM) qui n’est pas encore mûre et n’est donc assortie d’aucun engagement financier clair. »

Or, a poursuivi le général Lecointre, « en raison de ces incertitudes, il est à craindre qu’aucun effort particulier ne soit produit sur le volet rémunération. » Et cela alors que « l’ambition salariale de la prochaine LPM [Loi de programmation militaire] est doublement importante. »

En effet, a expliqué le CEMA, cette ambition salariale « conditionne l’attractivité de notre modèle d’armée pour les années qui viennent, dans un contexte d’évolution des compétences critiques et de mutation de la conflictualité emportant un besoin en qualifications rares. » En clair, il s’agira de répondre à la « concurrence de plus en plus exacerbée avec le secteur privé, dans tous les champs du recrutement ». Et en particulier pour les compétences les plus recherchées.

Pour le général Lecointre, il « convient d’avoir rééquilibré la rémunération des militaires », comme le souligne le dernier rapport du Haut Comité d’Évaluation de la Condition Militaire (HCECM).

« Il est ainsi important que ce décalage entre fonctionnaires civils et militaires soit compensé, avant que ne débute la réforme des retraites qui suscite l’inquiétude du personnel des armées », a fait valoir le général Lecointre, qui veille, comme Mme la ministre des Armées, a-t-il dit, « à ce que la spécificité militaire soit reconnue et préservée » sur ces sujets, et en particulier pour celui des pensions.

Pour rappel, la prochaine (et énième) réforme des retraites prévoit l’instauration d’une système « notionnel » et « universel » afin de remplacer les dispositifs existants. Dont, a prioro, celui qui s’applique aux militaires.

Plus tard, le CEMA est revenu sur l’attractivité des armées, alors que ces dernières ne pourront créer que 1.500 postes supplémentaires sur la durée de la Loi de programmation des finances publiques.

« Aujourd’hui, les discussions internes au ministère font remonter que ces effectifs sont largement consommés par l’unique effort portant sur le renseignement et le cyber. Ce qui n’est pas satisfaisant, puisque nous avons également des besoins pour les armées de compétences rares et chères à conserver », a d’abord prévenu le général Lecointre.

Puis, a-t-il poursuivi, comme le cyber et le renseignement exigent des compétences « rares et chères à conserver », il « nous faut rendre attractifs un certain nombre de postes dans des domaines sévèrement concurrencés par le secteur civil. »

Sur ce point, le général Lecointre a été très clair. « La vision systématiquement dépyramidante pour les armées, portée par Bercy, la DGAFP [Direction générale de l’administration et de la fonction publique, ndlr] et la Cour des comptes, m’inquiète », a-t-il dit.

« Notre nombre de cadres nous est reproché, tandis que la fonction publique civile, quant à elle, considère que l’augmentation de son taux d’encadrement va de soi au nom d’une primauté alléguée aux activités de conception », a dénoncé le CEMA.

Or, a-t-il fait valoir, les « armées conçoivent et conduisent des opérations qui demandent également des qualifications de plus en plus élevées » et le « recrutement d’un spécialiste en cyberdéfense implique une solde analogue à celle d’un officier supérieur, afin de faire face à la concurrence du secteur privé. »

Aussi, estime le général Lecointre, « pour trouver le bon niveau de rémunération des militaires, comparons avec ce qui se pratique dans les autres ministères, ou encore, pour certains métiers, les groupes publics. » Et de conclure : « Je vous remercie donc de nous aider, la ministre et moi-même, à relayer l’idée qu’une telle pression dépyramidante fait peser un risque sur les armées. »

" Nous avons de vieux bateaux qui cassent, des coques qui se fendent ", s'inquiète l'amiral Christophe Prazuck

Mercredi, 20 Décembre 2017 13:24
http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/
04/12/2017

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/media/02/01/2227615388.jpeg

Le chef d’état-major de la marine, l’amiral Christophe Prazuck (photo La Voix du Nord), attend les arbitrages budgétaires et les orientations de la prochaine Loi de programmation militaire du printemps prochain (au prix d'une belle bataille). Face à une flotte vieillissante, certains hélicoptères hors d’âge, il attend un renouvellement profond. La question du prochain porte-avions va également bientôt se poser… Bichonner pour fidéliser les marins reste une autre préoccupation. Il répondait, ce jour, aux questions des journalistes de l'AJD.
« Des trous dans la raquette »

« Il faut d'abord combler les trous dans la raquette, que l’on a laissé s’agrandir : les patrouilleurs, les pétroliers-ravitailleurs à simple coque, les hélicoptères. Ma priorité numéro 1 n’est pas les FTI (frégates de taille intermédiaire, à partir de 2023) ou les sous-marins (fin 2019 pour le premier Barracuda en retard), ils vont arriver. Mais pour les bâtiments un peu plus simples, il faut agir. Un jour, en attendant le HIL (hélicoptère interarmées léger, à partir de 2024), les pilotes me diront qu’ils ne veulent plus voler avec des Alouette III. Et pour le plus moderne, le NH90, la Formule 1 de la lutte sous la mer, un problème de maturité du maintien en condition opérationnelle (une dizaine de contrats de MCO différents), ne donne que 35 % de disponibilités. »

« Augmenter à terme le format »

« Mon deuxième point est d’augmenter à terme le format qui est un peu étriqué (15 patrouilleurs, 15 frégates, 15 avions Atlantique-II rénovés) à 18 patrouilleurs et Atlantique, puis les frégates (17 pour l’instant). Avant, une frégate (le CEMM cite le Colbert qui était un croiseur), c’était 500 marins, aujourd’hui, c’est 100. Nous sommes sans doute allés trop loin dans la réduction des équipages. 94 marins dans un bâtiment de combat, qui est aussi une école de formation, ne permet pas de faire face à des problèmes de résilience. S’il faut augmenter la base des équipages de FREMM, on le fera. Ce choix ne sera pas renouvelé pour les FTI qui passeront à 120 marins. Tout cela demande à la fois plus de compétences, de polyvalence et de responsabilités. »

Un ou deux porte-avions futur(s) ?

« Autre question, le futur porte-avions avec le Charles-de-Gaulle, qui est à mi-vie et dont le quatrième arrêt technique majeur est prévu en 2037 (de nouveau opérationnel début 2019). Beaucoup de questions se posent : quel avion, quel drone de combat, quel porte-avions, quelle masse, quelle taille pour durer jusqu’en 2070-2080 ? Un deuxième porte-avions peut être un outil militaire et politique incomparable pour notre pays. Nous n’avons pas tous les éléments mais quinze ou vingt ans avant le retrait du service actif, la question se pose. Doit-on revenir à la permanence à la mer comme nous l’avons assurée jusqu’en 1997 ? »

Le Charles-de-Gaulle opérationnel en 2019

« En 2018, le porte-avions Charles-de-Gaulle va sortir de son arrêt technique. Ce mois-ci et en février sont programmés des Carrier Weeks à Landivisiau (le pont d'envol du PA est tracé sur le tarmac). En avril-mai, une dizaine d’aéronefs iront s’entraîner aux Etats-Unis. A la mi-année, on peut compter sur la première sortie en mer. On passera à l’entraînement de l’équipage, puis de l’aéronaval. Avec les qualifications de l’ensemble, le Charles-de-Gaulle sera opérationnel début 2019. »

Sous-marins Barracuda

« Le premier est en retard de livraison, attendu pour fin 2019 (jusqu’en 2030), le second le sera certainement. Le problème n’est pas un défaut de conception mais d’organisation industrielle à améliorer. C’est donc l’affaire de Naval Group. Moi, ma question, c’est quand est-ce qu’il arrive ? »

Femmes sous-marinières

« Quatre officiers féminins, un médecin, une spécialiste nucléaire, une mécanique-électricité et un chef de quart, ont rejoint, pour la première fois, leur sous-marin. Elles participeront, avec leurs camarades, à la prochaine patrouille d’un SNLE… »

« Les batailles des compétences et de la fidélisation »

« Nous avons plusieurs défis, les batailles des compétences et de la fidélisation. La fidélisation passe par la rémunération mais aussi par l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Quand je suis entré dans la marine, on me disait que la famille ne faisait pas partie du sac. Ce n’est plus le cas. Quand un vieux bateau (la frégate Cassard) casse et qu’on appelle un équipage avec trois jours de préavis, on se tire une balle dans le pied. Le plan famille est tout aussi essentiel, 25 % des compagnes des quartiers-maîtres et matelots sont au chômage. A partir du moment où je demande une mobilité, il faut réduire les difficultés. C’est le rôle du commandement de proximité. »

Suremploi opérationnel

« Ce n’est pas tenable très longtemps sans le renouvellement des moyens. Nous avons de vieux bateaux qui cassent, des coques qui se fendent. Nous n’avons pas de questions sur la nécessité de mettre tout le monde sur le pont, le pays est attaqué. Mais le budget de l’entretien programmé du matériel augmente de 13 %. Sur les douze derniers mois, les cinq SNA cumulent 1 000 jours de mer. Le taux d’activité le plus élevé depuis que ces sous-marins existent. »

Avec le Padre, de Berteloot et de Peyret

Mercredi, 20 Décembre 2017 08:52
https://www.contrepoints.org/
14 décembre 2017

Un album de BD qui raconte l’histoire de ces religieux qui ont accompagné combattants et armées depuis 13 siècles, avant de se voir reconnaître un statut et l’uniforme.

Par René Le Honzec.

Que voilà le genre d’ouvrage qu’on a un plaisir gourmand à lire pour en faire la critique dans Contrepoints. Il cumule de nombreux handicaps et emporte l’adhésion justement grâce à ces contradictions. Non pas en interne, mais vis-à-vis du mainstream omniprésent dans les médias. Avec les sujets qu’il aborde.

Voici donc un Padre, affectueuse dénomination des aumôniers catholiques de l’Armée de Terre, et pas n’importe lequel, le Père de Peyret, Padre des Écoles de Saint-Cyr, licencié en théologie dogmatique, engagé depuis 2002, nombreuses missions en extérieur et… fana de bandes dessinées dont il possède une collection qui tapisse les murs du presbytère (avec des originaux… souvent originaux !).

Son compère, Guillaume Berteloot, est un vieux routier de BD historiques (Cadets de Saumur, De Lattre de Tassigny, la Gendarmerie, Elie de Saint Marc, les Tranchées, Verdun, etc…) qui se distinguent par leur rigueur dans les reconstitutions scrupuleuses à travers les siècles.

Histoire des aumôniers militaires

Avec le Padre, les aumôniers catholiques dans l’Armée française est un album qui raconte l’histoire méconnue de ces religieux qui ont accompagné combattants et armées depuis 13 siècles, avant de se voir reconnaître un statut (Il existe aussi des Aumôneries protestante, juive, musulmane) et l’uniforme.

Je suis moi-même de la partie, et j’apprécie : l’historien y apprend une foule de choses, en révise d’autres, apprécie les subtilités entre les lignes et le courage de certains passages accusateurs. On apprécie le courage de l’auteur sur certaines questions historiques, à l’occasion de la Commune de Paris, de la Guerre d’Indochine comme en Algérie.

Le texte est un peu dense, le dessin un peu chargé par le talent de Berteloot qui met en scène sans lésiner sur les hommes et les décors mais cela en vaut la peine car cet ouvrage, unique en son genre, en apprend beaucoup, et les amateurs d’Histoire y trouveront leur compte, y compris en flânant dans les décors documentés.

L’Histoire de France sous nos yeux

À travers les portraits marquants de Padre c’est l’Histoire de France qui défile sous nos yeux du Moyen-Âge ( Entre autres, les Grandes Compagnies, Jeanne D’Arc) aux actuelles opérations (Afghanistan, Mali…) en passant par Richelieu, Napoléon, la Guerre de Crimée…) Michel de Peyret a eu la bonne idée d’illustrer diverses époques importantes avec les figures d’Aumôniers devenus légendaires.

Avec l’Abbé Lanusse, on va au secours des âmes et des blessés à Magenta, Solférino, au Mexique, à la Guerre de 1870, La Commune et surtout Saint-Cyr qu’il marquera définitivement de son empreinte (Sa statue y est à côté du presbytère), couvert de décorations.

Avec le Père Doncoeur, c’est la Grande Guerre, les Poilus, les blessures et aussi les décorations : les Aumôniers vont au feu pour être au plus près de leurs ouailles. (Aumônier au 35ème RI, clin d’œil, j’y fis mon service 60 ans plus tard).

Un scénario de qualité

Avec le Père Casta, on se rapproche de nos jours, engagé en novembre 44, blessé en Alsace, puis volontaire en Indochine, blessé, ensuite l’Algérie malgré son taux d’invalidité et les problèmes de conscience d’un prêtre dans cette guerre révolutionnaire.

Et les arbres ne cachent pas la forêt des 1500 séminaristes appelés qui servirent en ce long conflit. Le Père Lallemand, lui, a « fait » Kolwezi, le Liban, le Tchad. D’autres figures sont bien sûr évoquées. Discret, le Padre de Peyret n’apparaît que pour les initiés mais la qualité de son scénario fera de lui un repère pour tous ceux qui seront ses lecteurs.

Et il finit magnifiquement en évoquant a dessein le Saint Patron des Aumôniers depuis 1984, Jean de Capistran, franciscain du XVème siècle, dont les prêches ont un étonnant écho d’actualité…

Guillaume Berteloot, Michel de Peyret, Avec le Padre, les aumôniers catholiques dans l’Armée française, Éd. du Triomphe, 2017.

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

La Lettre d'Information 17/53 du CEACH.

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La Lettre d'Information 17/53
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

Cérémonie de remise de croix du combattant et de l’insigne de porte-drapeau

Mercredi, 29 Novembre 2017 02:42

Colloque : " Sport et Formation professionnelle "

Vendredi, 17 Juin 2016 00:36

Conférence SPORT et SANTE

Samedi, 25 Novembre 2017 22:16

L'AACRMI ADHERE AU CEACH

Mercredi, 29 Novembre 2017 01:14

Rédigé par AACRMI GARD HERAULT VAUCLUSE et publié depuis Overblog

Le 23 novembre 2017, le président Francis SZWEC a participé à l'assemblée générale du COMITE D'ENTENTE DES ASSOCIATIONS PATRIOTIQUES ET DE COMBATTANTS DE L'HERAULT (CEACH).

Les membres présents ont voté à l'unanimité pour l'adhésion de l'AACRMI GARD HERAULT VAUCLUSE au CEACH.

Le CEACH est désormais l'organisation qui regroupe, dans le département de l'Hérault, le plus grand nombre d'associations représentant plus de 20 000 membres.

Le CEACH comprend les structures départementales d'une cinquantaine d'associations.

Éloge funèbre du Général Bernard Forer

Samedi, 02 Décembre 2017 11:22

Défilé de la Victoire 14 juillet 1919 - 1

Dimanche, 03 Décembre 2017 07:40

La France est ici (mai-juin 1958).

Samedi, 02 Décembre 2017 14:17

L'escorteur d'escadre Surcouf - D 621

Samedi, 02 Décembre 2017 18:58

Souvenir d’une journée bien triste...


Le 6 juin 1971 vers 4 h du matin, alors qu'il navigue au sein d'une formation navale "souple" ( composée du porte-avions Arromanches, du pétrolier ravitailleur d'escadre La Saône et de l'EE Tartu) au large de Carthagène (Espagne), le Surcouf est abordé par le pétrolier soviétique Général Busharov (navire de 22 630 t. de port en lourd et doté d'une coque brise glace). Pénétrant profondément dans la chaufferie avant, entre l'arrière du bloc passerelle et la cheminée avant du bâtiment français, le navire soviétique le sectionne pratiquement en deux. Le groupe naval se porte à son secours et procède à l'évacuation de l'effectif non indispensable de l'équipage, une quinzaine de marins étant maintenus dans la partie arrière - la plus stable. L'escorteur d'escadre Tartu

tente, au bout de 4 heures, un remorquage (par l'arrière) ; mais la partie avant (d'environ 50 mètres de long), qui ne tenait plus que par le bordé bâbord de la coque, s'en désolidarise et coule. La partie arrière peut être remorquée, d'abord jusqu'à Carthagène, avant de finalement rejoindre Toulon le 2 juillet 1971.

Le bilan de l'accident s'établit à neuf disparus (les mécaniciens de la chaufferie avant) et un blessé grave (le boulanger du bord), qui décédera de ses brûlures au Centre de traitement des grands brûlés de l'Hôpital Édouard-Herriot de Lyon.

Bernard Barrera nommé major général de l'armée de terre

Mercredi, 29 Novembre 2017 01:38
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
27.11.2017

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Le général de division Bernard Barrera, sous-chef d’état-major "plans et programmes" de l’état-major de l’armée de terre, a ét nommé, ce lundi, major général de l’armée de terre. Il remplace à ce poste le général Houitte de la Chesnais.

Il a aussi été élevé aux rang et appellation de général de corps d’armée, à compter du 31 décembre 2017.

Le nom du général Barrera est associé à la première phase de l'opération Serval lancé en janvier 2013, au Mali. En 2015, il a publié Opération Serval. Notes de guerre, Mali 2013.

Prémian, le 7 octobre 2017.

Samedi, 02 Décembre 2017 16:57

Mali : les secrets d’une guerre

Dimanche, 03 Décembre 2017 10:20

La guerre de la France au Mali - Notin Jean-Christophe - 2014

Lundi, 04 Décembre 2017 12:35

couverture du livre : La Guerre de la France au Mali

Témoignage du général de division Xavier de Woillemont, commandant de la force Barkhane

Dimanche, 03 Décembre 2017 10:13

TCHAD 1978 - René Mesure

Dimanche, 03 Décembre 2017 06:45

Le Tchad des Français ! (1970)

Dimanche, 03 Décembre 2017 04:53

Reportage 2017 sur l’Armée Tchadienne

Samedi, 02 Décembre 2017 23:22

Compte rendu du 12e débat du C2DH sur la Garde nationale

Samedi, 02 Décembre 2017 11:11

AVIS FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES SUR LE PROJET DE LOI de finances pour 2018

ANCIENS COMBATTANTS, MÉMOIRE ET LIENS AVEC LA NATION

La perception de la société militaire dans notre société

Vendredi, 08 Décembre 2017 16:13

http://chauvancy.blog.lemonde.fr/
19 novembre 2017, par François Chauvancy

Semaine où beaucoup de choses se sont dites ou faites suscitant quelques réflexions sur ce thème de la perception de la société militaire par la société civile.

La méconnaissance des us et coutumes militaires

Je ferai quelques remarques sur la méconnaissance persistante de la communauté médiatique mais pas uniquement sur comment appeler correctement une autorité militaire. J’ai été surpris en effet de constater que bien souvent les généraux interviewés n’étaient pas appelés par leur grade mais par « Monsieur ». La politesse pourtant préconise d’appeler un général, « mon général » si on a fait son service (bien sûr de plus en rare) ou « général » dans le cas contraire.

Une société vit aussi à travers le respect porté par les mots employés pour interpeller quelqu’un, comme on dit « docteur » quand on s’adresse à un médecin, « maître » à un avocat, mais tout ceci se perd dans cette recherche moderne de l’égalité verbale de chacun malgré ses titres ou sa fonction. Pourquoi d’ailleurs ne pas appeler le président de la République par son prénom ou son diminutif éventuel ?

Cette attitude est due à la fois à la méconnaissance des règles de civilité, de « bonne éducation » et à l’habitude de niveler chacun dans notre société « moderne ». Que pas une tête ne dépasse de par sa fonction ! Je le vois avec mes étudiants mais eux ne savent pas et m’appellent « monsieur ». Cela ne me dérange mais en terme de construction de l’esprit d’une société, cela n’est-il pas dérangeant dans la construction des repères ? Il faut cependant attirer leur attention sur ces règles de bienséance.

Je le vois aussi dans mes activités professionnelles où assez souvent le personnel militaire d’active oublie le grade de la personne avec qui il prend contact comme si le fait d’être dans le privé nous retire notre grade alors qu’il nous « appartient » et est aussi un témoignage de ce que nous avons été ou sommes parfois ?

Cette absence de connaissance du monde militaire s’’exprime aussi dans le langage courant notamment journalistique. Commentant ce sous-marin argentin en détresse cette semaine, que ce soit par un journaliste sur RTL ou sur France info, nous avions des « passagers » disparus. Marins ? équipage ? Des mots, semble-t-il, tout aussi disparus de la langue française. Cela rappelle ces « victimes » évoqués par un ancien président de la République qui évoquait les soldats morts au combat dans une embuscade en Afghanistan en 2008.

Des questions militaires au quotidien

Cette semaine, j’ai entendu un Premier ministre aux affaires qualifié Christophe Castaner de général à la tête du parti LREM suite à son élection presque bonapartiste et cela sans faire ses classes. Cela ne manque pas d’ironie ! J’espère qu’il ne va pas avoir le blues du « poète revendicatif » et qu’il ne sera pas humilié comme le général de Villiers l’a été par le chef des armées.

Cela me permet d’évoquer cette prise en compte partielle du coût des OPEX annoncée cette semaine qui a été imposée aux autres ministères. Ce coût des OPEX complètement imputé aux armées avait conduit au départ du général de Villiers. Tout cela pour en arriver là. Comme je l’exprimais dans mon billet du 23 juillet : « quel gâchis ! » (Cf. Mon billet du 23 juillet 2017)

Les questions militaires ont aussi été évoquées à de nombreuses occasions comme l’émission « Envoyé spécial » du jeudi 16 novembre sur l’opération Sentinelle. Bonne émission, j’ai été néanmoins abasourdi d’entendre en caméra caché un sous-officier chargé du recrutement critiquant négativement et à outrance l’opération Sentinelle au lieu de simplement évoquer la dureté de la mission. Le général Desportes a heureusement été convaincant dans cette émission.

Persuader, éloquence et TeDX

J’ai découvert sur la chaîne « Planète » ce documentaire très intéressant en deux parties sur « L’école de guerre, l’école des chefs » … parce qu’il y a une école pour cela et un concours. Réalisée à partir de la vie de la promotion 2016-2017 « Général Gallois » (Cf. Général Gallois), un des quatre théoriciens de l’apocalypse (ou de la dissuasion nucléaire), il était intéressant de montrer qu’au sein des armées, rien n’est jamais acquis et que la remise en question est permanente. Le maître-mot de cette année de formation complémentaire de l’élite militaire était « Persuader ». Tout un programme.

J’y ai bien sûr retrouvé des « têtes connues » et notamment cette stagiaire, lieutenant-colonel cependant, qui a beaucoup œuvré en parallèle pour le TeDX du CELSA (Cf. Mon billet du 18 juin 2017, « Etre présent dans la cité ») tout en m’incitant à assister à ce concours d’éloquence superbe réalisé par les officiers de l’Ecole de guerre ce 29 juin. L’amphi était comble en grande partie avec des civils et peu de militaires. Il est vrai que la vie de l’officier est surtout une découverte pour la société civile, notamment par cette rencontre de l’officier-pilote d’hélicoptère avec la mort qu’il doit donner à l’ennemi. Car aujourd’hui, nous faisons la guerre.

Cette semaine justement, le quotidien Le Monde évoquait ce retour des frontières, les qualifiant de Viles (Cf. Le Monde du 18 novembre, supplément « idées »). Nous sommes encore dans le déni des frontières qui, pourtant, assurent notre protection, protègent notre identité et donnent un cadre à ce que nous sommes. C’était d’ailleurs l’objet de mon intervention de 15 minutes lors du TeDx du CELSA accueilli par Google France le 27 juin 2017. Oui, les frontières sont nécessaires (Cf. TedX Celsa du 27 juin 2017. Les frontières sont-elles nécessaires ?) et cette vidéo peut servir à un débat utile. Elle contribue à clarifier ce débat contestant les frontières qui aurait pour effet négatif de nous dénier à terme le droit d’exister.

LIBRE OPINION du Général (2s) Christian RENAULT : AGIR ENSEMBLE.

Mardi, 05 Décembre 2017 23:29
http://www.asafrance.fr/
 

Eveillé par la crise qui a conduit à la démission du chef d’état-major des Armées, une première dans l’histoire de la Ve République, le monde associatif de la Défense bouge.

Le Plaidoyer pour nos soldats du général (2s) Jean Pierre Soyard a donné le signal en plaidant pour « une synergie entre la hiérarchie militaire, les associations professionnelles nationales de militaires (APNM) et le réseau associatif représentant les anciens militaires et les civils désireux de contribuer à la sauvegarde des armées ».
Le général (2s) Gilbert Robinet, secrétaire général de l’ASAF, lui a fait écho dans un article intitulé « Associations, associez-vous » et dans lequel il considère que le comité national d’entente (CNE) constitue déjà une première réponse à cet appel.
Enfin le dernier numéro du Casoar, la revue de la Saint-Cyrienne, a ouvert ses colonnes à Alain Pilod , un ancien saint-cyrien qui, après une très courte carrière militaire, a rejoint la fonction publique et qui préconise la création d’une structure commune aux associations d’anciens élèves des trois grandes écoles de formation Terre, Air, Mer.

Ces appels sont les bienvenus parce qu’il est en effet temps que le monde associatif de la Défense consacre autant d’effort au soutien de nos armées et des chefs qui les commande qu’aux célébrations mémorielles qui constituent aujourd’hui leur cœur de métier d’où le pouvoir politique et peut-être aussi le commandement ne souhaitent pas les voir sortir : faute d’une telle évolution vers davantage d’engagement citoyen responsable, ces associations continueront à voir inexorablement vieillir et baisser leurs effectifs jusqu’à ne plus rien représenter.

Allons du plus simple au plus compliqué.

Au plus près des unités de l’armée de Terre, les fédérations d’amicales régimentaires pourraient se regrouper en une structure interarmes qui par sa proximité avec les unités et leur environnement constituerait un maillon essentiel du lien armée-nation : il n’est besoin pour cela que de la volonté de leurs présidents respectifs. Une seule fédération mais pas la moindre manquerait, celle de l’Infanterie dont la création semble n’avoir jamais intéressé qui que ce soit, faute peut-être d’une implication suffisante de son Ecole d’Application !

A l’autre bout de l’échiquier, le cercle de réflexion des officiers généraux en 2e section (G2), devenu une association loi 1901, pourrait s’ouvrir aux officiers généraux des trois autres armées pour constituer un « think-thank » productif et influent, voire redouté.

Les associations d’anciens élèves des écoles de formation d’officiers d’active et de réserve des quatre armées ont vocation à s’unir car elles seules pratiquent la mixité socio-professionnelle (active, réserve, civils, retraités) et générationnelle (élèves, en activité, retraités) qui sont la réalité vivante de l’institution.
Les écoles de formation de sous-officiers auraient tout à fait leur place dans cette structure tant nombre d’officiers en sont issus.

Les principales associations, catégorielles ou tous statuts confondus, interarmées ou spécifiques, qui regroupent des militaires retraités ou (et) réservistes pèseraient sans doute bien davantage si elles parlaient d’une seule voix, y compris dans le domaine de la condition militaire, celle du retraité et celle du réserviste étant étroitement liées à celle du militaire d’active. Là encore, le mouvement dépend des conseils d’administration de ces grandes associations encore trop retranchées derrière leurs spécificités.

Certes, il existe actuellement une structure regroupant plus de cinquante associations pour un total de 2 millions d’adhérents : le Comité National d’Entente. Dans sa composition actuelle qui intègre nombre d’associations d’anciens combattants et d’autres pas spécifiquement proches des armées, le CNE est un acteur important de la politique mémorielle mais il faut craindre qu’il ne soit à la peine pour s’exprimer à l’unanimité de ses membres sur la politique de défense.

Demeure le sujet qui semble fâcher le commandement, au moins celui de l’armée de Terre : les APNM. Constatons d’abord que ces associations existent et que la tendance ira à leur multiplication. Aussi les réticences sont-elles contreproductives, surtout si elles procèdent de la crainte d’une syndicalisation rampante venant brider la liberté d’action du commandement, même si cette crainte trouve des justifications dans certaines armées étrangères où l’action de ces associations a conduit à des « caveat » nuisibles à l’efficacité opérationnelle. Mais, instruits de ces exemples, le commandement gagnerait à accompagner le mouvement pour éviter qu’il ne lui échappe, faute de quoi il pourrait se trouver confronté une à crise du type « appel des 100 » des années 70 ou, plus près de nous, celle vécue par la Gendarmerie en 2001.

Terminons enfin par le plus délicat : l’expression.

Nombre d’associations précédemment évoquées disposent d’une publication : il leur suffirait de consacrer quelques pages de chaque édition à l’actualité et aux prises de position de l’ensemble « supra-associatif » auquel elles appartiennent. Les structures qui n’en possèdent pas pourraient quant à elles trouver un support de diffusion grand public dans la revue éditée par l’ASAF.

L’air du temps est à la mutualisation, aux regroupements, au partenariat, bref au faire ensemble. L’air du temps est aussi à l’expression libérée : il est intolérable que le monde de la Défense soit le plus inhibé en la matière. Le morcellement est le premier facteur de la désaffection à l’égard des associations qui n’ont plus que les activités mémorielles, certes indispensables, surtout celles dirigées vers la jeunesse, mais faute d’agir elles se dessèchent. Il est urgent qu’elles sortent de leur léthargie en se posant la question de leur rôle qui n’est pas uniquement de témoigner du passé mais aussi et bien davantage de participer à la construction de l’avenir.

Quand on a consenti au sacrifice possible de sa vie pour la France, on ne cesse pas d’être soldat en rangeant l’uniforme.

Quand on aime charnellement la France comme seul un soldat peut l’aimer, on ne se contente pas de feuilleter et commenter un album souvenir sur sa défense : on continue de la servir.
Christian RENAULT
Officier général (2s)
Diffusé par www.asafrance.fr

Père Yannick Lallemand - 23 déc. 2013

Dimanche, 03 Décembre 2017 07:04

Recueil. Campagnes du colonel Mangin au Maroc. 1912-1913.

Dimanche, 10 Décembre 2017 14:31

L'odyssée d'un artilleur - Fautras Gustave - 1914

Dimanche, 10 Décembre 2017 22:46

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T1 - 1850

Vendredi, 01 Décembre 2017 10:03

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T2 - 1850

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T3 - 1850

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T4 - 1850

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T5 - 1850

Histoire maritime de France, comprenant l'histoire des provinces et villes maritimes - Guérin, Léon - T6 - 1850

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

La Lettre d'Information 17/52 du CEACH.

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La Lettre d'Information 17/52
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

L'ancien CCH Marcel Mahaux a rejoint le dernier Bivouac.

Samedi, 25 Novembre 2017 00:41

L'ancien CCH Marcel Mahaux, 1er REP - 3e REI, 1958 - 1963, a rejoint le dernier Bivouac, jeudi 23 novembre 2017, en début d'après midi.

Il était Porte - drapeau de l'AALEME depuis plus de 25 ans.


Diaporama

Obsèques de Marcel Mahaux.

Le mercredi 29 novembre 2017 à 15H00 en l’église St Théodorit, 10 Place de la Mairie, 34740 Vendargues.

Parking conseillé :

Marcel est visible, jusqu'à mercredi : P.F. CMC LUVISON, 12 Avenue du 11 Novembre, 34160 Castries.

Conférence de garnison le jeudi 30 novembre 2017

Jeudi, 23 Novembre 2017 00:49

LA JOURNEE NATIONALE EN HOMMAGE AUX "MORTS POUR LA FRANCE" PENDANT LA GUERRE D'ALGERIE ET LES COMBATS DU MAROC ET DE LA TUNISIE à Montpellier

Samedi, 25 Novembre 2017 22:43

3e concert caritatif de la Gendarmerie, mardi 5 décembre 2017 à 20h30.

Dimanche, 24 Septembre 2017 11:21

Conférence SPORT et SANTE

Samedi, 25 Novembre 2017 22:16

Les AS de France 34

Samedi, 25 Novembre 2017 22:31

Saint-Pons-de-Thomières : une stèle commémorative dévoilée au Plô de Mailhac

Jeudi, 23 Novembre 2017 06:20
http://www.midilibre.fr/
19/11/2017

Saint-Pons-de-Thomières : une stèle commémorative dévoilée au Plô de Mailhac

Alain David et Hocine Boudjemaa lors de la présentation du projet

Elle a été érigée par l'État pour désormais compléter ce lieu de mémoire.

Samedi 25 novembre à 11 h, en présence du sous-préfet de Béziers Christian Pouget, du président du conseil départemental Kléber Mesquida, du maire de St-Pons Georges Cèbe et du directeur départemental de l'office national des anciens combattants et victimes de guerre Alain David, une stèle et une plaque seront dévoilées sur le site de l'ancien hameau de forestage du Plô de Mailhac.

"C'est ici que, de 1963 à 1974, plus de 140 familles de Harkis, rapatriées d'Algérie, ont vécu dans des baraquements sommaires, partagé des conditions de vie précaire et souffert de l'isolement et du sentiment d'avoir été abandonnées", rappelle le président de la communauté Harkis du Saint-Ponais Hocine Boudjemaa.

En 1974, ces familles rejoindront des logements HLM construits aux Marbrières du Jaur, sur la commune de Saint-Pons-de-Thomières, et seront enfin pleinement intégrés dans la vie locale.

Une première stèle y avait été érigée en 2011, celle de l'État viendra désormais compléter ce lieu de mémoire.

"Au fil du temps", la boîte à conserve vidéo d'Aurélie Auzas

Jeudi, 23 Novembre 2017 06:07
http://www.lasemaine.fr/
Par Justine DEMADE PELLORCE • Journaliste de la Semaine • 22/11/2017

« On a tous quelque chose à raconter. » C’est ce que défend Aurélie Auzas à travers la création de sa “boîte à conserve”, une société de vidéo-biographie. La jeune quadragénaire a lancé sa propre aventure après une première vie de militaire, lassée de filmer des équipements sans pouvoir donner la parole aux individus à la manœuvre.

Originaire de l’Isère, Aurélie Auzas (laissez tomber, on lui a faite cent fois) a découvert la Moselle grâce à l’armée, où elle a officié pendant 17 ans. Entrée comme « simple soldat », secrétaire au 1er régiment de Sarrebourg, elle est ensuite mutée en comptabilité dans l’Ain (et devient sous-officier). Titulaire d’un BTS en communication des entreprises et lassée de cette « absence de surprise » qu’offre la comptabilité, elle demande sa mutation à Paris et obtient l’ECPAD (le cinéma des armées), son rêve : elle avait une chance sur mille. « Au bout de six ans je dois bouger, l’armée exige cette mobilité permanente. »

Elle demande l’Est pour avoir une chance de rejoindre l’une des antennes du SIRPA Terre (les relations publiques de l’Armée de Terre). « Deux mois plus tard je reçois un coup de fil : on me propose de pousser de 250 km ma destination, ce qui nous mène… en Allemagne. » A l’état-major de l’OTAN d’Heidelberg. Un coup de bol, encore. « Et puis de retour, à 40 ans, on commence à en avoir marre d’être commandé. » Et après trois années passées à Montigny-lès-Metz, au service de relations publiques, elle a épuisé son quota. « On me propose d’aller en opération extérieure et je me demande si ça vaut vraiment le coup d’aller risquer ma santé mentale ou physique pour des images. Là, quand le doute commence à s’installer, il faut arrêter. »

Voix propre

Quand elle quitte l’armée, elle suit encore une formation en webdesign pour mettre à jour les diplômes passés durant ses années militaires et elle se lance. Sans amertume mais avec une nouvelle envie : faire la mise au point non plus sur le métal des équipements mais sur les tripes de ceux qui les manipulent. Vers ceux qui pensent n’avoir rien d’intéressant à raconter, elle tend sa caméra et choisit d’éviter toute mise en scène, la moindre tentation de voix off . La jeune femme devient vidéo-biographe : elle propose aux gens de se raconter, de « conserver leurs souvenirs et de les partager » à travers des films mais aussi en rassemblant photos et documents et en les mettant en ligne via un site internet personnalisé.

Jacques Langard a fait appel à Aurélie pour raconter son histoire et sa guerre d’Algérie. Ce vieil homme a vécu la guerre et en a fait un livre, lu 400 fois depuis sa parution en 2006. « Parmi ses petits-enfants, très peu avaient lu son livre et ça l’attristait », explique la vidéo-biographe installée à Montigny-lès-Metz. « Depuis cet été, date de la mise en ligne, son site personnel a déjà été consulté autant de fois », illustre-t-elle. « Il raconte des choses qu’il avait omises dans son livre, avec sa propre voix qui tremble ou s’énerve. Poignant. »

L’exercice permet une immédiateté de visionnage et de conception (des vidéos de 20 à 30 minutes réalisables en 15 jours) appréciées. « Je ne m’adresse pas qu’aux anciens combattants », prévient l’ex-militaire. « Souvent, les parents omettent de raconter des choses à leurs enfants qui s’inventent leur propre réalité. » “Au film du temps” s’adresse aux particuliers désireux de transmettre, à travers biographies vidéo, photos restaurées, sites personnalisés… tout est envisageable pour un tarif allant de 250 à 1 000 euros maximum. Et comme elle ne peut pas encore vivre de ce micro tendu aux histoires de vie, elle travaille aussi pour les associations ou les entreprises. Pas si facile de se raconter, c’est pourquoi Aurélie aide à dérouler le fil.

Guerre 14-18. L'Australie salue un geste de la France

Jeudi, 23 Novembre 2017 05:48
http://www.letelegramme.fr/
Publié le 22 novembre 2017

Quelque 2.000 soldats australiens avaient perdu la vie à Bellecourt, dans le Pas-de-Calais, lors de combats contre les forces allemandes en 1917.

L'Australie est soulagée : l'électricien français Engie a renoncé à un projet d'éoliennes sur un champ de bataille français de la guerre 14-18, où des milliers d'Australiens ont péri, une décision « très touchante » pour Canberra.

Engie Green prévoyait d'ériger six éoliennes sur un site de la Première Guerre mondiale, à Bullecourt, dans le Pas-de-Calais. Mais le projet avait suscité une vive émotion parmi les Australiens. Maria Cameron, une Australienne de 70 ans venue dans ce village où périt son grand-oncle, le jugeait « barbare » : « C'est notre sang qui repose dans ces champs », avait-elle lancé avec émotion à une journaliste de l'Agence France Presse, la semaine dernière. « C'était un long périple pour une vieille femme », avait souligné la septuagénaire de Port Fairy (sud de l'Australie) qui a affronté 24 heures de voyage pour se rendre sur les lieux où est tombé son parent, Simon Fraser, comme environ 2.000 autres soldats australiens.

Émotion partagée par les riverains

Dans ce secteur, plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté, en avril et mai 1917, de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Environ 10.000 soldats australiens y avaient été tués ou blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands. Des milliers d'entre eux reposent pour toujours, dans la boue et l'anonymat, sur les 200 hectares de cette nécropole naturelle où poussent aujourd'hui pommes de terre et blé.

Encore aujourd'hui, des Australiens se rendent régulièrement à Bullecourt pour rendre hommage à leurs morts. Et leur émotion, à l'annonce du projet initial d'Engie, est partagée par de nombreux habitants locaux. Beaucoup ont, en effet, noué des liens d'amitié avec des Australiens venus se recueillir, ces dernières décennies, au mémorial de Bullecourt. « Quand on voit le sacrifice de ces milliers de soldats, cette terre peut être considérée comme un cimetière », expliquait Géraldine Alisse, opposante locale au plan d'Engie Green.

« Une nouvelle merveilleuse »

L'affaire était montée jusqu'au niveau des gouvernements des deux pays. Celui de l'Australie avait demandé des « clarifications » à la France au sujet de ce projet dont la mise en service était prévue au mieux en 2020. La semaine dernière, la secrétaire d'État française auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, avait promis de « trouver une issue » qui respecte la mémoire de ces soldats, lors d'un entretien avec le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan. « C'est une nouvelle merveilleuse pour tous les Australiens, en particulier ceux dont la famille est liée à la bataille de Bullecourt », a déclaré ce dernier, ce mardi.

« Le groupe Engie a entendu les inquiétudes des Australiens et il a montré de l'empathie en annulant ce projet », a-t-il ajouté. Le ministre a, par ailleurs, exprimé, sur Sky News, sa reconnaissance envers le gouvernement français, en affirmant que cela montrait combien « les Français, 100 ans après, continuent d'estimer ce que les Australiens furent prêts à faire pour eux ». « C'est très touchant pour tous les Australiens », a-t-il ajouté. Dans un communiqué, Engie se dit « particulièrement sensible à l'émoi suscité en Australie » par son projet d'éoliennes, estimant que les réactions « ont souligné le caractère symbolique et sacré » du site. « Respectueux de la mémoire des soldats australiens morts sur le sol français, Engie fait le choix de renoncer à ce projet », a écrit le groupe.

Dieppe : il y a cent ans le vapeur Maine était torpillé

Jeudi, 23 Novembre 2017 04:07 <>http://www.paris-normandie.fr/
Publié 20/11/2017

Dieppe : il y a cent ans le vapeur Maine était torpillé

Autour d’Alexandre Duhornay, étudiant en histoire, Maurice Neveu, un descendant de l’une des victimes dieppoises du Maine et Bernard Brebel, le responsable de l’Admmac (amicale dieppoise de marins et de marins anciens combattants)

Autour d’Alexandre Duhornay, étudiant en histoire, Maurice Neveu, un descendant de l’une des victimes dieppoises du Maine et Bernard Brebel, le responsable de l’Admmac (amicale dieppoise de marins et de marins anciens combattants)

Hommage. Une cérémonie, est prévue ce soir, à la chapelle de Bonsecours, pour honorer la mémoire des marins du vapeur « Maine » disparus en mer, le 21 novembre 1917

Un ex-voto des victimes à Bonsecours

Notre-Dame de Bonsecours, chapelle des marins disparus porte, à Neuville-lès-Dieppe, la mémoire des naufragés. Pour ces hommes qui ont péri en mer et n’ont pas de sépulture, les familles ou les amis ont déposé des ex-voto, accrochés sur les murs de l’édifice religieux. Parmi ces plaques, on retrouve celle du Maine. Y figurent les noms de l’équipage du bâtiment torpillé : Jean-Matthieu Mallet, le capitaine originaire d’Agde où une rue porte désormais son nom ; Léon Jacques, son second, du Havre ; Pierre Hamon, timonier de Saint-Malo ; les matelots dieppois Alexandre Hesry, Armand Ladoucette et Vincent Gapenne, Eugène Rault, matelot cuisinier de Dinan, ; le tout jeune mousse dieppois âgé de 14 ans, Robert Dinet ; l’équipe des mécaniciens : Clément Peltier ; Léon Simon et Albert Brayer, de Rouen ; Auguste Donval et Alex Delestre, 1er chauffeurs l’un de Lannion, l’autre de Dieppe. Deux graisseurs dieppois, Léon Delestre et Gaston Freuillet. Les chauffeurs François Squeren (Tréguier), Édouard Neveu (Dieppe), Yves Le Corre (Paimpol), Pierre Simon (Dinan), Joseph Le Crubiere (Saint-Brieuc), François Pierre (Saint-Brieuc) et Charles Richard (Caen). Les militaires français Célestin Aloujes (Port-Vendres), Henri Jacq, Albert Timothée, Alexandre Pinabel (Cherbourg), Charles Hoornaert (Cherbourg) ; un marin britannique Short Percy, un interprète anglais Charles Mugridge.

C’était il y a 100 ans. Le 21 novembre 1917, le vapeur Maine, un cargo charbonnier de la Compagnie des chemins de Fer de l’État, réquisitionné à Dieppe pour l’effort de guerre, était torpillé vers 9 h 45 et coulé par un sous-marin allemand, à environ 30 milles de Newhaven. À bord, se trouvaient 25 membres d’équipage et une dizaine de militaires français et britanniques. Un seul survivant, Yves Lesne, le maître d’équipage originaire de Dinan, parvint à être récupéré par un chalutier anglais. Il avait déjà vécu deux naufrages et avait réussi à se munir de sa ceinture de sauvetage comme il le raconte dans le procès-verbal de disparition du Maine.

Sous la menace des U-Boot

Le bâtiment transportait, de Newhaven à Dieppe, un chargement de 522 tonnes de munitions, 5 tonnes de matériel médical et 22 tonnes de matériel divers. En pleine Première Guerre mondiale, le conflit maritime faisait rage dans la Manche. Le 9 janvier 1917, le Kaiser Guillaume II mettait l’Europe en état de blocus maritime total. L’Allemagne autorisait sa flotte à attaquer férocement en mer. Il faut dire que l’empire pouvait compter sur une arme nouvelle avec ses redoutables sous-marins U-Boot. Le 21 novembre 1917, la route du Maine, qui participait au ravitaillement des troupes engagées sur le front de la Somme par des liaisons quotidiennes entre Dieppe et Newhaven a croisé, fatalement, celle du UB56. Parmi la trentaine d’hommes à bord, des marins dieppois dont un tout jeune mousse, âgé de 14 ans seulement, Robert Dinet.

Cet épisode dramatique de sa ville, Alexandre Duhornay, jeune étudiant en histoire, l’a découvert, il y a quelques mois. « J’avais vu la plaque commémorative apposée sur le mur de la Tour aux Crabes. Puis elle a disparu lors des travaux en cours ». Passionné par l’histoire des deux guerres mondiales, le jeune homme se rapproche de l’Admmac (Amicale dieppoise de marins et de marins anciens combattants) pour en apprendre davantage. Il se retrouve naturellement à la chapelle de Bonsecours où la mémoire de ces hommes, morts en mer, perdure, protégée par le « gardien » des lieux.

« Je ne sais pas de quand date précisément la plaque collective ni celle déposée par la famille du jeune mousse, précise Serge Lannier, le président du comité de sauvegarde de la chapelle. Mais il y a dix ans nous avons fait effectuer une restauration pour que les noms restent bien lisibles pour nos nombreux visiteurs ». Ceux des marins du Maine côtoient la longue liste des 800 à 1 000 noms de marins, sans sépulture, dont la mémoire est honorée sur place. L’épave du Maine a été retrouvée et identifiée en 2007 par les « Corsaires d’Ango ». Elle est, depuis, régulièrement visitée par des plongeurs. Les fonds sous-marins de la Manche continuent, un siècle plus tard, de livrer les épaves des ennemis d’autrefois. La semaine dernière, un navire de la marine néerlandaise qui participait à une opération de déminage a découvert l’épave du UC-69, un sous-marin allemand de la Première Guerre mondiale au large du cap de Barfleur.

« Le plus jeune marin du Maine, Robert Dinet, n’avait que 14 ans »

Jeudi, 23 Novembre 2017 05:54
https://actu.fr/
Publié le 22 Nov 17

Alexandre Duhornay montre l’ex-voto dédié au plus jeune marin dieppois, âgé de 14 ans. (©Camille Larher)

L’un a bientôt 19 ans en 2017, l’autre en avait 14 en 1917. Cent ans les séparent mais le premier n’oublie pas le second, Robert Dinet, ce jeune marin dieppois embarqué sur le Maine, un bateau à vapeur qui effectuait la liaison entre la cité aux quatre ports et Newhaven.

« Dieppe n’était pas un lieu où se déroulaient les combats mais un point de ravitaillement du front de la Somme, souligne Alexandre Duhornay, passionné d’Histoire. Le bateau transportait principalement des munitions, environ 500 T, mais aussi des couvertures, des médicaments… ».

Plusieurs fois par semaine, le Maine faisait donc la liaison entre les deux ports de la Manche, depuis près d’un an. Selon les Corsaires d’Ango, un groupe de plongeurs qui a découvert l’épave en 2007, ce cargo à vapeur a été construit en 1910.

Il aurait été réquisitionné à Dieppe le 4 septembre 1914 et loué pendant la guerre à l’amirauté anglaise. « À son bord, se trouvait une majorité de Dieppois, souligne Alexandre Duhornay. Quelques Bretons faisaient aussi partie de l’équipage permanent ».

Certains documents, notamment le rapport du capitaine Jean Mallet, évoque la présence d’Anglais le jour du naufrage.

Un seul survivant

Le 21 novembre 1917, vers 21 h, le Maine quitte le port de Newhaven, escorté par le Snew. Yves Lesné, le seul survivant, rapporte dans un rapport les éléments comme suit :

« Le pare-mines a été mis en place à 21 h puis le navire a repris la route à 21 h 30. À 22 h 20, je suis réveillé brutalement par une terrible explosion. Je saute sur le pont. Je ne vois personne et n’entends aucun cri. Tout l’arrière du navire est sous l’eau. Craignant une explosion du chargement, j’enjambe la lisse et saute à la mer. À l’instant même où je touche l’eau, une formidable explosion, accompagnée d’une lueur éclairante d’une extrême puissance, se produit et le contrecoup m’envoie à dix mètres de profondeur au moins ».

Tout l’équipage sombre avec le bateau en quelques minutes, torpillé par le sous-marin allemand UB 56.

En 2007, une plaque avec les noms de la vingtaine de marins disparus est apposée sur la Tour aux crabes. Mais depuis les travaux, elle a été retirée. « Depuis 2007, plus rien n’avait été organisé », note Alexandre Duhornay.

Une messe à Bonsecours

Pour honorer la mémoire de ces hommes, le jeune Dieppois, qui a déjà œuvré lors des commémorations du raid de Dieppe, a décidé de contacter la mairie et une association d’anciens combattants. Une messe a été donnée le 21 novembre, à la chapelle Notre-Dame de Bonsecours où se trouvent encore aujourd’hui des ex-voto.

La petite chapelle était bondée pour la commémoration des 100 ans du naufrage. (©Camille Larher)

L’étudiant en Histoire, à Rouen, souhaite y associer les familles des marins.

« Je suis à la recherche de leurs descendants, indique-t-il. Je suis en contact avec une dame en lien avec le jeune mousse et un homme dont le grand-oncle était sur le Maine ».

Certains d’entre-eux étaient présents à la chapelle mardi soir.

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

Amiral Christophe Prazuck, chef d'état-major de la Marine “On ne tient pas la mer comme on tient la terre”

Mercredi, 22 Novembre 2017 16:39
https://www.lenouveleconomiste.fr/
Publié le 14/11/2017

Amiral Christophe Prazuck, chef d'état-major de la Marine

Propos recueillis par Philippe Plassart

“On ne tient pas la mer comme on tient la terre.” Que signifie cette formulation ?

Amiral Christophe Prazuck. La haute mer diffère des espaces terrestres pour au moins trois raisons principales. Premièrement, elle est inhabitée. Deuxièmement, elle ne possède pas de frontières naturelles. Troisièmement, ses étendues sont plus vastes. Ces trois caractéristiques empêchent les espaces maritimes d’être occupés, au sens d’une présence militaire statique, permanente et s’appuyant sur les caractéristiques physiques et humaines du milieu. Les grands stratégistes navals (Mahan, Castex) offrent une alternative dynamique à l’occupation terrestre : il faut tenir les lignes de communications maritimes. Cette prescription est aujourd’hui plus actuelle que jamais, alors que 90 % des flux de notre économie mondialisée passent par quelques routes maritimes bien identifiées, comme celle qui relie le détroit de Malacca au canal de Suez.

Quelles sont les spécificités de la défense de nos ZEE ? À quelles menaces sont-elles confrontées ?

Nos droits souverains sur ces immenses zones maritimes, qui s’étendent, à concurrence de nos voisins, jusqu’à 360 km au large de chaque terre française, ne datent que de 1982, date de signature de la convention de Montego Bay. Auparavant, tout notre outil de défense, notre organisation territoriale et étatique étaient conçus pour combattre au large et défendre nos intérêts économiques (pêche, forages…) dans une bande côtière beaucoup plus réduite (20 km, soit la portée du boulet d’un gros canon).

Nos ZEE sont immenses : elles s’étendent sur une surface équivalente aux USA et au Mexique réunis. Elles recèlent des richesses pour certaines connues (poissons, pétrole, gaz…), pour d’autres putatives (nodules polymétalliques, terres rares), enfin pour d’autres inconnues.

“Ces richesses sont convoitées. Les contrevenants sont de plus en plus violents”

Ces richesses sont convoitées. Nous menons des opérations de plus en plus fréquentes de lutte contre la pêche illégale, notamment au large de la Nouvelle-Calédonie et des côtes guyanaises. Les contrevenants sont de plus en plus violents. Dans le domaine de l’exploration minière, nous avons intercepté en 2013 dans le canal du Mozambique un navire de recherche sismique, qui conduisait des travaux pouvant permettre de détecter d’éventuels gisements d’hydrocarbures.

“L’action de l’État en mer requiert, outre-mer, une grande complémentarité des moyens de la marine (douanes, gendarmerie, affaires maritimes…)”

Au-delà de ces menaces directes sur les ressources nationales, le pillage non raisonné peut conduire à des désastres écologiques. Ainsi, la pêche clandestine à l’holothurie [ou concombre des mers, très apprécié dans la gastronomie asiatique, ndlr] au large des îles Éparses a des conséquences lourdes pour l’écosystème régional, qui nécessitent le déploiement fréquent de patrouilleurs hauturiers de la Marine nationale.

Enfin, à l’instar d’une maison cambriolée puis “squattée”, laisser piller ses ressources maritimes constitue un début d’abandon de souveraineté, d’autant plus délicat à contrecarrer que, comme je l’expliquais plus haut, on ne tient pas la mer comme on tient la terre. La haute mer est un espace sans piquet ni clôture, où rapidement, les habitudes sont rebaptisées droits historiques et les droits historiques finissent par valoir titre de propriété.

En quoi la ZEE métropolitaine se distingue-t-elle sur le plan de la défense des ZEE d’outre-mer ?

En métropole, le rapport entre les espaces à surveiller et le nombre de bâtiments, du porte-avions au patrouilleur, est plus favorable. Outre-mer, les moyens dédiés à la protection des ZEE sont comptés au plus juste, et parfois même en deçà. C’est la raison pour laquelle l’action de l’État en mer requiert, outre-mer, une grande complémentarité des moyens de la marine (par théâtre, généralement une frégate légère, deux patrouilleurs et un bâtiment logistique) avec les moyens des autres administrations (douanes, gendarmerie, affaires maritimes…). Ainsi, il n’est pas rare qu’au large de Mayotte, pour lutter contre l’immigration clandestine, une frégate de la marine et son hélicoptère soient positionnées pour détecter au plus tôt les kwassa-kwassa venant des Comores, avant de passer le relais aux semi-rigides de la gendarmerie pour les intercepter.

Que recouvre la tendance à la militarisation de l’action en mer de l’État ?

L’action de l’État en mer est interministérielle par essence. Les moyens de plusieurs administrations (gendarmerie, douanes, police…) y contribuent, sous le commandement unique d’un préfet maritime (ou d’un délégué du gouvernement outre-mer).

Avec la sophistication croissante des techniques, de pêche comme de forage, et des moyens de positionnement au large avec le GPS désormais accessible à tous, les infractions ont tendance à être commises de plus en plus loin des côtes. Elles requièrent, pour des questions d’endurance et de tenue à la mer, des moyens hauturiers que la Marine nationale est la seule à détenir.

“Les infractions ont tendance à être commises de plus en plus loin des côtes. Le niveau de violence employé par les contrevenants, nécessite pour prendre l’ascendant, afin d’éviter toute escalade, d’employer des moyens militaires importants”

Par ailleurs, le niveau de violence employé par les contrevenants, notamment les trafiquants de drogue et certains pêcheurs illégaux, comme en Guyane, nécessite pour prendre l’ascendant, afin d’éviter toute escalade, d’employer des moyens militaires importants (hélicoptère, tireurs d’élite, commandos marine…) que la marine est la seule à mettre en œuvre.

Peut-on protéger de façon indifférenciée les ZEE compte tenu de leur dispersion et de leur taille ?

Avant d’agir, il faut voir. Pour protéger de façon homogène et statique notre ZEE (11 millions de km2), il faudrait un maillage de plus de 1 000 bâtiments de combat. Ce n’est bien sûr pas réaliste. Nous devons mettre à profit les moyens de surveillance émergents (satellites, drones, AIS [carte mondiale en temps réel des navires en mer, ndlr], etc.) pour orienter des moyens toujours comptés de façon différenciée. Ensuite, il faut revenir au modèle de 1982 (une frégate de surveillance, un bâtiment logistique, deux patrouilleurs par DOM/COM), qui est perdu depuis 2010 en certains endroits.

La ZEE française est quasi équivalente à celle des États-Unis, mais les moyens dont dispose la marine nationale française n’ont rien à voir avec celle de la marine américaine.

La ZEE française n’a pas du tout la même topologie que la ZEE américaine. Elle est beaucoup plus dispersée, autour d’archipels éloignés, répartis sur cinq continents. Comme je l’évoquais précédemment, sur une part plus importante de notre ZEE, nous ne pouvons donc pas bénéficier de la présence immédiate de l’ensemble de notre flotte de combat.

D’autre part, l’organisation séparée entre US Navy et US Coast Guards ne correspond pas aux spécificités françaises de l’organisation de l’action de l’État en mer et de la fonction “garde-côtes”, qui, sous réserve de combler les déficits actuels et de renforcer la surveillance satellitaire, permet de garantir de façon adéquate notre souveraineté en mutualisant les moyens des différentes administrations.

Quel est le format garde-côte usuel et de combien faudrait-il l’augmenter pour une protection optimale des blocs ?

J’ai évoqué plus haut le format normal des DOM/COM, établi en 1982 après la signature de la convention de Montego Bay. Nous avons fait en 2008 le pari d’un certain vieillissement consenti de nos patrouilleurs outre-mer. Nous avons perdu ce pari : les patrouilleurs doivent être retirés du service. Nous ne disposerons plus en 2021, à l’exception de la Guyane, que d’un seul patrouilleur en état de marche. Le constat est identique en métropole : il faudrait huit patrouilleurs pour replacer sur nos trois façades Atlantique, Méditerranée et Manche/mer du Nord nos vaillants avisos [frégates, ndlr], déjà quarantenaires.

En comblant les ruptures temporaires outre-mer et en anticipant le remplacement de nos avisos en métropole, nous reviendrons à un format satisfaisant. C’est l’une de mes quatre priorités au moment où débutent les travaux d’élaboration de la loi de programmation militaire 2019-2025.

Les menaces augmentent au moment où les moyens diminuent : cette équation oblige à faire des arbitrages.

La surveillance par satellite et, bientôt, l’embarquement de drones de surveillance sur nos bâtiments hauturiers, vont considérablement accroître leur allonge, et donc leur capacité d’anticipation et de prépositionnement face à des menaces diluées dans des zones immenses. Concrètement, en retrouvant un format nominal de moyens d’action, nous aurons en réalité augmenté fortement nos capacités face à des menaces dont vous avez raison de noter qu’elles sont en augmentation.

“La surveillance par satellite et, bientôt, l’embarquement de drones de surveillance sur nos bâtiments hauturiers, vont considérablement accroître leur allonge, et donc leur capacité d’anticipation ”

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Castelnau-le-Lez : une palme de la Légion d'honneur pour Les jardins de Sophia

Jeudi, 23 Novembre 2017 03:29
http://www.midilibre.fr/
16/11/2017

Castelnau-le-Lez : une palme de la Légion d'honneur pour Les jardins de Sophia

Danielle Aben donne le stylo au docteur Bernard Michel.

L e contrat de labellisation “Honneur et Patrie” est le premier du genre signé en France.

"Ce 11 novembre est un grand jour, a déclaré solennellement Danielle Aben, présidente de la société des membres de la Légion d'honneur de l'Hérault (SMLH), c'est la plus grande fête nationale du souvenir et de la mémoire, mais c'est aussi une première nationale pour la vénérable société des membres de la Légion d'honneur, le contrat de labellisation « Honneur et Patrie » est le premier signé en France, et il est signé à la clinique Les jardins de Sophia à Castelnau le Lez".

Un moment de bonheur pour le docteur Bernard Michel fondateur de la clinique qui mène un combat depuis une trentaine d'années contre la maladie d'Alzheimer, pour ses directeurs à ses côtés, François, Julia, Nathalie son épouse, et pour le personnel de la clinique, que cette remise officielle de labellisation par la société des membres de Légion d'honneur.

Une cérémonie émouvante et patriotique qui s'est déroulée dans l'enceinte de la clinique avec levée du drapeau, chorale de l'établissement chantant une Marseillaise impeccable à sept couplets, sonnerie aux morts, minute de silence, dépôt de gerbes, discours et signature de la convention de labellisation, en présence des patients (dont deux résidants titulaires de la Légion d'honneur), anciens combattants et leur famille, personnel de la clinique, militaires décorés, et de nombreux élus parmi lesquels Jean-Pierre Grand sénateur, Frédéric Lafforgue maire de Castelnau-le-Lez, Catherine Dardé première adjointe à la mairie de Castelnau-le-Lez, Hussein Bourgi conseiller régional représentant Carole Delga présidente de la région Occitanie, Lorraine Acquier adjointe au maire de Montpellier représentant Philippe Saurel, ainsi que le médecin cancérologue Bernard Serrou député honoraire, Michel Mifsud délégué de la SMLH pour Castelnau le Lez, le colonel David, directeur de l'ONAC et plusieurs maires et conseillers municipaux du département.

Comme l'exprimait la présidente Danielle Aben "malades ou pas malades, l'assistance n'a vu que des décorés, personne n'a pu différencier les uns des autres".

"Dans ses remerciements, le docteur Bernard Michel appréciant l'honneur pour la clinique de cette première convention Honneur et Patrie en secteur sanitaire spécialisé en France, a mis l'accent sur son combat, la maladie d'Alzheimer, "maladie de la mémoire, du souvenir".

Soldats noirs : Troupes françaises et américaines dans les deux guerres mondiales

Jeudi, 23 Novembre 2017 05:26
http://www.afrik.com/
mardi 21 novembre 2017 / par Ali Attar

Il y a près de deux cent cinquante ans, la marine française recrutait des matelots (les Laptots) sur les côtes du Sénégal en Afrique… Aux États-Unis, encore territoire colonial, c’est au milieu du XVII e siècle qu’est attestée la présence d’esclaves noirs comme supplétifs et en 1643 que le Massachusetts autorise la formation militaire d’esclaves d’origines africaine.

Ces présences vont marquer en profondeur le récit de ces deux armées de chaque côté de l’Atlantique, et c’est en France que ces destins vont se croiser pour la première fois au début du XX e siècle dans les tranchées de la Grande Guerre. C’est cette histoire unique que vient retracer cette exposition.

Cette histoire est au cœur du récit des États-Unis, et traverse notamment les enjeux de la guerre de Sécession où peu à peu, les premiers contingents de « combattants noirs » sont intégrés à la Marine mais la ségrégation demeure et se renforce après la guerre civile. Avec l’engagement américain dans la Grande Guerre, la ségrégation se renforce et ce n’est que sous la pression (notamment des Français) que sur le front de l’est deux unités de « couleur » sont enfin engagées au combat, dont le mythique 369 th Infantery Regiment, alors que la majorité des mobilisés africains-américains (90%) sont renvoyés aux taches d’intendance.

Leur héroïsme au front constitue une étape majeure de leur combat pour la liberté civique aux États-Unis. Ces combattants reviendront, en petit nombre, pour libérer la France en 1944, puis s’engageront dans le long combat pour l’égalité et la fin de la ségrégation dans les forces armées américaines. Mais il faudra attendre 1954 pour que la dernière « unité de couleur » disparaisse.

Cette histoire s’attache, pour la France, à la présence de ces combattants dans l’Hexagone, elle nous parle des tirailleurs africains et malgaches, des combattants des Comores et de la Côte française des Somalis, des soldats créoles des Antilles-Guyane ou de ceux de la Réunion, des engagés kanaks de Nouvelle-Calédonie. Aux côtés des troupes métropolitaines, ces unités et toutes celles créées ensuite vont jouer un rôle militaire considérable en France lors des conquêtes coloniales, pendant les trois conflits européens ainsi que dans les guerres de décolonisation.

Les traces de leur présence lors de la Grande Guerre et lors de la Libération de la France en 1942-1945 sont des lieux de mémoire majeurs de notre histoire contemporaine.

Retracer cette histoire commune, faire ressurgir les mémoires, c’est tenter de déconstruire un enchevêtrement de mythes, loin des images fabriquées, et créer du lien entre nos pays, entre nos histoires croisées. C’est aussi s’attacher à ce passé commun qui existe entre la France et les États-Unis, entre l’Afrique et les outre-mer, et qui participe aujourd’hui d’une mémoire commune au cœur de nos sociétés. Il est désormais temps de bâtir une histoire partagée, avec distance et critique, et de croiser les mémoires pour inscrire désormais ces récits dans nos histoires nationales et dans une histoire postcoloniale.

Le soldat XXᵉ-XXIᵉ siècle

Jeudi, 23 Novembre 2017 05:04
http://www.gallimard.fr/

Édition publiée sous la direction de François Lecointre. Préface de Jean-Pierre Rioux

Collection Folio histoire, Gallimard

La collection Folio histoire reflète la diversité des écritures et des besoins d’histoire. La revue Inflexions, publiée sous l’égide du Ministère de la Défense, donne matière à réflexion en ce domaine, grâce à la prise de parole et à l’analyse d’officiers qui, au sens le plus strict du terme, témoignent de ce qu’ils ont fait. L’Histoire n’est jamais par nature dispensatrice de modèles d’héroïsme à dupliquer ; elle est leçon d’erreurs inéluctables ou de succès impensables qui donnent à méditer par la comparaison terme à terme des situations d’abord, des enseignements théoriques et des mises en pratique circonstancielles ensuite. Écrire l’Histoire, c’est par exemple dire comment en Centrafrique ou en Herzégovine il faut en quelques secondes mobiliser ce que l’on a appris théoriquement, à partir du passé, de la conduite de la guerre de partisans — sans oublier le devoir essentiel d’économiser la vie de ses hommes et celle des populations civiles — pour décider, ici et maintenant, des manières de combattre le sniper qui tire depuis la fenêtre du salon où dînent ses enfants ou celui qui se cache au milieu d’une foule de mères et d’enfants apparemment pacifiques et qui fait obstruction dans un silence de plomb à la progression des blindés. C’est dans la brièveté de l’instant de la décision et la solitude essentielle de l’officier que se joue alors le rapport à l’Histoire. L’ouvrage est organisé en trois parties : « Du soldat » ou les valeurs qui l’animent, voire le définissent de nos jours — bravoure ou courage, commémoration du passé, exercice de l’autorité, légalité ou illégalité des ordres, entrée en dissidence ; « Au combat » ou les dimensions nouvelles du métier des armes, de la tentation de l’ hubris à l’heure du soldat technologiquement augmenté, la plus ou moins grande proximité avec l’ennemi, le rôle des forces morales dans la conduite de la guerre à partir d’exemples d’engagements ciblés, avec toujours le massacre pour horizon à dépasser — du moins pour des soldats de métier engagés dans la guerre dissymétrique où le sacrifice de la population civile est une des tactiques du partisan ; « Le retour » ou l’épreuve faite par le combattant des blessures, voire des désordres psychiques suite à la mort infligée à l’ennemi qui est souvent un autre soi-même, lui aussi père, fiancé, amant ; un retour où le silence est imposé au soldat par une société qui n’a pas, loin s’en faut, toujours conscience qu’elle est, à travers les engagements de son armée de métier sur des théâtres lointains, déjà en guerre. Ne lui reste alors que la médaille, revers d’une société qui ne veut pas écouter, entendre, savoir. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage une leçon d’histoire immédiate. Préface de Jean-Pierre Rioux

Des aquarelles représentant 50 sites emblématiques de la Grande Guerre exposées à Eymoutiers

Jeudi, 23 Novembre 2017 05:13
http://www.lepopulaire.fr/
Publié le 21/11/2017

Des aquarelles représentant 50 sites emblématiques de la Grande Guerre exposées à Eymoutiers

Dans les allées du cimetière des Eparges, la tombe fleurie de Robert Porchon, l’ami de Maurice Genevoix, sous le pinceau de Pascal Guillerm. © Populaire du Centre

Pascal Guillerm a passé dix ans à arpenter les vestiges du front de la Grande guerre. Il y a cherché ces lieux que les auteurs qui l’ont marqué ont décrits. Il en a ramené des dizaines d’aquarelles qui font l’objet d’un magnifique livre.

Le livre s’ouvre sur une tombe. « Lorsque j’y suis allé pour la première fois, c’était la seule tombe fleurie de tout le cimetière. Ça m’a frappé. » Cette tombe, c’est celle de Robert Porchon, l’ami de Maurice Genevoix, et l’un des personnages principaux de « Ceux de 14 », le livre majeur de l’écrivain.

Et si « Les lieux de la Grande guerre en aquarelle » débute par cette image, ce n’est pas un hasard. « Maurice Genevoix, en premier lieu, explique Pascal Guillerm, l’auteur, mais aussi Ernst Jünger, Blaise Cendrars, ce sont les nombreux écrivains anciens combattants qui m’ont guidé tout au long de mon parcours. »

En cinquante lieux emblématiques, Pascal Guillerm retrace quatre ans de combats, sur les huit cents kilomètres du front de l’ouest. Chacun de ces lieux est représenté en quelques aquarelles, accompagnées d’un texte explicatif et de la localisation GPS.

« J’ai mis dix ans pour réaliser ce projet, explique Pascal Guillerm. J’ai choisi ces lieux disséminés tout au long du front afin de pouvoir décrire des événements impliquant la majorité des pays concernés par la guerre, et couvrir presque toute la durée du conflit. »

« En fait, poursuit-il, j’ai réalisé le livre que j’aurais aimé avoir lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la Première guerre mondiale. »

Les aquarelles qui font la sève du livre sont exposées jusqu’au 25 novembre à la bibliothèque intercommunale des portes de Vassivière à Eymoutiers.

Patrice Herreyre

Un livre comme cadeau de fin d'année, pourquoi pas ?

Samedi, 25 Novembre 2017 08:01

Chers Camarades,


pourquoi n'offririez-vous pas un livre, à vous même ou à des amis ?

Je vous adresse en pièces jointes les flyers de mes trois derniers ouvrages.

Pour ma part, en cadeau de fin d'année, je vous offre mes droits d'auteur et les flyers ci-joints font donc état du prix discounté.

En perspective d'une bonne lecture,

Cordialement,

Philippe de Parseval

Pour joindre l'auteur : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Mémorial de Sainte Hélène par le Comte de Las Cases - 1842

Dimanche, 26 Novembre 2017 03:16

Les boucaniers - Duplessis, Paul - T1 - 1852

Dimanche, 26 Novembre 2017 03:20

Les boucaniers - Duplessis, Paul - T3 - 1852

Les boucaniers - Duplessis, Paul - T5 - 1852

Le reveil dv soldat Francois av Roy - 1614

Dimanche, 26 Novembre 2017 04:29

Histoire populaire anecdotique et pittoresque de Napoléon et de la Grande Armée; - Saint-Hilaire, Émile Marc de - 1843

Dimanche, 26 Novembre 2017 22:05

Histoire populaire de Napoléon Ier - 1860

Dimanche, 26 Novembre 2017 22:04

Histoire de Napoléon et de la grande-armée pendant l'année 1812 - Ségur, Philippe-Paul, comte de - T1 - 1826

Dimanche, 26 Novembre 2017 23:40

Histoire de Napoléon et de la grande-armée pendant l'année 1812 - Ségur, Philippe-Paul, comte de - T2 - 1826

La Lettre d'Information 17/51 du CEACH.

Envoyer

La Lettre d'Information 17/51
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 17/11

« Ne désarmons pas nos DROM-COM »

« La France est la dernière puissance du monde sur laquelle le soleil ne se couche jamais »[1].

 

Ses « confettis d’Empire », selon l’expression de Napoléon, sont éparpillés sur plus de 11 millions de km² dans trois océans et, en 2012, un rapport du Sénat estimait qu’ils constituaient « une contrainte de moins en moins compatible avec nos finances publiques ».

Mais c’est précisément parce que la France conserve une capacité à exercer sa souveraineté et son influence sur ses possessions ultramarines qu’elle mérite d’être qualifiée de puissance mondiale. Cette souveraineté, elle l’exerce d’abord au moyen du dispositif militaire qui s’y trouve et qui constitue, de surcroît, l’un des principaux vecteurs des relations DROM-COM / Métropole.

Or, au cours de la précédente loi de programmation militaire (2008-2013), les effectifs militaires stationnés Outre-mer ont été réduits de 22%, réduction à laquelle s’est ajoutée celle des matériels. Cet été, le chef d’état-major de la Marine regrettait devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale qu’il n’y ait plus que quatre patrouilleurs pour l’ensemble de nos territoires d’Outre-mer au lieu de huit précédemment, et précisait qu’en 2021 il n’y en aurait plus que deux. Deux patrouilleurs, c’est le besoin qu’il estimait nécessaire pour chacun des territoires.

En cette période de disette budgétaire où les armées se trouvent contraintes à faire des choix et à fixer des priorités, le risque est grand de les voir rogner encore sur leur dispositif Outre-mer. Or, comme le rappelle le dernier Livre blanc sur la Défense : « La mission première des armées est d’assurer la protection de la Nation contre toute menace de nature militaire. Elles assurent en permanence la sûreté du territoire, de l’espace aérien et de nos approches maritimes. » En conséquence, notre territoire ultramarin doit bénéficier de la même attention puisqu’il est tout autant « national ».

Sur ces territoires, nos armées doivent donc être en mesure d’exécuter les missions « classiques » de défense et de sécurité comme la protection de nos ressortissants, la participation à la préparation opérationnelle des modules tournants qui viennent compléter les forces permanentes ou l’intervention de première urgence lors de catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes comme l’a démontré le cyclone Irma de septembre 2017. En outre, en cas de menace de nature étatique (toujours possible car ces territoires sont des îlots de relative prospérité au milieu d’ensembles qui le sont moins) nos DROM-COM constituent des points d’entrée pour la mise en œuvre rapide des moyens adaptés et des plateformes de projection.

Mais s’ajoutent aussi des missions spécifiques liées à des problématiques régionales comme :
- dans les Caraïbes : la lutte contre de nombreux trafics dont celui des stupéfiants ;
- en Guyane : la lutte contre l’orpaillage clandestin et la protection du centre spatial et des frontières ;
- à Mayotte : la lutte contre l’immigration clandestine ;
- dans l’Océan Indien : la lutte contre la piraterie et le brigandage.

On pourrait ajouter à tout cela que dans les DROM-COM, les forces de souveraineté contribuent à la cohésion nationale et concourent à l’activité économique et à la politique de l’emploi, en particulier par le biais du service militaire adapté.

La France possède à travers ses DROM-COM et le dispositif militaire qui s’y trouve un atout qui lui permet de rester bien placée dans la course à la puissance. Si les moyens consentis sur ces territoires venaient, comme le suggéraient les sénateurs, à se réduire encore, cela constituerait une rupture et les missions allouées ne pourraient plus être exécutées.

Il faut cesser de désarmer la France y compris dans ses territoires d’Outre-mer.

****

Lettre n°17/11 – B

Associations, associez-vous !

Il y a peu, le général (2s) Jean-Pierre Soyard a fait circuler dans le milieu des associations du monde de la Défense un document intitulé Plaidoyer pour nos soldats. Parmi les sujets évoqués figure une adresse à toutes les associations que, par commodité de langage, nous appellerons patriotiques et qui regroupent anciens combattants, amicales d’armes ou de régiments, anciens de telles unités ou formations, élèves des écoles militaires, groupes de réflexion sur la Défense, et d’autres impliquées ou intéressées par les questions de Défense.

Il les exhorte à une sorte d’ « union sacrée » en leur proposant d’agir pour un objectif commun et fédérateur qui a le mérite de la précision et de l’exhaustivité : « Permettre aux armées de remplir les missions qui leur sont confiées avec des moyens adaptés et suffisants, d’améliorer les conditions de vie des militaires qui se sont sensiblement dégradées depuis quelques années et de redonner à la hiérarchie militaire la plénitude des responsabilités organiques et opérationnelles nécessaires à l’exercice du métier des armes et correspondant à la place que les élites militaires doivent tenir dans la Nation. »

Le général Soyard relève l’action volontariste et salutaire de certaines de ces associations dont la nôtre qu’il cite en premier, mais regrette une absence de coordination entre elles qui, si elle existait, permettrait une fédération des énergies. Il milite donc pour la création d’un cercle de réflexion qui assurerait une très large diffusion dans les médias et sur les réseaux sociaux des différentes contributions de ces diverses associations.

On pourrait dès lors rappeler à notre camarade qu’une telle structure existe déjà. Il s’agit du Comité national d’entente des associations patriotiques et du monde combattant (en abrégé CNE), traditionnellement présidé par le président de la Saint-cyrienne, aujourd’hui le général d’armée (2s) Bruno Dary, et qui regroupe plus de 50 associations nationales. Cette instance n’est pas inactive. Son président s’adresse régulièrement par lettre au président de la République comme ce fut le cas récemment sur des sujets aussi divers que : la réalisation du monument à la mémoire des soldats morts pour la France en opération extérieure, l’éventuelle réhabilitation des « fusillés pour l’exemple » de la Grande Guerre, les conditions de la démission du général de Villiers ou la demande de nomination d’un secrétaire d’État aux Anciens Combattants. L’ASAF fait, bien sûr, partie de ce comité et se rend régulièrement à ses réunions

Ce comité pourrait accueillir aussi d’autres associations notamment les associations professionnelles nationales de militaires (APNM) dont dix sont aujourd’hui homologuées, ainsi que des cercles de réflexion comme le G2S qui regroupe des généraux en 2e section de l’armée de Terre. Ce dernier publie des études de très haute qualité comme celles, par exemple, pour ne citer que les deux dernières, sur la liberté d’expression des militaires (dossier n° 19 de mars 2017) ou sur la place des militaires au sein du ministère des Armées (dossier n° 20- juillet 2017) disponibles sur le site ASAF.

En agissant solidairement, le monde des associations patriotiques qui regroupent en leur sein un nombre considérable d’hommes et de femmes de valeur qui ont souvent, par le passé, rendu d’éminents services à notre pays, gagnerait en crédibilité et, par conséquent, serait en mesure de sensibiliser nos concitoyens aux questions de Défense et à placer nos politiques face à leurs responsabilités dans ce domaine.


LA REDACTION
www.asafrance.fr

Le Soldat et la Mort

Mercredi, 15 Novembre 2017 23:05

La seconde vie du drapeau de la Grande Guerre

Mardi, 21 Novembre 2017 11:36
https://www.lanouvellerepublique.fr/
Publié le 19/11/2017

Roger Guérin, Marie-Josèphe Mançois et Michel Blin.

Roger Guérin, Marie-Josèphe Mançois et Michel Blin. © Photo NR


Marie-Josèphe Mançois a restauré le drapeau des anciens combattants de la Première Guerre mondiale qui partait en lambeaux.


Au cours de la cérémonie du 11 Novembre, le drapeau de l’Union des anciens combattants de Montgivray, datant de la Première Guerre mondiale 1914-1918, était de nouveau de sortie. Il a été rangé pendant plusieurs années dans une salle du palais de justice de La Châtre, en attendant d’être restauré, travail qui a été confié à Marie-Josèphe Mançois, épouse d’un des porte-drapeaux, Gilbert Mançois, qui occupe cette fonction depuis plus de quarante ans.


Un élément du patrimoine local « Ça c’est fait bizarrement, explique cette dernière. J’ai toujours aimé coudre ; j’ai travaillé pendant trois années à l’usine de couture de M. Boué qui était installée à l’emplacement de l’école maternelle Flaubert, rue Alphonse-Fleury, à La Châtre, avant d’être mère au foyer pour m’occuper de mes quatre enfants. J’ai continué à coudre par plaisir, pour leur créer des vêtements. »


Lors d’une réunion de bureau, les anciens combattants ont décidé de faire restaurer le drapeau qui partait en lambeaux et de confier l’ouvrage à Marie-Josèphe Mançois. Un travail qu’elle a effectué avec beaucoup de minutie pour enlever le vieux galon et le remplacer, pour repriser le plus discrètement possible l’intérieur du drapeau avec des fils rouge et vert, les plus fidèles à la couleur initiale.


Une tâche qu’elle a eu à cœur de mener en souvenir de son père qui a participé à la Grande Guerre et de son beau-père, à celle de 1939-1945. Michel Blin, maire de Montgivray, a profité de la cérémonie pour adresser ses félicitations à Marie-Josèphe pour le temps qu’elle a consacré à la conservation de cet élément du patrimoine local. De son côté, Roger Guérin, porte-drapeau depuis plus de trente-cinq ans, est ravi de retrouver l’emblème de la Première Guerre mondiale. Il le sortait tout de même une fois ou deux par an. En attendant, on lui avait confié le drapeau de 1939-1945. Il faisait partie du régiment 2/403 d’infanterie d’artillerie de l’armée de Terre, engagé dans la guerre d’Algérie, et était parti pour Oran en octobre 1955, d’où il est revenu en février 1958. Roger Guérin qui est présent à toutes commémorations, portera maintenant avec fierté, l’honneur retrouvé des poilus.

Pierre de Villiers face à Ruth Elkrief

Mardi, 21 Novembre 2017 07:30

Soutiens de toute la France après le boycott du 11 novembre

Mardi, 21 Novembre 2017 10:14
http://www.courrier-picard.fr/
Publié le 17/11/2017

Les anciens combattants se sont rebiffés le 11 novembre à Montdidier. Depuis, ils reçoivent des messages de soutien de toute la France pour la sauvegarde des nécropoles.

d-20171106-3HUUPK 2017-11-06 16:19:02

En colère contre l’état de délabrement de la nécropole militaire de la rue de Roye à Montdidier (qui abrite 7 500 sépultures), les associations d’anciens combattants et le Souvenir français ont boycotté les cérémonies commémoratives du 11 novembre. Ulcérés par les croix renversées et les tombes à la limite d’être ouvertes à tout vent, ils ont vu leur action relayée par les réseaux sociaux et médias nationaux dans toute la France. Les soutiens affluent et montrent que le problème ne se limite pas à Montdidier.

« J’ai reçu un coup de fil d’un historien photographe amateur de Vic-sur-Aisne (Aisne), explique Gérard Karolczak, le président du Souvenir français local, à l’origine du mouvement de contestation. Il m’a expliqué être en contact avec d’autres qui constatent le manque d’entretien de ce type de lieu et de graves manquements à ce devoir de mémoire que tout le monde nous vante. Il se propose de venir réaliser un reportage photos de la nécropole et de les diffuser. Il pense aussi créer un collectif sur cette problématique. Évidemment, nous y participerons. » Ce photographe s’appelle Philippe Fouquez. À la retraite, il prend le temps de regarder et comparer les cimetières militaires des différentes nations belligérantes de 1914-1918. Mais il concède que « pour trouver une nécropole dans l’état de celle de Montdidier, il faut chercher un moment ». Et d’ajouter : « De gros travaux sont réalisés dans certains cimetières militaires. Mais à Montdidier comme à Ambleny (Aisne) il faut faire quelque chose ».

Le Souvenir français assure aussi avoir reçu une lettre du fils du Caporal Ervavault – dont la dépouille a été retrouvée lors de travaux réalisés sur une maison en face du monument aux morts de la commune – et qui encourage l’action : « « Ne lâchez rien », demande-t-il, vous êtes le dernier rempart de la mémoire ». »

Alain Chauplannaz, le président de l’Union nationale des combattants (UNC), est en contact avec une épouse d’ancien combattant, représentante d’un groupe de veuves de guerre orléanaises, qui inondent les réseaux sociaux de commentaires sur la situation montdidérienne. « Elles ont été outrées de voir l’état de la nécropole », rapporte Alain Chauplannaz. Toulon, Toulouse, Paris, les soutiens affluent. « Malheureusement, nous sommes les premiers à entrer en action, mais nous ne sommes pas les seuls », a-t-il appris.

Dans l’attente des travaux

« L’Office national des anciens combattants et veuves de guerre (ONAC) départementale fait son boulot d’entretien », reprend Gérard Karolczak. « Il nous a annoncé 900 000 euros de travaux. Je suis membre du conseil d’administration et n’ai jamais été informé d’un tel vote », explique-t-il en précisant que depuis 2008 il tire la sonnette d’alarme. Il ne veut pas mettre un ultimatum à l’ONAC mais indique : « Je suis sceptique sur le fait que ces fonds soient débloqués. Nous resterons vigilants sur ces travaux qui vont s’avérer conséquents. Je suivrai personnellement ce chantier et ferai parvenir leur avancée par voie de presse. On ne lâchera rien. »

Le Grand Témoin Podcasts 20 novembre 2017 : Général Pierre de VILLIERS, ancien chef d’état-major des Armées

Lundi, 20 Novembre 2017 13:36

Mémoire des hommes, franc succès de l’exposition «1917»

Mardi, 21 Novembre 2017 10:22
http://www.lavoixdunord.fr/
Publié le 17/11/2017

L’exposition « 1917 » montée de toutes pièces par le Cercle historique de Don s’est révélée « passionnante, surprenante et enrichissante ». Ce sont en tout cas les retours que les historiens locaux ont récoltés pendant l’événement. Vivement 2018 !


Michel Duhayon, 80 ans, fidèle porte-drapeau de la commune, a été récompensé par les élus et anciens combattants.




À l’issue de la cérémonie commémorative du 11 novembre, et après la remise des prix du concours UNC aux enfants des écoles, les Donois ont vécu un grand moment d’émotion. Le maire a en effet remis la médaille d’honneur de la ville à Michel Duhayon, 80 ans, fidèle porte-drapeau de la commune.

Puis les participants ont investi la salle de l’exposition « 1917 » qui débute avec l’entrée en guerre des États-Unis d’Amérique et retrace sans doute l’année la plus difficile des conflits. Les premiers contingents américains débarquent sur le vieux continent à Saint-Nazaire le 26 juin 1917, la population française découvre la culture américaine. Les Sammies ont amené avec eux chocolat, chewing-gum, cigarettes de tabac blond et surtout les boîtes de conserves.

La bataille de la crête de Vimy au nord d’Arras, qui culmine à 145 m, a constitué un point fort du dispositif défensif mis en place par les Allemands. Un des points stratégiques d’importance capitale pour l’Allemagne, non seulement permet-elle de voir, de son sommet, tout ce qui se passe dans les tranchées canadiennes, mais elle protège également les mines de charbon de Lens servant grandement à l’économie de guerre allemande. Vimy constitue la victoire militaire canadienne la plus célébrée, allant parfois jusqu’à être considérée comme le symbole quasiment mythique de l’émergence du sentiment et de la fierté d’appartenir à la nation canadienne.

Objets militaires, documents d’époque, uniformes, drapeaux... Les bénévoles du Cercle historique de Don ont voulu cette expo très pédagogique pour les plus jeunes.

Objets militaires, documents d’époque, uniformes, drapeaux... Les bénévoles du Cercle historique de Don ont voulu cette expo très pédagogique pour les plus jeunes.Les quatre divisions du Corps expéditionnaire canadien, combattant ensemble pour la première fois, ont attaqué la crête du 9 au 12 avril 1917 et ont réussi à l’arracher des mains de l’armée allemande. Plus de 10 500 Canadiens ont été tués ou blessés pendant l’assaut. 16 avril 1917, l’offensive Nivelle Chemin des Dames est un échec sanglant : 30 000 tués et 100 000 blessés en 10 jours. Cette bataille déclencha les mutineries de 1917. En fait de mutineries, il faudrait plutôt parler d’explosions de colère sans conséquence pratique, aucun soldat n’a braqué son arme sur un gradé, aucune compagnie n’a déserté. La vague de froid qui sévit dans la France durant l’hiver 1917 a mis à rude épreuve les combattants. Ce sera, pour des milliers d’hommes regroupés dans les tranchées, l’hiver le plus difficile avec un minimum de -23,2 degrés.

Le Poilu va déménager

Mardi, 21 Novembre 2017 08:19
http://www.estrepublicain.fr/
Le 14/11/2017

Des incivilités sont régulièrement commises autour du monument en hommage des soldats de la Grande Guerre. Ce qui choque les riverains et les anciens combattants. Photo Xavier GORAU

Le projet n’est pas financé. Les travaux ne sont pas encore programmés. Mais le déplacement du monument du Poilu à l’intérieur du square du Souvenir a été acté lors d’une réunion de concertation entre la municipalité et les associations d’anciens combattants, qui s’est tenue jeudi dernier.

Ce déplacement est demandé par les anciens combattants et les riverains. Depuis longtemps, ils se plaignent des incivilités qui sont perpétrées sur et autour du monument dont l’installation le long de la Savoureuse a été inaugurée le 11 novembre 1928.

Les abords de la stèle sont en effet le théâtre de rassemblements nocturnes et diurnes à la belle saison, où, selon les riverains, l’on consomme de l’alcool en chahutant. Certains iraient même jusqu’à uriner voire déféquer contre le monument. « Ces outrages ont choqué les anciens combattants, qui estiment que c’est un manque de respect aux soldats de la Grand Guerre et au devoir de mémoire », explique le maire Damien Meslot.

Trois propositions d’emplacement

De là a été lancée l’idée de déplacer le monument à l’intérieur du square du Souvenir, un parc qui est fermé au public la nuit. « L’opération nous est apparue d’autant plus intéressante que ce square est très fréquenté », poursuit le maire. « De plus, cela nous permet de regrouper dans un même parc le monument de la Grande Guerre, le monument du Poilu, le mémorial édifié en hommage aux disparus et aux vétérans de la guerre d’Indochine et le monument rendant hommage aux sapeurs-pompiers belfortains morts pour la France ou victimes de leur devoir. »

Il ne reste qu’à déterminer où installer le Poilu. Les services techniques ont proposé trois emplacements lors de la réunion à laquelle participaient une trentaine d’anciens combattants.

Le premier est situé sur une pelouse, à gauche de l’allée centrale, à proximité du monument de la Grande Guerre. Le deuxième se trouve juste en face, sur le côté droit de l’allée centrale. Enfin le dernier est à gauche du grand portail. « Après en avoir débattu », conclut Damien Meslot, « les anciens combattants ont choisi la première proposition. Cet emplacement assurera une bonne visibilité au monument. »

Avant de concrétiser le déplacement du Poilu, la municipalité va soumettre le projet à l’avis de l’architecte des bâtiments de France.

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

Mardi, 21 Novembre 2017 07:03
http://www.midilibre.fr/
12/11/2017

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

Soixante-deux porte-drapeaux étaient présents.

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

St-Geniès-de-Malgoirès : journée rencontre des porte-drapeaux

Les Gardois étaient reçus par l'Union départementale des anciens combattants.

Une importante délégation d'anciens combattants de plusieurs associations (150 personnes, dont 62 porte-drapeau) était reçue le 2 novembre, à l'initiative de l'Udac (Union départementale des anciens combattants, affiliée à l'Union française de toutes les associations d'anciens combattants).

L'assemblée était accueillie par son président, Jacky Cantareil, qui a rappelé le rôle de l'Udac et remercié l'assistance. Le secrétaire général et porte-drapeau, Pierre Giboulet, a souhaité rendre hommage aux porte-drapeaux en soulignant leur engagement sans failles : "Des hommes disponibles et fidèles par tous les temps pour le devoir de mémoire." Le secrétaire général a regretté que le drapeau des Résistants du maquis Aigoual-Cévennes ne puisse être représenté, les résistants étant désormais âgés entre 92 et 95 ans. M. Giboulet a salué la présence des guerilleros et a rappelé le rôle des FFI-MOI-FTPF (Forces françaises de l'Intérieur - Mouvement ouvrier immigré - Francs-tireurs et partisans français) dans la libération du Gard.

Il a notamment évoqué les combats de la Madeleine près d'Anduze, remémoré entre autres les sacrifices tels que les 15 pendus et les deux jeunes FTPF guillotinés à Nîmes parle gouvernement de Vichy, ainsi que les déportations et nombreuses tortures. La présence de la directrice de l'office national des anciens combattants, Mme Martinez, a été très appréciée au monument aux morts, où une gerbe a été déposée, suivie de La Marseillaise, entonnée par les participants et accompagnée à la trompette par M. Colombet, président de la Fnaca (Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie, Maroc et Tunisie) de Pont-Saint-Esprit. Un repas fraternel a terminé cette belle journée d'hommage aux porte-drapeaux.

Saint-Pathus : Virginie Poulizac, une femme à la tête des anciens combattants

Mardi, 21 Novembre 2017 09:56
http://www.leparisien.fr/
Alexandre Arlot| 16 novembre 2017

Saint-Pathus, ce lundi. Virginie Poulizac a servi en Afghanistan après le 11 septembre 2001. Cette habitante de Saint-Pathus a été élue le 5 novembre à la tête de la section locale des anciens combattants. DR et LP/A.A.

Dans les années 2000, cette hôtesse de l’air a servi sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. Elle fut l’une des premières femmes à obtenir le brevet de directeur de pont d’envol.

Virginie Poulizac est une pionnière. En juin 2003, cette militaire fut la deuxième femme en France à obtenir le brevet de directeur de pont d’envol. Quatorze ans plus tard, la voilà à la tête de la section des anciens combattants de Saint-Pathus.

C’est une première pour une femme en Seine-et-Marne. L’élection de Virginie Poulizac, 39 ans, s’est tenue le 5 novembre.

Vingt ans plus tôt, le 3 novembre 1997, elle s’engage dans la marine nationale. Son brevet d’électromécanicien d’aéronautique navale en poche, elle débarque sur le porte-avions Charles-de-Gaulle en juillet 2000. « Une vraie ville flottante, avec 1 900 membres d’équipage », se rappelle-t-elle.

Après les attentats du 11 septembre 2001, le navire amiral de la marine française prend la direction de l’Afghanistan. Virginie Poulizac, de son nom de jeune fille Voynov, connaît alors sa première « opex » (NDLR : contraction des mots « opération extérieure »), lors de laquelle elle dépanne les avions de chasse français.

« J’étais fière, je n’avais pas d’appréhension, raconte-t-elle. Nous sommes partis sept mois d’affilée. Nous avons tous raté au moins un anniversaire, un mariage ou une naissance. Je l’ai bien vécu car j’étais célibataire et sans enfants. »

S’ensuivra une formation à l’école du personnel de pont d’envol. En 2003, Virginie Poulizac devient « chien jaune », surnom donné aux militaires chargés d’organiser le placement des avions sur le pont. À l’époque, la fonction est presque exclusivement masculine.

« Je me suis battue pour avoir ce poste, j’ai même dû déposer un recours, se souvient la militaire. En tant que femme, il faut faire ses preuves et être meilleure que les hommes. Dès que l’on prouve qu’on est compétent, cela se passe bien. »

En 2006, Virginie Poulizac décide pourtant de quitter la marine. Elle restera dans la réserve jusqu’en 2012 et la naissance du premier de ses deux enfants.

La trentenaire a troqué son grade de maître pour l’uniforme d’hôtesse de l’air. « Je continue de voyager et je garde des horaires décalés, sourit-elle. Les horaires de bureau, ce n’est pas pour moi ! »

Amie d’enfance du maire de Saint-Pathus Jean-Benoît Pinturier (SE), Virginie Poulizac s’est installée dans la commune en janvier dernier. Elle succède à la présidence de la section locale des anciens combattants à l’historique Robert Michel, affaibli par la maladie.

Sa mission ? Attirer des recrues plus jeunes, au profil similaire au sien. « Les anciens combattants sont demandeurs de nouveaux visages, assure Virginie Poulizac. Il faut continuer à donner de la grandeur à ces cérémonies. Sinon, elles n’attireront plus personne d’ici à quelques années. »

Forum de Halifax: le commandant du Stratcom refuserait d’exécuter un ordre illégal de Trump

Mardi, 21 Novembre 2017 11:28
http://www.45enord.ca/
le 18 novembre 2017

Le général des forces aériennes John E. Hyten, commandant du Commandement stratégique des États-Unis, qui contrôle les armes nucléaires de l’arsenal des États-Unis. (Twitter/@HFXforum)

Durant une table ronde organisée au Forum de Halifax sur la sécurité internationale aujourd’hui samedi, le général des forces aériennes John E. Hyten, commandant du Commandement stratégique des États-Unis (Stracom), qui contrôle les armes nucléaires de l’arsenal des États-Unis, a déclaré qu’il ne mettrait pas à exécution un ordre du président Donald Trump s’il le jugeait «illégal».

Le général des forces aériennes a même précisé qu’il avait déjà discuté de cette possibilité avec Donald Trump.

Advenant une guerre, c’est le général Hyten qui serait responsable des forces nucléaires américaines. Dans le cas où le président déciderait de lancer une attaque nucléaire, le général Hyten lui présenterait différentes options et le laisserait choisir, mais s’il estimait que l’ordre enfreignait les lois sur les conflits armés, il en informerait Donald Trump et lui proposerait d’autres avenues légales.

«Première frappe»

La Constitution est claire: l’article deux confère au président la direction des forces armées. Il est le commandant en chef, chargé de défendre la nation contre tout danger ou menace imminente. Et seul à pouvoir déclencher le feu nucléaire.

La définition de l’imminence n’est pas stricte, mais une fusée nucléaire sur un pas de tir nord-coréen et prête à détruire une ville américaine serait très probablement considérée comme imminente et le feu nucléaire pourrait alors être déclenché par le président sans que personne puisse s’y opposer.

Mais cela serait bien différent si Donald Trump décidait d’envoyer une bombe préventivement, ce que le ‘vocabulaire stratégique’ appelle une «première frappe». Pour être légale, l’attaque qu’ordonnerait Trump devrait être nécessaire et proportionnelle. Si tel n’était pas le cas, non seulement le commandant du Commandement stratégique pourrait-il refuser d’exécuter l’ordre, mais serait même tenu d’opposer son refus à cet ordre, qui serait alors illégal.

Une règle militaire élémentaire veut en effet que «l’armée est obligée d’exécuter un ordre légal» mais aussi «obligée de refuser de suivre un ordre illégal».

À Halifax, le général Hyten a déclaré qu’il avait beaucoup réfléchi à ce qu’il dirait si Donald Trump ordonnait une frappe qu’il considérait comme illégale.

« Je crois que certaines personnes pensent que nous sommes stupides », a déclaré le général en réponse à une question sur un tel scénario lors de la table ronde à Halifax. «Nous ne sommes pas des gens stupides, nous pensons beaucoup à ces choses, quand vous avez cette responsabilité, comment n’y penseriez-vous pas?

Le commandant du Stratcom a déclaré qu’il a été formé de façon continue pendant des décennies en droit des conflits armés, qui prend en compte des facteurs spécifiques pour déterminer la légalité – nécessité, distinction, proportionnalité, souffrances inutiles et plus encore- d’une action militaire. Traiter des scénarios de réaction en cas d’ordre illégal est une pratique courante, a-t-il indiqué.

« Si vous exécutez un ordre illégal, vous allez en prison, vous pouvez aller en prison pour le reste de votre vie », a dit le général Hyten.

L’inquiétude grandit face à un président instable et volatile

Des sénateurs américains inquiets d’une guerre nucléaire avec la Corée du Nord, on par ailleurs cherché à savoir mardi, trois jours avant l’ouverture du Forum de Halifax, si un éventuel ordre de Donald Trump de déclencher le feu nucléaire pouvait être stoppé.

Les élus, tant républicains que démocrates, ne cachent plus leur inquiétude à l’idée qu’une étincelle ne déclenche un conflit imprévisible avec le régime de Kim Jong-Un. «Nous craignons que le président des États-Unis soit si instable et si volatil, que son processus décisionnel soit si fantasque, qu’il puisse donner un ordre d’utiliser l’arme nucléaire complètement contraire aux intérêts de sécurité nationale américains», a déclaré cette semaine le sénateur du Connecticut Chris Murphy.

Le général Hyten a également déclaré aujourd’hui à Halifax que gérer le problème de la Corée du Nord et de son imprévisible leader Kim Jong requiert être un effort international. « Le président Trump par lui-même ne peut pas changer le comportement de Kim Jong Un », il faut plutôt « créer les conditions pour que que la communauté internationale et nos voisins dans la région puissent travailler ensemble ».

Les responsables militaires, qui savent mieux que quiconque quels seraient les conséquences d’un conflit dans la péninsule coréenne, n’ont eu de cesse de mettre en garde contre le recours à l’arme nucléaire dans une première frappe, impensable jusqu’à tout récemment.

Si toutefois Donald Trump s’entêtait et persistait dans la mauvaise voie, allant jusqu’à ordonner de déclencher une première frappe nucléaire dévastatrice, on pourrait probablement le stopper un temps, mais en pratique, il pourrait sans doute remplacer les réfractaires le long de la chaîne de commandement, du ministre de la Défense au chef du commandement stratégique, et on se retrouverait alors en pleine véritable crise constitutionnelle, avec le chaos qui s’ensuivrait.

Et, quoi qu’il en soit, en être aujourd’hui à se poser avec plus d’acuité que jamais la question de la réponse à un ordre illégal venant du président américain est, en soi, un symptôme inquiétant, quoi qu’en disent les responsables militaires.

Ce qui est en ligne depuis la dernière Lettre d'Information...

Pont-Audemer : Se souvenir du jeune soldat

Mardi, 21 Novembre 2017 07:15
http://www.paris-normandie.fr/
Publié 13/11/2017

Une photo du 14e régiment de l’adjudant Maurice Halley

Une photo du 14e régiment de l’adjudant Maurice Halley

Histoire. Un écrivain recherche des informations sur un jeune Pont-Audemérien, Maurice Halley, tué dans les Aurès durant la guerre d’Algérie, en 1961. Ce soldat était un appelé.

Cela fait 25 ans que Patrick-Charles Renaud se passionne pour l’Histoire et les Hommes qui la composent. Après voir sorti il y a deux ans Dans les yeux des poilus, l’écrivain publiera un ouvrage sur la Grande Guerre en janvier 2018, travaille en ce moment sur un autre livre lié à la guerre d’Algérie. L’auteur devrait sortir courant 2018. Pour compléter ses recherches, l’auteur lance un appel aux Pont-Audemériens et habitants de sa région pour retrouver des informations sur un jeune combattant, Maurice Halley. Il a été tué au combat le 2 avril 1961 dans les Aurès, en Algérie. Il appartenait au 14e régiment de chasseurs parachutistes.

Un combat perdu d’avance

C’est l’histoire d’un oncle tué en Algérie qui a donné l’idée à l’auteur de se pencher sur une partie de cette histoire. Au gré de ses lectures et de ses premières recherches au sein des archives militaires, il tombe sur un régiment de parachutistes décimés en 1961. « Ce qui m’a interpellé, c’est de voir que des gamins de 20 ans avaient été envoyés au front sans avoir été préparés à ce qui allait leur arriver, explique Patrick-Charles Renaud. Ils n’avaient pas choisi d’être là et ils y ont laissé leur vie », poursuit-il.

Quand il commence à s’intéresser à ce régiment, il mène l’enquête et déroule le fil. « J’ai envoyé beaucoup de courriers, rencontré des anciens combattants qui m’ont parlé d’anciens combattants et ainsi de suite. Même s’ils sont âgés, pour la plupart, de 80 ans aujourd’hui, ils ont encore de très bons souvenirs et surtout sont souvent restés en contact les uns avec les autres. »

À l’issue de l’opération, le régiment du jeune Eurois déplorera sept tués et plus d’une vingtaine de blessés, dont plusieurs graves. Les troupes venues en renfort, dont les légionnaires, ne feront pas mieux que les appelés du 14e et enregistreront également des pertes. Un hélicoptère sera même abattu. Cela a été la dernière opération pour les parachutistes du 14e RCP. Le 7 avril 1961, Maurice Halley et les autres victimes seront inhumés provisoirement dans le cimetière de Batna. « Le livre que je prépare a pour objectif de raconter les dernières semaines des hommes de ce régiment en Algérie, à un moment où l’histoire était “tiraillée”. Il faut se souvenir qu’au début du mois d’avril 1961, le sort de l’Algérie était scellé : le référendum sur l’autodétermination du 8 janvier 1961 avait été largement accepté par le peuple français. Et pourtant, de jeunes hommes, partis effectuer leur service militaire en Algérie, étaient encore engagés dans des opérations meurtrières », explique l’auteur.

Infos pratiques

Si vous avez des informations sur Maurice Halley, vous pouvez joindre Patrick-Charles Renaud à l’adresse suivante : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou au 06 77 89 89 67.

Les cérémonies du 11 novembre dans les Alpes-de-Haute-Provence

Dimanche, 19 Novembre 2017 19:35

http://www.hauteprovenceinfo.com/
11 novembre 2017

A Manosque, dépôt de gerbe de la municipalité, avec Bernard Diguet, Michèle Barrières et des écoliers de la Ponsonne. HAUTE-PROVENCE INFO/Christian KALINOWSKI

Ce samedi, de nombreuses communes ont commémoré le 99ème anniversaire de l'Armistice 1918.

Comme partout en France, de nombreuses communes des Alpes-de-Haute-Provence ont commémoré ce samedi le 99ème anniversaire de l'Armistice du 11 novembre 1918, marquant la fin de la Première Guerre Mondiale. Tour d'horizon avec les compte-rendus et les images de nos journalistes et correspondants.

Pierrevert - Gérard VENET

Une assistance nombreuse a assisté à la cérémonie : les enfants des écoles et leurs enseignants, Mmes Audoin, Izart Chirouse et Mr Corrégio qui ont chanté la Marseillaise, des élèves volontaires de classes de CE2, CM1 et CM2 qui ont déposé la gerbe des anciens combattants, ou celle de la municipalité, qui ont lu les noms des morts pour la France, avec Guy Gervois, qui ont présenté la croix du combattant remise à Addelkrim Ahmed-Andrieu par le maire André Mille devant les portes drapeaux, les anciens combattants et les officiels, le major Philippe Cluzel de la gendarmerie, le commandant Christophe Devaux, le capitaine Jacques Margaillan nouvel officier chez les pompiers de Manosque ainsi qu’une importante délégation de jeune sapeurs. Une très belle répétition du centenaire à venir !

Nous reviendrons sur la remise de la croix du combattant et le parcours d'Addelkrim Ahmed-Andrieu dans notre prochaine édition.

Mallemoisson - Céline BARBIER

Une cinquantaine de personnes s'est réunie à 11h30 autour d'Emmanuelle Martin, maire du village. Parmi les membres présents, un nouvel habitant de Mallemoisson, Patrick Diavorini, retraité de l'armée. Porte-drapeau pendant 28 ans de la marine nationale de Toulon, il a accompli de nombreuses missions avant de terminer sa carrière en tant que maître manœuvrier.

Forcalquier - Jean-Luc ICARD

Cérémonie commémorative du 99ème anniversaire de l’armistice de la Grande Guerre en deux temps à Forcalquier. D’abord au Monument aux Morts où en présence du secrétaire d’Etat Christophe Castaner, de la sous-préfète Fabienne Ellul, du maire Gérard Avril entouré de nombreux membres du conseil municipal, du conseiller régional David Gehant, de la conseillère départementale Sophie Balasse et pléthore de personnalités civiles, militaires, il s’agissait de rappeler les grandes dates de cette tragédie de l’Humanité, et de fleurir le site, comme en présence des enfants des écoles de chanter la Marseillaise.

Puis à quelques pas de la Place Martial Sicard, dans le passage qui relie la rue René Cassin et Louis Andrieux était dévoilée la nouvelle dénomination de cette portion de la cité comtale «passage du Quinzième Corps d’Armée» Des combattants du Sud-Est (Marseille, Aix, des Alpes…) «Les Midis» furent fortement et injustement dénigrés par la hiérarchie militaire et accusés de tous les maux devant une défaite, imputable à leur commandement. Aujourd’hui, en Provence plusieurs rues, espaces portent le nom de ce Quinzième Corps, Forcalquier aujourd’hui prend sa part dans la réhabilitation de ces militaires.

Sisteron - Françoise LATOUR

Après une messe dédiée à la Grande Guerre, à ses soldats et à ses morts, la cérémonie du 11 novembre s'est déroulée en fin de matinée. Autour du maire Daniel Spagnou étaient réunis les élus, les pompiers, les gendarmes, la police municipale et des anonymes venus rendre hommage discrètement à la nation.

Manosque - Christian KALINOWSKI

Une centaine de personnes est venue assister à la cérémonie commémorative organisée en milieu d'après-midi place du Terreau. Elus, représentants des autorités, des associations d'anciens combattants, les porte-drapeaux ont rendu hommage à ceux qui ont perdu la vie il y a tout juste un siècle.

Des écoliers de la Ponsonne ont lu des lettres de Poilus, avant plusieurs dépôts de gerbes, le chant de la Marseillaise mais aussi de l'hymne européen, avec la participation de l'OMPA et des jeunes enfants.

Annot - Louis BOURGUE

Nombreux ont été les habitants à rendre hommage à tous ceux qui ont combattu pour la liberté. Les musiciens de la fanfare l'Echo de la Vaïre ont interprété une trés belle Marseillaise en présence des autorités locales dont Jean Ballester premier magistrat de la cité entouré de son conseil municipal, de l'adjudant-chef Adriano commandant la communauté de brigades de gendarmerie d'Annot-Entrevaux, de Michel Viglino chef de corps des sapeurs pompiers et de Max Doublet président de l'amicale des anciens combattants.

Oraison - Jean BANNER

Beaucoup de monde pour ce 11 novembre à Oraison en présence des autorités militaires, de l’Harmonie municipale et les membres du Conseil municipal des jeunes et des enfants (CMJE) très actifs à cette cérémonie.

Après une halte au monument dédié aux fusillés de Signes, le maire Michel Vittenet a rappelé des faits d’histoire et que la paix était fragile, menacée par les intégrismes et les nationalismes.

Gréoux-les-Bains - Danielle BOURCELOT

Lors de la cérémonie du souvenir, Paul Audan a abordé, comme chaque année, un épisode méconnu de ce conflit, en rappelant comment fut désigné le plus illustre des poilus français. Huit cercueils contenant les restes non identifiés de soldats français sont déposés en la Citadelle de Verdun. Un jeune caporal, Auguste Thin, auquel on confie la mission de désigner le soldat inconnu. Il choisit le 6ème, il appartient au sixième corps, le cumul des chiffres de son matricule donne six. Depuis le 11 novembre 1920, les restes de ce soldat reposent sous l'Arc de Triomphe. Les sept autres corps ont été inhumés au cimetière du faubourg Pavé de Verdun.

Saint-Martin-de-Brômes - Pierre-André ARENE

Lors de la cérémonie du souvenir, Jean-Christophe Pétrigny, maire de Saint-Martin-de-Brômes, a centré son discours sur l’historique de ce conflit qui a secoué et secoue encore le monde occidental moderne et qui semble aujourd’hui un peu oublié des jeunes générations. Devant une assemblée de saint-martinois, chaque année fidèle à ce rendez-vous important, Jean-Christophe Pétrigny a remercié les présents, les invitant à une minute de recueillement, avant que la chorale de Saint-Martin-de-Brômes n’entonne «La Marseillaise».

Allos - Mauricette PELLISSIER

Recueillement intense à la commémoration du 99ème anniversaire de l'Armistice de 1918 de la Grande Guerre, en présence des autorités et du corps de sapeurs-pompiers.

Castellane - Line TILLEMAN

La cérémonie s'est déroulée en présence de Jean-Pierre Terrien, Christophe Duverne le sous-préfet, d'Eliane Bareille ainsi que des gendarmes et des sapeurs-pompiers et JSP. Après la lecture par le Conseil municipal jeunes de quelques correspondances de soldats, les autorités ont procédé aux dépôts de gerbes.

Saint-Maime - Jean-Luc TROUVE

Mireille Bor, maire de Saint-Maime, était entourée de nombreux enfants et d'habitants venus se recueillir pour la mémoire de tous ces soldats morts pour la France. La cérémonie s'est terminée par un dépôt de gerbes et une minute de silence.

Les Mées - Jean BANNER

Au village des Mées, la cérémonie du 11 novembre se déroule sur deux sites, d’abord au cimetière des Petits camps, puis au monument aux morts au cœur de la cité. En présence des enfants de l’école qui ont désigné le nom des victimes de la guerre, des autorités civiles et militaires, le maire Gérard Paul a rappelé ces terribles pages de notre histoire en réaffirmant son soutien aux «Fusillés pour l’exemple» afin qu’ils soient réhabilités.

Mane - Jean-Luc TROUVE

Jacques Depieds, maire de Mane, a rappelé: "99 années ont passé depuis le 11 novembre 1918, sur le front les clairons ont surgi pour sonner le cessez-le-feu". La liste de tous les morts de la commune ont été cités, avant un dépôt de gerbes et une minute de silence. Jacques Depieds rajoute: "il faut perpétuer l'indispensable devoir de mémoire".

Barcelonnette - Françoise GARNIER

La cérémonie du 11 novembre a rassemblé une population nombreuse sur l’esplanade du monument aux morts, où les autorités civiles et militaires se sont recueillies. Les écoliers ont participé avec dynamisme à cette cérémonie, par des lectures de textes évoquant la vie des poilus, par un chant dont ils ont composé l’air sur les paroles de Lazare Ponticelli le dernier poilu. Certains, parmi lesquels Paloma petite-fille de Bertrand Hubert président de l’Amicale Ubayenne des Chasseurs Alpins, ont cité à voix haute les noms des soldats ubayens qui ont perdu la vie au front, Alice et Sergeï ont déposé une gerbe.Tous ont fait preuve de respect et ému l’assistance.

Outre les habituels discours et dépôts de gerbes, on retiendra de cette belle cérémonie, la présence de militaires du Centre de Formation d’Infanterie de Montagne de Gap (qui accueille 1200 jeunes engagés par an), sous le commandement du lieutenant colonel Jean-Philippe Fort. «Cela est particulièrement important pour la population, attachée depuis toujours à la présence de l’Armée en Ubaye» a souligné le maire.

Dauphin - Jean-Luc TROUVE

Une commémoration sous le signe de la paix et de la victoire. Michèle Bertin, maire de Dauphin, entourée de nombreux habitants et élus, a lu le message de la secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des armées. Une gerbe a été déposée et un hommage à tous les morts pour la France a été suivi d'une minute de silence.

Mison - Françoise LATOUR

Lors de la cérémonie du 11 novembre en fin de matinée, le maire Robert Gay évoque la Grande Guerre devant les petits misonais qui entonnent ensuite "La Marseillaise" sur la place du village. Robert Gay et son 1er adjoint Didier Constans ont déposé les gerbes au pied du monument aux morts. Les misonais ont suivi attentivement le déroulement de la cérémonie.

Puimichel - Jean BANNER et M.C.

Il faisait légèrement froid mais la population de Puimichel a tenu à participer à cette cérémonie. Le maire Pierre Bonnafoux a fait un rappel de cette terrible période, a fait énumérer les morts de la commune, dépôt de gerbe, la Marseillaise entonnée en cœur. Une cérémonie dans la dignité et l’émotion.

Malijai - Claude-Yves LAGARDE

Une fois encore plusieurs générations s’étaient retrouvées pour se souvenir et célébrer le 99ème anniversaire de l’armistice de 1918. Le Maire Gilles Chatard, plusieurs adjoints et conseillers, une délégation de 16 sapeurs-pompiers dont 10 SPV et la population ont tenu à rendre hommage aux Malijaiens tombés lors de la guerre de 1914-18.

Parmi les officiels, des anciens combattants du territoire toujours fidèles, dont Claude Féraud, Michel Destremont, Georges Cardona, Christian Baro, René Graff de la FNACA Bléone-Durance et 6 porte-drapeaux. Christian et Hugo Blanquart arboraient pour la circonstance de vraies tenues de Poilus.

Cruis - Alain BESSAC

Le public était nombreux pour rendre un hommage à tous les soldats tombés au champ d'honneur. La liste des "Morts pour la France" a été pour la première fois égrenée par un enfant. Enfants dont il est question cette année avec la reconnaissance des Pupilles de la Nation.

Saint-Etienne-les-Orgues - Alain BESSAC

Plusieurs enfants qui ont lu de courts textes de la lettre publiée par la ministre de tutelle devant un large public présent pour cette cérémonie commémorative. La France est le seul pays au monde a avoir créé un organisme pour prendre en charge les enfants orphelins de parents tués.

Montfuron - D'S

Notons dans l'assitance la présence de la conseillère départementale, Stéphanie Colombero, venue à l'invitation du maire Pierre Fischer. Aux enfants de l'école le soin de lire, avec émotion, un texte proposé par une association d'anciens combattants, et de déposer des gerbes de fleurs ; puis au maire de transmettre à l'auditoire le communiqué de la secrétaire d'État en charge de ces commémorations.

Enfin, après l'émouvante évocation de nos ancêtres tombés au champ d'honneur, vint le temps de la convivialité, autour d'un apéritif confectionné par le cercle républicain et offert par la municipalité.

Rians - Charlotte B.

Après la messe dite par le Père Mariusz, cérémonie aux monuments aux morts, avec le 1er Régiment Légion étrangère de cavalerie de Carpiagne, la chorale des élèves aspirants classe préparatoire du Lycée militaire d'Aix, un militaire du RIMa, les sapeurs-pompiers et l'école des Jeunes Sapeurs-Pompiers, les CCFF, la Brigade de Rians, la FNACA, "qui donnent une dimension importante à cette cérémonie".

Après le discours très émouvant du maire, Yves Mancer, et lecture du texte officiel par Dany Botey, 1ère adjointe, les noms des disparus de cette "grande guerre" sont cités par R. Davin. Des chants très adaptés et la Marseillaise clôturent cette cérémonie, où on a pu ressentir de belles émotions.

Sigonce - Julie SCHNEIDER

Sigonçois et sigonçoises se sont rassemblés en cette journée de commémoration autour de leurs édiles et de leur porte-drapeau Thierry Chiapella. Eric Marcello, 2ème adjoint au maire, était le chef d'orchestre de la cérémonie, Sylviane Ruggiero a lu à l'assemblée le discours du secrétaire d'état auprès de la Ministre des armées. Il s'agit de commémorer ici le 99ème anniversaire de la fin de ce conflit qui a changé le cours du XXème siècle et de rendre hommage à l'ensemble des morts de toutes nos guerres passées mais aussi aux hommes et femmes tombés lors d'opérations extérieures partout dans le monde, dont les orphelins sont aujourd'hui également reconnues pupilles de la nation.

Après le dépôt de gerbes devant le monument aux morts, la minute de silence et la Marseillaise, le maire Christian Chiapella a convié l'assemblée à partager le verre de l'amitié.

Allemagne-en-Provence - Martine OLIVIER

La cérémonie du 11 novembre sera marquée ce jour par une action symbolique à savoir la pose d’une borne dite de «Terre sacrée – Mémoire de Verdun» sur le Monument aux morts situé devant la mairie (celui situé sur la place rend hommage aux disparus de la guerre de 1940-1945). Jean-Luc Zerbonne, maire, en inaugurant cette borne, précise que c’est Gaston de Blaise, sculpteur, ancien poilu, qui en recueillant de la terre de douze champs de bataille différents créa ces bornes (il en fut créé sept, déposées avant son décès). Monsieur Zerbonne et sa commune, en renouvelant cette action symbolique ne font qu’accroitre le Devoir de Mémoire. C’est Michel Terrasson, ancien combattant, ancien Président de l’Union Départementale des Anciens Combattants des Alpes-de-Haute-Provence qui effectua ce dépôt de terre.

Francis Gaudermau énoncera les noms des vingt-huit victimes de cette «guerre des tranchées» ; le texte de la Secrétaire d’Etat vibrera, lu par une élue, pour nous rappeler qu’il y a cent ans, en 1917, la France comptait ses disparus et qu’en 2017 nous devons «Tenir pour des ennemis diffus…». Porte-drapeaux, Amis de la Musique de Riez ont accompagné cette cérémonie. Vendredi, une évocation de la guerre 14-18, conduite par Jacques Bec, avait convié le public à rendre un hommage aux morts d’Allemagne-en-Provence «Vous étiez paysans»…

Montagnac-Montpezat - Martine OLIVIER

Le maire François Gréco a honoré ce jour comme il se doit celle que l’on nomme «La grande guerre», sans oublier les conflits qui se sont perpétués et ceux qui se perpétuent encore. Etaient présents en ce devoir de mémoire le Colonel Louis Papon-Adoul ancien combattant du deuxième régiment des parachutistes coloniaux, Marc Erba président des Anciens combattants des Alpes, le Lieutenant Mont du Centre de Secours de Riez, des représentants des pompiers, de la gendarmerie, les porte-drapeau, les élus et la population.

François Gréco souligne le centenaire de l’année 2017, la prise du pouvoir par Georges Clémenceau, aube de la fin de la guerre un an plus tard. Mais si cent ans sont passés, l’appel «Tenir contre la radicalisation ; ternir pour le respect des notions, tenir…» retentira autant que la Sonnerie aux Morts et la Marseillaise jouée par Les Amis de la Musique de Riez. Deux enfants du village déposèrent les gerbes. Le maire remercia les personnes présentent en les conviant à prendre «un pot de l’amitié».

A Montpezat, Armel Aïta, maire délégué, a commémoré ce jour par la lecture du message de la secrétaire d’Etat et par le dépôt de gerbe à la stèle des anciens combattants.

Le Castellet - Jean BANNER et A.G.

Emouvante cérémonie du 11 novembre au Castellet car il a été rendu hommage à deux enfants du village Fernande et Sylvain tués en 1917, en allant à l’école, il y a 100 ans. Le maire Henri Garcia a présidé la cérémonie et en après-midi, l’exposition du centenaire consacrée aux soldats du val de Rancure a recueilli un vif succès.

Redortiers-le-Contadour - Michel JUBIN

Par un temps hivernal, le 11 novembre a été célébré par un discours d'André Bonnefoy, premier adjoint qui a déposé une gerbe. À l'initiative de Philippe Wagner, maire de Banon, La Marseillaise a été entonnée a capella. Un drapeau arbore la Croix du combattant des Anciens d'Algérie, ainsi se relie la mémoire de l'Histoire de France.

Château-Arnoux-Saint-Auban - SERPAN

Ils étaient nombreux sur la place de la résistance, pour commémorer le souvenir de cet armistice de la grande guerre. Après le traditionnel mot de Patrick Martellini, l’appel aux morts, et la dépose de la gerbe, Denis Allard, professeur de trompette de l’école de musique, a entonné la «sonnerie aux morts». Puis les enfants de l’école Freinet sont venus rendre hommage à tous les disparus, en reprenant «la chanson de Craonne», du tristement connu «chemin des dames».

«Pour que l’on n’oublie jamais, et que les générations futures gardent pour toujours le souvenir de ceux qui ont donné leur vie pour qu’aujourd’hui nous soyons libres...», tels furent les mots prononcés par Patrick Martellini, avant que l’école de musique de St Auban interprète solennellement notre chant national : «la Marseillaise».

Ubraye

C’est sous un ciel assez clément que les habitants de la commune d’Ubraye ont commémoré le 11 novembre. Tous les hameaux de la commune étaient représentés. Le maire Claude Roustan, entouré de son conseil municipal, a tenu à féliciter les personnes présentes pour leur fidélité. Après avoir fait l’appel traditionnel des morts pour la France, le maire en compagnie du jeune Timothée a déposé une gerbe devant le monument aux morts en hommage aux disparus.

Dans son allocution, il a rappelé l’importance du souvenir en citant Schopenhauer «L’histoire est pour un peuple ce que la conscience est pour un homme. Un peuple qui oublie son histoire est comme un homme qui perd sa conscience». Cette phrase contient à elle seule tout le sens des commémorations, a-t-il conclu.

Reillanne

Bravo aux enfants de CM2 de l'école G. Aillaud, qui ont préparé et participé avec beaucoup d'enthousiasme à la cérémonie de l'Armisice du 11 novembre 1918. Après avoir accompagné le président des anciens combattants et le maire de Reillanne au dépôt de gerbes, ils ont récité "Poème aux soldats", texte ecrit par des enfants de CM2 de Cogolin, puis ils ont lu le message de l'Union Française des Anciens Combattants.

Après que Mme le maire ait lu le message de la Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, ils ont fait l'appel des 49 Reillannais morts pour la France en 14/18 et 39/45. Après la minute de silence, ils entonnèrent a cappella une vibrante Marseillaise accompagnés des nombreux Reillannais présents, qui saluèrent la belle interprétation et le sérieux de ces enfants. Un grand merci à leur professeur, Mme Roussel, qui a su les motiver et les préparer à ce devoir de mémoire envers tous ceux qui sont morts pour notre liberté.

Bras d'Asse - La Bégude

Le maire de Bras d'Asse - La Bégude, entouré de ses adjoints, ses conseillers, la population et les membres du corps de sapeurs pompiers, a donné lecture du message officiel, fait l'appel aux morts et observé la minute de silence tant au momunent de la Bégude qu'à celui de Bras d'Asse.

Meaux : le créateur des secteurs postaux honoré par un timbre et un premier jour

Dimanche, 19 Novembre 2017 12:44
http://www.leparisien.fr/
Alexandre Arlot| 09 novembre 2017

Le timbre à l’effigie d’Augustin-Alphonse Marty a été réalisé par André Lavergne, un graveur natif du même département que le réformateur de la Poste aux armées : l’Aveyron. André Lavergne/Musée de La Poste

Le musée de la Grande Guerre accueille un bureau de poste temporaire ce vendredi, à l’occasion du premier jour de vente du timbre dédié à Augustin-Alphonse Marty (1862-1940).

Plus d’un siècle a passé et son invention est toujours d’actualité. Augustin-Alphonse Marty, créateur des secteurs postaux en décembre 1914 et réformateur de la Poste aux armées, méritait bien d’être honoré. Quelle plus belle reconnaissance pour ce fils de facteur qu’avoir un timbre à son effigie ?

Ce vendredi, le musée de la Grande Guerre mettra en vente en avant-première cet objet de collection tiré à 900 000 exemplaires*. Un bureau de poste temporaire y sera installé. Les philatélistes pourront ainsi faire l’acquisition d’un timbre premier jour, oblitéré à l’aide d’un cachet spécifique.

Le timbre a été réalisé par André Lavergne, un graveur natif comme Augustin-Alphonse Marty de l’Aveyron. L’inspecteur général des PTT est représenté en tenue de payeur général des armées, entre un enfant et sa mère écrivant une lettre et un soldat lisant le courrier.

Né en 1862, Augustin-Alphonse Marty est nommé inspecteur général des PTT en 1907. La guerre bouscule sa carrière. Fin 1914, le général Joffre fait appel à ce civil pour réformer la Poste aux armées.

C’est dans le cadre de cette mission qu’Augustin-Alphonse Marty invente les secteurs postaux, une numérotation permettant à la fois un tri plus rapide et la confidentialité géographique.

Le 8 février 1919, le haut commandement militaire décerne à cet « organisateur de premier ordre » une citation à l’ordre de la Croix de Guerre. Augustin-Alphonse Marty meurt en septembre 1940, quelques semaines après la débâcle de la bataille de France.

Ce vendredi, le président-directeur général du groupe La Poste Philippe Wahl signera au sein du musée une convention de partenariat avec le Pays de Meaux. Des pièces du musée de La Poste seront offertes au musée meldois. Le petit-neveu d’Augustin-Alphonse Marty assistera à la cérémonie.

* Vendredi 10 novembre de 14 heures à 18 heures au musée de la Grande Guerre, rue Lazare-Ponticelli. Valeur faciale du timbre : 0,73 euro.

Scandale : “des milliers de corps de soldats morts pour la France vont rejoindre les fosses communes”

Dimanche, 19 Novembre 2017 13:11
https://www.valeursactuelles.com/
Par Louis de Raguenel / Jeudi 9 novembre 2017

Comme ici à Digne Les Bains et Equancourt, des milliers de sépultures d'anciens combattants sont menacées de disparition. Photo © Souvenir Français

Mémoire. A la veille du 11 novembre, le Contrôleur Général des Armées (2s) Serge Barcellini, Président Général du Souvenir Français, le révèle « des milliers de tombes où sont inhumés des Morts pour la France ont disparu ou vont disparaître ». Entretien.

L’Etat est-il à la hauteur dans l’entretien des sépultures des français morts au combat ?
Au lendemain de la Première Guerre mondiale l’Etat a proposé aux familles le choix - soit d’inhumer dans une nécropole nationale le membre de leur famille tué au combat, soit de reprendre le corps afin de l’inhumer dans une tombe familiale. 350 000 familles ont choisi la restitution. La majorité ont inhumé « leur combattant » dans une sépulture à durée dite perpétuelle sans imaginer que cette perpétuité ne durerait pas. Aujourd’hui une sépulture perpétuelle ne dure que 99 ans… Dans nos cimetières communaux des milliers de tombes où sont inhumés des Morts pour la France ont disparu ou vont disparaître ! En remettant en cause sa parole, les familles n’auraient pas récupéré le corps de leur combattant si on leur avait annoncé que les sépultures perpétuelles allaient disparaître – l’Etat n’est pas à la hauteur du respect que nous devons aux Morts pour la France. Ainsi c’est au moment où l’on célèbre le centenaire de la Grande Guerre que des milliers de corps de combattants de la Grande Guerre vont rejoindre les fosses communes municipales.

Comment faire pour continuer d’entretenir les sépultures de soldats dont les familles sont parfois très éloignées géographiquement ?
Les tombes des Morts pour la France dans les cimetières communaux sont le croisement de trois mémoires – une mémoire familiale (le combattant appartient à une famille), une mémoire territoriale (le combattant illustre sa commune) et une mémoire nationale (le combattant est mort pour la France).
Il est impératif de sauvegarder ces tombes pour l’avenir et l’enracinement de la mémoire. Il est nécessaire de recenser dans chaque commune les tombes où sont inhumés des Morts pour la France et de rechercher les descendants. Alors que « le nomadisme » gagne la société, il est impératif de maintenir un lien entre les territoires et les descendants de ceux qui les ont illustrés. A nous d’inventer les solutions. Le Souvenir Français y contribuera.

Vous plaidez pour que les Français aillent plus dans les cimetières…
Les communes de France découvrent progressivement que les monuments, les stèles et les plaques constituent de véritables chemins de la mémoire. Or, rares sont celles qui y intègrent les tombes encore considérées comme des biens seulement privés. Or, les tombes des Morts pour la France « parlent » à l’ensemble des habitants d’un territoire. Il est essentiel que nos cimetières communaux deviennent des « stations » des chemins de mémoire. Pour réussir ce grand défi, Le Souvenir Français a lancé un projet novateur de géolocalisation des tombes des Morts pour la France. Visiter un cimetière avec un téléphone portable ou une tablette cela est désormais possible. Cinq cimetières sont d’ores et déjà géolocalisés. En les visitant, les élèves apprennent l’histoire : celles des hommes morts à Verdun, au Vercors, en Indochine, en Algérie ou en Afghanistan. La géolocalisation est la réponse de la modernité. Nos tombes ne sont pas ringardes. Elles sont notre histoire.

Au-delà des cimetières, la France est le pays qui possède le plus de lieux matérialisés des guerres contemporaines dans le monde – monuments, stèles, plaques – plusieurs centaines de milliers ! C’est aussi le pays qui possède le plus grand nombre des sites de combats - de lieux de batailles, de débarquement, d’emprisonnement. Ces lieux sont constitutifs de notre histoire. Ils sont notre patrimoine. Leur découverte doit s’imposer comme un élément du parcours de l’éducation de chaque enfant des écoles françaises.

Il est essentiel qu’un élève ne quitte pas sa scolarité sans être allé visiter au moins un lieu de notre mémoire nationale. Visiter une fois Verdun, le Vercors, les plages du débarquement… c’est se souvenir toute sa vie de cette visite.
Le Souvenir Français, principal financeur en France des voyages mémoriels, est porteur de cette exigence mémorielle.

Vous déplorez la disparition des mémoires locales…
La mémoire nationale est une construction résultant des croisements féconds des mémoires familiales, locales et nationales. Les mémoires locales jouent un rôle essentiel dans cette construction. Les 35 000 monuments aux Morts ont enraciné la mémoire de la Grande Guerre dans toutes les communes de France. Comme l’ont enraciné les cérémonies qui rappellent un épisode historique local - le combat d’un maquis, une rafle, une libération, l’hommage à un héros natif du pays. Or, ces commémorations locales tendent aujourd’hui à se réduire au profit des journées nationales commémoratives et plus particulièrement au profit des 11 journées commémoratives nationales qui du 11 novembre au 8 mai en passant par le 18 juin, la journée de la déportation, le 19 mars, le 5 décembre … structurent désormais le temps mémoriel.
Face à ces rétrécissements mémoriels et à cette uniformisation commémorative, Le Souvenir Français souhaite sensibiliser les Français. Etre Français, c’est partager une histoire commune, mais c’est aussi en vivre les moments commémoratifs de cette histoire. Que l’année 2018, centenaire de la fin de la guerre victorieuse soit aussi un moment privilégié pour réfléchir et répondre à ces défis mémoriels.

Mémorial dédié aux soldats morts en opérations extérieures : le projet patine

Dimanche, 19 Novembre 2017 17:22
http://www.europe1.fr/
le 11 novembre 2017

Mémorial dédié aux soldats morts en opérations extérieures : le projet patine

Le 18 avril 2017, François Hollande avait lancé le chantier de ce monument aux morts.@ AFP

Un monument aux morts rendant hommage aux soldats morts en opérations extérieures doit être inauguré en mai prochain, à Paris. Mais le projet patine un peu.

Le 11-Novembre, jour férié qui célèbre l'armistice de 1918, est aussi une journée d'hommage à tous les soldats morts pour la France. Il honore ceux morts avant 1963 et la fin du conflit algérien. Pour les plus de 600 soldats français tombés en OPEX (Opérations extérieures, ndlr) depuis cette année-là, un autre monument est en train d'être fabriqué. Celui-ci aurait dû être inauguré en mai prochain mais les travaux ont beaucoup de retard et la date ne sera sans doute pas tenue. Vendredi matin, une rencontre entre la secrétaire d'État aux Armées et la Maire de Paris était censée relancer le chantier.

"Ça cafouille sec". Depuis six ans, ce projet tarde à se concrétiser et depuis quelques mois, il était même à l'arrêt. Tout juste nommée secrétaire d'État, Geneviève Darrieussecq s'en est inquiétée. "Effectivement, ça cafouille sec, nos services sont prêts, les sommes sont inscrites à nos budgets, et j'avoue que ce dossier m'inquiète un peu", admet la secrétaire d'État. "L'idée était que ce monument soit prêt pour novembre 2018, si des décisions ne sont pas prises immédiatement, ce ne sera jamais prêt pour le mois de novembre", explique-t-elle.

Changement de lieu. Mais pour remettre le dossier sur les rails, il reste encore un obstacle financier à franchir. Le budget initial de l'aménagement du jardin, 1,3 million d'euros, va être revu à la baisse, car trop élevé pour la Mairie de Paris qui en paie la moitié. Mais, promet-on, cela ne changera rien au projet initial : une sculpture de bronze, taille réelle, représentant un scène de portage mais sans cercueil, par six soldats. Autour, des plaques de bronze où seront gravés les noms des plus de 600 militaires morts en opérations extérieures depuis 1963. Ce monument, qui devait être érigé place Vauban, derrière les Invalides a été remis en cause par les riverains. Finalement, il se trouvera dans le 15ème arrondissement, à quelques mètres du ministère des Armées. Le 18 avril dernier, François Hollande avait inauguré ce monument dans un coin du parc André-Citroën, au sud de Paris.

Les militaires s'exaspèrent. Ce monument est très attendu par la communauté militaire, qui s'exaspère. Mais au train où vont les choses, il n'est pas sûr qu'il soit prêt pour le 11 Novembre 2018, date symbolique s'il en est, car commémoration du centenaire de la fin de la Grande Guerre.

11-Novembre : les tombes de 3.500 soldats américains illuminées dans la Meuse

Dimanche, 19 Novembre 2017 19:01
http://www.europe1.fr/
le 11 novembre 2017

11-Novembre : les tombes de 3.500 soldats américains illuminées dans la Meuse

Des bougies ont été posées sur 3.500 des 14.246 sépultures des soldats américains venus en Europe à la fin de la Grande Guerre.@ AFP

Les noms des 3.500 soldats américains enterrés à la nécropole de Romagne-sous-Montfaucon ont aussi été lus samedi, pour les commémorations du 11 novembre.

Raymond O. Carlson, Fred R. Pihlman, Reinhold Edward Pohl... le nom de 3.500 soldats américains, tués pendant la guerre de 1914-1918 et enterrés à la nécropole de Romagne-sous-Montfaucon, dans la Meuse, ont été égrenés samedi et leurs tombes illuminées pour les commémorations du 11 novembre.

"On lit le nom de ces morts, on leur redonne une vie. Il y a presque 100 ans qu'ils sont là et il y a des noms qui n'ont jamais été prononcés", chuchote pendant la lecture Denis Cordonnier, président d'une des quatre associations organisatrices de la commémoration de l'Armistice à la nécropole. Des bougies ont été posées sur 3.500 des 14.246 sépultures de 'Sammies' - les soldats des forces armées américaines venus en Europe à la fin de la Grande Guerre- situées dans deux carrés devant la chapelle de la nécropole. "On leur doit notre liberté, on ne peut pas l'oublier", glisse Denis Cordonnier.

Des milliers d'hommes "morts pour un pays qui n'était pas le leur". Sur l'estrade, une petite foule massée sous des parapluies écoute les bénévoles égrener les noms des soldats américains en regardant des images de la Grande Guerre projetées sur un écran. Devant une croix blanche parmi des milliers, un guide raconte l'histoire de Freddie Stowers, tombé à 22 ans pendant l'offensive de l'Argonne le 28 septembre 1918. En 1991, il fut le premier soldat noir américain décoré de la médaille d'honneur à titre posthume.

"On ne voulait pas manquer le centenaire de l'arrivée des Américains pour leur rendre hommage", expliquent Isabelle et Marc Piret, venus avec leurs trois enfants. "On se rend compte qu'il y a des milliers d'hommes qui sont morts pour nous dans un pays qui n'était pas le leur", ajoute le couple de quadragénaires.

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Source : AFP

La plus grande nécropole de soldat américain d'Europe. Cette cérémonie, 99 ans après la fin de la guerre, est "une sorte de répétition générale" avant le centenaire de 2018, selon Denis Cordonnier. "L'année prochaine, ce seront les 14.246 tombes qui seront illuminées et les 14.246 noms qui seront prononcés avec une lecture toute la nuit", a-t-il détaillé. Les 900 identités de soldats enterrés ailleurs et gravées sur le mur de la chapelle seront également lues. La nécropole de Romagne-sous-Montfaucon compte 14.246 tombes de soldats américains réparties en huit carrés, ce qui en fait la plus importante d'Europe.

Par Rédaction Europe1.fr avec AFP

Clap de fin pour l'équipe cycliste de l'armée de terre

Mardi, 21 Novembre 2017 10:45
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
17.11.2017

les-cyclistes-de-l-armee-de-terre-gagnent-en-notoriete.jpg

Ce n'était pas la danseuse de l'armée de terre, juste sa "petite reine"...

Dans un communiqué, le ministère des armées confirme la disparition de la formation cycliste de l'AT:
"l’Equipe Cycliste de l’Armée de Terre, créée en 2010, a contribué à faire vivre le cyclisme au sein des armées grâce à de nombreux exploits et une forte visibilité. Aujourd’hui, le ministère des Armées se voit dans l’obligation de mettre fin à cette belle aventure. Le commissaire aux sports militaires en a informé personnellement les membres de l’encadrement et de l’équipe".

Et d'expliquer que "cette décision, prise sur proposition du chef d’Etat-major des armées et du chef d’Etat-major de l’armée de Terre, s’explique par un constat simple : l’ECAT est devenue une formation professionnelle évoluant en 3e division professionnelle. Les contraintes, les spécificités et le financement d’une équipe sportive professionnelle ne rentrent pas dans le cadre normal de la politique de développement du sport de haut niveau auquel le ministère est attaché qui repose sur la promotion du sport amateur."

L’avenir des membres de l’équipe a été précisé par le ministère.
"Certains ont d’ores et déjà l’assurance d’intégrer une autre équipe professionnelle de cyclisme, d’autres resteront au sein du dispositif des sportifs de haut niveau porté par le CNSD au sein du ministère des Armées et certains coureurs sont en voie de reconversion professionnelle. Concernant l’équipe technique, ses membres seront réintégrés au sein de l’armée de Terre, dans le cadre d’un traitement individualisé. Ils seront tous reçus en entretien individuel afin d’explorer les différentes pistes de reconversion possibles."

Le Crotoy et ses 889 destins pendant la Grande Guerre

Mardi, 21 Novembre 2017 10:17
https://actu.fr/
Publié le 17 Nov 17

L'association de Sauvegarde de la Mémoire du Crotoy publie un ouvrage en deux tomes sur la vie au Crotoy durant la grande guerre...

Le livre de Patrice Andés, publié par SMC (©SMC)

À l’occasion du centième anniversaire de la première guerre mondiale, l’association Sauvegarde de la Mémoire Crotelloise (SMC) édite un ouvrage en deux tomes signé de Patrice Andés sur l’histoire du Crotoy et des Crotellois au cœur de ce qu’on appelait « la zone des armées ».

14-18 au pays

Quatre ans de vie dans cette bande d’une centaine de kilomètres de large faisant tampon entre le front et l’arrière. « Dès le début de la Grande Guerre, Le Crotoy se retrouve dans cette zone. Pendant que ses enfants se battent sur tous les fronts, la ville subit l’autorité militaire. Elle doit cohabiter avec les armées française et britannique » explique-t-on en prélude de la sortie de l’ouvrage. Un hôpital militaire est d’ailleurs installé au Crotoy, où on accueille aussi de nombreux réfugiés, et les victimes des atrocités des tranchées. « Les libertés sont limitées. Réquisitions et restrictions deviennent le quotidien du Crotoy » une première « occupation » avec laquelle les habitants doivent composer.

Crotellois mobilisés

Et c’est là tout le cœur du travail de Patrice Andés, « Le premier volume met en relief, dans un rappel chronologique du déroulé de la Grande Guerre, le parcours individuel des mobilisés crotellois. Le second détaille les lieux de mémoire de la ville, met l’accent sur l’École d’Aviation et l’Hôpital Temporaire 44 ». Rappelons que 14-18 en plus d’incarner la première « guerre mondiale », propulsant des nations des quatre coins du monde dans le plus violent et meurtrier conflit de l’Histoire, marque aussi l’entrée de l’aviation comme arme de guerre. Quelques années avant même la déclaration de guerre, les frères Caudron, pionniers de l’aviation civile, avaient bâti leur école de pilotage sur la commune.

Celle-ci deviendra l’un des premiers lieux de formation au pilotage dans le monde, et qui plus est ouvert aux femmes. Parmi les centaines de noms décrochant leur brevet de pilotage notons : Jean Mermoz, Adrienne Bolland, René Doumer, Bessie Coleman, Georges Jacquemart, René Fonck… Dès les premières heures de la grande guerre, l’école de pilotage et les fabriques d’avions Caudron deviennent les premiers équipementiers aéronautiques de la France, puis des Alliés.

Jusqu’au 15 décembre pour aider à l’édition

Le deuxième tome retrace l’impact du conflit sur la vie locale et le rôle primordial du maire crotellois et de son équipe pendant 14-18. Un très gros travail de recherche qui se concrétise ces jours-ci. Une souscription est d’ailleurs lancée pour participer à l’édition de cette publication à la fois historique et mémorielle. Chacun peut donc contribuer, jusqu’au 15 décembre, en pré-commandant l’ouvrage de 430 pages réparties sur deux volumes.

Sauvegarde de la Mémoire du Crotoy (SMC). 9, rue Jules Verne, 80 550 Le Crotoy. Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Tél. : 03 22 27 85 75, ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

36 euros en souscription jusqu’au 15 décembre, 40 euros ensuite.

"Bravo Zulu": les officiers de marine de réserve ont décerné leurs prix littéraires

Mardi, 21 Novembre 2017 07:40
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
13.11.2017

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"Bravo Zulu", c'est désormais le nom du prix littéraire de l'Association Centrale des Officiers de Marine de Réserve. "Bravo Zulu" est le signal utilisé dans la Marine pour signifier la grande satisfaction du commandement à l’issue d’un exercice particulièrement réussi. Il s’envoie à l’aide de deux pavillons internationaux correspondant aux lettres B et Z.

Le jury du comité de lecture de l'ACORAM vient de décerner son prix littéraire 2017, dans les catégories : "Livre", "Beau livre" et "Bande dessinée".

Dans la catégorie "Livre", l'ouvrage S'ils sont tes frères d'Anne Tallec a été primé (il est paru aux éditions Cent mille milliards). Une mention spéciale a été attribuée à Soudain le large de Julien Decoin (Seuil)

Dans la catégorie "Beau livre", c'est L'Histoire universelle de la navigation (éditions Monza) qui a été retenue. Une mention spéciale a été attribuée à Christophe Colomb. Vu par un marin, de Jean-Baptiste Charcot (éditions Paulsen).

Dans la catégorie "bande dessinée", c'est la BD Lao Wai (tome 1) de Alcante-Bollée-Besse (éditions Glénat) qui a été primée.

Ces prix seront remis le 2 décembre prochain, à l'Ecole Militaire.

GIGN: deux ouvrages sur l'histoire de la fameuse unité de la Gendarmerie

Mardi, 21 Novembre 2017 09:52
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
15.11.2017

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Le journaliste Jean-Marc Tanguy vient de publier chez Histoire & Collections un livre consacré aux opérations du GIGN et de l'EPIGN de 1976 à 2017. L'auteur a rencontré de nombreux anciens des deux unités fondues en une unique entité en 2007. La première partie présente rapidement les deux unités, leurs missions et leurs moyens. La seconde partie dresse la liste des pays d'intervention; la troisième partie rassemble des témoignages de gendarmes.

Missions extrêmes. Le GIGN et l'EPIGN en opération. 1976-2017, 168 pages, 19€.

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L'ancien officier de gendarmerie Christian Prouteau et l'ancien militaire Jean-Luc Riva (déjà auteur d'un livre consacré à la prise d'otages de Djibouti en 1976: Les enfants de Loyada) viennent pour leur part de publier chez Nimrod un "GIGN: nous étions les premiers. La véritable histoire du GIGN racontée par ses premiers membres". On lira donc avec intérêt l'histoire de dix-huit hommes au caractère bien trempé, menés par un chef atypique, qui ont accepté de livrer leur témoignage sur les premières années déterminantes dans l'identité du GIGN.

GIGN: nous étions les premiers. La véritable histoire du GIGN racontée par ses premiers membres, 384 pages, 21 €.

A l'ATAC! La seconde vie des Mirage F1 de Châteaudun

Dimanche, 19 Novembre 2017 19:11
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/
13.11.2017

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J'ai déjà consacré quelques lignes à la vente des Mirage F1 de l'armée de l'air à la société américaine ATAC (lire ici). L'opération suit son cours et de façon plus que satisfaisante puisque les premiers F1 ont quitté la France pour la Belgique où la société Sabca va les remettre en état de vol avant leur transfert vers les USA.

La partie initiale de cette opération logistique complexe, qui aboutira avec les premiers vol de F1 dans le ciel américain au printemps prochain, se déroule actuellement sur l'ex base de Châteaudun devenue, en 2014, un Elément Air Rattaché à la base d'Orléans.

Visite et explication en images (photos Ph. CH).

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Derrière toutes ces opérations, tant commerciales que logistiques, un homme: Pierre Duval, de la société Demeteris. Cet ancien de Bull (et pas de l'armée de l'air) représente et conseille ATAC et sa maison-mère Textron Airborne Solutions. Pierre Duval a été l'initiateur et l'artisan de cette cession exceptionnelle de 32 F1 de catégorie RDS1 (pour faire court: avions retirés du service, en bon état et cessibles) et 31 RDS2 (qui peuvent être cannibalisés), ainsi que de 72 réservoirs externes:

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La vente des F1 français devait initialement avoir lieu au profit de l'Argentine (pour 12 avions) puis au profit de la société US Draken, l'un des concurrents d'ATAC sur le marché des CAS (Contracted Air Services). Mais en avril dernier, Pierre Duval a présenté au ministère de la Défense la proposition d'ATAC/Textron qui a été retenue. Et Pierre Duval de se féliciter de l'"extrême réactivité" de la Simad et du cabinet du ministre.

Draken, qui détient jusqu'en septembre 2018 le contrat AAS1 (Adversary Air Support) de Nellis AFB (valeur 82 millions de $) et qui cherche toujours à grossir son parc, s'est rabattu sur les F1 espagnols dont 22 exemplaires sont en cours de vente (lire mon post ici). Leur état de conservation serait moins satisfaisant que celui des appareils français.

A Châteaudun, a donc lieu actuellement le transfert des F1 de l'armée de l'air à la Sofema qui les prépare pour leur acheminement vers la Belgique.

Phase 1: la démilitarisation. Le GERSA de Châteaudun procède au démontage des canons de 30mm, des radios cryptées etc. Toute la documentation opérationnelle de chaque avion est remise au SHD.

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Phase 2: l'armée de l'air se charge du transfert physique des avions à la Sofema qui va dès lors pouvoir commencer le démontage partiel et le conditionnement des F1 avant leur envoi vers Charleroi où Sabca procédera à la révision des RDS1 et à la reconstruction de 8 à 10 appareils de catégorie RDS2:

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Phase 3: le démontage est confié à une équipe de la Sofema; la douzaine de spécialistes civils est pilotée par Franck Larue. Objectif: en terminer avec les avions pour le mois de décembre de façon à libérer le hangar mis à disposition par l'AA. Il restera ensuite à gérer les stocks de pièces détachées, les moteurs et les bidons externes.

Les moteurs sont d'abord sortis des cellules après une vidange des avions.

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Puis voilure, dérive et empennage sont démontés et préparés pour leur transfert routier. Les sièges éjectables sont ensuite retirés du cockpit.

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Phase 4: le démontage terminé, le fuselage est en partie emballé et l'avion est remis sur le parking avant son transfert par voie routière. Le convoyage s'effectue à raison de deux voyages par semaine avec, à chaque voyage, deux avions.

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Et ensuite? Les spécialistes de Sabca vont se charger de l'opération de rénovation/reconstruction. L'objectif, c'est qu'ATAC puisse mettre en ligne plus de quarante avions.

Une fois prêts, les F1 seront acheminés, probablement par voie maritime, aux USA. Ils rejoindront alors l'aéroport d'Alliance, près de Fort Worth au Texas (c'est un aéroport civil mais une partie de son activité est de nature militaire). Dix F1 devraient être opérationnels en septembre 2018 mais ils auront volé dès le mois de mai puisqu'il va falloir former les pilotes américains.

La formation des pilotes (et des maintenanciers) a été confiée à la société sud-africaine Paramount Group qui va s'en charger en RSA et aux USA. Paramount qui a racheté AeroSud (lire ici) et dispose d'un petit stock de Mirage sud-africains, connaît bien le F1 mais le savoir de quelques anciens de l'AA sera peut-être nécessaire pour que les pilotes d'ATAC puissent jouer les "top gun" avec leurs F1.

Les ex-Mirage F1 français connaîtront alors de nouvelles aventures. Sous un autre camouflage qui fera disparaître certains "marquages" historiques comme ceux de ce F1 intercepteur d'avions russes lors de son déploiement au-dessus de la Baltique à l'été 2013. Il s'agit d'un Mirage F1CR qui appartenait à l'ER 2/33 "Savoie"; il portait le code 118-NQ et le numéro 658. Ces cinq étoiles rouges témoignent de cinq interceptions réussies.

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Sentinelles - Ils veillent sur Paris

Jeudi, 16 Novembre 2017 14:43

Paris, le 16 novembre 2017

Madame, Monsieur,


Ces soldats de l'opération Sentinelle, vous les connaissez, ce sont ceux qui, chaque jour, patrouillent dans nos rues. Et pourtant, savez-vous qui ils sont ? En quoi consiste leur mission ? Quel est leur quotidien ?

La photographe Sandra Chenu Godefroy a suivi ces femmes et ces hommes pendant plus d'un an. Elle a parcouru avec eux des dizaines de kilomètres chaque jour, assisté à leurs entraînements, partagé leur quotidien, et pris plus de 13 000 photos, constituant ainsi un témoignage unique sur l'opération Sentinelle, cette mission qui a tant marqué l'actualité.

Si je vous écris aujourd'hui, c'est parce que nous avons été séduits par la beauté de ses clichés et que nous avons décidé avec elle d'en faire un beau livre. Je suis donc ravi de vous présenter Sentinelles - Ils veillent sur Paris, un projet exceptionnel, le premier du genre !

Si vous souhaitez offrir ce beau livre à l'occasion des fêtes de fin d'année par exemple, sachez que nous proposons une possibilité d'achat préférentiel pour une commande en nombre. N
'hésitez pas à nous contacter pour établir une proposition tarifaire.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute demande d'information complémentaire.


Bien à vous,


Pierre de Taillac
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02.31.98.04.45

Sandra Chenu Godefroy
 
De Montmartre à la tour Eiffel, des Champs-Élysées au Louvre, devant les écoles ou les boutiques parisiennes, des soldats montent la garde. Ils veillent sur Paris et patrouillent jour et nuit pour assurer la sécurité de la capitale.
Depuis le lancement de l'opération Sentinelle, ce sont des dizaines de milliers de militaires anonymes qui se sont succédé pour protéger la ville et ses habitants. Sandra Chenu Godefroy les a suivis pendant plus d'un an pour donner un visage à ces soldats inconnus.
Ces superbes clichés montrent ceux que l'on ne photographie jamais, ces militaires anonymes qui sont présents partout et qui protègent Paris.
Prix : 39,90
Nombre de pages : 240
Format : 28 x 24 cm
Couverture : cartonnée
Illustrations : + de 450 photographies inédites
ISBN :
978-2-36445-105-6
L'auteur

Originaire de Grenoble, Sandra Chenu Godefroy a quitté les Alpes à l'âge de 18 ans pour étudier la photographie à Paris. Elle rejoindra ensuite la gendarmerie en qualité de photographe militaire, mais sort des rangs en 2009 et s'installe en tant que photographe indépendante en région parisienne, spécialisée dans les domaines du secours, de la sécurité et de la prise de vue en conditions extrêmes. Elle choisit le reportage d'action, non comme un simple métier, mais comme un art de vivre : un moyen de découvrir le monde, de rencontrer des hommes et des femmes, de partager leurs vies, et de raconter leurs histoires.
Sentinelles - Ils veillent sur Paris, c'est aussi une exposition !
Sentinelles - Ils veillent sur Paris, c'est aussi une exposition comprenant 22 panneaux de 3 x 2 mètres, présentée dans les douves de l'Hôtel national des Invalides, à Paris.
Elle y est accessible tous les jours et y restera jusqu'au 8 janvier 2018.

 

La Lettre d'Information 17/50 du CEACH.

Envoyer

La Lettre d'Information 17/50
du
Comité d'Entente des Associations patriotiques et de Combattants de l’Hérault.

A REDIFFUSER SANS MODÉRATION
Faites connaitre le site du CEACH dans vos associations.

Assemblée plénière 2017 du CEACH.

Mardi, 31 Octobre 2017 14:25

L’Assemblée plénière CEACH du second semestre 2017 aura lieu le jeudi 23 novembre 2017, de 9 heures 45 à midi au Restaurant POIVRE ROUGE, ZAC de La Peyrière – Allée Jean Monnet, 34430 SAINT-JEAN-DE-VEDAS à hauteur de la Sortie 32 de l’autoroute A 709
 

selon l’ordre du jour suivant :


1- Ouverture de l’assemblée par le président

2- Rapport d’activités par le secrétaire général

3- Rapport financier par le trésorier

4- Le site informatique du CEACH

5- Intervention du président

6- Questions diverses
 

A l’issue de cette réunion, ceux qui le désirent pourront prendre leur repas de midi dans le même établissement.

Le menu qui nous est proposé est le suivant :

- Apéritif accompagné des feuilletés maison avec olives à la provençale

- Entrée = croustillant de chèvre chaud

- Jarret d’agneau ou poisson

- Café gourmand accompagné de tarte au citron revisitée ou fraisier façon Poivre Rouge ou beignet au chocolat.

Le vin, rouge et rosé, qui arrosera ce repas sera du Faugères.



Le tout nous sera facturé pour 28,00 € par personne.

Vous voudrez bien nous retourner votre bulletin de participation au repas de midi,

accompagné d’un chèque de 28,00 € par convive, à l’ordre du CEACH

à l’attention du trésorier du CEACH : Jean-Marie GONZALEZ, 37, impasse Frédéric Bazille, 34400 LUNEL

en précisant le choix de vos plats.

Merci.

Fresnes : le héros de guerre enterré dans l’indifférence des militaires et des anciens combattants

Jeudi, 09 Novembre 2017 10:31
http://www.leparisien.fr/
Anne-Laure Abraham| 08 novembre 2017

Oscar Alferez, croix de guerre 39-45 est enterré ce jeudi. Aucune association d’anciens combattants ne lui rendra hommage.DR

Oscar Alferez est décédé vendredi dernier à 93 ans. Cet ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale souhaitait juste être enterré avec un drapeau, comme son père. Sa famille a dû en acheter un pour son enterrement ce jeudi.

Il a libéré la France à côté de milliers de jeunes gens comme lui et fêté ses vingt ans pendant le débarquement en Provence, en août 1944. Ce jeudi, Oscar Alferez sera inhumé à Fresnes sans les honneurs auxquels tout ancien combattant devrait avoir droit. Il y a un peu plus d’une semaine, quelques jours avant son décès vendredi, cet habitant du Clos la Garenne à Fresnes avait confié à son fils, José-Marie, et à sa belle-fille, Frédérique, son souhait d’être enterré comme son père, un ancien de Verdun, avec un drapeau bleu, blanc, rouge sur son cercueil. Les yeux dans le vague, il parlait de rejoindre Andrée, son épouse atteinte d’Alzheimer, décédée quelques mois auparavant.

Carte de combattant d’Oscar Alferez. (LP/A.-L. A.)

Alors vendredi, lorsque José-Marie et Frédérique ont appris la mort d’Oscar, âgé de 93 ans, ils ont voulu respecter sa dernière volonté. Samedi, Frédérique tape « anciens combattants » et « Fresnes » sur internet et tombe sur un représentant de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca). C’est la douche froide : « On lui a dit que personne ne pourrait venir, mais le pire c’est qu’on lui a dit non pour le drapeau. Il fallait voir avec les pompes funèbres », souffle José-Marie. « La personne que j’ai eue au téléphone m’a dit il n’a rien fait pour nous donc on ne fait rien pour lui et on m’a raccroché au nez ! », s’exclame Frédérique. Celle-ci évoque des cotisations non à jour. Un soufflet.

« C’est une injustice. On ne reconnaît pas que c’est un ancien combattant pour une histoire de cotisation ! », s’étrangle Frédérique. Oscar avait cotisé à une association jusque dans les années 80. Très en colère, le couple écrit à l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et à la mairie de Fresnes pour faire part de son mécontentement. La mairie a prêté un drapeau : « C’est gentil, mais il est tout petit. La taille n’est pas adaptée… Finalement, on a acheté un drapeau de 2,50 m sur internet », reprend José-Marie.

Saint-Michel-sur-Orge (Essonne), ce mardi. José-Marie Alferez et sa femme Frédérique ont dû acheter un drapeau tricolore sur internet pour rendre hommage à Oscar Alferez, le père de José-Marie, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, qui doit être inhumé ce jeudi.

Croix de guerre avec étoile de bronze

Contacté, le représentant de la Fnaca de Fresnes livre sa version : « Cette femme a été incorrecte avec moi. Je lui ai dit que son beau-père n’était pas adhérent chez nous et elle s’est mise à m’engueuler. Je ne lui ai pas reproché de ne pas avoir payé ! On ne peut pas venir avec notre drapeau car il est siglé des anciens combattants d’Afrique du nord. J’ai prévenu l’ACPG (Anciens Combattants Prisonniers de Guerre). Je ne pense pas qu’ils aient fait quelque chose. C’est dommage. Normalement, les pompes funèbres doivent fournir un drapeau quand on présente un livret militaire. » Sur celui d’Oscar Alferez, figure la Croix de guerre avec étoile de bronze, ainsi que cette mention « a participé avec beaucoup de dévouement au transport de fantassins lors de la prise de Belfort du 20 au 25 novembre 1944 (...) » Né à Rabat (Maroc), ce tailleur de profession s’était installé en région parisienne à la fin du protectorat.

Extrait du livret militaire d’Oscar Alferez. (LP/A.-L. A.)

Une cérémonie est prévue ce jeudi à 15 heures à l’église Saint-Eloi. L’association Koufra, qui reconstitue des scènes de vies des soldats de la Seconde Guerre mondiale, sera présente en tenue pour porter le cercueil. Tous ses petits-enfants seront présents.

Excédés par l'état des sépultures, d'anciens combattants vont bouder la cérémonie du 11 novembre

Jeudi, 09 Novembre 2017 10:47
https://francais.rt.com/
8 nov. 2017

Excédés par l'état des sépultures, d'anciens combattants vont bouder la cérémonie du 11 novembre

© Capture d'écran Youtube / GRPICARDIE3945

L'état déplorable des sépultures de la nécropole de Montdidier dans la Somme, où sont enterrés près de 7 500 combattants morts pour la France, a provoqué la colère d'associations qui ne se rendront pas à l'hommage du 11 novembre qui y est organisé.

Plusieurs associations ont décidé de bouder une partie des commémorations du 11 novembre à Montdidier, dans la Somme, pour protester contre l'état de délabrement et le manque d'entretien de la nécropole locale.

Des croix en béton délabrées, laissant apparaître leur structure métallique rouillée, des pierre tombales brisées, des plaques d'identité manquantes... Tel est l'état actuel de la nécropole de Montdidier, selon les constations faites par le Courrier Picard à quelques jours de l’hommage officiel aux combattants de la Grande guerre qui y sera rendu le 11 novembre. Des vidéos de la nécropole postées sur internet témoignent en effet de l'état de délabrement des sépultures.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=TCQv3e9s5ME

Interrogé par le Courrier Picard, Gérard Karolczak président de la section locale du Souvenir français a laissé éclaté son ras-le-bol face à une situation qu'il dit dénoncer en vain depuis 2008 et a déclaré qu'il ne participerait pas, comme d'autres associations, à l'hommage dans la nécropole, se contentant d'une cérémonie «au monument aux morts, au cimetière communal et en mairie».

«Il y a même des tombes musulmanes cassées […] Ces gens-là n’ont plus personne pour les défendre. Nos soldats sont morts deux fois. Une fois au champ d’honneur et une fois ici», a ainsi déclaré Gérard Karolczak, qui siège aussi à l’Office national des anciens combattants (ONAC), précisant qu'il a aujourd'hui «honte» de conduire des visiteurs à la recherche de la sépulture d'un proche tombé au combat tant l'état du cimetière est déplorable.

Construite dans les années 1920, cette nécropole nationale où reposent environ 7 500 hommes ayant pour la plupart combattu et étant tombés sous l'uniforme français semble manquer d'entretien depuis plusieurs années ce qui provoque la colère d'associations locales dédiées à la mémoire, mais aussi de la Croix-Rouge.

Aussitôt publiée, la nouvelle a provoqué des réactions d'indignation sur les réseaux sociaux, notamment celle de la président du Front national Marine Le Pen.

Selon les informations recueillies par le Courrier Picard, l’ONAC, l'opérateur de l’Etat pour le ministère des Armées, s’apprêterait à agir pour restaurer la grande nécropole dans des travaux qui prendront environ six mois pour une somme d'environ 900 000 euros. La rénovation devraient être achevée et le cimetière rénové pour les commémorations du centenaire de l'armistice, ce dont Gérard Karolczak semble douter : «Ils me trimbalent depuis 2008», a-t-il ainsi soupiré à l'encontre de l'Office.

Bordeaux: Il faisait mine d’aider des vétérans marocains et détournait leurs allocations

Mercredi, 08 Novembre 2017 17:29
http://www.20minutes.fr/
Publié le 08/11/17

JUSTICE Lundi, un commerçant Bordelais a été condamné à un an de prison pour avoir détourné plusieurs centaines de milliers d'euros d'allocations destinées à d'anciens combattants marocains...

Le tribunal de grande instance de Bordeaux.

Le tribunal de grande instance de Bordeaux. — E.Provenzano / 20 Minutes

Un commerçant bordelais a été condamné ce lundi par le tribunal correctionnel de Bordeaux à deux ans de prison, dont un avec sursis, pour le détournement partiel d'allocations versées à d'anciens combattants marocains, portant sur plusieurs centaines de milliers d'euros. Il a été reconnu coupable d'escroquerie et de blanchiment aggravé et devra verser à la partie civile, le Service de l'Allocation de Solidarité aux Personnes Agées (ASPA) représenté par la Caisse des dépôts et consignations, plus de 521.000 euros au titre du préjudice matériel, dont le prévenu a été reconnu partiellement responsable.

>> A lire aussi : Nice: La métropole va réserver des emplois publics aux enfants de harkis

A l'audience fin septembre, le tribunal avait entendu comment ce sexagénaire avait mis en place un stratagème, entre 2009 et 2013 au moins, par lequel il fournissait à des anciens combattants, jusqu'à une quarantaine d'entre eux, souvent démunis et illettrés, des attestations de logement fictives à son adresse, dans le centre historique de Bordeaux.

Pas-de-Calais : des éoliennes sèment la discorde entre la France et l'Australie

Jeudi, 09 Novembre 2017 11:00
http://www.lefigaro.fr/
Par Roland Gauron Publié le 08/11/2017

http://i.f1g.fr/media/figaro/680x382_crop/2017/11/08/XVMdc5261c8-c48f-11e7-b5ea-cfc166fd55ef.jpg

Environ 10.000 soldats australiens sont morts ou ont été blessés entre avril et mai 2017 lors des deux batailles de Bullecourt. Domaine public

Le ministre australien des Anciens Combattants, Dan Tehan, va demander des clarifications à la France au sujet d'un projet d'éoliennes sur un champ de bataille où des milliers d'Australiens ont péri en 1917.

Sur les terres du Pas-de-Calais, plusieurs milliers de soldats australiens sont tombés pour la France durant la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui, un champ d'éoliennes qui pourrait voir le jour courant 2020 sur un ancien champ de bataille est à l'origine d'une discorde entre Paris et Canberra. Mercredi, l'Australie a même annoncé qu'elle allait demander des clarifications à la France à ce sujet. «Je parlerai avec mon homologue français pour obtenir des clarifications», a assuré le ministre australien des Anciens Combattants, Dan Tehan. «Les Français, comme les Australiens, comprennent l'importance de cette terre et ont le plus grand respect pour le sacrifice fait par les Australiens sur leur sol.»

La veille, la chaîne australienne Sky News diffusait un reportage sur le futur champ de six éoliennes de 150 mètres de haut qui doit voir le jour entre les communes de Bullecourt et Riencourt-les-Cagnicourt, dans le Pas-de-Calais. Le projet, porté par la société Eolis-Les quatre chemins, filiale d'Engie Green, sera érigé à seulement 600 mètres d'un mémorial dédié aux victimes de la bataille. Certains descendants de soldats australiens s'en émeuvent d'autant plus que certaines dépouilles y gisent encore. Les activités agricoles actuellement menées sur le site ne les dérangent pas, explique Sky News. Mais l'installation d'éoliennes impliquerait de creuser la terre beaucoup plus profondément.

Quelque 10.000 Australiens tués ou blessés

Entre avril et mai 1917, dans ce secteur de deux kilomètres carrés, plusieurs divisions australiennes et une britannique avaient tenté de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Au soir d'une première offensive, le 11 avril, la 4e brigade australienne, engagée ce jour-là à Bullecourt, perdra pas moins de 2229 hommes sur les 3000 qu'elle comptait initialement. Le mois suivant, les Australiens repartent à l'assaut. Au cours de cette seconde bataille, 7000 soldats australiens supplémentaires seront tués ou blessés. Encore aujourd'hui, de nombreux Australiens font le voyage pour honorer la mémoire de leurs aïeuls. La ministre des Affaires étrangères australienne s'était en personne rendue sur place il y a trois ans. À ces 10.000 morts ou blessés, s'ajoutent également 7000 Britanniques et 10.000 Allemands.

» LIRE AUSSI - Les Australiens commémorent les combats de la Première guerre mondiale

Le projet d'éoliennes ne rencontre pas uniquement l'opposition des Australiens. Certains riverains voient d'un mauvais œil l'installation des six éoliennes. Le conseil municipal de Riencourt-les-Cagnicourt a voté le week-end dernier contre le projet. «On a eu beaucoup de retours liés au mémorial, rétorque dans La Voix du Nord Maxime Louage, chef de projet chez Engie green. On a donc décalé le projet vers le sud, de plusieurs centaines de mètres. Quand on entrera sur le site, on ne verra pas les éoliennes, contrairement à ce qui était prévu au départ.» Une enquête publique a été ouverte en début de semaine mais le fin mot de l'histoire reviendra au préfet du Pas-de-Calais.

Hommage aux soldats inconnus inhumés à Palavas

Jeudi, 09 Novembre 2017 11:11
http://www.midilibre.fr/
Publié le 08/11/2017

Hommage aux soldats inconnus inhumés à Palavas

Émotion à l'évocation de ces soldats inconnus.

Chaque année, l'après-midi du 2 novembre, Palavas-les-Flots rend hommage aux soldats tombés au champ d'honneur.

Jeudi, toujours fidèle à ce rendez, une importante délégation des anciens combattants de la section palavasienne de l'UNC s'est rendue, derrière ses porte-drapeaux, au cimetière de la ville. Le maire Christian Jeanjean, qu'accompagnaient plusieurs élus, et Roger Fostier, le président de la section des anciens combattants ont, dans leurs allocutions respectives, évoqué la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour la patrie et plus particulièrement celle des soldats inconnus qui sont inhumés dans le carré militaire. Tous les deux ont insisté sur la grande fragilité de la paix et sur les efforts nécessaires à sa préservation.

Cette cérémonie, émouvante dans sa simplicité, a été marquée par un dépôt de gerbes et une vibrante Marseillaise.

A la rencontre des Pupilles de la Nation : 100 ans d'un statut unique

Jeudi, 09 Novembre 2017 11:17
http://www.parismatch.com/
Publié le 09/11/2017 Mariana Grépinet

SC BW17 09 16PUPILLES024
Julien et Caroline Altounian, 24 et 22 ans, devant le château de Vincennes. En février 2009 ils étaient présent à l’attentat du Caire.

Orphelins ou victimes d’un attentat, l’Etat avait un devoir envers eux, il les a adoptés. Pour les 100 ans de ce statut sans équivalent au monde, Match est allé à leur rencontre.

Serrées sur le canapé de la maison familiale, en bordure du lac d’Annecy, les trois sœurs Verdoulet feuillettent l’album à la couverture rosée. Les pages de papier ont jauni. Il y a peu de photos de famille. Le temps a manqué pour en prendre. Leur père, Christian, policier, est mort en 1993 dans un braquage à main armée. Il avait 42 ans, les jumelles, Laure et Lise, 3 ans, Magali, 7. Elles ont perdu un parent. Mais en devenant pupilles de la nation, elles en ont trouvé un autre : l’Etat. Ce dernier s’est substitué à leur père pour les prendre en charge, de manière symbolique et matérielle. Mais il ne comble pas le manque affectif. « Plus je vieillis et plus je ressens son absence », glisse Lise, les larmes aux yeux. Adepte de la course à pied, elle s’adresse à son père avant chaque compétition : « Allez, donne-moi des ailes… »

Lire aussi : "Morts pour la France" ou "au service de la nation"

Yohanna Brette, elle, a perdu sa mère, hôtesse de l’air, dans l’attentat du DC-10 d’UTA, en 1989, commandité par le pouvoir libyen du colonel Kadhafi, et qui a coûté la vie à 170 personnes. Quand on lui demande son âge, elle le calcule en prenant comme référence la date de l’attentat. Malgré le temps, la plaie reste vive. Parce que son père souffrait de troubles mentaux, elle a écumé une dizaine de familles d’accueil et de foyers avant d’être adoptée, à 14 ans, par des amis de sa mère. Pendant cette adolescence conflictuelle et agitée, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), dont dépendent les pupilles, a été son « filet de sécurité ». Elle sait aujourd’hui que, quoi qu’il arrive, il y aura toujours quelqu’un pour elle.

Pour devenir pupille de la nation, il faut le demander et déposer un dossier auprès du tribunal de grande instance. Peut prétendre à ce statut un jeune de moins de 21 ans dont l’un des parents (ou les deux) a été blessé ou tué au combat ou dans l’exercice de ses fonctions (pour un militaire, policier, magistrat, etc.). Depuis 1990, les victimes (toujours âgées de moins de 21 ans) ou enfants de victimes de terrorisme ont été intégrés. Devenir pupille, c’est être adopté par la nation, au sens littéral. Certains parents hésitent. Le mot « adoption » et sa mention sur l’acte de naissance font peur. « Mais ce statut ne retire rien au parent existant, qui conserve tous ses droits. Il s’agit simplement d’un soutien moral et financier », explique Emmanuelle Double, chef du bureau solidarité à l’ONACVG.

John Leader et l’un de ses fils, Oscar, 12 ans, étaient au Bataclan le 13 novembre 2015. L’adolescent n’avait jamais vu de morts, il s’est retrouvé allongé à côté d’un cadavre. Par miracle, père et fils s’en sortent indemnes. Au moins physiquement.

John découvrira l’existence du statut de pupille quelques mois plus tard, grâce à un courrier envoyé par l’Office à toutes les victimes des attentats. « Ça fait du bien de savoir que l’Etat, parfois impersonnel, peut se rendre disponible vis-à-vis des enfants qui se retrouvent dans cette situation », constate ce Franco-Australien. Pour leur expliquer où tout a commencé, il a emmené ses deux fils dans les cimetières de la Somme. Au milieu des tombes, il leur a parlé de la Grande Guerre et des 986 000 orphelins de ce conflit. C’est pour eux que le statut de pupille a été créé en 1917. Il est unique au monde. S’il a assez peu évolué, il s’est adapté aux époques. Il prévoit aujourd’hui la gratuité des frais d’inscription à l’université ou l’exonération des frais de succession, des étrennes de fin d’année (de 200 à 800 euros en fonction de l’âge), et puis des subventions attribuées lorsque la situation l’exige, en fonction des ressources familiales.

La mère de Thibault Bagoe-Fresino a été grièvement blessée dans l’attentat du RER B en 1995. Il a grandi seul avec elle en Martinique. Avec une obsession : voler. Son statut de pupille lui a donné des ailes. Il lui a permis de financer ses études de pilote. L’Office a pris aussi en charge son loyer à Montpellier, ainsi que l’achat du matériel : casque, nécessaire de navigation et manuels scolaires. Laure Verdoulet, elle, a pu aller aux Etats-Unis pour améliorer son anglais. Elle a obtenu, avec sa jumelle, une aide pour une opération des yeux au laser. En moyenne, 3 000 euros sont versés par an à chaque pupille. Mais le dispositif ne se résume ni à un montant ni à un chèque. Comme un vrai parent, la nation sait aussi être présente à des moments symboliques, à travers des attentions. Quand Lise quitte le domicile familial pour s’installer dans son appartement, elle lui offre un lave-linge.

Emmanuel Macron serre un pupille de la nation contre lui
Emmanuel Macron serre un pupille de la nation contre lui, à l’occasion du défilé du 14 Juillet, place de la Concorde. © Denis Allard/Pool/Bestimage

Pour les pupilles, l’Etat a un nom et un visage, celui de l’assistante sociale qui les suit. Celle de Thibault lui donne un coup de main pour remplir ses papiers : Caf, assurance-maladie, Pôle Emploi. Elle le soutient, l’encourage. « On a toujours besoin de l’ONACVG comme on a toujours besoin d’une famille », conclut Thibault. L’accompagnement dure tout au long de la vie. « En général, les pupilles disparaissent de nos radars lors de leur entrée dans la vie active. On les retrouve quand ils ont un accident de parcours puis, le plus souvent, après 70 ans », explique Emmanuelle Double dans son bureau de l’hôtel des Invalides. Chantal Banlier se décrit comme « une vieille pupille de la nation ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, son père s’est pris un éclat d’obus. « Il est entré par une joue et est sorti par un œil ; papa est devenu gueule cassée, raconte-t-elle. Il me disait toujours : “N’oublie pas, grâce à ce statut, tu es protégée.”» Chantal a 72 ans. Elle n’avait jamais sollicité l’Office. Jusqu’à ce que sa pension de comédienne se révèle insuffisante pour payer son loyer. C’était il y a trois ans. « Je suis allée voir l’assistante sociale – je ne la remercierai jamais assez – et j’ai obtenu deux allocations logement », détaille la retraitée.

« Ça fait un peu bizarre d’être rattaché aux anciens combattants, à des gens qui ont perdu un bras, une jambe », confie Julien Altounian, 24 ans

En 2016, l’ONACVG, dont le budget est limité, a versé 1,1 million d’euros à quelque 2 000 pupilles majeurs et 1,4 million d’euros à 500 jeunes. Jusqu’à présent, on comptait chaque année entre 20 et 50 nouveaux arrivants. Les attentats ont tout changé. En 2016, 189 enfants ont été adoptés par la nation. Parmi eux, 137 à cause du terrorisme. Cette année, 138 jeunes ont déjà été reconnus pupilles de la nation. La moitié d’entre eux ont moins de 10 ans. A Nice, l’assistante sociale Nathalie Farneti, référente locale de l’ONACVG, s’est retrouvée face à des familles anéanties. Comme cette fratrie de cinq enfants, dont les deux parents ont été fauchés par le camion assassin. L’aînée, 30 ans, est devenue la tutrice des plus jeunes, adoptés par l’Etat.

Jusqu’au 14 juillet 2016, Nathalie Farneti, 43 ans, était en charge des cinq pupilles de son département. Depuis, elle en gère 58. Pour certains, elle est devenue une amie, une confidente, une seconde mère parfois. Elle est celle que l’on appelle pour constituer chaque dossier de demande de subvention, régler des questions administratives, boucler les fins de mois, préparer les vacances des enfants. Elle est celle qu’on contacte quand plus rien ne va. Celle qui écoute, surtout les angoisses, les cauchemars, les récits d’horreur qui tournent en boucle. Pour mesurer son engagement, il faut entendre son émotion quand elle évoque le plus jeune d’entre eux, « ce babinou né quelques mois après l’attentat, dont le papa a été grièvement blessé et qui ne connaîtra ni son grand-père paternel ni son oncle, tous deux décédés en juillet ». Elle a dédié sa vie à ces enfants.

« Ça fait un peu bizarre d’être rattaché aux anciens combattants, à des gens qui ont perdu un bras, une jambe », confie Julien Altounian, 24 ans. En février 2009, il était en vacances au Caire avec sa sœur Caroline. Ils se promenaient dans un souk quand une bombe a explosé. Une de leurs amies est morte. Julien et Caroline se sont d’abord sentis illégitimes pour prétendre au statut de pupille, avant de comprendre qu’ils avaient été visés à cause de leur nationalité et que, à ce titre, la nation leur devait cette protection supplémentaire. Les années qui suivent l’attentat sont difficiles. Julien se mure dans le silence, se replie sur lui-même. Jusqu’au projet Papillon : un séjour d’une semaine, organisé par l’AFVT (Association française des victimes du terrorisme) pour réunir des jeunes victimes d’attentat. La parole de Julien se libère.

Des heures les plus sombres de l’Histoire, est né un statut qui donne de l’espoir quant au rôle et à la place de l’Etat

Cette rencontre avec d’autres pupilles a été une étape dans sa reconstruction. « Un vrai lien nous unit, assure Yohanna. Quand on se parle, on se comprend. On est là les uns pour les autres. Entre nous, il n’y a aucun tabou. Pour les autres, ça peut paraître violent. » Pendant des années, la jeune fille a caché son histoire, racontant que sa mère était morte dans un accident d’avion. A l’époque, on ne parle pas de terrorisme. Elle mettra vingt ans à dire la vérité et à témoigner. Les attentats du 13 novembre 2015 ont réveillé ses angoisses. Mais pas seulement. Quelques jours après, elle a proposé son aide à l’AFVT et intégré l’association. Le moyen de rendre ce qui lui a été donné pendant des années.

Des heures les plus sombres de l’Histoire, est né un statut qui fait honneur à la France et donne de l’espoir quant au rôle et à la place de l’Etat. « Je suis très attaché à la nation et très fier ; la nation est une véritable mère pour moi, et une bonne mère », dit Thibault. Yohanna témoigne de la même fierté : « J’ai un vrai côté patriotique. » Yohanna, Thibault, Julien et Caroline, les sœurs Verdoulet, tous ont fait de leur drame une force. « Je trouve ça beau que l’Etat sache reconnaître ses enfants, confie Julien. Ça pousse à se réaliser, à être exemplaire. » Le rêve de tout parent.

L’ONACVG lance une campagne nationale d’appel aux dons via l’œuvre du Bleuet de France : bleuetdefrance.fr

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« Servir », Pierre de Villiers prend la parole pour la première fois depuis sa démission et s'explique

Mercredi, 08 Novembre 2017 17:34
https://francais.rt.com/
8 nov. 2017, 12:26

«Servir», Pierre de Villiers prend la parole pour la première fois depuis sa démission et s'explique

L'ancien chef d'état-major des armées à l'Elysée en mars 2016 © Charles Platiau Source: Reuters

Dans un livre paru le 8 novembre, l’ancien chef d'état-major des armées rend hommage aux militaires et revient sur le conflit qui l’a opposé à Emmanuel Macron en comparant ce dernier aux trois autres chefs d'Etat qu'il a servis dans sa fonction.

«Quel gâchis d’en être arrivés là, alors que nous aurions pu faire autrement !», c'est en des termes relativement mesurés et en accord avec sa carrière que Pierre de Villiers a choisi de donner sa version du différend qui l'a opposé à l'actuel locataire de l'Elysée.

Pour mémoire, après des semaines ombrageuses et un recadrage sévère de la part du président, le chef d'état-major des armées a claqué la porte le 19 juillet. Sa démission, fait sans précédent sous la Ve République, avait pour origine des économies de 850 millions d'euros réclamées cette année aux armées, dans un contexte de restrictions budgétaires générales, ce que le militaire n'a pas accepté.

Pas un pamphlet, mais une mise au point

Dans son ouvrage intitulé Servir et publié le 8 novembre par les éditions Fayard, Pierre de Villiers rend hommage aux hommes et aux femmes qui servent sous les couleurs du drapeau français et rappelle qu'il a lui-même œuvré à l'état-major des armées auprès de quatre présidents différents :

«Le chef militaire vit au contact constant du pouvoir politique. Pour ma part, j’ai connu en conseil restreint pas moins de quatre présidents de la République : Jacques Chirac, méthodique, chaleureux et passionné par l’armée ; Nicolas Sarkozy, exigeant, tranchant et charismatique ; François Hollande, à l’écoute, calme et plein d’humour ; et, enfin, Emmanuel Macron, avec lequel mes relations ont été empreintes de franchise, de confiance et de cordialité.»

Même «l'obéissance» de la «Grande muette» a ses limites

«Cordialité», le terme peut paraître fort au regard du scandale provoqué par sa démission en juillet, mais le général précise : «La vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef», et il ajoute : «La vraie liberté est d'être capable de le faire, quels que soient les risques et les conséquences [...] La vraie obéissance se moque de l'obéissance aveugle. C'est l'obéissance d'amitié.»

L'ancien chef d'état-major reste pourtant en partie fidèle à l'attitude silencieuse prônée au sein de l'armée, la «Grande muette» comme on l'appelle parfois : il ne dira pas tout. Il a par exemple choisi de ne pas dévoiler la teneur de son dernier entretien avec le président Macron, au moment où il lui a remis sa démission : «Vous me permettez de garder pour moi» cet échange, s'excuse-t-il.

En revanche, sur la brouille budgétaire qui a précipité le départ de ce militaire visiblement apprécié des trois présidents qui ont précédé Emmanuel Macron, l'ouvrage se fait plus incisif et rappelle les problèmes récurrents entre l'armée et le pouvoir : «Nous ne pouvons plus traiter des problèmes de défense avec une approche comptable comme nous l'avons connue dans les années 2000. [...] Nous n'en sommes plus aux interventions ponctuelles dans l'espace et dans le temps. La phase militaire de la majorité des engagements extérieurs dure en moyenne une quinzaine d’années.»

Lire aussi : Prise en étau entre les terroristes et les coupes budgétaires, l'armée française est en souffrance

Le 14 juillet, «critiqué publiquement», Pierre de Villiers prend sa décision

Par ailleurs, il semblerait que Pierre de Villiers n'ait pas non plus digéré la journée du 14 juillet 2017 : «Critiqué publiquement et explicitement, devant les représentations étrangères, dont mon homologue américain présent à mes côtés pour notre fête nationale, devant les familles des soldats morts au combat au cours de l’année, devant les blessés des armées et l’ensemble des représentants de la communauté de défense, il me semblait impossible de poursuivre ma mission.»

Cinq jours plus tard, le général renonçait à son poste et était bientôt remplacé par le général François Lecointre. Loyal et toujours aussi élégant, le chef d'état-major sortant n'a d'ailleurs que des mots élogieux à son égard et qualifie cette nomination d'«excellent choix.»

De Villiers répond à Macron : les raisons de la rupture

Mercredi, 08 Novembre 2017 17:44
http://www.rtl.fr/actu/
Cécile De SèzeJ publié le 07/11/2017

ÉCLAIRAGE - L'ancien chef d'état-major des Armées a présenté sa démission le 19 juillet dernier après une crise sans précédent avec le président de la République. Pierre de Villiers publie "Servir", dans lequel il expose sa vision des choses.

Emmanuel Macron descend les Champs-Élysées en voiture militaire vendredi 14 juillet au côté du chef d'état-major Pierre de Villiers

Emmanuel Macron descend les Champs-Élysées en voiture militaire vendredi 14 juillet au côté du chef d'état-major Pierre de Villiers Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Tout est parti d'une question de budget. En juillet dernier, le chef d'état-major des Armées, pour la première fois depuis 1958, présente sa démission au président de la République. Le 19 juillet, Emmanuel Macron accepte le départ de Pierre de Villiers après un épisode critique qui aura duré moins d'une semaine. Cette démission est le résultat d'une crise de confiance profonde entre le président et son chef des armées.

Celui qui a gravi les échelons militaires toute sa carrière publie, le 8 novembre, Servir. Il y expose sa vision des choses, et surtout il veut "expliquer aux Français" sa démission qu'il qualifie de "devoir personnel" et "collectif". Pierre de Villiers y expose également, d'après lui, "la vérité sur l'état de nos forces armées et sur les menaces".

À lire aussi Pierre de Villiers à l'Élysée, lors de la passation de pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron, le 14 mai 2017 défense Qui est Pierre de Villiers, l'ancien chef d'état-major des armées ?

Deux principales raisons ressortent de cette crise : pas assez de moyens octroyés pour les besoins demandé aux armées ; le lien de confiance s'est "dégradé" après les propos tenus le 13 juillet par le président de la République. Il est parti, selon lui, avec "aucune amertume, aucune rancœur" et "le sentiment du devoir accompli".

Crise de confiance au sommet

Le 11 juillet, Gérald Darmanin annonce, sur RTL, une coupe budgétaire de 850 millions d'euros demandée à tous les ministères, y compris celui tenu par Florence Parly. Une nouvelle que Pierre de Villiers a eu du mal à avaler.

Il faut dire que les promesses de campagne du candidat En Marche ! ne correspondent pas à cet effort demandé. Pierre de Villiers s'en est plaint, et a jugé que l'armée "avait "déjà tout donné", lui qui milite pour un budget à 2% du PIB en 2025. Il croyait à cet engagement, alors la déception est mal passée.

"Je ne vais pas me faire baiser comme ça !" avait-t-il lancé le 13 juillet dernier avant de se faire recadrer par le locataire de l'Élysée, devant les militaires, dans la cour de l'Hôtel de Brienne : "Je suis votre chef". "Je considère qu'il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique", avait ajouté Emmanuel Macron dans une allusion directe au général. Un affront insupportable devant ses troupes pour celui qui devait représenter l'autorité.

"Recadrer le chef d’état-major devant un parterre de généraux et de subordonnés, c’est l’horreur absolue, on ne doit jamais remettre en cause un chef militaire comme cela", a raconté un prédécesseur de l'intéressé, Henri Bentégeat, au Monde. D'autant que Pierre de Villiers avait été reconduit pour un an à son poste par le président de la République le 30 juin, à la condition de tenir la promesse des 2%.

Escalade des tensions entre de Villiers et Macron

Alors quand la crise a éclaté entre Pierre de Villiers et Emmanuel Macron, si le gouvernement a tenté de sauver la façade et que le chef d'état-major a accepté de descendre l'avenue des Champs-Élysées au côté du chef de l'État pour le 14 juillet, l'eau était déjà dans le gaz. Le lendemain, sur Facebook, le rebelle postait un message de mise en garde adressé à son corps de métier : "Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité."

Au Journal du Dimanche, le président expliquait : "Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change." Le 17 juillet, vers 15 heures, la décision est prise. Une heure avant, le chef d'état-major a présenté une première lettre de démission au chef de l'État, qui est refusée. Trois jours plus tard, elle est acceptée et le remplaçant de Pierre de Villiers est annoncé à la sortie du conseil des ministres, mercredi 19 juillet : c'est François Lecointre.

Ces coupes budgétaires ont été particulièrement mal reçues à l'heure où la France est engagée militairement à l'extérieur au Sahel et au Levant, et que l'opération sentinelle est en cours sur le territoire depuis plus de deux ans, sans interruption. Emmanuel Macron avait toutefois assuré que, malgré ces efforts demandés, les crédits budgétaires alloués aux armées seront portés à 34,2 milliards d'euros en 2018.

Le général de Villiers explique et défend sa démission dans un livre

Mercredi, 08 Novembre 2017 18:01
http://www.bfmtv.com/
07/11/2017

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Emmanuel Macron et le général Pierre de Villiers, le 14 juillet. - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / POOL / AFP

Jusqu'au 19 juillet, le général Pierre de Villiers était le chef d'état-major des armées. A cette date, il a présenté sa démission au président de la République sur fond de querelle budgétaire. Dans un livre, publié ce mercredi, le haut gradé sort de son silence et s'explique.

Servir sort ce mercredi dans les librairies et crée l'événement, signé par le général Pierre de Villiers. C'est la première fois que l'ex-chef d'état-major des armées revient sur sa démission remise au cœur de l'été dernier, le 19 juillet, à Emmanuel Macron. Ce mardi, Le Monde a publié sur son site internet les bonnes feuilles de l'ouvrage de ce militaire de haut rang qui a retrouvé la Vendée, fief de sa famille, depuis son retrait.

De Chirac à Macron

Evitant visiblement les controverses, l'officier de 61 ans dresse dans son livre le panorama des chefs de l'Etat qu'il a connus de près:

"Le chef militaire vit au contact constant du pouvoir politique. Pour ma part, j’ai connu en conseil restreint pas moins de quatre présidents de la République: Jacques Chirac, méthodique, chaleureux et passionné par l’armée ; Nicolas Sarkozy, exigeant, tranchant et charismatique ; François Hollande, à l’écoute, calme et plein d’humour ; et, enfin, Emmanuel Macron, avec lequel mes relations ont été empreintes de franchise, de confiance et de cordialité."

Abordant leurs premiers entretiens, il dépeint à nouveau un tableau flatteur de leurs échanges. "Nos relations personnelles ont toujours été confiantes: alors secrétaire général adjoint à l’Elysée, il m’avait aidé, lorsque, au printemps 2014, à peine nommé chef d’état-major des armées, j’avais déjà eu à mener une difficile bataille budgétaire", dit-il.

C'est pourtant à ce président de la République avec lequel il entretenait des relations apparemment si sereines qu'il a présenté sa démission. Le général revient en longueur sur cette journée du 19 juillet: "Aucun chef d’état-major des armées n’a jamais démissionné sous la Ve République. Et pourtant, je vais présenter ma démission. (...) L’entretien dure cinquante minutes et sa tonalité est apaisée. Quel gâchis d’en être arrivés là, alors que nous aurions pu faire autrement!"

Dans Servir, le général Pierre de Villiers campe toutefois sur les positions qui ont entraîné son départ. Et la raison est évidemment budgétaire en premier lieu: "Nous ne pouvons plus traiter des problèmes de défense avec une approche comptable comme nous l’avons connue dans les années 2000. (...) Nous n’en sommes plus aux interventions ponctuelles dans l’espace et dans le temps. La phase militaire de la majorité des engagements extérieurs dure en moyenne une quinzaine d’années."

Une affaire personnelle

C'est aussi devenu une affaire personnelle:

"Critiqué publiquement et explicitement, devant les représentations étrangères, dont mon homologue américain présent à mes côtés pour notre fête nationale, devant les familles des soldats morts au combat au cours de l’année, devant les blessés des armées et l’ensemble des représentants de la communauté de défense, il me semblait impossible de poursuivre ma mission."

Dont acte. Par ailleurs, s'agissant de son remplaçant, le général François Lecointre, Pierre de Villiers dit y voir "un excellent choix".

Robin Verner

Le général de Villiers raconte sa démission : "Quel gâchis d’en être arrivé là"

Jeudi, 09 Novembre 2017 09:56
http://www.sudouest.fr/
Publié le 07/11/2017

Le général de Villiers raconte sa démission :

Emmanuel Macron et Pierre de Villiers, le juillet dernier. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / afp

Le 19 juillet, le chef d’état-major des armées avait quitté son poste en raison d’un désaccord avec Emmanuel Macron. Il se confie dans un livre.

Mi-juillet, l’affaire avait fait grand bruit. Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, avait démissionné de son poste après avoir été recadré par le président Emmanuel Macron à propos du budget des armées.

Le général s’était ému d’une baisse annoncé. Emmanuel Macron l’avait sèchement repris. "Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change", avait déclaré le président.

"Un devoir personnel"

Ce mardi, Le Monde publie des extraits de "Servir", le livre rédigé par l’ex-militaire. Le jour même de sa démission, il relate son état d’esprit à quelques instants de sa rencontre avec le président : "Pour ce rendez-vous au palais de l’Elysée, je n’ai pas pris de dossiers. Rien qu’une feuille de papier. Aucun chef d’état-major des armées n’a jamais démissionné sous la Ve République. Et pourtant, je vais présenter ma démission."

Sud Ouest

Crédit photo : ETIENNE LAURENT / afp

L’entretien dure "cinquante minutes" et "sa tonalité est apaisée", assure-t-il. Mais il ajoute : "Quel gâchis d’en être arrivés là, alors que nous aurions pu faire autrement (…). Cette démission que rien n’annonçait quinze jours plus tôt était pour moi un devoir personnel ; elle comporte également un devoir collectif, celui d’en expliquer les raisons, afin de dire aux Français la vérité sur l’état de nos forces armées et sur les menaces auxquelles notre pays doit faire face."

Une armée "en surchauffe"

La vérité que veut mettre en avant le général de Villiers, c’est que "l’armée française se trouve aujourd’hui en véritable surchauffe" car elle doit "mener à bien tant de missions avec des moyens limités". Le militaire assure donc avoir pris ses responsabilités pour défendre les hommes sous ses ordres.

"Les militaires français n’ont pas de syndicat. Ils ne peuvent se constituer en contre-pouvoir. Seul le chef se trouve en position de faire remonter à sa hiérarchie les difficultés et les demandes légitimes. C’est ce que j’ai toujours fait avec le président de la République".

Le général de Villiers revient sur sa démission fracassante dans un livre

Jeudi, 09 Novembre 2017 12:02

http://lessor.org/
9 novembre 2017

Paris, le 30 aout 2016, le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers (à droite) lors de la cérémonie d'adieu aux armes du Directeur général de la Gendarmerie, le général Denis Favier (au centre) auquel succède le général Richard Lizurey (à gauche). (M. GUYOT/ESSOR)

Paris, le 30 aout 2016, le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers (à droite) lors de la cérémonie d'adieu aux armes du Directeur général de la Gendarmerie, le général Denis Favier (au centre) auquel succède le général Richard Lizurey (à gauche). (M. GUYOT/ESSOR)

L’ancien chef d’état-major des armées (Cema) Pierre de Villiers, qui a démissionné avec fracas le 19 juillet après avoir été recadré par Emmanuel Macron, défend et explique sa décision dans un livre intitulé “Servir” (Fayard).

Sa démission, fait sans précédent sous la Ve République, avait pour origine des économies de 850 millions d’euros réclamés aux armées, dans un contexte de restrictions budgétaires générales, que le gradé n’a pas accepté.

La vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef“, écrit le général de Villiers. “La vraie liberté est d’être capable de le faire, quels que soient les risques et les conséquences (…) La vraie obéissance se moque de l’obéissance aveugle. C’est l’obéissance d’amitié“, écrit-il dans son livre de 250 pages.

Pour autant, le général ne dévoile pas la teneur de son dernier entretien avec le président Macron. “Vous me permettez de garder pour moi” cet échange.

Assurant qu’avant la crise qui l’a conduit à quitter son poste, ses relations avec le président ont d’abord “été empreintes de franchise, de confiance et de cordialité“, il estime toutefois qu’après avoir été “critiqué publiquement et explicitement” par le chef de l’État lors d’un discours le 13 juillet, “le lien de confiance entre le chef des armées et son chef d’état-major était trop dégradé pour que je puisse continuer à mon poste“.

Connu pour son franc-parler, Pierre de Villiers avait déclaré, lors d’une audition à huis clos à l’Assemblée nationale sur ces questions budgétaires qu’il “n’allait pas se laisser baiser” et que le situation “n’était pas tenable“.

Détaillant dans son livre les restructurations imposées aux armées au cours des dernières années, le général écrit: “On a déjà donné. On a déjà tout donné“.

Le ministère de la Défense a été le plus important contributeur de la révision générale des politiques publiques (RGPP) instaurée en 2007 (…) En poste à Matignon entre 2008 et 2010, j’ai pu le vérifier, chiffres à l’appui (…) Lorsque les engagements opérationnels sont en hausse et le budget en baisse, j’appelle cela un grand écart“, estime-t-il.

Se plaçant dans la position du serviteur de l’État et de l’armée française qui choisit de dire ce qu’il a sur le cœur, au risque de devoir sacrifier sa carrière, il affirme que “la loyauté n’est pas l’esprit de cour ni l’assentiment permanent à ce qui peut être utile pour se faire bien voir. Le silence est parfois proche de la lâcheté“.

Concluant son livre sur la haie d’honneur et les applaudissements que les personnels du ministère de la Défense lui ont réservé le jour de son départ, Pierre de Villierslit dans les regards la déception, la colère parfois, l’incompréhension, mais aussi la fierté retrouvée d’un chef qui est allé au bout de ses convictions“.

Le général de Villiers a été remplacé par le général François Lecointre au poste de chef d’état-major des armées.

Défense : les députés LR ont des "doutes et inquiétudes" autour du budget

Jeudi, 09 Novembre 2017 11:29
http://www.rtl.fr/
Martin Planques et AFP publié le 08/11/2017

L'Assemblée nationale a adopté mardi 7 novembre le projet de budget de la Défense pour 2018, en augmentation de 1,8 milliard par rapport à 2017, conformément aux engagements du gouvernement. Pourtant à droite, es doutes subsistent.

Emmanuel Macron à la base aérienne d'Istres le 20 juillet en compagnie du chef d'état-major des Armées Francois Lecointre et de la ministre des Armées Florence Parly.

Emmanuel Macron à la base aérienne d'Istres le 20 juillet en compagnie du chef d'état-major des Armées Francois Lecointre et de la ministre des Armées Florence Parly. Crédit : Claude Paris/AP/SIPA

Voté en première lecture mardi 7 novembre à l'Assemblée nationale, le budget 2018 de la Défense, doté de 32,4 milliards d'euros, "prévoit une hausse historique de 1,8 milliard d'euros", a déclaré devant les députés la ministre des Armées Florence Parly. "C'est un effort inédit, le point de départ d'une remontée en puissance exceptionnelle, puisque chaque année ensuite, et ceci jusqu'en 2022, le budget du ministère des Armées augmentera de 1,7 milliard par an".

Malgré les louanges de la ministre Florence Parly certaines voix ont laissé entendre des "doutes" sur le premier budget de la Défense de l'ère Emmanuel Macron. Notamment chez les Républicains, le député Charles de La Verpillière, en reconnaissant que la hausse de 1,8 milliard était "bienvenue", a déclaré que "les députés LR éprouvent des doutes et des inquiétudes concernant en premier lieu l'exécution du budget 2017, après l'annulation de 850 millions de crédits inscrits à ce budget."

Avant de demander directement à la ministre des Armées : "Êtes-vous certaine, Madame la ministre, que cela ne va pas affecter les capacités opérationnelles" des forces armées ? "Cela réduit à peu de choses, reconnaissez-le, l'augmentation réelle de ce budget 2018", a-t-il ajouté.

Une hausse du budget déjà consommée

Comme le rapporte Les Échos, de nombreux Sénateurs LR ont rappelé que la hausse de 1,8 milliard d'euros de budget en 2018 est en fait consommée d'avance. Notamment parce que des mesures prises en 2016 pour les militaires (embauches et primes) se traduiront pleinement à hauteur de 1 milliard dans le budget 2018, d'après le journal économique. Le "report de charges", ce qui aurait dû être payé en 2017 mais est décalé à l'année d'après, ne cesse d'augmenter. Il a doublé depuis 2010, dépasse 3 milliards d'euros depuis 2012 et devrait s'envoler à 3,5 milliards fin 2017, soit plus de 10 % du budget du ministère.

Le vote du budget 2018 survient quelques mois après la démission de l'ancien chef d'état-major des armées Pierre de Villiers. Il avait quitté son poste avec fracas le 19 juillet après avoir été recadré par Emmanuel Macron. Ce fait sans précédent sous la Ve République, avait pour origine des économies de 850 millions d'euros réclamés cette année aux armées, dans un contexte de restrictions budgétaires générales, que le gradé n'a pas accepté.

La rédaction vous recommande

La Lettre d'Information 17/49 du CEACH.

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La Lettre d'Information 17/49
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Bleuet de France : campagne d'appel aux dons du 3 au 13 novembre 2017

Mercredi, 08 Novembre 2017 11:28
http://france3-regions.francetvinfo.fr/
Publié le 08/11/2017

La campagne de Bleuet de France / © Bleuet de France

La campagne de Bleuet de France / © Bleuet de France

La campagne nationale d'appel aux dons pour le Bleuet de France continue jusqu'au 13 novembre. En cette année 2017, marquée par le centenaire du statut de pupille de la Nation, les dons au Bleuet de France seront plus particulièrement consacrés à ce type de public.

L'histoire

La Première Guerre mondiale crée une rupture historique par sa violence, sa durée et sa dimension internationale, elle marque la fin d’une époque.

Pour faire face aux drames humains engendrés par ce conflit, l’Etat décide de créer l’Office national des mutilés et réformés de la guerre, dès 1916, puis l’Office national des pupilles de la Nation et enfin l’Office national du combattant pour prendre en charge les réparations, la rééducation professionnelle et la solidarité en faveur des victimes de guerre et des anciens combattants.

Ces administrations spécifiques se développent en partenariat avec les associations du monde combattant, qui se multiplient après guerre, et s’organisent pour mieux défendre leurs droits, secourir et soutenir socialement leurs membres.

Car, en 1918, la fin de la «Grande Guerre» laisse derrière elle plus de 20 millions de blessés et d’invalides dont certains, gravement mutilés, ne peuvent plus travailler.
Ainsi, dans l’immédiate après-guerre, toutes les énergies sont mobilisées par la reconstruction qu’elle soit économique, humaine ou matérielle et, outre les dispositifs mis en place par l’Etat, naissent des initiatives de solidarité privées ou associatives de toutes sortes.

L’histoire de la création du Bleuet de France débute, au sortir de la Première Guerre mondiale, à l’Institution Nationale des Invalides.
Aux origines du Bleuet de France, deux femmes de leur temps à l’écoute des souffrances de leurs contemporains : Charlotte Malleterre (fille du commandant de l’Hôtel national des Invalides) et Suzanne Leenhardt, toutes deux infirmières au sein de l’Institution et qui souhaitaient venir en aide aux mutilés de la Première Guerre en créant dès 1925 un atelier pour les pensionnaires des Invalides dans lequel ils confectionnaient des fleurs de Bleuet en tissu pour reprendre goût à la vie et subvenir en partie à leurs besoins par la vente de ces fleurs.

Une campagne nationale / © Bleuet de France

Une campagne nationale / © Bleuet de France

Pourquoi le bleuet ?

Cette fleur sauvage est choisie pour incarner le symbole national du Souvenir mais pourquoi ? Plusieurs hypothèses existent :

  • Ce serait un héritage des tranchées, un souvenir de ces jeunes nouveaux soldats arrivés dans leurs uniformes bleu horizon et baptisés « bleuets » par leurs aînés Poilus,
  • Une fleur des champs dans le chaos des hommes puisque le bleuet, malgré l’horreur des tranchées a continué de pousser sur les champs de bataille,
  • En hommage au bleu, couleur de la Nation, première couleur du drapeau tricolore.


Bientôt cette initiative se développe et prend une dimension nationale : la Nation veut témoigner de sa reconnaissance et venir en aide à ces hommes qui ont sacrifié leur jeunesse à défendre la France.

C’est pourquoi, il est décidé à l’occasion du 11 novembre 1934, de vendre, pour la première fois, les fleurs de bleuet fabriquées par les anciens combattants sur la voie publique dans la capitale : 128 000 fleurs seront vendues !

C’est une vraie réussite suivie d’une véritable reconnaissance car dès 1935, l’Etat décide de la vente officielle du Bleuet chaque 11 novembre partout en France. Après la seconde Guerre mondiale, en 1957, l’Etat décide de créer un deuxième jour de collecte chaque 8 mai.

Puis, en 1991 l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG) décide de prendre en charge la gestion de l’Œuvre qui malheureusement périclitait depuis quelques années.

D’un atelier artisanal de confection de fleurs est née une oeuvre caritative unique en son genre qui a traversé le XXème siècle avec un objectif constant : soutenir les anciens combattants et victimes de guerre.


Sources : Bleuet de France et Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

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2017 : centenaire du statut de "Pupille de la Nation"

Près de 100 ans après, cette tradition perdure ! Le Bleuet de France est toujours là tout en poursuivant sa mission traditionnelle de soutien moral et financier envers les anciens combattants, les victimes des guerres d’hier et d’aujourd’hui, il met son savoir-faire au service de nouvelles victimes : celles des actes de terrorisme.

En cette année 2017, marquée par le centenaire du statut de pupille de la Nation, les dons au Bleuet de France seront plus particulièrement consacrés vers ce type de public. Un statut centenaire et une mission historique pour l’ONACVG, plus que jamais d’actualité. A ce jour, plus de 450 enfants et jeunes gens de 1 à 21 ans sont accompagnés par l’Office, qui les aide et aide leurs familles à financer en priorité leurs études, et à concrétiser les projets qui leur tiennent à cœur.

Les ¾ des pupilles adoptés en 2016 sont des enfants de victimes d’actes de terrorisme ou victimes eux-mêmes. Et depuis le début de l’année 2017, plus de cent adoptions ont déjà été prononcées.

Les anciens combattants boycottent la cérémonie à Montdidier

Mardi, 07 Novembre 2017 10:53

http://www.courrier-picard.fr/

Publié le 06/11/2017

Ils ne veulent pas cautionner l’état de délabrement avancé de la nécropole nationale.

En guise de protestation, les associations patriotiques ne s’y rendront pas le 11 novembre.

À la nécropole nationale de Montdidier, rue de Roye, reposent 7 500 combattants : 5789 Français en tombes individuelles, 1671 dans deux ossuaires, un Belge et un Italien. Aux côtés de ces hommes ont été inhumés 24 aviateurs du Commonwealth décédés en avril 1942 et mai 1944.

Le gazon est tondu bien ras. Mais les sépultures font peine à voir. Le béton dévoré par les années laissant apparaître la ferraille, des croix de guingois, des tombes qui se reposent les unes contre les autres, des plaques d’identité descellées… « c’est irrespectueux, même insultant pour la mémoire des soldats », lâche Gérard Karolczak, président de la section locale du Souvenir français. Il regarde, désolé, avec ses camarades des autres associations d’anciens combattants (ACPG-CATM, l’UNC mais aussi la Croix-Rouge), la nécropole, où reposent 7 500 soldats, surtout des Poilus, rue de Roye.

« Depuis 2008, je porte réclamation, tance le vieil homme dans une colère froide. Il y a même des tombes musulmanes cassées… (…) Ces gens-là n’ont plus personne pour les défendre. Nos soldats sont morts deux fois. Une fois au champ d’honneur et une fois ici. »

« Nos soldats sont morts deux fois. Une fois au champ d’honneur et une fois ici »

Gérard Karolczak

Quand des familles s’adressent à lui pour retrouver la sépulture d’un ancêtre, le Montdidérien vient à reculons.« J’ai honte de leur montrer un cimetière comme ça. »

À ses demandes, Gérard Karolczak, qui est aussi membre du conseil d’administration de l’Office national des anciens combattants (ONAC), opérateur de l’État pour le Ministère des armées, assure n’avoir obtenu qu’une réponse, en 2011. « Monsieur Bureau – ndlr : directeur de l’ONAC de la Somme – m’a dit qu’il n’y avait plus de sous. »

Pour manifester leur colère, les anciens combattants ne se rendront pas à la nécropole le 11 novembre pour commémorer l’Armistice, « mais nous irons au monument aux morts, au cimetière communal et en mairie », précisent-ils.

Contacté par nos soins, l’ONAC assure que le marché public concernant ces travaux, dont la somme avoisine les 900 000 €, est attribué. « Une rencontre sur site est programmée la semaine prochaine, révélait l’ONAC hier, lundi 6 novembre. Les travaux débuteront cet automne ou au printemps. » Six mois devraient être nécessaires pour le gros œuvre, avec remplacement des emblèmes et des plaques identitaires. Les longrines, ces poutres plantées dans le sol qui tiennent les croix en béton, seront mises correctement, avec les croix rénovées, blanches, au-dessus des corps, sans déplacer les restes humains. L’ossuaire sera refait aussi, ainsi que l’entrée avec les deux piliers en béton blanc et la place d’Armes sur laquelle sont déposées les gerbes. Suivra ensuite la mise en place des espaces verts.

Tout cela ne rassérène pas Gérard Karolczak : « Ils me trimballent depuis 2008. Tous les ans on me dit que la nécropole va être refaite puis on me dit qu’il n’y a plus de sous. (…) Ça n’efface en rien leur responsabilité. » D’ailleurs, il n’y a pas grand espoir à avoir pour la dernière cérémonie du cycle commémoratif de la Grande Guerre : « Le 11 novembre 2018, le cimetière sera beau mais à mon avis on ne pourra pas y accéder, il ne sera pas praticable car les plantations seront fraîches ou en cours » estime-t-on à l’ONAC.

AUDE COLLINA

L’histoire du monument Maginot

Mardi, 07 Novembre 2017 10:35
http://www.estrepublicain.fr/
Le 05/11/2017

Le monument avant son déplacement. Photo Fédération nationale André Maginot

Le monument aujourd’hui bien entretenu par le ministère de tutelle des anciens combattants.

Érigé en 1935 à l’endroit où André Maginot et ses hommes s’étaient réfugiés le 9 novembre 1914, l’édifice a été déplacé au village. L’inauguration a eu lieu le 9 novembre 1997.

l y a 20 ans, le 9 novembre 1997, était inauguré à l’emplacement de l’ancien village le monument dédié à André Maginot et à ses patrouilleurs.Ce monument avait été érigé en 1935 à l’endroit où André Maginot et quelques-uns de ses hommes avaient trouvé refuge derrière une auge toute la journée du 9 novembre 1914. Il était situé à 200 mètres du bois des Haies et en plein centre d’un parc : il n’y avait aucune facilité pour s’y rendre. Il a été abandonné à l’usure du temps jusqu’à ce que, d’un commun accord avec la Fédération nationale André Maginot, la direction du ministère des Anciens Combattants et la commune de Maucourt décident de le transférer au village.

Le ministère des Anciens Combattants a pris en charge la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, la commune de Maucourt a mis à la disposition un terrain et aménagé les pourtours et la Fédération nationale Maginot a réalisé le montage financier.

Après les travaux de déplacement et de réhabilitation en 1996-1997, l’inauguration a été organisée le 9 novembre 1997. Depuis cette date, tous les ans, une manifestation du souvenir a lieu autour du 9 novembre.

À Vimy aujourd’hui, le Canada a rendu hommage à ceux qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale

Mardi, 07 Novembre 2017 10:30
http://www.45enord.ca/
le 5 novembre 2017


Le Mémorial national du Canada à Vimy (Photo: Archives/ACC)

Aujourd’hui, a été célébré la cérémonie officielle du jour du Souvenir du gouvernement du Canada au Mémorial national du Canada à Vimy à Givenchy-en-Gohelle, en France.

La bataille de la crête de Vimy a été un succès retentissant, mais son prix a été particulièrement lourd. Il y a 100 ans, parmi les 100 000 Canadiens qui s’y sont battus, plus de 10 600 furent blessés, dont près de 3 600 mortellement. En avril dernier, les Canadiens, ainsi que les Alliés, ont pris un moment pour se souvenir de ces récits empreints de persévérance, d’héroïsme et de fortitude que nous n’oublierons jamais. Le gouvernement du Canada se souvient et honore l’héritage de générations de Canadiens et de Canadiennes qui ont servi notre pays.

M. Vincent Klassen, chargé d’affaires, ambassade du Canada, en France, se joint à M. Marc Del Grande, secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais et représentant de la République française, aux membres des Forces armées canadiennes stationnés en Europe, aux vétérans, aux représentants militaires d’autres pays et aux citoyens canadiens et français pour une cérémonie commémorative au Mémorial national du Canada à Vimy.

Nous encourageons tous les Français et les Canadiens à se souvenir. Pendant cette Semaine des vétérans, exprimons notre gratitude et notre reconnaissance aux vétérans canadiens, à ceux qui ont donné leur vie pendant leur service et aux membres des Forces armées canadiennes et de la Gendarmerie royale du Canada de diverses origines ethniques, linguistiques, culturelles et régionales,

Joignez-vous à la discussion sur les médias sociaux à #LeCanadaseSouvient et #Passchendaele100, ou visitez le site Canada.ca/LeCanadaseSouvient ou canada.ca/LeCanadaseSouvient.

Citations

« Après la victoire historique du Canada à la crête de Vimy au printemps de 1917, l’impressionnante victoire canadienne lors de la bataille de Passchendaele a renforcé la réputation du Canada comme meilleure force offensive sur le front occidental pendant la Première Guerre mondiale. Pendant cette Semaine des vétérans, montrons que le Canada se souvient de ces braves Canadiens en uniforme, ceux qui sont tombés au combat et ceux qui ont continué de servir notre pays depuis ce temps jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes à jamais reconnaissants pour leur force et leur détermination désintéressée à défendre nos valeurs et notre liberté. », Seamus O’Regan, ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale.

« L’’inspirant Mémorial national du Canada à Vimy, en France, est l’emblème de la contribution et des sacrifices des Canadiens pendant la Première Guerre mondiale. Les personnages que l’on aperçoit sur les deux tours quadrangulaires symbolisent une importante histoire de sacrifices, de tristesse et d’espoir. Représentant la foi, la justice, la paix, l’honneur, la charité, la vérité, la connaissance et l’espoir, ces superbes personnages incarnent les vertus universelles qui définissent le Canada aujourd’hui. Le majestueux Mémorial national du Canada à Vimy s’élève en hommage à tous ceux qui ont servi leur pays au combat durant ces quatre années de guerre, plus particulièrement à ceux qui ont donné leur vie. Nous nous souviendrons d’eux. »,Vincent Klassen, chargé d’affaires, ambassade du Canada, en France.

Faits en bref

2017 est une année spéciale de commémoration pour le Canada. En plus de fêter Canada 150, nous célébrerons le 100e anniversaire des batailles de la crête de Vimy et de Passchendaele et le 75e anniversaire du raid sur Dieppe.

Le 9 avril 1917, durant la bataille de Vimy, les quatre divisions du Corps canadien combattaient côte à côte pour la première fois et ont fait preuve de bravoure en s’emparant d’une position solidement défendue, remportant une importante victoire.

Construit au plus haut point de la crête de Vimy, le Mémorial marque l’endroit d’un événement historique important et s’élève en hommage à tous les Canadiens qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale. Sur les murs qui ceinturent le monument sont gravés les noms des 11 285 soldats canadiens tués en France, sans sépulture connue.

2017 marque le 100e anniversaire de la bataille de Passchendaele. En 1917, des Canadiens ont surmonté des difficultés inimaginables pour prendre ce village dévasté, situé dans une région boueuse de la Belgique.

Cent ans après, les frères Laignel sont réunis sur le monument aux morts

Mardi, 07 Novembre 2017 09:59
http://www.lavoixdunord.fr/
Par André Rousseau | Publié le 03/11/2017

Pour la prochaine cérémonie du 11-Novembre, le nom de Gustave Laignel, soldat de la Première Guerre mondiale, vient d’être ajouté sur le monument aux morts de la commune. Il avait été oublié, contrairement à son jeune frère, Charles-Louis.

Le 11 novembre, une cérémonie aura lieu en présence de la famille Laignel.

Le 11 novembre, une cérémonie aura lieu en présence de la famille Laignel.

Au départ, c’est un concours de circonstances… Cherchant un terrain ou une maison dans le secteur, Corinne Bruzac-Laignel, l’une des petites filles de Gustave Laignel, sonne sans le savoir, chez Marie-Claude Vervisch, l’historienne de Lompret. Celle-ci vient d’éditer un document sur l’histoire des personnes inscrites sur le monument aux morts de sa commune et Corinne Bruzac-Laignel l’informe alors que son grand-père devait y être inscrit, mais ne l’a jamais été.

Après de multiples recherches, Marie-Claude Vervisch édite un second document, Lompret, ses morts pour la France, inscrits ou absents sur le monument aux morts, dans lequel on peut lire que cinq autres soldats manquent à l’appel. Munis de ses informations, les époux Bruzac se sont rapprochés d’Hélène Moeneclaey, la maire, qui a fait le nécessaire pour que le nom de ce soldat soit enfin gravé sur le monument de sa commune de naissance.

Inscrit à Pérenchies

Né le 19 juin 1891 au hameau du Grand logis, le soldat Laignel Gustave Désiré était le fils de Gustave Joseph, peigneur de lin, et d’Adèle Marie Wambre, ménagère. Il avait été incorporé en août 1914 dans un régiment de cuirassiers. Après une brève évacuation, il avait retrouvé le 66e régiment en juillet 1915. Blessé à plusieurs reprises, il reçut une citation à l’Ordre de l’armée ainsi que la Croix de guerre.

Il décède en 1951. Et en septembre 1953, le ministère des Anciens combattants informe sa famille que la mention « mort pour la France » doit figurer sur son acte de décès. Cependant, à Pérenchies (où il avait vécu après un second mariage), il a été inscrit sur le monument aux morts avec les victimes civiles...

Son plus jeune frère, Charles-Louis Laignel, né à Lompret en 1894, apparaît bien quant à lui sur le monument aux morts du village. Soldat au 2e R.I., il est mort en 1918 dans l’Aisne. Cent ans après, les deux frères sont maintenant réunis sur le même monument.

Le corps du tirailleur kanak exhumé

Mardi, 07 Novembre 2017 09:16
http://la1ere.francetvinfo.fr/
Publié le 03/11/2017

Les honneurs militaires ont été rendus au tirailleur Kalepo Wabete dont la dépouille a été exhumée de la nécropole militaire de Flavigny-Le-Petit, dans l'Aisne.