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2018

Le plus vieux porte-drapeau de France

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http://ainsi-va-le-monde.blogspot.fr/
jeudi 25 janvier 2018

 
Marcel Barbary, 104 ans continue de porter le drapeau de la 1ère Division française libre (DFL) dans laquelle il a servi durant la Seconde Guerre mondiale. Prisonnier en Allemagne, évadé à deux reprises, il gagne l'Afrique du Nord pour rejoindre les Forces françaises libres. Au sein desquelles il s'engage, au Maroc, en juillet 1943. Le préfet de Nouvelle Aquitaine vient de lui rendre hommage. Né à Bordeaux en janvier 1914, il y réside toujours. Cela fait plus de 70 ans ans que Marcel Barbary porte le drapeau à chaque commémoration.

Barkhane : décès des SCH Emilien Mougin et BCH Timothé Dernoncourt

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Ce 21 février matin, un véhicule blindé léger du groupement tactique désert blindé engagé dans l’opération Barkhane a été frappé par un engin explosif improvisé dans la région de Ménaka au Mali. L’explosion a provoqué la mort de deux soldats du 1er régiment de Spahis, et blessé un autre.

"C'est avec une profonde tristesse que j'ai appris le décès du sergent-chef Emilien Mougin et du brigadier-chef Timothé Dernoncourt du 1er régiment de spahis au Mali. Leur sacrifice montre la dureté de nos engagements. Mes pensées sont tournées vers leurs familles, proches et frères d'armes." Général d'armée Jean-Pierre Bosser, chef d'état-major de l'armée de Terre.
 
Les sergent-chef Mougin et brigadier-chef Dernoncourt sont tombés dans l’accomplissement de leur mission.

Transfert du contentieux des PMI-VG aux juridictions administratives

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Service national universel: Macron commande un rapport pour avril

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https://www.laminute.info/
Le 30 janvier 2018

 
Emmanuel Macron a annoncé mardi avoir chargé un groupe de travail d’entamer “des travaux de préfiguration et rendre ses conclusions en avril” sur l’instauration d’un service national universel, se disant prêt à modifier la Constitution si nécessaire.

“Il ne s’agit pas de réinventer le service militaire” mais de donner “à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans les domaines social, environnemental, culturel”, a-t-il plaidé devant 800 personnes réunies à l’Elysée pour ses voeux aux forces vives de la Nation et aux corps constitués.

“Le service national universel sera ce moment où la République dira à notre jeunesse que l’engagement pour les autres est le plus sûr moyen de ses réaliser soi-même” et le “socle d’une solidarité nationale affermie”, a-t-il dit.

“Beaucoup disent que c’est impossible à faire. Mais, rassurez-vous, je suis depuis bien longtemps habitué à ces débuts de discussion. Cela forge plutôt en moi la conviction que c’est une nécessité de le faire. Et cela répond à ce qui corrode au plus profond la cohésion de la Nation, à la tentation de l’individualisme”, a-t-il insisté, “je crois que notre jeunesse l’attend”.

“Cela ne devrait pas entraîner de modification de la Constitution mais si cela se révèle nécessaire, nous l’assumerons”, a-t-il martelé.

Le chef de l’Etat reprend ainsi en main ce projet qu’il veut mener à son terme, alors que l’Assemblée nationale vient de repousser sine die la publication d’un rapport parlementaire sur sa mise en place.

A l’origine, la promesse lancée en mars 2017 par le candidat Macron était qu’il rétablirait un “service national obligatoire et universel”, d’une durée d’un mois et pour l’ensemble d’une même classe d’âge, “soit environ 600.000 jeunes par an”.

Ce service obligatoire, nécessairement coûteux, a très vite suscité la méfiance de l’armée et la perplexité du le monde éducatif, ainsi que l’hostilité des syndicats étudiants.

L’Assemblée a déclaré forfait car les députés se sont sentis “pris entre l’enclume jupitérienne et la foudre des armées”, a commenté la semaine dernière un parlementaire LREM membre de la commission Défense.

Emmanuel Macron avait promis mi-janvier que ce projet serait “conduit par l’ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des Armées”, avec “un financement ad hoc” qui ne figurera pas dans la loi de programmation militaire 2019-2025.

Mais sa faisabilité suscite toujours des doutes, en raison de son coût (estimé entre deux et trois milliards d’euros par an par Emmanuel Macron pendant sa campagne) et des capacités d’accueil des armées, devenues inadaptées depuis la suppression en 1997 du service militaire obligatoire.
Source: AFP

Marc Leclère nommé 1er vice-président de la mutuelle Unéo

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http://lessor.org/
29 janvier 2018

l’ingénieur général de l’armement hors classe (2S) Marc Leclère premier vice-président d’Unéo (Photo DR)

Sur décision de la ministre des Armées, l’ingénieur général de l’armement hors classe (2S) Marc Leclère a été nommé, le 1er janvier 2018, en qualité de premier vice-président d’Unéo pour une durée de trois ans annonce la mutuelle dans un communiqué.

Âgé de 53 ans, l’ingénieur général de l’armement hors classe (2S) Marc Leclère succède à l’ingénieur général de l’armement hors classe (2S) Norbert Fargère emporté, le 26 juillet 2017, par une maladie fulgurante.

Fort d’une expérience de plus de 30 ans dans différents secteurs clés de la souveraineté technologique des armées françaises, l’ingénieur général de l’armement Marc Leclère a œuvré dans les domaines des systèmes aéronautiques et spatiaux, des systèmes d’information et de communication ou encore de la cybersécurité, dans des contextes de fortes transformations au sein du ministère des Armées.

Pilote de chasse et ingénieur d’essais

Diplômé de l’École polytechnique en 1984, il a également obtenu le diplôme de l’École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace. Breveté pilote des corps techniques, puis pilote militaire option “chasse” dans l’armée de l’air française, il totalise plus de 900 heures de vol sur dix types d’appareils.

Il a suivi une formation “management général” à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP). Il a, par ailleurs, participé à la 3e session du Cycle interministériel de management de l’État (CIME), organisé par l’ENA. Il a été auditeur de la 41e session du Centre des hautes études de l’armement (CHEAr) et de la 62e session nationale de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN).

Un parcours au service des forces armées

L’ingénieur général de l’armement Marc Leclère commence sa carrière, en 1989, au centre d’essais en vol de la Direction générale de l’armement (DGA), comme ingénieur d’essais. Il y conduit notamment des études et des évaluations sur le système Rafale. En 1999, il rejoint le groupe de développement Rafale au Service des programmes aéronautiques (SPAé). Par la suite, il propose les fondements d’un nouveau corpus réglementaire relatif à la navigabilité des aéronefs militaires et d’État, puis se voit confier la direction d’opérations d’armement relatives aux aéronefs de combat, armements et hélicoptères de l’armée de l’air.

Premier directeur de l’unité de management “Espace et systèmes d’information opérationnels” créée en 2007 dans le cadre d’une réorganisation de grande ampleur, il devient responsable d’un vaste ensemble de programmes allant des systèmes spatiaux stratégiques aux produits de cybersécurité,en passant par les systèmes d’information opérationnels.

En 2011, il devient responsable de l’intégralité des contrats d’armement de la DGA au moment même où une nouvelle réglementation européenne est à mettre en oeuvre. Enfin, en 2014, il est nommé directeur général des systèmes d’informationet de communication (DGSIC) du ministère de la Défense.

Quittant le service actif, il rejoint la mutuelle Unéo, le 1er janvier 2018, en tant que premier vice-président.

Son rôle au sein d’Unéo

Tout au long de sa carrière, l’ingénieur général de l’armement Marc Leclère a œuvré pour que nos forces armées soient équipées au meilleur niveau en matière d’armement tout en maîtrisant les coûts. Aujourd’hui, au sein d’Unéo, il s’engage au profit de la protection sociale de la communauté défense dans un environnement en pleine évolution.

Au-delà de seconder le président dans l’exercice de ses responsabilités et de le suppléer en cas d’absence, Marc Leclère représente institutionnellement Unéo et participe à la vie politique de la mutuelle, notamment sur les dossiers relatifs à la gouvernance et à la formation des élus. Il est également en charge de mener une réflexion sur l’innovation et la digitalisation ainsi que sur la maîtrise des risques.

Son expérience en conduite et accompagnement d’organisations en période de changement et ses compétences en gestion des ressources humaines seront autant d’atouts pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain de la mutuelle.

Marié et père de trois enfants, l’ingénieur général de l’armement hors classe (2S) Marc Leclère est officier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite. Il est également titulaire de la médaille de l’aéronautique.

Le CRR-Fr de Lille va tester en exercice la 1re division ou le retour de la verticalité du commandement

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http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/
25/01/2018

 
Pour la première fois depuis le lancement du modèle Au Contact de l'armée de terre en 2016, l'exercice Citadel Guibert, qui va se dérouler du 5 au 23 mars à Mourmelon et Stavanger, va mettre à l'épreuve les trois niveaux de commandement et de contrôle (C2) : niveau 1 le Corps de réaction rapide France de Lille, niveau 2 la 1re division de Besançon, niveau 3 les brigades. " C'est un exercice à très fort enjeu pour le CRR et l'armée de terre, que ce soit au niveau français ou multinational, résume le nouveau chef d'état-major du QG lillois, le général de division Laurent Kolodziej (photo La Voix du Nord). Avec la renaissance des divisions, on va de nouveau s'entraîner en vertical dans un scénario de haute intensité. "
Le CRR-Fr apportera sa spécificité de QG interarmées à dominante terrestre, " son éclairage politico-militaire " pour permettre à la 1re division de " bien contrôler l'usage de la force dans un contexte complexe et tendu ". " Les opérations d'aujourd'hui nous mettent au cœur de ces problématiques. "

Cette évolution s'inscrit dans le retour de la haute intensité et de l'article 5 (la défense collective) dans les canons de l'OTAN et la future réforme de ses structures de commandement (débattue lors du prochain sommet les 11 et 12 juillet 2018 au nouveau siège bruxellois de l'Alliance). " Une OTAN capable de réagir à 360° sur ses flancs sud et est ", indique le général Kolodziej.

L'exercice Citadel Guibert va impliquer 2 000 militaires, dont 400 du CRR-Fr (une moitié de joueurs au centre de guerre interarmées à Stavanger, une autre de contrôleurs à Mourmelon). Seront testées la 1re division de Besançon et ses brigades subordonnées de circonstance (13e brigade blindée légère néerlandaise, 12e brigade blindée britannique, 9e brigade d'infanterie de marine et une brigade américaine). L'interopérabilité franco-américaine, de l'accord Strategic Vision Statement de 2015, continuera à être étudiée avec la participation de la 40e division d'infanterie américaine qui commandera la brigade moyenne belge, la 27e brigade d'infanterie de montagne et une brigade américaine. Participation complétée par la 4e brigade d’aérocombat.

Barkhane en 2019, alerte OTAN en 2022

Le CRR-Fr conclura son alerte OTAN comme état-major interarmées à dominante terrestre le 30 juin.  Avant de prendre l'alerte NRF (Nato Response Force) terrestre en 2022, le quartier général lillois succédera à la 1re division en avril 2019 comme noyau du poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT) de l'opération Barkhane à N'Djamena.

Le gouvernement français constitue un groupe de travail sur les harkis

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https://afrique.lalibre.be/
24 janvier 2018

Le gouvernement français a constitué mardi un groupe de travail sur les harkis, chargé de proposer des mesures pour « la préservation de la mémoire » de cette communauté d’Algériens engagés aux côtés de l’armée française pendant la guerre d’indépendance, et « une réparation adaptée ».

La secrétaire d’État française auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a précisé dans un communiqué qu’il s’agira pour ce groupe de travail « d’évaluer les dispositifs de reconnaissance et de réparation existants », de « prendre en compte la situation socio-économique des harkis » et de « proposer des mesures afin de permettre la préservation de la mémoire et une réparation adaptée aux situations diverses que rencontrent les harkis et leurs familles ».

Le président Emmanuel Macron avait souhaité la création de ce groupe le 25 septembre, après avoir reçu des représentants de la communauté des harkis à l’occasion de la journée nationale d’hommage qui leur est dédiée.

Le groupe de travail Harkis rendra ses conclusions en mai 2018, qui « pourront servir de base à un nouveau plan d’action en faveur des harkis ».

Présidé par le préfet Dominique Ceaux, il est composé de dix membres d’associations de harkis, de deux parlementaires, de trois personnalités qualifiées, d’un rapporteur du Conseil d’État, de la directrice de l’Office national des anciens combattants et de cinq membres de directions centrales ministérielles.

A la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962), seuls 60.000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l’armée française ont été admis en France après les accords de paix. Les autres – entre 55.000 et 75.000 selon les historiens – ont été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.​

Les forces spéciales souhaitent passer commande

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http://forcesoperations.com/
19 janvier, 2018

Les forces spéciales méritent une « attention particulière », c’est en tout cas ce qu’a affirmé l’amiral Isnard, aux commandes des opérations spéciales, lors de son audition devant la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale le 19 décembre 2017.

L'amiral Isnard (crédits photo : Minarm)

L’amiral Isnard (crédits photo : Minarm)

Le COS fournit aujourd’hui 10% des forces françaises déployées en OPEX (pour moins d’un millième du budget annuel de la défense selon Isnard), leurs missions sont « par nature exposées » a expliqué l’amiral, rappelant les « vingt-six blessés et deux militaires tués au cours des trois dernières années ». C’est certain, les forces spéciales ne sont jamais loin du feu et c’est d’ailleurs la raison de leur existence. Leurs hommes sont les premiers déployés, et ce dans le cadre des missions les plus périlleuses qui exigent une mobilité sans faille (projection sur les théâtres, rapidité, discrétion, autonomie). Selon le patron des forces spéciales, les effectifs du COS sont « passés à de véritables campagnes militaires. Consolider notre modèle, c’est doter la Nation d’une capacité de réponse immédiate et adaptable » et il a justement rappelé aux membres de la commission de défense que « le poids budgétaire des forces spéciales est relativement modeste au regard des effets qu’elles produisent » .

Afin de consolider le modèle du COS il faut plus d’hommes (pour déployer deux forces de 300 opérateurs autonomes) et plus d’équipements, et si les forces spéciales ne connaissent pas de problèmes de recrutement, l’acquisition d’armement ne semble pas satisfaire leurs besoins. Les unités du COS sont plus flexibles mais elles sont aussi plus changeantes par leur obligation d’innover pour s’adapter. Or, les délais sont trop longs et pas toujours respectés, a souligné Isnard en abordant la question des véhicules forces spéciales (VFS) dont les 25 premiers véhicules lourds (PLFS) sont repassés par les usines et les véhicules légers (VLFS) encore en phase de prototypage. Le retard global est de plus de deux ans maintenant, c’est pourquoi Isnard avait des demandes et des propositions à faire : il faut pouvoir acheter sur étagère pour s’adapter rapidement, soit « s’affranchir du code des marchés publics » et éviter le « décrochage générationnel ». Outre le fait que les unités du COS puissent agir comme un laboratoire pour les armées en s’offrant les meilleures technologies en petite quantité, elles éprouvent également un vif intérêt pour les innovations des startup et PME du domaine.

Isnard et ses hommes ont donc besoin de véhicules terrestres, et il est prévu d’acquérir des dizaines de buggy ainsi que de trouver une solution de transition (VPS 2) en attendant les nouveaux VFS de Renault Trucks Defense (463 véhicules). De plus, Isnard a formulé le besoin de véhicules blindés en petite quantité, pointant les « affrontements lourds » et l’expérience du Levant : il y a des situations où « on ne peut pas y circuler en décapotable ».

Ils ont aussi besoin de véhicules aériens, comme les NH90 standardisés FS et les Tigre HAD, ou encore les hélicoptères lourds, dont Isnard a déploré l’absence au sein de ses forces. Ceux-ci permettraient de « nouveaux modes d’action » et d’agir au niveau de « nos alliés ». Des plateformes particulièrement attendues au Sahel, où les opérateurs du COS pourront désormais bénéficier des trois Chinook promis par Londres.

Pour le volet ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance), le COS veut s’équiper de drones et plus précisément de drones moyenne altitude longue endurance (MALE) dotés de capacités de renseignement et pouvant emporter des armements de faible charge ainsi que des mini-drones. Le besoin semble urgent puisque l’amiral Isnard a émis l’idée d’une location, voire d’un achat sur étagère : « tout ce matériel existe sur étagère, nous pouvons l’acheter immédiatement si vous nous donnez le budget nécessaire – ce sont de petites sommes ».

À terme, il s’agira de s’équiper du drone MALE Reaper de l’armée de l’air, un « game changer pour les opérations spéciales » et d’avions légers de surveillance, tout en s’intéressant de près aux programmes d’armement des trois armées pour lesquels le COS souhaite avoir son mot à dire.

Mutation de la menace terroriste, projection, mobilité, renseignement, cyber, affrontements lourds, les hommes du COS seront prêts à tout… si on leur en donne les moyens.

Modernisation, rigueur, le président Emmanuel Macron dessine les principes de la Loi de programmation militaire

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http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/
19/01/2018

 
Le président Emmanuel Macron a profité de ses vœux aux armées, ce vendredi à Toulon à bord du BPC Dixmude, pour présenter les grandes lignes de la prochaine loi de programmation militaire (2019-2025), attendue au programme du conseil des ministres du 7 février. Pour « arrêter la lente érosion de nos capacités militaires », il faut des moyens. Le président le sait et veut poursuivre « un effort budgétaire inédit » vers les 2 % de PIB en 2025. Il confirme l’augmentation du budget 2018 à 34,2 milliards d’euros (+ 1,8 md, puis 1,7 md chaque année jusqu’en 2022). Il annonce une marche sévère de 3 milliards d’euros en 2023 pour tenir le cap mais ce sera un an après la prochaine élection présidentielle…

Emmanuel Macron veut une armée nouvelle mais plus rigoureuse financièrement (euphémisme). Il prévient : « Chaque dépense sera évaluée à l’aune de son utilité. » Son mot d’ordre, alors qu’il tape du doigt le pupitre : « La confiance retrouvée et l’exigence qui va avec. » L'ombre du général de Villiers plane un instant.

Son  credo de la sincérisation budgétaire va amener le ministère des Armées à assumer, seul ou presque, le coût des opérations extérieures. De 450 millions sous-budgetés en 2017 à 650 M€ en 2018 et 1,1 milliard d’euros en 2020.

Un écueil apparent : la tentation pour le ministère de freiner la dépense si la solidarité interministérielle disparaît…

Si le président veut donner la priorité à l’entraînement, aux infrastructures et au soutien, la Loi de programmation militaire va accélérer la modernisation des capacités : véhicules blindés médians du programme Scorpion pour l’armée de terre (les Griffon et les Jaguar pour remplacer les VAB et les AMX10), pétroliers-ravitailleurs et patrouilleurs pour la marine, avions ravitailleurs et moyens de renseignement aéroportés pour l’armée de l’air. Le renseignement et la cyberdéfense seront également renforcés.

Au bout de ce renouvellement, un nouveau contrat opérationnel : s’engager dans la durée simultanément sur trois théâtres d’opérations, dont un comme nation-cadre et un autre comme contributeur majeur d’une coalition.

Le président souhaite aussi augmenter la coopération, notamment à travers l’initiative européenne d’intervention. Il veut changer la culture européenne de défense et de sécurité : moins de normes, rapprochements industriels. « N’ayez pas peur », rappelle Emmanuel Macron qui doit reconquérir les armées après le psychodrame de juillet et la démission du général de Villiers.

Il veut enfin « innover face aux défis futurs ». Avec la Direction générale de l’armement mais aussi les industriels de défense à qui il adresse de sévères remontrances : « Nous devons aller vers un meilleur rapport coût/efficacité. »

Au passage et sur un navire, il enterre un éventuel projet de deuxième porte-avions : « On pourrait tout faire. » Il ne veut pas « de batailles d’arrière-garde, de bruits de couloirs et de coursives pour que l’État dépense ». Il le fera pour l’accompagnement des familles et l’amélioration des conditions de vie, ce qu’attendent depuis longtemps les militaires.

Dernière chose annoncée par le président, l'ouverture du chantier du service national universel qui verra le jour avant la fin du quinquennat (une mission d'information de l'Assemblée nationale débutera sur le sujet le 31 janvier). Il concernera plusieurs ministères, " pas seulement celui des Armées ". Là aussi, les militaires respirent.

Loi de programmation militaire : le Sénat sera vigilant sur le respect des trajectoires annoncées

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https://www.senat.fr/
Vendredi 19 janvier 2018

 
Alors que le Président de la République a dévoilé, dans ses vœux aux armées, les grandes orientations de la future loi de programmation militaire, le président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, Christian Cambon (Les Républicains - Val-de-Marne), déclare : "L'augmentation des moyens des armées est indispensable et bienvenue, conséquence logique du durcissement des menaces à notre sécurité, du terrorisme jusqu’aux crises de prolifération. Nous attendons maintenant sa traduction dans le texte du projet de loi de programmation militaire".

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées prend acte de l'engagement du Président de la République pour que le service national universel ne soit pas financé par les armées. "Le Sénat sera particulièrement attentif au respect de cet engagement" prévient Christian Cambon.

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