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2019

Lettre du CNE aux députés rapporteurs sur les discriminations au sein des forces armées

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Rapport de la mission d’information sur « l’évaluation des dispositifs de lutte contre les discriminations au sein des forces armées ».

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Les Fêtes du Centenaire de Ia Conquête de I'Algérie

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Lettre du Président de la FNAP

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Allocution d’Emmanuel Macron - Hommage National Aux Premiers Maîtres Cédric De Pierrepont Et Alain Bertoncello

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14 mai 2019
 
Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le président du Sénat,

Monsieur le président de l'Assemblée nationale,

Messieurs les présidents,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Monsieur le chef d'état-major des armées,

Monsieur le chef d'état-major de la marine,

Mesdames et Messieurs les officiers généraux, officiers, officiers mariniers, sous-officiers, quartier-maitres et matelots, soldats, aviateurs, gendarmes,

Mesdames et Messieurs,

Chères familles,

La France était encore endormie en cette nuit du 9 au 10 mai lorsqu’à plusieurs milliers de kilomètres de Paris, au nord du Burkina Faso nos forces spéciales s'engagèrent, pour neutraliser un groupe de terroristes islamistes et pour libérer deux de nos compatriotes capturés 8 jours plus tôt au Bénin. La mission était périlleuse, les ravisseurs déterminés avaient les mains encore ensanglantées de l'assassinat du guide béninois Fiacre GBÉDJI. La mission était difficile. L’immensité plate et aride du Sahel elle ne laissait à nos militaires nulle possibilité d'approcher le campement des terroristes sans se dévoiler, sans s’exposer. Mais la mission était nécessaire. Encore quelques heures et les otages seraient aux mains des terroristes maliens avec le risque de perdre complètement leurs traces. Et je pense en cet instant à Sophie PETRONIN, toujours aux mains de ces ravisseurs. Nous ne l’oublions pas, la France ne l'oublie pas. Car la France est une nation qui n'abandonne jamais ses enfants quelles que soient les circonstances et fût-ce à l'autre bout de la planète. Ceux qui attaquent un Français doivent savoir que jamais notre pays ne plie, que toujours ils trouveront notre armée, ces unités d’élites, nos alliés, sur leur chemin. Et nous continuerons ainsi à lutter sans relâche contre le terrorisme, au Sahel comme au Levant, et sur le sol français. L'opération fut donc décidée. Des Français étaient menacés, il fallait les secourir. En-tête de la colonne d'assaut deux hommes, deux militaires d'expérience, deux guerriers d'exception le maître Cédric DE PIERREPONT et le maître Alain BERTONCELLO. Dans la nuit, ces deux hommes et à leur suite leurs frères d'armes du Commando Hubert et du 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine progressent sans se faire repérer de la sentinelle qui veillait. Soudain le silence absolu du désert cessa, brisé par le claquement des culasses et le fracas mécanique des armes. Après avoir neutralisé l'homme qui guettait, le groupe commando parvint au seuil du campement, les ravisseurs se tenaient là derrière la toile épaisse des tentes, prêts à en découdre, prêts à faire feu sans discernement. Alors dans l'obscurité d'un ciel sans étoile, la clarté fulgurante de l'évidence. Pour sauver la vie des otages, une seule solution mener l'assaut sans ouvrir le feu. Le maître Cédric DE PIERREPONT et le maître Alain BERTONCELLO n'hésitèrent pas un seul instant. Défiant la mort pour sauver des vies, faisant preuve d'une bravoure inouïe, ils pénétrèrent, armes tenues silencieuses, dans les tentes, pour sauver les vies des nôtres et ne prendre aucun risque pour eux. Rapidement les otages furent extraits. Mais l'ennemi tira à bout portant. Le maître Cédric DE PIERREPONT et le maître Alain BERTONCELLO tombèrent. La mission était un succès, mais nos deux soldats n'étaient plus. Ils étaient morts en héros, pour la France, morts en héros parce que pour eux rien n'est plus important que la mission rien de plus précieux que la vie des otages.

Le maître Cédric DE PIERREPONT s'était engagé dans la marine nationale dès l'âge de 18 ans. Major de son cours à l'école des fusiliers-marins de Lorient ce jeune breton avait dès ses débuts tout d'un héros de la nation. L’abnégation, débutant au sein du commando de Penfentenyo, il travailla sans relâche, suivi les entraînements les plus sélectifs pour rejoindre le Commando Hubert qu’il rallia en 2012. La bravoure, engagé au Levant, au Sahel, le maître Cédric DE PIERREPONT fit très vite de la libération des otages plus qu’un métier, sa raison d’être. Prendre tous les risques pour que ses compatriotes vivent, c’était son serment. Le goût de l’excellence. Equipier contre le terrorisme lors de l’opération Chammal en 2016, son engagement fut distingué maintes fois par de nombreuses citations valant titres de guerre et par des décorations dans la Croix de la valeur militaire et la médaille d'or de la Défense nationale. Oui, il avait l'âme d'un chef. Cette nuit de mai, dans l'obscurité du désert donc, Cédric n'était pas seul au-devant du groupe qu'il commandait. Sous l'eau les nageurs sont sanglés. Sur terre, ils sont liés. Et cette nuit de mai, au bout de ce lien se tenait Alain BERTONCELLO.

Le maître Alain BERTONCELLO rejoignit les rangs de la marine national à 20 ans. Alain BERTONCELLO avait la rigueur, celle acquise au contact de sa montagne natale. Seulement cinq années après avoir intégré le commando d’assaut Jaubert, il fut projeté au levant comme chef d’équipe Commando. Membre du Commando Hubert depuis deux ans, sa technique et son niveau opérationnel était au dire de tous, remarquable. Il avait la bravoure aussi. Également appelé au sein de l’opération Chammal, il se distingua par son engagement dans le combat contre Daesh, lequel lui valut une citation avec attribution de la médaille d’or de la Défense nationale. Enfin, la générosité. L’homme toujours disponible, le sourire toujours là qui rendait souvent service aux autres sans bien que cela ne se sache. De ces soldats qui façonnent la cohésion d’un groupe. Alain BERTONCELLO incarnait l’avenir du Commando Hubert fauché en pleine jeunesse il en sera lui aussi pour toujours un des symboles, oui, ces officiers mariniers étaient des soldats hors normes comme peu d’armée dans le monde ont la chance d’en compter.

Maître Cédric DE PIERREPONT, Maître Alain BERTONCELLO. Vous qui vous êtes entraînés ensemble, vous qui avez combattu ensemble, vous que la mort à jamais a uni. Voyez la Nation rassemblée dans cette cour des Invalides pour rendre l'hommage que vous méritez. Si nous sommes réunis aujourd'hui devant vos dépouilles drapées des couleurs de la France, c'est pour nous incliner devant la douleur digne de vos familles. Et je sais que ceux qui vous doivent la vie, nos deux compatriotes comme les ressortissantes américaine et sud coréenne s'associent à ce geste. C'est pour dire aussi notre solidarité avec vos frères d'armes. Ceux qui, des groupes commandos comme des autres, étaient avec vous au contact de l'ennemi et à qui nous pensons, plus particulièrement ce jour. Les autres nageurs de combat d'Hubert avec qui au Cannier sur la presqu'île de Saint-Mandrier, vous avez partagé tant et tant d'épreuves, d'entraînements difficiles pour mériter cet insigne formé de deux hippocampes enlacés autour d'une ancre, le plus prestigieux de tous. Regardez, ils sont là ce matin. Et les anciens, aussi, à qui vous étiez reliés par cette longue chaîne de solidarité unissant tous ceux qui dans leur vie ont porté l'illustre béret vert. Nous pensons à tous vos camarades des forces spéciales qui exposent si souvent leur vie - ils sont venus en nombre pour ce dernier adieu. A tous ceux de l'opération Barkhane engagés dans les dunes du Sahel, comme à tous vos camarades militaires déployés partout dans le monde car ce sont les armées tout entières qui ce jour sont en deuil. Et nous sommes là pour affirmer avec toute l'énergie que donne la rage de la tristesse que nous ne céderons rien. Des combats pour lesquels vous vous êtes engagés et avez donné votre vie.

Maître Cédric DE PIERREPONT, Maître Alain BERTONCELLO, la mort ne vous faisait pas peur parce que vous aviez ancré en vous, dans le mystère insondable de vos âmes, la volonté de servir les autres y compris au prix de votre propre vie. Parce que vous aviez fait le choix intime de consacrer cette existence à une cause plus grande que vous, celle de la France, celle de la liberté. Parce que affronter le feu de l'ennemi comme un seul homme est l'ultime valeur du soldat. Surgis du ventre de la nuit, ils sont porteurs des foudres de Neptune. Ce sont les mots que de génération en génération, les membres de votre unité se transmettent avant d'engager le combat. Les mots du mystère, les mots du secret.

Une vie arrêtée n'est pas une vie perdue. Une vie arrêtée en pleine jeunesse, en pleine conscience aussi, n'est pas une vie perdue. Une vie donnée n’est pas une vie perdue. Celui qui meurt au combat, dans l'accomplissement de son devoir, n'a pas seulement accompli son devoir, il a rempli sa destinée. Ce n'est pas un sacrifice, non. C'est le sens même de l'engagement, la part tragique de la mission et vous le saviez. Et avec vous, je le savais. Cette indicible part obscure de l'engagement, celle qui fait sa force et sa clarté, celle du don que chaque soldat à chaque mission consente à la nation. Et notre pays sent bien, notre pays sait bien dans ses profondeurs que votre exemple nous sauve tous car il nous maintient à la hauteur de nous-mêmes, de ce que nous avons à être. Oui, une nation n’est libre et forte que par la fraternité et la solidarité qui l’unissent. Une nation est libre et forte que d'avoir des héros dont elle doit se montrer digne en s'élevant à leur hauteur et en restant soudés tel est le sens profond de votre combat. Aujourd'hui, par votre mort, vous entrez dans la lumière éclatante de l'histoire de notre pays. Et voilà qu'en écho, jaillit une succession de figures qui ont donné leur vie pour notre nation. Voilà, surgissant de l'eau salée de la Manche, les soldats du commandant KIEFFER et, parmi ses hommes qui débarquèrent à Ouistreham le 6 juin 1944, la silhouette du lieutenant de vaisseau Augustin HUBERT, celui-là même qui donna son nom à votre commando et se dresse les ombres du capitaine de frégate François JAUBERT de l'enseigne de vaisseau Alain DE PENFENTENYO voilà encore le capitaine de corvette Charles TREPEL, l'enseigne de Vaisseau Louis DE MONFORT et l'amiral Pierre PONCHARDIER et voilà que les rejoignent tous ceux qui ont fait don de leur jeunesse pour le pays, pour la liberté. De Valmy à Verdun, de Patay à Camerone, de Basey au maquis, ceux dont on dit qu'ils sont tombés mais qui chaque fois ont élevé la France, c'est la cohorte de cette grande histoire, cette histoire de Français qui se sont battus pour d'autres Français, cette histoire de Français qui se sont battus pour les valeurs de la France, pour la part d'universel qui tient notre pays, que vous rejoignez aujourd'hui l'un et l'autre.

Vos familles vous pleureront toujours, avec la fierté triste qui accompagne le souvenir de celui dont l'horizon fut le sacrifice suprême. Vos frères d'armes n'oublieront jamais, et ils accompagneront vos dépouilles en entonnant ce chant, loin de chez nous, en Afrique, ils pleureront aussi en regardant droit devant pour vous rendre l'honneur qui vous est dû. Et la nation tout entière qui, en ce jour, vous rend hommage, se souviendra. Vos deux noms seront gravés au monument aux morts de vos communes, et la nation saura que vous avez fait votre devoir, car pour les peuples libres, pour les grandes nations, les noms des héros ne s'effacent jamais.

Maître Cédric DE PIERREPONT, Maître Alain BERTONCELLO, au nom de la République française, je vous fais Chevalier de la Légion d'honneur. Maître Cédric DE PIERREPONT, maître Alain BERTONCELLO, je vous fais premier maître dans le corps des officiers mariniers de maistrance.

Vive la République, vive la France.

La BSPP.

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Sauver Notre-Dame ou périr !1

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Quand des jeunes gens d’à peine plus de vingt ans acceptent de s’engager, armés de lourdes lances d’incendie, dans les escaliers étroits d’une tour dont on dit qu’elle menace de s’effondrer, croyez-vous vraiment que c’est seulement pour sauver des vieilles pierres ? Si ces jeunes militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris2 ont risqué leur vie, le lundi 15 avril au soir, ce n’est pas simplement parce que leur devoir de soldats du feu leur imposait de remplir leur mission. C’est aussi parce que leur conscience leur disait que Notre- Dame était plus qu’un « immeuble de grande hauteur » qu’il fallait tenter de sauvegarder, mais un symbole national, légué par une multitude de générations depuis plus de huit siècles, et qui devait être à tous prix transmis aux générations suivantes.

Oui, malgré leur jeunesse, ces pompiers ont compris qu’ils avaient entre leurs mains la destinée non seulement du cœur géographique, historique et culturel de la France d’où partent toutes les routes du pays, mais aussi d’un chef d’œuvre de l’humanité qui valait de prendre tous les risques pour le sauver et rendre ainsi hommage au génie humain.

« Je suis souvent passé devant Notre-Dame sans jamais y entrer, parce que je me disais qu’elle était éternelle et que j’avais bien le temps. Mais quand elle sera reconstruite, j’irai. » Ainsi s’exprimait, le mardi 16 avril, à 7 heures du matin, un pompier qui, avec 374 de ses camarades, avait commencé la lutte la veille à 19 heures, soit 12 heures plus tôt.

Dans la soirée, le parvis de Notre-Dame s’était transformé en un immense QG rouge avec d’interminables files de camions, des tuyaux déroulés au pied de la cathédrale et dans toutes les rues avoisinantes. La Seine toute proche a heureusement fourni toutes les quantités d’eau nécessaires comme pour venir spontanément en aide à sa vieille voisine souvent comparée à un navire. 68 engins ont été déployés dont huit avec des bras aériens pouvant atteindre 50
mètres de haut et trois drones ont été utilisés.

Le porte-parole des pompiers de Paris a rappelé qu’à l’arrivée de ces derniers, la toiture était déjà embrasée et que la vitesse de propagation du feu l’a surpris. Au fil des heures, l’inquiétude grandissait et, à un moment, les pompiers ont cru que la cathédrale était perdue et allait tomber complètement à terre. C’est alors que le général de division Jean-Claude Gallet, commandant la BSPP, a pris les bonnes décisions en ciblant prioritairement les deux beffrois à commencer par celui du nord.

Cette décision judicieuse était en fait stratégique car de nombreux experts s’accordent à dire que ce beffroi nord a pu être sauvegardé à un quart d’heure près. Sa chute aurait bien évidemment entraîné celle de l’autre et, de proche en proche, celle de l’édifice tout entier. On notera le parallèle entre le commandement de ce général et celui d’un autre engagé dans un combat « classique » c'est-à-dire contre des adversaires humains. Dans les deux cas, les fondamentaux exigés sont les mêmes : capacité d’analyse, évaluation de la balance moyens amis/capacité de l’ennemi et prise de décision. Le général Gallet et ses hommes sont aujourd’hui loués parce que l’on considère qu’ils ont sauvé Notre-Dame qui, de fait, est, en l’état, reconstructible. Qu’en aurait-il été s’il ne restait aujourd’hui d’elle qu’un monceau de pierres calcinées ?

En milieu de matinée du mardi 16 avril, les pompiers de Paris ont fait un point de situation. Toute la nuit, ils ont surveillé les foyers résiduels et simultanément ont donc réussi à préserver les deux beffrois afin que les tours ne s’effondrent pas. Cependant 1 000 mètres carrés de toiture sont partis en fumée et la voûte de la cathédrale a été percée en trois endroits en particulier lors de la chute de la flèche.

Au contraire de leurs camarades des unités de combat « traditionnelles » de l’armée de Terre, les sapeurs-pompiers de Paris mènent très souvent leurs guerres devant un public. Ce fut encore le cas cette nuit-là où, dans une ambiance lourde, seuls, de temps à autre, les sirènes et les applaudissements de la foule crevaient le silence. Car foule il y avait. Par sa simple présence, elle remerciait les pompiers pour leurs efforts et peut-être Notre-Dame elle-même : « Résiste, résiste » chuchotait une dame.

Sur l’Ile de la Cité, au plus près du périmètre de sécurité, à 2 heures du matin passées, quelques dizaines de personnes étaient encore là.

Au bilan, un seul pompier a été légèrement blessé, intoxiqué par des fumées et hospitalisé à la Salpêtrière. Pour une intervention de cette nature, et qui restera comme une page marquante dans l’histoire déjà riche de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, cela tient presque du miracle.

Cet incendie qui aurait pu être tragique est l’occasion de rappeler l’éthique du pompier de Paris telle que définie par le général Robert Casso qui présida aux destinées de la brigade de 1963 à 1970 et la modernisa pour lui donner le visage qu’elle a aujourd’hui :

« Je ne veux connaître ni ta philosophie, ni ta religion, ni ta tendance politique, peu m’importe que tu sois jeune ou vieux, riche ou pauvre, français ou étranger.
Si je me permets de te demander quelle est ta peine, ce n’est pas par indiscrétion mais bien pour mieux t’aider.
Quand tu m’appelles, j’accours, mais assure-toi de m’avoir alerté par les voies les plus rapides et les plus sûres.
Les minutes d’attente te paraîtront longues, très longues, dans ta détresse pardonne mon apparente lenteur. »
Gilbert ROBINET
Secrétaire général de l’ASAF

1 En application de la devise des sapeurs-pompiers de Paris : « Sauver ou périr »
2 La brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) est une unité militaire de l’armée de Terre appartenant à l’arme du Génie.

Études marines - Nourrir

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La lettre d'information de la Fondation Maréchal de Lattre N° 44

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