CEACH

  • Plein écran
  • Ecran large
  • Ecran étroit
  • Agrandir le texte
  • Taille par défaut
  • Rapetisser le texte

2018

Montpellier commémore le 75e anniversaire de la bataille de Stalingrad

Envoyer

Martigné-Ferchaud : 120 élèves gendarmes rendent hommage à Victor Piette

Envoyer
https://actu.fr/
Publié le 30 Jan 18

La 86e promotion d'élèves gendarmes de l'école de Châteaulin a rendu hommage à son parrain, Victor Piette, figure emblématique de la Résistance.

La rue des Déportés Résistants, entièrement occupée par les 120 élèves gendarmes. (©L’éclaireur)

La 86e promotion d’élèves gendarmes de l’école de Châteaulin, en cours de formation, a pour parrain le gendarme Victor Piette, mort en déportation en camp de concentration. Afin de lui rendre hommage, les 120 élèves ont fait le déplacement jusqu’à Martigné-Ferchaud, lundi 15 janvier. La journée s’est déroulée en plusieurs temps de cérémonies et de contacts avec la population, notamment avec la municipalité, les anciens combattants, le cercle d’histoire et les collégiens qui étaient tous partenaires de l’organisation.

La première cérémonie a débuté à 10 h 30, rue des Résistants, devant l’ancienne gendarmerie où, la nuit du 8 octobre 1943, s’est déroulée l’arrestation de Victor Piette et de ses collègues. Le cortège a ensuite rejoint le reste des effectifs autour de l’église pour remonter en défilé la rue des Déportés Résistants vers la place du Souvenir. Une deuxième cérémonie d’hommage avec dépôt de gerbe aux deux monuments aux morts s’y est déroulée avec les élèves de 3e du collège Saint-Joseph de Martigné-Ferchaud.

C’est de nouveau en défilé chanté que le groupe s’est dirigé vers la salle des Maîtres Beurriers pour un vin d’honneur et une remise d’emblème de la 86e promotion de Châteaulin aux différents partenaires. Après une pause repas, une vingtaine d’élèves s’est rendue au collège pour aller à la rencontre des neuf classes de collégiens afin de leur parler du métier, de l’engagement qu’ils ont choisi et du déroulement de la formation.

Victor Piette, gendarme et résistant

Victor Piette est né le 7 octobre 1899, à Baillé. Gendarme à la brigade de gendarmerie de Martigné-Ferchaud, il fait partie du réseau Oscar Buckmaster de Martigné-Ferchaud où il est agent de renseignements et de protection des terrains de parachutage.

Dans la nuit du 8 au 9 octobre 1943, vers 22 h 30, la Gestapo, cherchant à démanteler la branche martignolaise du réseau Oscar Buckmaster, investit brutalement la brigade de Martigné, désarme et enchaîne les quatre gendarmes résidant dans la caserne. Le maréchal-deslogis-chef Jean-Baptiste Planchais, les gendarmes Victor Piette, Rogatien Guillemoto et Louis Martin sont conduits à la prison Jacques Cartier de Rennes.

Ils seront transférés vers le camp de transit de Compiègne le 9 mai 1944, puis vers le camp de concentration de Neuengamme le 24 mai 1944. Victor Piette décède le 1er janvier 1945, des suites de mauvais traitements et de privations. Seul son collègue, le gendarme Louis Martin rentrera à Martigné-Ferchaud.

Près de Gournay-en-Bray, les bérets verts écologiques font la guerre aux déchets

Envoyer
https://actu.fr/
Publié le 28 Jan 18

Installée à Saint-Germer-de-Fly, à deux pas de Gournay-en-Bray, l'association « Les Bérets verts écologistes » œuvre dans la récupération et la valorisation de tout ce qui était voué à finir sa vie en déchetterie.

Gérard, Bernard et Yannick, sans compter les autres adhérents, sont soudés pour une bonne cause. (©L’Eclaireur-La Dépêche)

L’association « Les Bérets verts écologistes » n’est ni une union d’anciens combattants, ni un nouveau parti politique.

À ce jour, les 29 adhérents de cette toute jeune association n’ont qu’un objectif : le réemploi des matières afin de réduire les déchets. Les entreprises, commerces, locaux d’habitation ainsi que les bureaux peuvent bénéficier de ce service gratuit dont le but est de redonner une deuxième utilité aux objets usagés, mais aussi aux aliments.

Gérard Brabant, président fondateur de l’association qui œuvre actuellement sur une zone allant de Gournay à Beauvais, explique l’origine de sa démarche :

Je me suis aperçu que les bennes des entreprises locales débordaient de palettes, tôles, plastiques et de nombreux produits de consommation qui ne pouvaient plus être donnés, même aux associations caritatives. Trier et se débarrasser des déchets, cela coûte cher aux entreprises alors que ça peut être récupéré

« Jusqu’à 10 000 euros d’économie »

Ni une ni deux, cet ancien fonctionnaire de police à la retraite décide de prendre contact avec plusieurs entreprises locales avec pour mot d’ordre : halte au gaspillage. Le principe de récupérer ce qui peut être encore utile est plutôt bien perçu.

Une grande surface du secteur peut faire jusqu’à 10 000 euros d’économie par an grâce à nous

Bon plan d’un côté, et bon plan aussi de l’autre. Car pour l’association, la récupération a de nombreuses vertus, comme le détaille le président :

Le pain récupéré peut être donné aux poules, aux lapins et à d’autres animaux. Avec des portes et le bois des palettes, on peut réaliser des cabanes de jardin. Les palettes peuvent servir de bois de chauffage. Avec des portes-fenêtres, on crée des serres. On fait aussi du compost et prochainement on va faire du cidre avec des pommes qui si elles n’avaient pas été ramassées, auraient pourri au sol

« Se rendre service mutuellement »

Dans un esprit de partage, l’association est ouverte à tous, avec une adhésion annuelle de seulement 10 euros. Cependant, l’échange reste au centre de la démarche.

Bernard Lequin et Yannick Lorant, membres actifs de l’association., racontent d’une seule voix :

Pour recevoir, il faut savoir donner. Entre nous, il y a une vraie cohésion et une volonté de se rendre service mutuellement

Les collectes sont réalisées gratuitement par les adhérents dont les bérets verts sont le symbole du sérieux, de la discipline et de l’écologie.

Il faut arrêter de jeter à tout va. Avec notre organisation et la rigueur dont nous faisons preuve, il n’y a que du positif. C’est un plus pour la cohésion et l’aide aux personnes, et un plus sur le plan économique pour notre territoire

Sébastien Aliome

Comme des soldats : des sénateurs participent à un exercice militaire avec les légionnaires

Envoyer
https://francais.rt.com/
27 janv. 2018

A quelques jours de l'examen du texte de loi sur la programmation militaire, RT a suivi des sénateurs ayant participé à un exercice militaire avec le 1er régiment étranger de cavalerie, sur invitation de l'Armée de terre.

En treillis, des sénateurs de la commission des Affaires étrangères, de la Défense, et des Forces Armées ont accompagné le 27 janvier les légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie lors d'un exercice militaire dans lequel il leur fallait prendre d'assaut une position tenue par des ennemis.

L'occasion de «marquer le lien qui unit le Sénat et les régiments de l'Armée de terre», selon le général Jean-Pierre Bosser, chef d'état-major de l'Armée de terre, à quelques jours de l'examen du texte de loi sur la programmation militaire.

Des milliers de soldats français endettés à cause de Louvois, leur logiciel de paie

Envoyer
https://www.franceculture.fr/
26.01.2018 Par Philippe Reltien
 

Enquête | Pendant près de 7 ans, de nombreux soldats français ont vécu l’enfer. Non pas sur le terrain mais à cause de leur fiche de paie. Victimes d’un système informatique du ministère de la Défense, le logiciel Louvois, ils en subissent encore aujourd’hui de lourdes conséquences.

Des dizaines de milliers de militaires ont été confrontés aux dysfonctionnements du logiciel Louvois

Des dizaines de milliers de militaires ont été confrontés aux dysfonctionnements du logiciel Louvois Crédits : Philippe Neu / Le Républicain Lorrain - Maxppp

Marrcel F.*, officier de l’armée de terre, toujours en activité et père de famille, a les traits tirés. Comme des dizaines de milliers de collègues, il est victime du logiciel Louvois, système informatique de paie des militaires, mis en service en 2011. « Un jour, ma solde n’a plus été calculée. Conséquence, ma mutuelle m’a radié, et je ne l’ai jamais su, sauf le jour où j’ai dû aller aux urgences. Là, on m’a dit : ‘Mais monsieur, vous n’avez plus de mutuelle’. » Marcel F. est aujourd’hui criblé de dettes.

De l’argent trop perçu

Des dizaines de milliers de soldats ont, comme lui, reçu des bulletins loufoques. Au pic de la crise, on dénombrait 120 000 dossiers en souffrance. Certains n’avaient reçu qu’une partie de leur solde. Le comble était atteint avec cette solde, réduite à seulement trois centimes d’euros.

Nathalie D. a reçu en juillet 2013 un bulletin de solde de… 3 centimes d’euros.

Nathalie D. a reçu en juillet 2013 un bulletin de solde de… 3 centimes d’euros. Crédits : Radio France

A l'inverse, Louvois s’est aussi mis à gonfler les paies. Des militaires ont ainsi touché trop d’argent, parfois même sans qu’ils s’en aperçoivent. Le logiciel a même envoyé des paiements à des réservistes qui n’étaient plus militaires. « J’ai reçu un bulletin de solde qui m’attribuait 200 euros, témoigne Daniel P.*, un ex-réserviste en procès avec ses anciens patrons. Mais je n’étais plus dans l’institution. On est dans une situation d’angoisse. Je ne suis plus sous les drapeaux et on me paye quand même. Et vous ne savez même pas à quel organisme il va falloir les rendre. »

Le ministère de la Défense n’ayant pas l’intention de laisser filer l’argent versé en trop s’est donc mis à poursuivre ses soldats pour leur demander de rembourser ces trop perçus. Montant de la facture : 545 millions d’euros.

Des paiements fantômes

Le ministère a donc monté une structure de recouvrement du trop versé. Près de 6 000 contentieux ont été portés devant la commission de recours militaire, passage obligé avant de déposer un recours devant un tribunal administratif civil.

L’armée a bien récupéré une partie de son argent : 360 millions d’euros ont été remboursés. Il resterait 3 000 cas à régler. Mais l’état-major a tout de même laissé filer 83 millions d’euros qu’il n’a pas réclamés. Pourquoi ? Il est arrivé que l’on facture, sur des fiches de paie, des sommes qui en fait n’ont jamais été versées. « Il s’agit certainement de trop versés inventés par le logiciel, explique Jacques Bessy, un ancien gendarme aujourd’hui à la tête de l’association ADEFDROMIL qui défend des dizaines de militaires. Ces 83 millions d’euros ont été abandonnés parce qu’ils ne pouvaient pas être justifiés clairement. »

« J’ai peur d’aller au courrier »

De nombreux militaires ont donc été amenés à contracter des prêts pour rembourser ces trop versés. Conséquence : le moral des troupes est au plus bas. « Quand j’étais militaire, ça ne me faisait pas peur de partir au front. Mais maintenant, je suis beaucoup moins bien dans ma tête avec Louvois, raconte Nathalie D.*, mère célibataire qui a quitté l’armée après 15 ans de service. Destinataire en 2013 d’un trop versé, elle a soigneusement conservé l’argent qu’on ne lui réclamait pas, tout en signalant qu’elle était prête à le rendre. Mais comme pendant deux ans on ne lui a rien demandé, elle finit par acheter un appartement. Et là, patatras, en 2017, elle reçoit la lettre fatidique : 37 000 euros à rembourser ! Depuis, elle vit dans l’angoisse. « Peur d’aller au courrier, peur de redécouvrir combien je vais devoir payer ou combien ils m’auraient donné en plus… Je suis dans une situation où je ne pourrai pas les payer » poursuit-elle.

Nathalie D. ne peut pas payer les 36 898 € réclamés par l’Etat.

Nathalie D. ne peut pas payer les 36 898 € réclamés par l’Etat. Crédits : Radio France

Jusqu’à fin 2013, les cas se sont multipliés, touchant tous les grades dans l’armée de terre, sauf les généraux, payés par un autre logiciel qui, lui, fonctionne correctement. Mais en bas de l’échelle, ceux qui partent en mission à l’extérieur subissent la pression. « Ce sont les petits qui trinquent, explique encore Jacques Bessy, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas forcément accès à l’information, ceux qui n’ont pas un niveau d’instruction qui leur permette d’écrire, d’engager des recours, de lire correctement leur bulletin de solde, de les corréler avec leurs relevés bancaire. Ceux-là se sont fait avoir. Les ‘résistants’, qui ont eu les moyens de se défendre, sont ceux qui ont un petit grade : sous-officiers, officiers subalternes, voire officiers supérieurs. »

Faible contestation dans les rangs

Certains se défendent d’autant plus qu’ils vivent une situation paradoxale : on leur demande de rembourser le trop perçu dû à Louvois, mais ils doivent s’acheter du matériel, car celui de l’armée n’est pas toujours à la hauteur. « On a dû acheter plusieurs paires de chaussures, car celles fournies par l’armée française ne tiennent pas le choc, confie Elise S.*, dont le mari doit bientôt partir au Sahel. Les soldats ont fini par mettre des bouteilles en plastique coupées en deux en guise de semelle. On a acheté des bandoulières de FAMAS, des gilets pare-balles, plusieurs treillis, et des sacs, car l’armée ne les renouvelle que tous les trois ans. Si le vôtre est troué, il faut bien en racheter un. »

Mises à part quelques manifestations de femmes de militaires, tout cela n’a pas fait plus de bruit. Pour quelles raisons ? A l’armée, on est formé à l’esprit de corps, à la discipline, au silence. « Certains sont bien contents d’avoir de long contrats pendant lesquels ils n’iront pas pointer à Pôle Emploi, avance Daniel P. C’est triste à dire, mais on a joué avec la bonne volonté et la discipline de beaucoup de militaires. »

Sur un groupe Facebook, des femmes de soldats en colère contre Louvois et le ministère de la Défense.

Sur un groupe Facebook, des femmes de soldats en colère contre Louvois et le ministère de la Défense. Crédits : Radio France

Le ministère de la Défense aurait-il sous-estimé le problème car il savait que la résistance serait faible ? Du côté de l’état-major, on cherche à relativiser. « Quand on regarde le volume des recours, ils baissent considérablement, minimise le contrôleur général des armées, Jean-Paul Bodin. Les personnels ont parfaitement compris que les sommes versées en trop ne leur étaient pas dues. Dans les situations les plus délicates d’un point de vue social, l’Etat a fait un geste et a annulé sa créance ».

Louvois est aussi riche d'erreurs absurdes voire hallucinantes. D’après le Dauphiné Libéré, le chasseur alpin Arthur Noyer, disparu en avril 2017 et retrouvé assassiné en septembre de la même année - dont la mort pourrait être liée au suspect numéro un dans l’affaire de la disparition de la petite Maëlys - a été classé par Louvois comme « déserteur », la case « disparu » n’existant tout simplement pas.

Louvois : genèse d’un gâchis

L’idée d’une harmonisation des paies des militaires a germé il y a une vingtaine d’années, quand l’armée s’est professionnalisée. « La volonté de l’Etat, en 1996, était d’avoir un logiciel pour l’ensemble des fonctionnaires, dans lequel on voulait aussi faire rentrer les militaires, explique Patricia Adam, ancienne députée et ancienne présidente de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale. Le problème, c’est que la condition militaire est très différente du statut de fonctionnaire. » En 2006, le processus est arrêté. On s’aperçoit qu’un logiciel à part entière est nécessaire. Ce logiciel, ce sera Louvois.

Pour le concevoir, on fait d’abord appel à une société extérieure, Sopra. Mais les militaires vont rapidement l’écarter pour reprendre le projet en interne. Il faudra attendre 2011 pour qu’il mûrisse. Mais l’Etat cherchant à faire des économies, plus de 750 postes sont supprimés au service de la paie des armées. « C’était pour faire du chiffre. On n’a absolument pas mesuré les conséquences » s’exclame Patricia Adam.

« C’était couru d’avance »

Pourquoi ce logiciel n’a pas fonctionné ? La paie des militaires variant en fonction de la nature des missions, avec un système de 174 primes et indemnités différentes, impossible de définir des critères simples de calcul. Ainsi, lorsque l’on a raccordé les 180 000 soldats de l’armée de terre sur Louvois, est arrivé ce qui devait arriver. « Imaginez qu’il faille mettre tous ces gens qui dépendent de centaines de critères de paie différents dans une énorme base de données, développe Emilien Ercolani, journaliste spécialiste en informatique, avec des primes qui changent tous les mois : chaque fois que quelque chose change, des engrenages doivent se mettre en place, afin de calculer la paie le plus rapidement possible. Si cela semble simple sur le papier, c’est extrêmement compliqué techniquement. »

De 150 points de vérification, on est passé à 15 pour tenir les délais.

Était-il pour autant difficile de prévoir ces bugs ? Un audit commandé en septembre 2010, alors qu’Hervé Morin était ministre de la Défense, avait déjà conclu que le logiciel était instable et comportait des défauts. Des personnels avaient été réquisitionnés par précaution pour recalculer 20 000 soldes, au cas-où. Louvois était condamné à l’échec dès le départ. « On a envoyé plein de données pourries dans un système qui était bancal, fulmine Sylvain B.*, qui était au cœur du dispositif. De nombreux points de contrôle ont été supprimés pour tenir les délais. »

Ce sont finalement 50 000 dossiers qui ont dû être recalculés au printemps 2012. L’homme a vite perdu le contrôle de la machine. « Avant, un chef militaire avait le pouvoir de résoudre un problème administratif, nous raconte Lucas M.* un ancien officier. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il y a un décalage entre le ‘devoir d’excellence et de réussite’ demandé dans nos missions, et un ‘devoir de médiocrité’ d’un système de gestion administrative, et c’est intolérable. »

Des erreurs en cascades

En juillet 2012, pour tenter d’éteindre l’incendie, le ministère de la Défense fait appel à Steria, une société qui assurait déjà la maintenance de certains systèmes informatiques de l’armée depuis 2008. Steria va alors dépêcher un « commando informatique » composé de consultants parfois payés 1 000 euros la journée. « Grâce à Steria, trois ou quatre mois après le premier pic d’erreurs, il n’y avait presque plus de problèmes de sous-paiements » admet Sylvain. Mais un autre problème beaucoup plus complexe survient, fin 2012 : les fameux sur-paiements. A la décharge de Steria, les militaires avaient conçu le progiciel Louvois en y insérant des millions de lignes de code incompréhensibles pour des personnes qui travaillent habituellement sur des logiciels classiques.

Jean-Yves Le Drian, alors nouveau ministre de la Défense, ne mesure pas tout de suite l’ampleur de ce désastre. « Les problèmes lui ont été cachés par l’état-major, affirme Patricia Adam. Quand il décide de remplacer Louvois en 2013, le dossier change de main. Le nouveau logiciel sera conçu comme un programme d'armement. »

Un nouveau logiciel… commandé aux mêmes prestataires

Le remplacement de Louvois est acté. Nom de code : Source solde. Mais là encore, cela va prendre beaucoup plus de temps que prévu. « L’appel d’offre a pris des mois, explique Sylvain. Le ministère voulait tout contrôler. Un logiciel nouveau comme ça, il faut au moins trois ans pour l’installer. Comme on a pris la décision de le lancer mi-2015, il sera opérationnel mi-2018, voire en 2019 ou 2020. »

C’est finalement le français Sopra-Steria qui remporte l’appel d’offre, un contrat de 130 millions d’euros sur 10 ans. Oui, Steria, la même société appelée à réparer Louvois juste avant le trop versé, et Sopra, qui avait travaillé sur le tout premier logiciel de l’armée finalement abandonné. Elles ont fusionné… et ont obtenu le nouveau marché, de façon régulière. Chez certains hauts gradés, dans un premier temps, on a du mal à comprendre. Mais Sopra-Steria finit par faire consensus au sein de l’état-major.

On prévoit le lancement au 1er janvier 2019

Sauf qu’un nouveau grain de sable vient gripper la machine : le prélèvement à la source. Lorsque le développement de Source solde a débuté, ce n’était pas dans le cahier des charges. Or, en prévision de sa mise en place en janvier 2019, il a fallu le rajouter au programme informatique. Rallongement des délais, d’au minimum un an, et augmentation de la facture en prévision, soit quelques dizaines de millions d’euros en plus…

Pour le ministère, on estime que cela fait partie des aléas inhérents au lancement d’un programme informatique. « Le système n’est pas figé, il ne cesse d’évoluer, se défend Jean-Paul Bodin, secrétaire général de l’administration des armées. On prévoit le lancement au 1er janvier 2019. » Il y aura donc bien un an de retard, et peut-être plus si l’on en croit d’autres sources.

Un gâchis reconnu mais… sans responsable

La facture de toutes ces erreurs est difficile à chiffrer. Jean-Yves le Drian lui-même a reconnu que l’on a gaspillé l’équivalent de ce qui avait été économisé en supprimant des emplois. « Pour Source solde et Louvois, comme il y en a un en trop, comptons 130 millions d’euros perdus, calcule Sylvain B., plus 160 millions d’euros de trop versés qui sont toujours dans la nature, on arrive à peu près à 300 millions foutus en l’air. » Évaluation sans doute sous-estimée. En 2014, on estimait que 359 millions d'euros avaient été versés en trop aux militaires. Quoi qu’il en soit, cette opération est un énorme gâchis.

D’autant plus qu’aucune sanction n’a jamais été prononcée. La Cour des comptes a prévu de se pencher en 2018 sur ce monumental échec. Peut-être posera-t-on alors la question des éventuelles responsabilités. Jean-Paul Bodin l'admet :

Nous n’avons pas été en mesure d’exiger et faire des tests suffisamment importants. La responsabilité est collective au sein du ministère.

Une affirmation que les victimes ont du mal à entendre. La lassitude l’emporte. Ils sont nombreux à rembourser l’armée après une transaction à l’amiable. Mais leur avocate, Aïda Moumni, ne se satisfait pas de la version officielle. « C’est Louvois qui a dysfonctionné, ce ne sont pas les victimes. Le ministère de la Défense aurait dû répondre de ces dysfonctionnements ; la hiérarchie a trahi ses subordonnés en agissant de la sorte. »

Louvois n’a pas fait que fragiliser des militaires, il en a aussi dissuadé beaucoup de rester sous les drapeaux. L'armée a perdu la confiance de nombre de ses soldats.

*les prénoms et fonctions ont été changés

Service national universel : l'Assemblée nationale reporte la publication de son rapport

Envoyer
http://www.europe1.fr/
le 26 janvier 2018

La publication du rapport parlementaire fixant les conditions du service national universel, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, est "reportée à une date ultérieure".

La publication du rapport parlementaire sur le service national universel, initialement prévue mercredi prochain, a été "reportée à une date ultérieure", a indiqué l'Assemblée nationale vendredi.

Trois ministères concernés. La mission d'information de la commission Défense de l'Assemblée nationale devait formuler la semaine prochaine des propositions sur cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron, futur passage obligé des jeunes - durée, vie en communauté ou non, modules... - dont les contours restent encore flous. Le Sénat travaille également sur le sujet, qui concerne le ministère des Armées tout comme le ministère de l'Éducation.

Une question de moyens. La faisabilité d'un projet de service national universel est mise en doute en raison de son coût, que le candidat Macron avait lui-même estimé entre deux et trois milliards d'euros par an, et des moyens des armées qui ne sont plus adaptés pour accueillir 600.000 jeunes par an.

Un service national "mené à son terme". Lors de ses vœux aux Armées vendredi dernier à Toulon, le président avait toutefois assuré que le projet d'un service national "sera mené à son terme" et qu'il "sera conduit par l'ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des Armées" avec "un financement ad hoc qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militaire" 2019-2025 qui doit être présentée début février en conseil des ministres.

Bordeaux : l'un des derniers combattants des Forces Françaises Libres fête ses 104 ans

Envoyer
https://www.francebleu.fr/
mardi 23 janvier 2018 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde
 

Plus vieux porte-drapeau encore en activité en France, fonction qu'il exerce depuis 71 ans, Marcel Barbary est l'un des derniers survivants de la 1ère Division Française Libre. Pour ses 104 ans, il a été reçu avec sa famille en préfecture, à Bordeaux.

Marcel Barbary reçu par le préfet de Gironde  pour ses 104 ans

Marcel Barbary reçu par le préfet de Gironde pour ses 104 ans © Radio France - Pierre-Marie Gros

Marcel Barbary est l'un des derniers survivants en Gironde de la 1ère Division Française Libre, principale unité des Forces Françaises Libres qui participèrent à la Libération de notre pays lors de la Seconde Guerre Mondiale . Il est aussi le plus âgé des portes-drapeaux encore en activité en France, présent à toutes les commémorations aux Monuments aux Morts.

Pour fêter ses 104 ans - il est né le 22 janvier 1914, quartier St Michel, à Bordeaux -, Didier Lallement, le préfet de Gironde organisait ce mardi après-midi dans sa résidence, à Bordeaux après-midi une réception en son honneur , en compagnie de ses proches et de sa famille. Autour de lui, quatre de ses cinq enfants, mais aussi une partie de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants. Quatre générations étaient réunies autour du centenaire bordelais.

Malgré son grand âge, Marcel Barbary participe à de nombreuses cérémonies , à Bordeaux et ailleurs : il se rend régulièrement à Paris pour des dépôts de gerbes, il a même participé en 2012 au 70ème anniversaire de la bataille de Bir-Hakeim, en Lybie. L'an dernier, à 103 ans, il s'est fracturé le bassin, mais depuis, il s'est remis et il continue à brandir son drapeau à chaque commémoration, comme il le fait depuis 70 ans.

J'ai été le premier porte-drapeau à Bordeaux en 1947 , et je le suis encore . C'est un petit peu lourd, mais je me fais aider ... C'est un beau drapeau, le plus beau, tout brodé, avec la Croix de Lorraine, ça reste une très grande fierté- . - Marcel Barbary .

Prisonnier en Allemagne au début de la Guerre, , il s'évade à deux reprises , puis après un long périple à travers l'Europe, c'est depuis le Portugal qui'l gagne l'Afrique du Nord, pour rejoindre les forces du Général de Gaulle . Viendront ensuite le débarquement en Provence, et la libération de la France jusqu'en Alsace.

Lorsque nous étions jeunes, il ne nous racontait pas beaucoup ces épisodes de sa vie. Mais maintenant, il donne les détails de ce qu'il a vécu. Comme s'il voulait nous transmettre son histoire, pour ne pas oublier, que l'on sache ce que fut cette période. Il faut dire que son parcours , c'est quand même extraordinaire. - Gisèle et Jeanine, deux de ses filles.

Marcel Barbary entouré de ses proches dans la résidence préfectorale, à Bordeaux  - Radio France

Marcel Barbary entouré de ses proches dans la résidence préfectorale, à Bordeaux © Radio France - Pierre-Marie Gros

Régulièrement, Marcel Barbary continue d'aller raconter la guerre dans les écoles.

Les élèves m'écoutent avec attention, car moi, je l'ai vécu, la guerre . Je sais qu'à mon âge, je suis un témoin important. Mais il ne faut pas raconter n'importe quoi : il ne faut pas leur dire qu'il faut tuer les allemands , que ce sont nos ennemis, il ne faut pas diffuser des messages de haine. - Marcel Barbary

Des récits dont profitent aussi ses plus jeunes descendants.

Je suis content qu'il soit là pour me raconter ces choses, j'ai lu le livre qu'il a écrit, et j'aime bien dire à mes amis que mon arrière grand-père a fait la guerre, et qu'il est toujours vivant. - Egon, 13 ans, son arrière petit-fils

Un exemple pour les jeunes générations, a insisté le préfet avant de couper le gâteau d'anniversaire, l'exemple d'un homme "qui ne renonce jamais", et sa longévité le prouve.

"Winter War" : le siège de Jebsheim, le Stalingrad alsacien, porté à l'écran

Envoyer
https://culturebox.francetvinfo.fr/
Par Jean-Francois Lixon @Culturebox Publié le 18/01/2018

une scène de "Winter War"

une scène de "Winter War" © David Aboucaya

"Winter War", film de guerre français de David Aboucaya, évoque le destin tragique du village alsacien de Jebsheim, verrou névralgique sur la route des Alliés vers l’Allemagne. Une semaine de bataille acharnée a complètement détruit la bourgade proche de Colmar, au cours d'un siège passé dans l'histoire sous le nom de "Stalingrad alsacien". Janvier 1945. La seconde guerre mondiale touche à sa fin en Europe et les combats y sont d'autant plus âpres. Les Alliés ont débarqué en juin 1944 et continuent leur progression vers l'Est. Sur leur route, ils vont se heurter à la résistance nazie dans la poche de Colmar et singulièrement dans le village de Jebsheim. Pendant une semaine de combats effroyables, les Français du 1er Régiment de Parachutistes, aidés par la Légion Etrangère mais aussi par la 3e division d'Infanterie de l'armée américaine, vont tenter de faire sauter le verrou stratégique tenu par la Panzergrenadier commandée par le Reichsführer SS Heinrich Himmler en personne. Hitler lui avait donné pour ordre de tenir coûte que coûte. Les Allemands seront contraints de céder. Au terme de ce siège, Jebsheim sera quasiment rasé et les pertes telles que l'épisode sera ultérieurement surnommé le "Stalingrad alsacien".

73 ans plus tard, un équipe de France 3 Alsace est retournée à Jebsheim, dans le Haut-Rhin, et a retrouvé quelques témoins de cette semaine tragique.

Reportage : France 3 Alsace O. Stephan / V. Ruiz Suri / A. Pica

Winter War

Film de guerre français de David Aboucaya
avec Manuel Goncalves, Laurent Guiot, Laurent Cerulli
2h20
sortie le 17 janvier 2018
Synopsis :
Le caporal Hénaq, du côté français, et le lieutenant Shaffer, du côté américain, font tous deux partie des sections chargées de nettoyer de toute présence ennemie le bois bordant le village de Jebsheim, en Alsace. Il faudra tenir ensuite les positions, condition indispensable à la prise du village. Les conditions climatiques épouvantables, avec des températures avoisinant les -20°, plongent cette section dans l’enfer de l'hiver alsacien. Durant quelques jours, les soldats font face au froid, à la peur et au harcèlement des assauts allemands. La petite unité américaine qui les accompagne dans cette mission, partie en reconnaissance, va se retrouver totalement isolée, acculée par des troupes allemandes venues en renfort.

La bande annonce complète de Winter War de David Aboucaya

Orléans-Briçy : la base se dote d'une flotte de “super-hercules” pour le transport militaire aérien

Envoyer
https://france3-regions.francetvinfo.fr/
Par Nathanael Lemaire Publié le 15/01/2018

Le retrait des avions de transports militaires Transall et la nécessité d'assurer la logistique vers les théâtres d'opération extérieurs ont rendu nécessaire l'acquisition d'un avion de moyenne capacité rapidement. L'avion américain C-130J SUPERHERCULES a été choisi par l'armée de l'air.

C'est en fanfare que la base aérienne 123 Orléans-Briçy a organisé la cérémonie de réception de son premier Superhercules C-130J. Une version modernisée d'un avion de transport militaire fabriqué par Lockheed Martin qui sera basé à Briçy. A terme, 4 avions de ce type seront affectés à la base Orléans-Briçy pour des missions logistiques vers les théâtres d'opérations extérieurs de la France.

En effet, les opérations Barkhane et Chammal sollicitent beaucoup les avions de transport de l'armée de l'air. Les besoins de logistique vers la bande sahariennes et la Syrie arrivent au moment où le bon vieux Transall est en bout de course.

Les difficultés de production et de validation des avions gros porteurs A400M mettent en tension les liaisons logistiques nécessaires aux interventions militaires françaises. La faible capacité d'emport des avions CASA ne permet pas de palier aux besoins actuels.

L'acquisition et la mise en service rapide de 4 C-130J Superhercules permettront de suppléer aux besoins de logistiques militaires immédiats.
Les 4 appareils effectueront leurs missions depuis la base aérienne 123 Orléans-Briçy. En plus de ses capacités de transports de fret,de transport de troupes, le Superhercule est capable d'assurer du ravitaillement en vol et d'atterrir sur des pistes sommaires.

La cérémonie de réception du premier avion ce lundi s'est déroulé sous la présidence de la ministre de la Défense, Madame Florence Parly accompagné de l'ambassadrice des USA en France. Les chefs d'état-major allemand et français ont assisté à l'événement. L'inter-opérabilité entre les armées allemandes et françaises sera renforcée avec cet appareil. Les Allemands possèdent eux aussi une flotte de Superhercule.

Le commandement supérieur des forces armées a déménagé à Arue

Envoyer
https://www.tntv.pf/
Lundi 15 Janvier 2018

ARMEES - Le commandement supérieur des forces armées est officiellement installé à Arue, à la caserne Broche. Le nouveau bâtiment a été inauguré ce lundi matin lors d’une cérémonie militaire. Un nouveau chapitre s’écrit pour l’histoire des forces armées en Polynésie.

(Crédit photo : TNTV)

(Crédit photo : TNTV)

L’ancien quartier général installé au Taaone depuis 1966 n’est désormais plus qu’un souvenir. Ce lundi, le commandement supérieur des forces armées en Polynésie française (Comsup FAPF) a officiellement inauguré son nouveau bâtiment, situé à la caserne Broche, à Arue. Le déménagement a commencé en août dernier.

Il s’agit d’un bâtiment flambant neuf dont l’accès est très sécurisé. Entre ces murs, l’armée conduit différentes opérations à partir de cette salle, le COT, le centre opérationnel de Tahiti.

L’armée française en Polynésie compte 1 200 militaires et civils.

Au fil des années, l’effectif des forces armées s’est réduit quasiment de moitié. Pour autant les missions restent les mêmes. La restructuration s’organise autour d’une modernisation des outils de travail, à l’image de ce bâtiment qui réunit 90 personnes. 75 d’entre elles travaillent pour le commandement, à l’organisation et à la direction des forces armées. Le Contre-amiral Denis Bertrand précise :

« Il y a quelques années, nous étions deux fois plus nombreux. Pour tenir compte de cette réalité, nous nous sommes tous rassemblés sur le site de Arue mais surtout, nous avons modernisé nos capacités de commandement. Le bâtiment dans lequel nous sommes est adapté à la réalité du commandement, des transmissions, de l’organisation d’opérations majeures avec les systèmes de sécurité qui sont nécessaires. »

Les forces armées en Polynésie française comptent 600 marins, 200 militaires de l’armée de terre et 150 de l’armée de l’air. Au total, près de 950 militaires veillent à protéger les intérêts de la France dans le Pacifique. Le Contre-amiral continue :

« Les missions restent les mêmes. Elles sont conduites avec des équipements plus efficaces. »

Comme avec le Bougainville par exemple. Ce navire, qui compte deux équipages, peut être sollicité en permanence pour du soutien logistique, de l’assistance aux populations et bateaux en détresse ou encore de la surveillance de la ZEE.

Rédaction web avec Thomas Chabrol

Page 1 sur 2

  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »

Visiteurs

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui1350
mod_vvisit_counterHier4627
mod_vvisit_counterCette semaine31729
mod_vvisit_counterSemaine dernière17380
mod_vvisit_counterCe mois76681
mod_vvisit_counterMois dernier75971
mod_vvisit_counterDepuis le 30/04/161005661

Qui est en ligne ?

Nous avons 231 invités en ligne

Statistiques

Membres : 2
Contenu : 4445
Liens internet : 6
Affiche le nombre de clics des articles : 447802
Vous êtes ici : ACTUALITES XXI 2018
Secured by Siteground Web Hosting